On va parler ici de choses qui ne parleront peut-être pas à tout le monde, article évolutif. 🙂
📷 La guéguerre des Films : Kodachrome vs Ektachrome vs Fuji Velvia
Dans les années 80-90 l’importance des diapositives étaient prégnantes chez les professionnels . Les photographes de National Geographic, par exemple, étaient souvent des inconditionnels de la Kodachrome 64, qui offrait des couleurs naturelles et une longévité exceptionnelle. D’ailleurs, Steve McCurry a utilisé ce film pour son célèbre portrait de la fille afghane (1984).
En revanche certains trouvaient la Kodachrome un peu trop typée et préféraient l’Ektachrome pour son rendu plus neutre et sa possibilité de développement rapide en E-6 (contrairement à la Kodachrome qui nécessitait un procédé spécifique K-14, abandonné aujourd’hui).
L’arrivée de la Fuji Velvia 50 dans les années 90 a tout chamboulé, avec ses couleurs ultra-saturées et son contraste élevé, elle est devenant le choix favori des photographes de paysage et de ceux appréciant les couleurs vives et le contraste fort.
📷 L’Influence de la peinture sur la photographie couleur
Dans les années 50-60, les choix de films couleur étaient i influencés par les écoles de peinture. Par exemple, Kodak calibrait ses films pour donner une peau aux tons chauds, proches des peintures Renaissance, tandis que Fuji privilégiait des tons plus froids et saturés, en accord avec une esthétique plus moderne et asiatique. On retrouve cette influence dans la mode : en Europe et aux États-Unis, la Kodak Portra a dominé pour les portraits grâce à sa tonalité chaude et flatteuse pour le rendu de la peau.
📷 La Mode des appareils noirs et l’illusion du « Pro »
Dans les années 70-80, un appareil photo noir était perçu comme plus “pro” qu’un argenté. C’est pourquoi certains amateurs achetaient des boîtiers noirs, qui étaient plus chers, pour donner l’illusion d’être des professionnels, ça faisait plus pro. D’ailleurs, certains photographes qui avaient des appareils argentés utilisaient du ruban adhésif noir pour les camoufler et éviter d’attirer l’attention dans des situations discrètes (photo de rue, reportage…). Cette tendance continue encore aujourd’hui : les versions noires des appareils sont souvent privilégiées par les pros souvent pour une question de discrétion car ils attirent moins l’oeil des sujets.
📷 La Bataille Nikon contre Canon (et les autres marques)
Les années 70-90 ont été marquées par une rivalité intense entre Nikon et Canon, chacun ayant ses fidèles.
- Nikon était largement dominant en presse et en reportage avec les légendaires F2, F3 et F4, utilisés notamment par les photojournalistes de guerre.
- Canon, qui dominait moins le marché pro à l’époque, a frappé fort avec l’EOS 1 et son autofocus plus performant à la fin des années 80.
- Pentax était aussi un choix sérieux avec les Pentax Mx et Pentax LX, adorés des reporters et des baroudeurs.
- Minolta était en avance technologiquement (c’est eux qui ont introduit le premier autofocus SLR, le Minolta 7000 en 1985), mais ils n’ont pas réussi à s’imposer en pro.
- Leica restait une marque de niche, prisée pour la discrétion en reportage (Henri Cartier-Bresson, Robert Capa…).
📷 Les Films Noir et Blanc
Même après l’arrivée de la couleur, beaucoup de photoreporters utilisent encore du noir et blanc principalement jusque dans les années 90. Parce qu’en presse, la couleur pouvait être mal imprimée selon les journaux et la qualité du papier. Les films Kodak Tri-X 400, le Ilford HP5 et le Fuji Neopan étaient des références, car ils offraient une belle gamme de gris et se développaient rapidement sur place. Un autre avantage : on pouvait pousser ces films (les exposer à 1600 ou 3200 ISO en développement) pour travailler en faible lumière, ce qui était plus difficile avec la couleur de l’époque.
📷 Le mythe des objectifs japonais et allemands
Dans les années 70-80, une distinction marquée existait entre les objectifs japonais et allemands :
- Leica et Zeiss étaient considérés comme le sommet de la qualité optique, avec une image “plus tridimensionnelle” et un micro-contraste exceptionnel.
- Nikon et Canon fabriquaient des optiques excellentes, mais souvent moins “romantiques” dans leur rendu.
- Les marques tierces (Sigma, Tamron, Tokina) étaient à l’époque considérées comme bien inférieures (aujourd’hui, ce n’est plus vrai !).
Il y avait aussi des légendes, comme le fait que certains objectifs Zeiss pour Contax/Yashica étaient fabriqués au Japon sous contrôle allemand, ce qui n’était pas le cas.
📷 La peur de la « photographie électronique »
Dans les années 80, beaucoup de photographes étaient méfiants vis-à-vis des appareils avec beaucoup électronique.
- Un Nikon F3, par exemple, avec son électronique, inquiétait au niveau de sa fiabilité par rapport au Nikon F2 tout mécanique.
- De même, l’EOS 650 de Canon (1987) était critiqué pour son manque de “feeling mécanique”, alors qu’il était révolutionnaire avec son autofocus.
Cette peur s’est ensuite retrouvée avec l’arrivée du numérique dans les années 2000, où certains photographes pro ont refusé de basculer immédiatement. Pour certains cela a même été une grande source d’angoisse, surtout sur l’aspect post-traitement car les ordinateurs étaient peu répandu et étaient considérés comme des engins complexes qui faisaient un peu peur, tout en remettant en cause les pratiques du moment.
📷 Les débuts du numérique et les craintes des photographes pros
Quand le numérique a émergé, il y avait beaucoup de scepticisme :
- Les premiers boîtiers pro comme le Nikon D1 (1999) ou le Canon EOS 1D (2001) avaient une définition faible (2,7 et 4,1 Mpx) avec un rendu pas aussi riche qu’un film.
