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Les astuces de pratique

  • Une bonne photo est celle qui fait nous arrêter dessus. Accepter la rareté de la “bonne” photo c’est peut-être la leçon la plus libératrice lorsqu’on progresse sérieusement en photographie : la bonne photo est très rare, et c’est normal. Lorsque nous revoyons nos propres photos, nous avons tendance à les surestimer, pas pour leur qualité intrinsèque, mais parce que nous projetons l’émotion vécue au moment de la prise de vue. On peut aussi sous-estimer une photo parce qu’on y voit seulement ce que l’on voulait faire et on a la sensation de ne pas avoir vraiment réussi en se focalisant sur ce qui manque au lieu de voir ce qui fonctionne réellement. L’un des gestes les plus difficiles consiste à apprendre à regarder ses photos objectivement, sans les affects ou les efforts qui l’ont accompagné. On produit des photos « correctes » le + souvent et très rarement une très bonne photo.

– Quelque chose de très basique mais on le voit souvent, bien tenir l’appareil photo en mettant une main dessous en faisant reposer le boitier dans la paume de la main, 2 doigts pour tourner les bagues de mise au point ou diaphragme, serrer le coude, ne pas respirer en déclenchant et ne pas appuyer trop fort sur le déclencheur, pas du bout du doigt mais avec le plat du doigt. Cela arrive fréquemment que des flous de bougé, une netteté faible, proviennent du maintien et on accuse alors la mauvaise qualité du matériel.

– Laisser toujours une carte mémoire de secours dans le sac photo, ainsi qu’une batterie de plus chargée. ça arrive aux meilleurs de partir en oubliant de remettre la carte mémoire dans le boitier lors du transfert vers un ordi ou de charger la batterie.

– Formater les cartes mémoires avec l’appareil photo, pas avec un ordinateur. Le faire avant chaque reportage important car un formatage inadapté peut être une source de malfonctionnement.

– Prévoir un chiffon spécial photo en fibre ou spécifique pour nettoyer les optiques. Attention car il est aisé de faire des micros rayures et laisser des traces de nettoyages trop appuyés. Le mieux avant de passer au chiffon c’est un pinceau doux et des jets de soufflette.

– Choix de visser sur l’objectif un filtre neutre de protection ou pas, ça dépend des avis, certains disent que cela peut altérer la qualité d’image/qualité optiques. En mettre un de qualité, en cas d’embruns en bord de mer, de vent de sable. Aussi utile en protection d’une optique très onéreuse. Faire un test la même photo avec et sans pour voir s’il y a des altérations ou pas.

– Prévoir un encas (barre énergétique) et une petite bouteille d’eau histoire d’être bien en partant en reportage au cas où ça dure plus longtemps que prévu.

– Concernant le choix d’un boitier photo, d’une marque en particulier, c’est fonction de l’usage, du budget, de la gamme d’optiques, de son degré de maîtrise de la photographie, de ses goûts personnels, de ses exigences de se sentir bien avec ou pas. Le meilleur ne veut pas dire grand chose, cela dépend vraiment des usages et des attendus. Il y a des boitiers qui donnent plaisir à faire des photos, d’autres qui ne conviennent pas bien pour des questions d’ergonomie, de sensation, c’est très subjectif. On n’a pas forcément besoin dernier appareil photo sorti. En numérique on peut se tourner vers des appareils photos un peu anciens de la gamme dites pro, si on aime un rendu pas hyper net tranché et que l’on ne traite pas ses photos de manière approfondie, il n’y a pas automatiquement besoin de 60 millions de pixels. On peut apprécier le rendu (look) de photos à partir d’un boitier de 12 millions de pixels avec des photosites qui sont plus grands et captent la lumière de manière plus veloutée. Les optiques comptent aussi énormément pour le rendu.

Concernant les pannes, il y a un message d’erreur, sur certains boitiers avec un numéro, chercher sur le net à quoi cela correspond. Concernant l’AF ou une sous-exposition nettoyer les contacteurs à l’alcool isopropanol sur le boitier en enlevant l’optique, utiliser la dernière mise à jour du firmware.

