Les astuces de Pratique

– Quelque chose de très basique mais on le voit souvent, bien tenir l’appareil photo en mettant une main dessous en faisant reposer le boitier dans la paume de la main, 2 doigts pour tourner les bagues de mise au point ou diaphragme, serrer le coude, ne pas respirer en déclenchant et ne pas appuyer trop fort sur le déclencheur, pas du bout du doigt mais avec le plat du doigt. Cela arrive fréquemment que des flous de bougé, une netteté faible, proviennent du maintien et on accuse alors la mauvaise qualité du matériel.

– Laisser toujours une carte mémoire de secours dans le sac photo, ainsi qu’une batterie de plus chargée. ça arrive aux meilleurs de partir en oubliant de remettre la carte mémoire dans le boitier lors du transfert vers un ordi ou de charger la batterie.

– Formater les cartes mémoires avec l’appareil photo, pas avec un ordinateur. Le faire avant chaque reportage important car un formatage inadapté peut être une source de malfonctionnement.

– Prévoir un chiffon spécial photo en fibre ou spécifique pour nettoyer les optiques. Attention car il est aisé de faire des micros rayures et laisser des traces de nettoyages trop appuyés. Le mieux avant de passer au chiffon c’est un pinceau doux et des jets de soufflette.

– Choix de visser sur l’objectif un filtre neutre de protection ou pas, ça dépend des avis, certains disent que cela peut altérer la qualité d’image/qualité optiques. En mettre un de qualité, en cas d’embruns en bord de mer, de vent de sable. Aussi utile en protection d’une optique très onéreuse. Faire un test la même photo avec et sans pour voir s’il y a des altérations ou pas.

– Prévoir un encas (barre énergétique) et une petite bouteille d’eau histoire d’être bien en partant en reportage au cas où ça dure plus longtemps que prévu.

– Concernant le choix d’un boitier photo, d’une marque en particulier, c’est fonction de l’usage, du budget, de la gamme d’optiques, de son degré de maîtrise de la photographie, de ses goûts personnels, de ses exigences de se sentir bien avec ou pas. Le meilleur ne veut pas dire grand chose, cela dépend vraiment des usages et des attendus. Il y a des boitiers qui donnent plaisir à faire des photos, d’autres qui ne conviennent pas bien pour des questions d’ergonomie, de sensation, c’est très subjectif.

– Les optiques fixes sont généralement bien meilleures que les zooms. De plus elles ont de plus grandes ouvertures (f1,2; f1,4; f1,8). Pour ne pas acheter des quantités d’objectifs, connaitre ses focales préférées. Selon le type de photos 2 optiques fixes peuvent parfois suffire, par exemple un 35mm et un 135mm ou autres choix selon le type de photos. Si vous possédez un zoom standard,pour connaitre vos focales favorites, bloquer le zoom sur 35 mm et faire avec, puis à 50 mm etc. L’avantage des optiques fixes outre la qualité d’image, c’est qu’elles obligent à bien se placer, à tourner autour du sujet et sont plus formatrices sur la façon de faire qu’un zoom. Un zoom d’assez grande ouverture a des avantages en confort quand il faut absolument rapporter des images lors d’un reportage sur commande par exemple. Cela dépend du confort et du degré d’exigence. La photographie animalière est la plus onéreuse en termes d’optiques car il faut de très longues focales.

– Se munir d’un sac photo adapté à ses besoins, aux lieux et au matériel transporté. Les sacs photos c’est un case tête. Il n’y en a simplement pas d’idéal. On peut recycler un sac à l’origine pas fait pour afin de ne pas se faire remarquer comme pratiquant de la photographie. Il se vend pas très chers des inserts en mousse à insérer dans un sac, ou à récupérer sur un ancien sac photo. Des sacs souvent il en faut plusieurs, à utiliser selon l’usage, partir léger ou avec beaucoup de matos.

– Sauvegarder ses photos importantes, sur plusieurs disques durs, ordi, disque amovible, cloud. Si on y tient vraiment beaucoup laisser en plus un disque dur chez une personne de confiance.