- Les agences de presse ont été les premières à adopter le numérique, car la rapidité de transmission des images était plus importante que la pure qualité d’image.
- Certains photographes de studio et de mode ont résisté jusqu’aux années 2010, préférant encore des films moyen format comme le Fuji Pro 400H et le Kodak Portra 160/400.
Ironiquement, aujourd’hui, on assiste à un retour de l’argentique, alors que le numérique a atteint une qualité exceptionnelle. Toutes ces anecdotes montrent que la photographie est une histoire de cycles et de perceptions. Aujourd’hui, avec le numérique, on pourrait presque dire que la guéguerre des raw contre les jpeg a remplacé la guéguerre des films entre diapositives et négatifs.
La “guerre des RAW contre les JPEG” est une évolution moderne des débats passionnés qui existaient autrefois entre les photographes argentiques au sujet des films (Kodachrome vs Ektachrome vs Velvia, par exemple). Aujourd’hui, les discussions ne portent plus sur quel film choisir, mais sur RAW vs JPEG, chaque format ayant ses défenseurs acharnés. Voici pourquoi cette rivalité est aussi forte que les débats argentiques d’antan.
📷 Définition des formats
- RAW : un fichier brut qui contient toutes les informations captées par le capteur sans fort traitement.
- JPEG : un fichier compressé et traité par l’appareil selon un profil couleur et des réglages internes définis par la marque et le modèle de boitier.
Chaque format a ses avantages et inconvénients, et c’est là que la guéguerre commence.
🔥 La position des défenseurs du RAW : « seuls les vrais photographes shootent en RAW »
Les partisans du RAW ont des arguments forts :
- Qualité maximale : Pas de perte d’informations, plus de détails dans les ombres et hautes lumières.
- Correction post-traitement puissante : Possibilité de modifier l’exposition, la balance des blancs, la saturation, etc., avec beaucoup plus de flexibilité.
- Moins de compression et d’artéfacts : Un JPEG est compressé et perd des données.
- Adaptabilité aux nouvelles technologies : Un fichier RAW peut être retravaillé avec de nouveaux logiciels qui sont en évolution constante et obtenir ainsi un meilleur rendu des années plus tard que la prise de vue initiale.
🔹 Le discours « pro-RAW » ressemble à celui des photographes pro argentiques qui disaient :
« Seuls les vrais pros shootent en diapositives car ils contrôlent tout ! » . Les pellicules en négatif c’est pour les photos de famille car le rendu dépend trop de la filtration lors des tirages.
🔥 La position des défenseurs du JPEG : « Pas besoin de RAW, c’est une perte de temps »
À l’inverse, certains photographes (souvent reporters, amateurs ou ceux qui veulent une approche plus immédiate) défendent le JPEG avec passion :
- Plus rapide : Pas besoin de passer des heures en post-traitement, l’image est déjà prête.
- Taille de fichier réduite : Un JPEG pèse beaucoup moins qu’un RAW, ce qui économise du stockage.
- Traitement intégré : Les algorithmes des appareils modernes offrent déjà une excellente gestion des couleurs et du contraste.
- Diffusion immédiate : Parfait pour les photojournalistes ou ceux qui partagent rapidement leurs images.
🔹 Le discours « pro-JPEG » rappelle celui des photographes de presse des années 80-90 qui disaient :
« Le noir et blanc, c’est plus rapide à développer et à publier qu’une diapo, donc c’est mieux ! »
🎭 Les clans : comme à l’ère de l’argentique
Les discussions entre photographes sur RAW contre JPEG peuvent être aussi passionnées que les anciens débats sur :
- Kodachrome vs Ektachrome vs Velvia
- Nikon vs Canon
- Moyen format vs 35 mm
- Film noir et blanc vs couleur
On retrouve même des combats similaires :
- Les puristes du RAW trouvent que le JPEG, c’est du « fast-food photographique », comme les pros méprisaient les films négatifs couleur pour eux destinés aux amateurs pour les photos souvenirs.
- Les partisans du JPEG trouvent que le RAW, c’est une perte de temps inutile pour un usage courant, comme les reporters de guerre méprisaient les diapositives trop « lentes » à développer.
📸 Tout le monde a raison
Finalement, comme à l’époque de l’argentique, tout dépend de l’usage :
- Un photographe de paysage ou de studio travaillera en RAW pour un maximum de flexibilité.
- Un photojournaliste préférera le JPEG pour sa rapidité.
- Un amateur pourra trouver le JPEG suffisant s’il ne veut pas s’embêter avec le post-traitement.
- Certains utilisent le RAW + JPEG, comme certains photographes argentiques utilisaient à la fois diapos et films négatifs.
Aujourd’hui, les boîtiers numériques permettent de shooter en RAW + JPEG en même temps… Comme si on achetait un boîtier qui chargerait en même temps une pellicule Velvia et un négatif Kodak Portra ! alors il n’y a pas de quoi se quereller. 😂
La guégerre des formats n’est jamais finie !
Comme avec les films argentiques, ce sont les préférences personnelles et les usages qui comptent.
Mais une chose est sûre : les débats passionnés existeront toujours. Après RAW vs JPEG, qui sait ? On débattra peut-être bientôt de la guéguerre entre les IA génératives et la photographie classique.
📷 Leica : “C’est pour les riches et les prétentieux”
La phrase « Leica, c’est pour les riches et les prétentieux » revient dans les débats photographiques. Parce que Leica est une marque qui a toujours été associée au luxe, au statut social et à une certaine élite de la photographie.
🔴 Leica : Une histoire de prestige et de prix élevés
Leica est une marque légendaire qui a révolutionné la photographie avec l’invention du premier appareil 35 mm portable et très petit en 1925 (le Leica I). Depuis, elle a été utilisée par des maîtres de la photographie comme Henri Cartier-Bresson, Robert Capa, Sebastião Salgado et bien d’autres.