– Les optiques fixes sont généralement bien meilleures que les zooms (sauf exceptions et objectifs fixes anciens, ou avec du caractère). De plus elles ont de plus grandes ouvertures (f1,2; f1,4; f1,8). Pour ne pas acheter des quantités d’objectifs, connaitre ses focales préférées. Selon le type de photos 2 optiques fixes peuvent parfois suffire, par exemple un 35mm et un 135mm ou autres choix selon le type de photos. Si vous possédez un zoom standard, pour connaitre vos focales favorites, bloquer le zoom sur 35 mm et faire avec, puis à 50 mm etc. L’avantage des optiques fixes outre la qualité d’image, c’est qu’elles obligent à bien se placer, à tourner autour du sujet, à travailler sa scène, et sont plus formatrices sur la façon de faire qu’un zoom. Un zoom d’assez grande ouverture a des avantages en confort quand il faut absolument rapporter des images lors d’un reportage sur commande par exemple. Cela dépend du confort et du degré d’exigence. La photographie animalière est la plus onéreuse en termes d’optiques car il faut de très longues focales.

– Se munir d’un sac photo adapté à ses besoins, aux lieux et au matériel transporté. Les sacs photos c’est un casse tête. Il n’y en a simplement pas d’idéal. On peut recycler un sac à l’origine pas fait pour afin de ne pas se faire remarquer comme pratiquant de la photographie. Il se vend pas très chers des inserts en mousse à insérer dans un sac, ou à récupérer sur un ancien sac photo. Des sacs souvent il en faut plusieurs, à utiliser selon l’usage, partir léger ou avec beaucoup de matos.

– Sauvegarder ses photos importantes, sur plusieurs disques durs, ordi, disque amovible, cloud. Si on y tient vraiment beaucoup laisser en plus un disque dur chez une personne de confiance.

– Conserver les anciens fichiers bruts en raw. Les logiciels de traitement s’améliorent sans cesse (derawtiseurs), aussi des photos qui avaient été mise de côté sur le moment peuvent prendre de l’intérêt avec le temps, à cause du temps et le rendu peut être amélioré avec les derniers logiciels spécialisés.

– Attention aux sirènes du marketing et aux achats compulsifs, ne pas compter trop sur le matériel mais plus sur soi, pour progresser. Avant d’acheter du matériel très cher, se poser la question du est-ce que j’en ai vraiment besoin ? est-ce que c’est du simple désir basé sur la tentation ? Penser d’abord à ses besoins, avant ses envies liées au marketing. Ce n’est pas le matériel qui va automatiquement compenser un blocage provisoire dans sa créativité. C’est la pratique assidue qui fait progresser.

– Concernant le matériel si pas un énorme budget à consacrer à la photo, se tourner vers l’occasion. Il y a eu peu de progrès en termes de pure qualité d’image. Un boitier de plus de 15 ans peut tout à fait convenir. Ce qui a progressé ce sont les utilisations en très haut iso, les éléments de confort et de réactivité au niveau de l’autofocus, suivi des yeux. Les évolutions concernent surtout la vidéo. Si vous n’en faîtes pas, pas besoin alors forcément d’un boitier récent. Une alternative est d’apprendre la mise au point manuelle cela ouvre à l’acquisition d’optiques anciennes peu onéreuses à utiliser avec une bague d’adaptation. Utiliser l’échelle de profondeur de champ et la zone de netteté en fonction de l’ouverture de l’objectif (zone focusing). Avec un très petit budget se diriger sur les reflex par exemple Canon 5D, Nikon D700, Pentax, cela permet de se lancer dans la photo en dépensant peu avec des appareils qui étaient des références il y a quelques années et qui bien entendu permettent avec la dextérité du photographe d’obtenir encore de très bons résultats.

– Pour s’entrainer à voir, le faire sans appareil photo et regarder autour de soi pour trouver des points visuellement intéressants, cadrer dans sa tête et faire une photo mentale. Cela peut se faire à n’importe quel moment et n’importe où. Après entrainement, en se mettant dans la posture du voir, on trouvera des instants qui feront une photo. Ensuite il convient d’accepter de n’avoir fait ces photos que dans sa tête, ça occupe l’esprit et cela habitue à trouver des cadrages et des situations intéressantes dans son quotidien. Il reste à dépasser le stade de la frustration de ne l’avoir pas faite. Il y a comme ça des photos qui n’existent que dans ses souvenirs. Il faut aussi avoir conscience que l’oeil zoome, le cerveau interprète et quand on essaye de faire la photo on n’arrive pas forcément au même résultat de la photo mentale. Tout cela est à intégrer.