– Conservez les anciens fichiers bruts en raw. Les logiciels de traitement s’améliorent sans cesse (derawtiseurs), aussi des photos qui avaient été mise de côté sur le moment peuvent prendre de l’intérêt avec le temps et le rendu peut être amélioré avec les derniers logiciels spécialisés.

– Concernant le matériel si pas un énorme budget à consacrer à la photo, se tourner vers l’occasion. Il y a eu peu de progrès en termes de pure qualité d’image. Un boitier de plus de 10 ans peut tout à fait convenir. Ce qui a progressé ce sont les utilisations en très haut iso, les éléments de confort et de réactivité au niveau de l’autofocus, suivi des yeux. Les évolutions concernent surtout la vidéo. Si vous n’en faîtes pas, pas besoin alors forcément d’un boitier récent. Une alternative est d’apprendre la mise au point manuelle cela ouvre à l’acquisition d’optiques anciennes peu onéreuses à utiliser avec une bague d’adaptation. Utiliser l’échelle de profondeur de champ et la zone de netteté en fonction de l’ouverture de l’objectif (zone focusing).

– Pour s’entrainer à voir, le faire sans appareil photo et regarder autour de soi pour trouver des points visuellement intéressants, cadrer dans sa tête et faire une photo mentale. Cela peut se faire à n’importe quel moment et n’importe où. Après entrainement, en se mettant dans la posture du voir, on trouvera des instants qui feront une photo. Ensuite il convient d’accepter de n’avoir fait ces photos que dans sa tête, ça occupe l’esprit et cela habitue à trouver des cadrages et des situations intéressantes dans son quotidien. Il reste à dépasser le stade de la frustration de ne l’avoir pas faite. Il y a comme ça des photos qui n’existe que dans ses souvenirs. Il faut aussi avoir conscience que l’oeil zoom, le cerveau interprète et quand on essaye de faire la photo on n’arrive pas forcément au résultat de la photo mentale. Tout cela est à intégrer.

– Attention au fait de toujours regarder ses photos sur un écran. Zoomer à 100 % ou 200%, bien évidement on voit les pixels et les photos ne paraissent pas piquées, pas nettes, c’est une source de déception. S’en tenir à un grossissement de 50% et faire tirer ses photos ou les imprimer pour plus les apprécier. Certains disent une photo non imprimée est une image, une photographie se doit d’être tirée sur du beau papier. La différence entre les écrans entrent aussi en compte entre les Oled et des écrans basiques mal réglés.

– Quant à la course au nombre de pixels c’est à définir en fonction de ses propres usages. Si on publie principalement sur les réseaux sociaux, sur internet et que l’on imprime rarement au delà du 50X70 cm, si on ne pratique pas un post-traitement très poussé de type photo de mode très retouchée, il n’y a pas besoin d’énormément de pixels qui viennent remplir les disques durs. Un nombre élevé de pixels permet des recadrages mais une photo réalisée à la focale de 28mm restera une photo recadrée avec une perspective de grand-angle. Le rendu ne sera pas similaire à une réalisée au départ au 135mm par exemple. De plus avoir peu de pixels cela oblige à bien cadrer, à se déplacer, à se rapprocher, c’est plus formateur que de tailler dans une photo large. 12 millions de pixels c’est largement suffisant pour un usage courant. Concernant la photographie professionnelle, avec un capteur de 24 millions de pixels, c’est déjà confortable. Ce sont des travaux précis qui demandent des 36 millions, 50 millions et plus. La recherche absolue de l’hyper netteté, un besoin de matière pour un traitement approfondi. Après cela peut rassurer ou assurer des recadrages lors d’une commande donc dans une visée professionnelle, cela peut justifier la dépense.