Mais Leica a aussi une réputation de marque ultra-élitiste pour plusieurs raisons :
- Des prix astronomiques : Un Leica M11 coûte 9000€ boîtier nu, et une optique comme le 50mm f/1.2 Noctilux dépasse les 12 000€. Même un Leica d’entrée de gamme dépasse souvent les 5000€.
- Une production limitée et artisanale : Contrairement aux appareils fabriqués en mode industriel par Canon, Sony ou Nikon, les Leica sont souvent assemblés à la main en Allemagne, ce qui contribue au prix élevé.
- Un design épuré et minimaliste pour les Leica M : pas d’autofocus, pas d’écran orientable, pas de rafale ultra-rapide… Juste un viseur télémétrique et un look rétro qui plait aux puristes et aux amateurs de design. Le moins c’est plus.
Résultat : Leica est perçu comme un appareil réservé à une élite financière, et non aux photographes “normaux”.
📸 Outil de photographe ou accessoire de Luxe ?
Une critique fréquente contre Leica est que beaucoup de gens l’achètent pour le prestige et la décoration plutôt que pour la photographie. Quelques points qui alimentent ce débat :
- Le syndrome « je pose mon Leica sur la table du café » : Beaucoup achètent un Leica non pas pour ses qualités photographiques, mais pour l’image qu’il projette. Un Leica posé sur une table, c’est un statut social, comme une Rolex ou une voiture de luxe.
- L’achat par des célébrités et influenceurs : Des stars comme Brad Pitt, Seal, Lenny Kravitz ou des influenceurs mode portent des Leica comme un accessoire de style.
- Les éditions limitées parfois un peu absurdes : Leica adore sortir des versions collector hors de prix (exemple : le Leica M-P Lenny Kravitz, vendu 25 000€, usé artificiellement pour paraître vintage).
- Les acheteurs non photographes : Certains clients Leica n’ont aucune intention de vraiment photographier, ils veulent juste posséder un bel objet, le garder dans une vitrine, comme objet de décoration ou de défiscalisation …
C’est ce qui donne l’image du Leica comme un “jouet de luxe pour riches”, loin de la philosophie d’origine du photographe de terrain qui veut juste un bon outil solide, léger et réactif.
Leica, c’est aussi un vrai outil pour la photographie
Malgré l’image élitiste, Leica reste une marque respectée pour la qualité de ses appareils et de ses optiques.
✅ Des optiques d’une qualité exceptionnelle : Les objectifs Leica sont réputés pour leur piqué, leur rendu unique, leur micro-contraste et leur bokeh naturel. Beaucoup de photographes les adorent pour leur « signature optique » incomparable.
✅ Un boîtier ultra-résistant : Un Leica M est fait pour durer des décennies, contrairement aux boîtiers plastiques des grandes marques qui deviennent vite obsolètes.
✅ Un viseur télémétrique unique : La mise au point manuelle sur un Leica M est une expérience photographique à part entière, qui force à ralentir et à composer soigneusement ses images.
✅ L’outil parfait pour la « street photography » et le reportage discret : Son design compact et silencieux permet de capturer des scènes de rue avec discrétion, sans intimider les sujets.
C’est pourquoi certains photographes passionnés et professionnels continuent de choisir Leica, malgré les critiques récurrente sur son prix.
Qui achète un Leica aujourd’hui ?
Il existe plusieurs profils de propriétaires de Leica :
1️⃣ Les puristes de la Photographie : Ceux qui aiment la mécanique, la mise au point télémétrique et l’approche minimaliste.
2️⃣ Les collectionneurs : Ceux qui achètent des Leica en édition limitée juste pour la revente ou l’investissement.
3️⃣ Les amateur de luxe : Ceux qui le portent comme un accessoire de mode sans savoir comment l’utiliser.
4️⃣ Les reporters et photographes de rue 📸 : Ceux qui profitent de la discrétion et de la qualité optique des Leica.
5️⃣ Les « hipsters » et influenceurs : Ceux qui aiment Leica pour son look rétro et son storytelling.
Leica, passion photographique
✅ Leica, c’est vraiment un appareil de qualité pour les photographes exigeants.
❌ Mais Leica, c’est aussi devenu un objet de luxe pour les riches qui veulent se donner un style.
Au final, Leica est un peu comme une Ferrari, certains l’achètent pour le plaisir de la conduite, d’autres l’achètent juste pour la garer devant un restaurant chic ou la regarder dans son garage.
Canon, c’est mieux que Nikon car les couleurs sont meilleures
La guerre Canon vs Nikon existe depuis des décennies, et l’un des arguments souvent avancés par les fans de Canon est : « Les couleurs de Canon sont meilleures que celles de Nikon ». Mais d’où vient cette idée, et est-elle fondée ?
🎨 La colorimétrie : Une question de goût
Il est vrai que Canon et Nikon ont chacun leur propre “science des couleurs” (Color Science). Cela signifie que leurs capteurs et leurs processeurs d’image interprètent les couleurs différemment.
🔴 Canon : des couleurs plus chaudes et flatteuses
- Tendance à des tons chair doux et naturels → Idéal pour le portrait.
- Rouge et orange plus vifs → Avantage en photographie de mariage.
- Look “propre” et harmonieux, sans excès de saturation.
- Très apprécié pour les JPEG directs sans retouche.
🟡 Nikon : des couleurs neutres et détaillées
- Rendu plus froid et neutre, parfois perçu comme plus “plat” en JPEG.
- Plus de nuances dans les bleus et verts → pour le paysage et la photo nature.
- Permet une meilleure latitude de post-traitement en RAW.
- Peau parfois plus jaune-vert en JPEG (moins flatteur pour les portraits).
Canon donne une image qui « plait de manière plus immédiate en JPEG, tandis que Nikon laisse plus de place au post-traitement ou à faire soit même ses propres corrections personnalisées des jpeg.
📸 Pourquoi dit-on que Canon a les « meilleures » couleurs ?