– Attention au fait de toujours regarder ses photos sur un écran. Zoomer à 100 % ou 200%, bien évidement on voit les pixels et les photos ne paraissent pas piquées, pas nettes, c’est une source de déception. S’en tenir à un grossissement de 50% et faire tirer ses photos ou les imprimer pour plus les apprécier. Certains disent une photo non imprimée est une image, une photographie se doit d’être tirée sur du beau papier. La différence entre les écrans entrent aussi en compte entre les Oled et des écrans basiques mal réglés.

– Quant à la course au nombre de pixels c’est à définir en fonction de ses propres usages. Si on publie principalement sur les réseaux sociaux, sur internet et que l’on imprime rarement au delà du 50X70 cm, si on ne pratique pas un post-traitement très poussé de type photo de mode très retouchée, il n’y a pas besoin d’énormément de pixels qui viennent remplir les disques durs. Un nombre élevé de pixels permet des recadrages mais une photo réalisée à la focale de 28mm restera une photo recadrée avec une perspective de grand-angle. Le rendu ne sera pas similaire à une réalisée au départ au 135mm par exemple. De plus avoir peu de pixels cela oblige à bien cadrer, à se déplacer, à se rapprocher, c’est plus formateur que de tailler après coup dans une photo large. 12 millions de pixels c’est largement suffisant pour un usage courant. Concernant la photographie professionnelle, avec un capteur de 24 millions de pixels, c’est déjà confortable. Ce sont des travaux précis qui demandent des 36 millions, 50 millions et plus ou quand on pratique souvent un recadrage. La recherche absolue de l’hyper netteté, un besoin de matière pour un traitement approfondi. Après cela peut rassurer ou assurer des recadrages lors d’une commande donc dans une visée professionnelle, cela peut justifier la dépense. Cela peut toutefois être utilise quand on veut partir léger par exemple avec un Sony A7 RIII de 42 millions de pixels avec une optique de 28mm que l’on peut aussi utiliser en mode APSC, ce qui correspond à une focale de 42mm, on a ainsi 2 objectifs en un avec suffisamment de pixels utiles. Les besoins dans une utilisation professionnelle et simplement personnelle sont différents.

– Je n’y comprends rien entre ouverture, vitesse, iso. Tâchons d’expliquer simplement. L’ouverture de diaphragme sur l’optique (f2), vitesse d’obturation (1/125ème de seconde), la sensibilité (iso 200), le but est de donner au capteur de l’appareil photo la bonne quantité de lumière pour une exposition correcte. Plus on ouvre en grand (ça peut être contraire à une logique, plus petit chiffre « f » ça ouvre plus grand), plus il y a de lumière qui arrive sur le capteur, on peut travailler à une vitesse plus rapide (1/500ème de seconde) pour éviter les flous de bougé et à une sensibilité plus faible (iso) en améliorant ainsi la qualité de l’image. Inconvénients et avantages : une grande ouverture de diaphragme (f/1,8) réduit la profondeur de champ (zone nette en avant et en arrière du point net). Avantage : quand on veut mettre en valeur le sujet sur le point net en le détachant du fond, des autres éléments de l’environnement. La vitesse d’obturation : Quand on travaille à vitesse faible (1/30ème de seconde), plus de lumière arrive sur le capteur, on peut alors fermer le diaphragme (et augmenter la profondeur de champ) et utiliser à une faible sensibilité iso (100 iso) en améliorant ainsi la qualité de l’image. Inconvénients ou avantages selon l’intention : une vitesse faible (1/15ème de seconde) est source de flou de bougé, quand on clic ça fait légèrement bouger l’appareil photo et la photo ne sera pas nette, la vitesse lente peut aussi ne pas figer un sujet en mouvement. Cela peut être utilisé pour montrer un mouvement. Bien se caler ou utiliser un trépied photo pour des sujets fixes. La sensibilité (Iso) : plus on augmente la sensibilité (1600 iso), plus le capteur est capable de sortir une photo avec moins de lumière (le signal est amplifié). On peut plus fermer le diaphragme (augmenter la profondeur de champ) et utiliser une vitesse rapide (et ainsi éviter les flous de bougé). Inconvénients ou avantages selon l’intention : plus on monte dans les ISO, plus la photo va présenter du bruit (comme des parasites) du grain numérique, comme des grains de sable, une altération des couleurs et moins de sensation de netteté. Cela peut aller jusqu’à une bouillie de pixels. Cela peut être un effet esthétique recherché dans certains cas, mais c’est souvent gênant. Cela peut se corriger en utilisant des logiciels en post-traitement. Pour des sujets rapides : chiens qui courent, motos etc, la priorité c’est une vitesse d’obturation rapide (1/500ème de seconde) si on souhaite un sujet net. Selon la luminosité ambiante cela implique une augmentation des iso (par ex 1600 iso), ce qui augmente la sensibilité du capteur à la lumière par une amplification. Si besoin de beaucoup de profondeur de champ (grande zone de netteté), Il faut fermer le diaph à f5,6 ou f8 par exemple. Si l’exposition n’est pas bonne, comme un rendu trop sombre sur la photo, il faut monter encore les isos, ouvrir à f4. Il s‘agit d’une affaire de compromis, pour trouver le bon équilibre entre vitesse, ouverture, et sensibilité en fonction de l’intention et en tenant compte des sujets et des qualités du matériel que l’on possède. Voir cet article.