– Je n’y comprends rien entre ouverture, vitesse, iso. Tâchons d’expliquer simplement. L’ouverture de diaphragme sur l’optique (f2), vitesse d’obturation (1/125ème de seconde), la sensibilité (iso 200), le but est de donner au capteur de l’appareil photo la bonne quantité de lumière pour une exposition correcte. Plus on ouvre en grand (ça peut être contraire à une logique, plus petit chiffre « f » ça ouvre plus grand), plus il y a de lumière qui arrive sur le capteur, on peut travailler à une vitesse plus rapide (1/500ème de seconde) pour éviter les flous de bougé et à une sensibilité plus faible (iso) en améliorant ainsi la qualité de l’image. Inconvénients et avantages : une grande ouverture de diaphragme (f/1,8) réduit la profondeur de champ (zone nette en avant et en arrière du point net). Avantage : quand on veut mettre en valeur le sujet sur le point net en le détachant du fond, des autres éléments de l’environnement. La vitesse d’obturation : Quand on travaille à vitesse faible (1/30ème de seconde), plus de lumière arrive sur le capteur, on peut alors fermer le diaphragme (et augmenter la profondeur de champ) et utiliser à une faible sensibilité iso (100 iso) en améliorant ainsi la qualité de l’image. Inconvénients ou avantages selon l’intention : une vitesse faible (1/15ème de seconde) est source de flou de bougé, quand on clic ça fait légèrement bouger l’appareil photo et la photo ne sera pas nette, la vitesse lente peut aussi ne pas figer un sujet en mouvement. Cela peut être utilisé pour montrer un mouvement. Bien se caler ou utiliser un trépied photo pour des sujets fixes. La sensibilité (Iso) : plus on augmente la sensibilité (1600 iso), plus le capteur est capable de sortir une photo avec moins de lumière (le signal est amplifié). On peut plus fermer le diaphragme (augmenter la profondeur de champ) et utiliser une vitesse rapide (et ainsi éviter les flous de bougé). Inconvénients ou avantages selon l’intention : plus on monte dans les ISO, plus la photo va présenter du bruit (comme des parasites) du grain numérique, comme des grains de sable, une altération des couleurs et moins de sensation de netteté. Cela peut aller jusqu’à une bouillie de pixels. Cela peut être un effet esthétique recherché dans certains cas, mais c’est souvent gênant. Cela peut se corriger en utilisant des logiciels en post-traitement. Pour des sujets rapides : chiens qui courent, motos etc, la priorité c’est une vitesse d’obturation rapide (1/500ème de seconde) si on souhaite un sujet net. Selon la luminosité ambiante cela implique une augmentation des iso (par ex 1600 iso), ce qui augmente la sensibilité du capteur à la lumière par une amplification. Si besoin de beaucoup de profondeur de champ (grande zone de netteté, Il faut fermer le diaph à f5,6 par exemple. Si l’exposition n’est pas bonne, comme un rendu trop sombre sur la photo, il faut monter encore les isos, ouvrir à f4. Il s‘agit d’une affaire de compromis, pour trouver le bon équilibre entre vitesse, ouverture, et sensibilité en fonction de l’intention et en tenant compte des sujets et des qualités du matériel que l’on possède. Voir cet article. Si vous souhaitez des conseils personnalisés prendre contact.

Quelques points d’attention avec des petites phrases :

  • Connaitre ses défauts qu’on a tendance à répéter comme des lignes d’horizon pas droites, appuyer trop fort sur le déclencheur ce qui donne du flou, mal tenir son appareil photo
  • Il faudrait que le fond ait des clochettes…On se polarise sur la mise au point sans examiner le fond qui viendra gâcher la photo
  • Le petit carré aidant à la mise au point pousse au cadrage centré
  • On croit parfois que le matériel est en cause mais c’est toi qui est en cause
  • Le paradoxe du photographe, acheter du matériel très cher pour obtenir des photos le plus net possible et ajouter ensuite du grain lors du post-traitement
  • être continuellement insatisfait et être dans le toujours plus
  • Le rapport du photographe passionné avec son matériel est du domaine de l’irrationnel
  • Ne pas se polariser uniquement sur le matériel, la technique et la post-production, faire des photos
  • Ce n’est parce que tu n’es pas un chef reconnu avec des étoiles que tu ne fais pas de très bons plats qui régalent les invités

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