Parce que le rendu des peaux est plus flatteur en Canon. L’un des gros arguments des photographes de portrait et de mariage en faveur de Canon est que ses tons chair sont plus agréables directement en JPEG. Nikon peut avoir un rendu de peau légèrement plus jaune-verdâtre, ce qui demande souvent une correction.
Parce que les JPEG de Canon sont esthétiques dès la sortie du boîtier
- Canon applique un traitement couleur plus flatteur en JPEG, avec une balance des blancs souvent plus chaude.
- Nikon tend à privilégier un rendu plus neutre ce qui peut sembler moins flatteur sans retouche.
- Sur les anciens boîtiers Nikon (avant 2015), le rendu des JPEG pouvait paraître un peu fade, surtout comparé à Canon.
Parce que Canon dominait en vidéo
Canon a longtemps eu l’avantage en vidéo avec sa colorimétrie cinématographique naturelle.
- Les EOS 5D Mark II et III ont été des références en cinéma indépendant et en vidéo de mariage, notamment pour leur rendu couleur très “cinéma”.
- Nikon, en revanche, avait une gestion des couleurs moins optimisée pour la vidéo jusqu’à récemment.
Les vidéastes ont souvent préféré Canon pour son rendu couleur « film naturel », ce qui a renforcé l’idée que Canon avait de « meilleures couleurs ».
Nikon est-il Inférieur en Couleurs ?
Pas du tout ! Nikon a des atouts en matière de colorimétrie, notamment en RAW.
✅ Meilleure gestion des tons dynamiques → Nikon offre souvent plus de récupération dans les hautes lumières et les ombres, ce qui donne plus de flexibilité en post-traitement.
✅ Bleus et verts plus naturels → Idéal pour le paysage, la photo animalière et le reportage nature.
✅ Couleurs plus fidèles en lumière artificielle → Nikon a souvent une balance des blancs plus précise en lumière complexe (néons, LEDs, etc.), là où Canon peut exagérer certaines teintes.
Canon vs Nikon, Qui a les meilleures couleurs ?
Si tu shoots en JPEG sans retouche → Canon semble « meilleur » car ses couleurs sont flatteuses et naturelles dès la sortie du boîtier.
Si tu shoots en RAW et fais du post-traitement → ce critère couleur n’a aucune importance.
Si tu fais du portrait ou du mariage → Canon est souvent préféré malgré tout pour son rendu des tons chair.
Si tu fais du paysage et de la nature → Nikon a souvent un rendu plus réaliste et détaillé dans les bleus et verts.
C’est une question de goût et d’usage. La guéguerre des couleurs entre Canon et Nikon existe surtout parce que chaque marque a un rendu différent, et les photographes s’attachent à ce qu’ils connaissent et aiment. La vraie question est plutôt : « Quel rendu me plaît le plus pour mon style de photo ?
On remet une pièce dans la machine.
📷 “Les couleurs des Sony ne sont pas belles”
Sony a fait une percée fulgurante dans le monde de la photographie numérique, notamment avec sa gamme Alpha (A7, A9, A1), qui a révolutionné le marché des hybrides plein format. Pourtant, une critique revient souvent : “Les couleurs des Sony sont fades, artificielles ou déséquilibrées”.
D’où vient cette perception et est-elle justifiée ?
La colorimétrie de Sony : Un problème réel ?
Chaque fabricant a sa propre “science des couleurs” qui définit la façon dont les capteurs et les processeurs traduisent les couleurs.
🔵 Sony : Un rendu souvent jugé trop « froid » ou « numérique »
- Tons chair un peu verdâtres ou « grisâtres », surtout concernant les anciens modèles (A7, A7 II, A6000…).
- Couleurs globalement plus neutres et moins contrastées en JPEG.
- Moins de « punch » en sortie de boîtier comparé à Canon et Fuji.
- Balance des blancs automatique souvent jugée moins précise en lumière artificielle.
Pourquoi dit-on que les couleurs de Sony sont « moins belles » ?
Lors des débuts des hybrides Sony (séries A7 et A7 II, RX100, A6000…), les couleurs étaient souvent perçues comme :
❌ Trop froides et fades → Manque de chaleur, en particulier sur les tons chair.
❌ Trop artificielles en lumière artificielle → Balance des blancs automatique instable.
❌ Moins naturelles en JPEG → Nécessite plus de post-traitement pour retrouver un rendu “organique”.
À l’époque, Sony privilégiait surtout la technologie et les performances des capteurs plutôt que l’esthétique des couleurs.
Les tons chair de Sony sont souvent critiqués
L’un des plus gros reproches faits aux couleurs de Sony concerne les tons chair en portrait.
- Canon et Fuji ont des tons chair chauds et flatteurs.
- Sony, en revanche, avait un rendu de peau parfois légèrement verdâtre ou terne, surtout en JPEG et en lumière artificielle.
- Sur les anciens modèles (A7, A7 II, A6000), les visages semblaient parfois moins « vivants », moins chaleureux que chez Canon ou Fuji. Pour du portrait, beaucoup préféraient Canon ou Fuji plutôt que Sony.
Sony a une colorimétrie plus “neutre” et moins traitée
- Sony privilégie une approche « scientifique » et neutre, laissant plus de latitude pour la retouche en RAW.
- Canon et Fuji, eux, appliquent des courbes de couleurs plus flatteuses directement en JPEG.
C’est un peu comme un film photo !
- Sony serait un négatif Kodak Portra brut → Il faut du post-traitement pour en tirer le meilleur.
- Canon et Fuji seraient une diapositive Velvia ou Kodachrome → Directement éclatante en sortie de boîtier.
Les couleurs Sony sont parfois perçues comme fades car elles demandent du travail en post-production.
Est-ce que Sony a amélioré ses couleurs ?
Oui ! Les derniers modèles Sony ont nettement progressé en colorimétrie, notamment à partir des A7 III, A7R III, A9 et A1 :
✅ Meilleurs tons chair → Plus naturels, moins de teinte verdâtre.
✅ JPEG améliorés → Rendu plus équilibré, meilleur contraste.