^^ Comprendre l’exposition des pellicules et des capteurs, ce n’est pas forcément aisé, même ChatGPT peut se tromper en indiquant qu’exposer un film de 400 iso à 200 iso cela sous-expose, alors que non exposer une pellicule de 400 iso à 200 iso cela sur-expose le film d’un stop (200 iso veut dire moins sensible à la lumière que 400 iso donc il faut plus de luminosité pour l’exposer). Après une longue discussion avec l’IA, elle a finit par répondre correctement quand je lui ai donné un exemple et lui ait fait faire un raisonnement inverse en demandant comment faire alors pour sur-exposer un film de 400 iso ! « Je suis désolé pour la confusion précédente. Vous avez raison : en réglant votre appareil photo sur 200 ISO avec une pellicule de 400 ISO, vous surexposez le film d’un stop. Cela signifie que le film reçoit deux fois plus de lumière que ce pour quoi il est conçu. Explication :

  • Sensibilité du film : Une pellicule de 400 ISO est conçue pour une certaine quantité de lumière.
  • Réglage de l’appareil : Si vous réglez votre appareil sur 200 ISO, l’appareil suppose que le film est moins sensible à la lumière et ajuste les paramètres pour laisser entrer plus de lumière.
  • Résultat : Le film reçoit plus de lumière que nécessaire, ce qui entraîne une surexposition.
  • Exemple :
  • Réglage à 400 ISO : 1/125 s à f/8
  • Réglage à 200 ISO : 1/125 s à f/5.6 (ouverture plus grande, donc plus de lumière)
  • À l’inverse, si vous réglez votre appareil sur 800 ISO avec une pellicule de 400 ISO, vous sous-exposez le film d’un stop, car l’appareil laisse entrer moins de lumière.
  • Encore une fois, je m’excuse pour les erreurs précédentes et j’espère que cette explication clarifie les choses. »

Comment progresser ?