✅ Meilleure balance des blancs automatique → Plus fiable en lumière mixte.
✅ Profils couleurs plus intéressants → « Portrait », « Deep », « Vivid », etc.
Beaucoup de photographes Sony utilisent des profils personnalisés pour obtenir des couleurs plus proches de Canon ou Fuji, comme les profils « Fuji-like » ou « Canon-like » dans Lightroom.
Sony, mauvaises couleurs ou simple question de goût ?
📌 Si tu fais du portrait et veux de beaux JPEG directs → Canon ou Fuji seront plus flatteurs.
📌 Si tu veux du RAW avec une grande flexibilité → Sony te donne le contrôle en post-traitement.
📌 Si tu viens de Canon et que tu passes à Sony → Tu auras peut-être l’impression que les couleurs sont “moins belles” simplement parce qu’elles sont moins saturées et contrastées en sortie de boîtier.
Les couleurs Sony ne sont pas « moches », elles sont assez neutres et demandent un travail en post-prod ou un réglage personnalisé des jpeg.
Les mieux de tous, ce sont les Fuji parce qu’il y a les simulations de films
Depuis l’essor de la gamme Fujifilm X série, de nombreux photographes vantent la qualité des couleurs Fuji et surtout ses simulations de films. Certains disent même que Fuji est le meilleur choix en raison de cette fonctionnalité. Mais pourquoi un tel engouement ?
Qu’est-ce que les simulations de films Fuji ?
Les simulations de films de Fujifilm sont des profils colorimétriques intégrés aux boîtiers Fuji, qui reproduisent le rendu des pellicules argentiques Fujifilm classiques. Contrairement aux simples « styles d’image » des autres marques, ces simulations sont basées sur le savoir-faire de Fuji en matière de chimie photographique argentique car c’est aussi un fabricant de films. Elles permettent d’obtenir directement en JPEG des photos avec un rendu de type « argentique », sans besoin de post-traitement poussé.
Liste des Simulations de Films Fuji les plus connues :
1️⃣ Provia → Le rendu standard, équilibré, inspiré de la diapositive Provia 100F.
2️⃣ Velvia → Couleurs très saturées et contrastées (inspiré de la Fuji Velvia 50).
3️⃣ Astia → Un rendu doux avec des tons chair flatteurs, utilisé pour le portrait (inspiré de la Fuji Astia 100F).
4️⃣ Classic Chrome → Un rendu désaturé, inspiré du Kodachrome, pour du reportage/documentaire.
5️⃣ Pro Neg Hi / Pro Neg Std → Inspirés des films Fuji Pro 400H, pour le portrait avec des couleurs douces et subtiles.
6️⃣ Acros → Simulation noir et blanc avec un grain subtil et un contraste naturel (référence au Fuji Neopan Acros).
7️⃣ Classic Neg → Un look vintage, très apprécié pour son aspect cinématographique, inspiré du Fuji Superia 400.
8️⃣ Eterna → Un rendu doux et filmique, inspiré des pellicules cinéma Fuji Eterna, bien pour la vidéo.
Chaque simulation change non seulement les couleurs, mais aussi le contraste, la courbe des tons et parfois même la gestion du grain, ce qui donne un look spécifique.
Pourquoi dit-on que Fuji est « Le meilleur » grâce aux simulations de films ?
Parce que les JPEG Fuji sont beaux directement en sortie de boîtier
Contrairement à Canon, Nikon ou Sony, où les JPEG peuvent parfois sembler fades, nécessiter du post-traitement ou un traitement personnalisé, les fichiers JPEG Fuji sont directement exploitables avec un rendu quasi-final. Ainsi un photographe utilisateur Fuji peut shooter en JPEG sans passer des heures à retoucher en post-production.
Parce que Fuji offre un rendu de type “argentique”
Fuji joue sur la nostalgie de l’argentique en proposant des couleurs et un grain proches des anciens films photo, ce qui plaît aux photographes qui aiment le rendu « organique ». Avec un boîtier Fuji, tu as déjà une « esthétique vintage » sans avoir besoin de filtres ou de presets Lightroom.
Parce que Fuji permet une expérience photographique intuitive
- Les molettes physiques de réglage (ISO, vitesse, ouverture) donnent une sensation plus proche d’un appareil argentique.
- L’approche « JPEG first » pousse à se concentrer sur la prise de vue plutôt que sur le post-traitement.
- Les simulations comme Classic Neg ou Nostalgic Neg renforcent cette sensation argentique.
🔹 Avec Fuji, on photographie comme à l’époque du film : en réfléchissant à l’image avant de déclencher, au lieu de tout « rattraper » en post-traitement.
Les Limites des simulations de films Fuji
❌ RAW moins malléable : Les fichiers RAW Fuji (format RAF) sont moins flexibles que ceux de Sony ou Nikon, car la structure du capteur X-Trans est différente du classique Bayer.
❌ Les simulations sont fixes : Si tu choisis une simulation en JPEG, tu ne peux plus modifier le rendu après coup (sauf en RAW via Capture One ou Lightroom).
❌ Pas idéal pour tous les styles de photo : Si tu veux un rendu ultra-précis et personnel pour de la mode, du studio ou du produit, Canon ou Sony offrent plus de contrôle en RAW.
❌ Peut donner un « look trop typé Fuji « : Certains photographes trouvent que les simulations donnent une image « reconnaissable Fuji », ce qui peut être un inconvénient si on veut un style plus neutre ou un style très personnel.
Fuji, Le meilleur grâce aux simulations de Films ?
📌 Si tu cherches un rendu esthétique immédiatement exploitable → Fuji est sans doute la meilleure option.
📌 Si tu veux une expérience proche de l’argentique sans utiliser du film → Fuji est imbattable.
📌 Si tu es un adepte du post-traitement RAW avec une totale liberté → Sony ou Nikon seront plus adaptés.
📌 Si tu fais du portrait ou du mariage et veux des tons peau flatteurs → Canon reste une excellente alternative.
Les simulations de films Fuji sont un atout et une signature, mais elles ne sont pas indispensables ni souhaités par tout le monde du fait de la signature Fuji reconnaissable qui interfère dans le souhait par exemple d’un rendu très personnel.
Les capteurs CCD sont meilleurs car les couleurs sont plus belles et réalistes, proches de l’argentique
Dans le monde de la photographie numérique, un débat passionné oppose les anciens capteurs CCD et les capteurs CMOS modernes. Certains photographes affirment que les couleurs des CCD sont plus belles, plus naturelles et plus proches de l’argentique. Mais est-ce vraiment le cas, ou est-ce une nostalgie exagérée ?
CCD vs CMOS : une différence technologique
Il existe deux grandes technologies de capteurs en photographie numérique :
1️⃣ CCD (Charge-Coupled Device) → Ancienne technologie utilisée dans les premiers appareils photo numériques.
2️⃣ CMOS (Complementary Metal-Oxide-Semiconductor) → Technologie moderne, qui a remplacé presque entièrement les CCD.
Pourquoi le CMOS a-t-il remplacé le CCD ?
- CMOS consomme beaucoup moins d’énergie → Plus d’autonomie pour les appareils.
- CMOS est plus rapide → Permet des rafales, une mise au point plus rapide et la vidéo.
- CMOS est moins cher à produire → Permet des appareils plus abordables.
Aujourd’hui, presque tous les appareils utilisent des capteurs CMOS, sauf quelques capteurs scientifiques et industriels.
Pourquoi dit-on que les couleurs des capteurs CCD sont plus belles ?
Les fans des capteurs CCD avancent plusieurs arguments pour justifier la supériorité de cette technologie en termes de rendu des couleurs.
Un rendu plus « organique », moins « numérique«
- Les CCD auraient une meilleure séparation des couleurs, avec des transitions plus douces entre les tons.
- Moins d’effet artificiel et clinique comparé aux CMOS modernes.
- Un rendu qui rappelle les films argentiques, notamment en basse lumière.
Certains photographes trouvent que les images issues d’un Leica M9 (CCD) ont une « âme », un petit quelque chose en plus dans le rendu des couleurs que les capteurs CMOS récents n’arrivent pas exactement à reproduire même après un post-traitement par logiciel.
Une gestion différente des couleurs
- Les CCD captent toute la lumière sur le capteur avant de la transférer ligne par ligne, ce qui donnerait une meilleure fidélité des couleurs.
- Contrairement aux CMOS, chaque pixel du CCD ne fait que capter la lumière et uniquement la lumière, tandis que le CMOS combine plusieurs fonctions (capture, lecture, amplification), ce qui introduirait plus de traitement numérique et donc plus de « plastification ».
- Les rouges et les verts sont souvent plus vibrants et naturels sur un capteur CCD.
Les fichiers RAW des Nikon D40, Leica M8/M9 et Kodak DCS (tous en CCD) sont souvent décrits comme ayant des couleurs plus « vivantes » et moins artificielles que les CMOS actuels.
Un meilleur rendu en hautes lumières
- Les CCD ont souvent un roll-off plus doux dans les hautes lumières (transition progressive et naturelle entre les zones bien exposées et les zones surexposées), comme un film argentique.
- Moins d’artefacts dans les transitions de lumière.
- Pas de « recouvrement » excessif des pixels comme sur les capteurs CMOS modernes qui cherchent à maximiser la plage dynamique (lumière redistribuée aux pixels adjacents pour optimiser la plage dynamique. Cette optimisation conduit à un rendu plus « compressé », où la transition des hautes lumières devient moins progressive et donne de fait un rendu plus sec, plus numérique).
En paysage, les hautes lumières sur un CCD se dégradent progressivement, alors qu’un CMOS peut parfois les écrêter plus brutalement.
Les limites des Capteurs CCD : pourquoi ont-ils disparu ?
Même si beaucoup adorent leur rendu, les capteurs CCD avaient de sérieux inconvénients :
❌ Consommation d’énergie importante → Les appareils CCD ont une plus faible autonomie comparée aux hybrides actuels.
❌ Rafale lente et rolling shutter → Pas adaptés aux photos d’action ou de sport.
❌ Mauvaise gestion des ISO élevés → Les CCD produisent beaucoup plus de bruit numérique en basse lumière.
❌ Difficulté pour gérer la vidéo correctement → C’est l’une des raisons pour lesquelles les CMOS se sont imposés.
C’est pourquoi même les marques comme Leica, qui utilisaient encore du CCD dans leurs premiers M numériques, sont passées au CMOS (Leica M10, M11).
CCD meilleur que CMOS en couleurs ?
📌 Si tu cherches un rendu plus « argentique » avec des couleurs vibrantes et une image organique, les anciens capteurs CCD peuvent être une excellente option.
📌 Si tu veux de la flexibilité, de la haute sensibilité ISO et des performances modernes, un capteur CMOS est bien supérieur.
📌 Le CCD peut donner une impression plus « charnelle », mais les CMOS modernes avec un bon traitement d’image (Fuji, Leica, Canon) s’en rapprochent de plus en plus.
Les capteurs CCD ont leur charme, toutefois leur disparition était inévitable à cause de leurs limites techniques.
Les meilleurs sont les Hasselblad en moyen format car les couleurs sont fantastiques. Avec le moyen format, les photos ont quelque chose de croustillant que les autres formats n’ont pas.
Les appareils Hasselblad moyen format sont souvent considérés comme le summum de la qualité d’image, notamment pour leur colorimétrie exceptionnelle et leur rendu ultra-détaillé. Mais qu’est-ce qui les rend si spéciaux par rapport aux capteurs plein format ou APS-C ?
Qu’est-ce que le Moyen Format ?
🔹 Un capteur moyen format est plus grand qu’un capteur plein format (24x36mm) et peut atteindre des tailles de 44x33mm, 53x40mm ou plus.