Extrait offert de La méthode 🙂

ÉtapesObjectifActions principalesApprofondir
Comprendre et maîtriser les bases techniquesMaîtriser les réglages de l’appareil pour libérer la créativitéComprendre l’exposition, la vitesse, l’ouverture, la composition et le cadrageExpérimenter avec différents réglages, angles, cadrage, composition, pour mieux comprendre leurs impacts.
Développer son regard et exprimer sa sensibilitéApprendre à voir, affiner son observation et sa perception artistiqueObserver l’impact de la lumière, se mettre dans la posture du voir, travailler sa scène tourner autour du sujet, étudier les grands maîtres de la photographieAnalyser les effets de lumière dans différentes conditions et sous différents angles, soigner ses compositions et ses cadrages, ralentir et regarder autour de soi
Explorer et affirmer un style personnelDévelopper une identité visuelle personnelleExpérimenter différents genres, paysage, portrait, urbain, minimalisme, expérimental, pratiquer avec constance et ténacité, chercher à transmettre des émotions, une narration, suggérerEssayer des séries thématiques pour identifier ce qui inspire, s’appuyer sur son propre écosystème pour mettre de la personnalité dans ses réalisations
Études de cas et analyses des photosComprendre ce qui fait une « bonne » photoÉtudier des séries photographiques, décrypter des photos emblématiquesComparer ses photos à des œuvres de photographes reconnus, comprendre pourquoi elles sont remarquables
Travailler l’editing (choix, tri, sélection) et la post-productionFinaliser son travail avec du recul et une vision d’ensemble pour renforcer son impact, travailler la recherche d’une cohérence d’ensembleTrier ses photos, être rigoureux pour ne retenir que les meilleures sans doublon, être très sélectif dans ce que l’on publie, affirmer son style avec un post-traitement personnel et spécifiqueUtiliser des logiciels spécialisées comme Lightroom, Capture One, Darktable, Nikon NX studio. Trouver celui qui convient le mieux.
Tout le tempsProgresser en continu par la pratique délibérée et intuitiveFaire des photos, se poser des défis comme une photo par jourLa recette magique en photographie = investir du temps et pratiquer le plus possible.

Quelques points d’attention avec des petites phrases :

  • Tout est photographiable, c’est le regard que l’on pose sur les choses et les événements qui les rendent photographiables, être attentif. N’importe quel moment peut être significatif, ne pas disqualifier des sujets ou des moments, c’est l’état d’esprit dans la façon du voir qui a de l’importance dans le résultat, sa posture, le fait de pratiquer souvent, très souvent. La seule photo qu’on est certain de rater c’est celle qu’on ne ferait pas alors qu’on aurait pu la faire.
  • Comment progresser ? en aimant la photographie, en mettant de l’amour tout en s’auto motivant. L’intention ce peut être simplement sortir pour aller faire des photos, provoquer d’être au bon endroit au bon moment en laissant la magie entrer.
  • Connaitre ses défauts qu’on a tendance à répéter comme des lignes d’horizon pas droites, appuyer trop fort sur le déclencheur ce qui donne du flou, mal tenir son appareil photo. Se rendre compte par exemple que l’on a une tendance à se disperser, ce qui peut être positif si l’on a l’envie de toucher un peu à tout en matière de photographie pour déterminer ce qui nous plait le plus. Toutefois cela peut être une quête permanente qui empêche de se consacrer pleinement à la réalisation de séries cohérentes.
  • Se connaitre soi-même et identifier que l’on est peut-être trop perfectionniste, trop exigeant, influençable au niveau des tendances du moment, des achats avec un faux besoin du toujours plus, se laisser engloutir par le marketing au niveau du matériel et toujours vouloir le dernier matériel sorti, penser que c’est d’avoir le dernier appareil pour pouvoir s’améliorer…
  • Il faudrait que le fond ait des clochettes…On se polarise sur la mise au point sans examiner le fond qui viendra gâcher la photo
  • Le petit carré aidant à la mise au point s’il est au centre, il pousse au cadrage centré.
  • On croit parfois que le matériel est en cause mais c’est toi qui est en cause
  • Le paradoxe du photographe, acheter du matériel très cher pour obtenir des photos le plus net possible et ajouter ensuite du grain lors du post-traitement.
  • être continuellement insatisfait et être dans le toujours +
  • Je fais de l’argentique et je veux un rendu super net, tout propre, avec une hyper haute définition après avoir scanné. 🙂
  • Le rapport du photographe passionné avec son matériel est du domaine de l’irrationnel.
  • Ne pas se polariser uniquement sur le matériel, la technique et la post-production, faire des photos.
  • Ce n’est parce que tu n’es pas un chef reconnu avec des étoiles que tu ne fais pas de très bons plats qui régalent les invités.

« La découverte c’est de voir ce que tout le monde a déjà vu et d’y voir ce que personne n’avait imaginé » . Albert Szent (découvreur de la vitamine C)