🔹 Historiquement, Hasselblad, Phase One, Fujifilm GFX, Pentax et Mamiya/Leaf sont les principaux fabricants d’appareils moyen format numériques.
Un capteur plus grand = plus de surface pour capturer la lumière, plus de détails, et une meilleure colorimétrie.
À titre de comparaison des tailles de capteurs :
- 📷 APS-C (Canon, Sony, Fuji X, Nikon DX) → 22x15mm
- 📷 Plein Format (Canon, Nikon, Sony, Leica) → 36x24mm
- 📷 Moyen Format (Hasselblad, Phase One, Fuji GFX) → 44x33mm, 53x40mm ou plus
Pourquoi dit-on que les couleurs des Hasselblad sont « fantastiques » ?
Une colorimétrie exceptionnelle grâce à un traitement spécifique
Les Hasselblad sont réputés pour leur restitution des couleurs naturelles et profondes, grâce à plusieurs facteurs :
✅ Un capteur plus grand capte plus d’informations colorimétriques, réduisant ainsi les artefacts numériques.
✅ Une gestion des couleurs calibrée pour la fidélité → Contrairement à certaines marques qui « trichent » avec des couleurs flatteuses mais artificielles (ex. Fuji Velvia, Canon), Hasselblad mise sur une restitution naturelle et équilibrée.
✅ Un convertisseur RAW de très haute qualité (Hasselblad Natural Color Solution – HNCS) qui optimise la colorimétrie dès l’enregistrement de l’image.
✅ Des fichiers 16 bits au lieu de 14 bits sur les reflex et hybrides → Beaucoup plus d’informations dans les transitions de couleur.
Un ciel avec un plein format peut parfois paraître « brutalement dégradé » (banding), alors qu’un moyen format donnera une transition plus douce et naturelle.
Une profondeur de couleurs et de détails exceptionnelle
Grâce à des fichiers RAW en 16 bits (contre 14 bits en plein format et 12 bits en APS-C), les Hasselblad enregistrent :
- Plus de nuances dans les tons clairs et foncés.
- Des couleurs plus précises et naturelles.
- Une gamme dynamique plus étendue, idéale pour la retouche en post-traitement.
Un fichier moyen format permet d’éclaircir les ombres ou de récupérer les hautes lumières sans créer d’artefacts, contrairement à un capteur plus petit.
Pourquoi dit-on que les photos en Moyen Format ont quelque chose de « croustillant » ?
L’effet « croustillant » ou « 3D »ou « pop » souvent évoqué en photographie moyen format vient de plusieurs éléments combinés :
Un niveau de détail impressionnant
Les capteurs moyen format vont souvent de 50 à 150 mégapixels, avec :
✅ Une définition plus élevée → Plus de détails fins visibles, notamment en paysage et en studio.
✅ Un micro-contraste supérieur → Permet d’obtenir cette impression de relief et de profondeur.
Un portrait au Hasselblad H6D-100c à 100 Mpx permet de voir les pores de la peau avec un rendu naturel, sans paraître « trop numérique » comme sur un capteur plein format ultra-piqué.
Un flou d’arrière-plan spécifique (profondeur de champ moins profonde)
Un capteur moyen format ayant une profondeur de champ plus courte qu’un plein format, il crée :
✅ Un bokeh plus progressif et plus doux.
✅ Une sensation de « séparation » du sujet et de l’arrière-plan plus marquée.
✅ Un rendu très proche des objectifs de cinéma très haut de gamme.
Un 80mm f/2.8 en moyen format donne un bokeh équivalent à un 50mm f/1.4 en plein format, mais avec une transition beaucoup plus fluide et crémeuse.
Pourquoi tout le monde n’utilise pas du Moyen Format ?
❌ Prix très Élevé → Un Hasselblad X2D 100c coûte plus de 8500€ boîtier nu, et certains modèles Phase One dépassent 50 000€ !
❌ Boîtiers lents → Les moyens formats ne sont pas faits pour la rapidité, la rafale ou la photo de sport.
❌ Autofocus moins performant → Contrairement aux hybrides Sony ou Canon, les moyens formats ont souvent un autofocus plus lent et moins réactif.
❌ Encombrement et poids → Moins pratique qu’un hybride léger pour du reportage.
❌ Sensibilité ISO limitée → Moins bon en basse lumière qu’un plein format moderne (ex. Sony A7S III).
C’est pourquoi le moyen format est surtout utilisé en studio, en paysage et en photographie artistique où la réactivité n’est pas prioritaire.
📷 Un vrai Hasselblad, c’est à l’argentique avec le 500 C
Quand on parle de Hasselblad, beaucoup pensent immédiatement aux modèles mythiques argentiques comme le Hasselblad 500 C, 500 C/M et 503CX. Certains puristes vont même jusqu’à dire que « les vrais Hasselblad, ce sont les argentiques, pas les numériques ».
Pourquoi ces modèles sont-ils considérés comme les vrais Hasselblad ? Et est-ce que les numériques actuels sont vraiment si différents ?
L’Hasselblad 500 C : une légende de la photographie
Lancé en 1957, l’Hasselblad 500 C est une révolution dans le monde du moyen format. C’est lui qui a défini le design iconique et l’ergonomie des Hasselblad argentiques :
✅ Format 6×6 cm (carré) sur pellicule 120 → Un rendu distinctif, qui évite de choisir entre cadrage vertical et horizontal.
✅ Objectifs Carl Zeiss légendaires → Distagon, Planar, Sonnar… des optiques d’une qualité exceptionnelle.
✅ Système modulaire → Possibilité de changer le dos (film 120, Polaroid, dos numériques récents).
✅ Obturateur central dans l’objectif → Synchro flash à toutes les vitesses, parfait pour le studio.
C’est le boîtier utilisé par les plus grands photographes de mode, de portrait et de paysage.
Hasselblad et l’espace : La célébrité du 500 EL sur la Lune
L’Hasselblad est aussi entré dans l’histoire grâce aux missions Apollo :
Le Hasselblad 500 EL (version motorisée) a été utilisé sur la Lune par les astronautes du programme Apollo, notamment par Buzz Aldrin et Neil Armstrong en 1969.
Les photos iconiques ont été faites avec un Hasselblad 500 EL !
Pourquoi dit-on que « Le vrai Hasselblad, c’est l’argentique » ?
Un Look et une expérience unique
- L’Hasselblad 500 C impose une approche lente et réfléchie.
- La visée au-dessus du boîtier via le dépoli donne une vision inversée qui oblige à bien composer et change la hauteur de la mise à l’oeil du boitier.
- L’obturateur central et le déclenchement mécanique procurent une sensation impossible à retrouver en numérique.
Le rendu du Film 6×6
- Un capteur numérique ne peut pas exactement imiter la texture et la profondeur du film moyen format.
- Le grain naturel d’un film Kodak Portra ou Fuji Velvia sur un Hasselblad 500 C est vu comme unique.
- Le 6×6 donne une photo qui semble plus « pleine » et équilibrée par rapport au 24x36mm.
C’est ce rendu argentique particulier que les Hasselblad numériques essaient d’émuler, mais sans y parvenir totalement.
Une construction intemporelle et un matériel increvable
- Un Hasselblad 500 C fonctionne encore parfaitement 60 ans après sa sortie.
- Pas d’électronique, que du mécanique → Réparable à vie.
- Un objet de collection qui garde de la valeur (contrairement aux boîtiers numériques qui deviennent obsolètes en quelques années).
Un Hasselblad 500 C acheté aujourd’hui pourra encore être utilisé dans 50 ans. Concernant un Hasselblad X2D numérique on ne sait pas.
Hasselblad numérique contre argentique : Y a-t-il une Différence fondamentale ?
Hasselblad a évolué avec le temps et propose maintenant des moyens formats numériques comme les Hasselblad H6D et X2D. Mais certains puristes considèrent qu’ils n’ont pas la même « âme » que les 500 C/M et 503CX, que ce n’est pas pareil.
❌ Pourquoi certains rejettent les Hasselblad numériques ?
- Plus d’électronique et moins de mécanique pure → Plus de risques de panne, et impossible à réparer soi-même.
- Pas le même format carré natif → Les Hasselblad numériques ont un capteur rectangulaire (44x33mm ou 53x40mm), alors que le vrai 500 C était 6×6.
- Expérience plus « classique » → Un Hasselblad X2D se manipule comme un hybride normal, alors qu’un 500 C impose une approche unique.
- Moins de modularité → Un X2D ne peut pas changer de dos ou de viseur comme un 500 C.
Pour certains photographes, un Hasselblad numérique est un « appareil comme un autre », alors que l’argentique garde son cachet unique.
Le vrai Hasselblad, c’est l’argentique ?
📌 Si tu cherches une expérience photographique unique et un rendu inimitable, le 500 C et ses dérivés restent inégalés.
📌 Si tu veux une qualité d’image ultime avec la souplesse du numérique, un Hasselblad X2D ou H6D est un excellent choix.
📌 Si tu veux un appareil qui dure toute une vie et qui ne devient pas obsolète, un Hasselblad 500 C/M est imbattable.
Un Hasselblad 500 C reste l’icône absolue du moyen format, mais les versions numériques ont aussi leur place.
📷 Les Fuji GFX le Moyen Format plus abordable
Les Fuji GFX sont les boîtiers moyen format numériques de Fujifilm, qui viennent concurrencer Hasselblad, notamment la gamme X et certains modèles H.
Ils offrent une alternative plus accessible financièrement au moyen format haut de gamme, tout en conservant une excellente qualité d’image, un format plus compact et une approche plus hybride que les Hasselblad traditionnels.
Les Fuji GFX utilisent-Ils les mêmes capteurs que Hasselblad ?
✅ Les Fuji GFX et Hasselblad X (comme le X1D II et le X2D 100c) utilisent des capteurs Sony moyen format.
✅ Mais ils sont optimisés différemment par chaque marque, avec des traitements d’image et des profils colorimétriques distincts.
Les tailles de capteurs moyen format les plus courantes :
| Format | Taille du Capteur | Appareils Utilisant ce Capteur |
|---|---|---|
| APS-C | 23.6 x 15.6 mm | Fuji X, Nikon DX, Canon EOS R APS-C |
| Plein Format | 36 x 24 mm | Canon R5, Sony A7R, Nikon Z7 |
| Moyen Format « Compact » | 44 x 33 mm | Fuji GFX 50S/100S, Hasselblad X1D II, X2D |
| Grand Moyen Format | 53 x 40 mm | Hasselblad H6D-100c, Phase One IQ4 |
Les Fuji GFX (50S II, 100S, 100 II) et Hasselblad X utilisent tous des capteurs moyen format 44 x 33 mm de chez Sony. Seuls les modèles Hasselblad H6D et Phase One IQ4 utilisent le « vrai » grand moyen format 53 x 40 mm. Les Fuji GFX et Hasselblad X ont la même base, mais Fujifilm développe son propre traitement d’image et ses propres simulations de films.
La colorimétrie et le traitement d’image Fuji vs Hasselblad
Même si les Fuji GFX et les Hasselblad X utilisent des capteurs Sony, ils ont une signature colorimétrique bien différente.
🔵 Fuji GFX → Simulation de films, rendu plus expressif
✅ Profils « Argentiques » typiques de Fujifilm (Provia, Velvia, Classic Neg, Eterna).
✅ Colorimétrie légèrement plus saturée, plus contrastée.
✅ Idéal pour ceux qui aiment un look immédiatement flatteur en JPEG ou RAW.
✅ Plutôt orienté créativité et polyvalence.
🟠 Hasselblad X → Rendu couleur plus naturel et subtil
✅ Hasselblad Natural Color Solution (HNCS) pour une fidélité couleur extrême.
✅ Couleurs neutres, douces, équilibrées, idéales pour les tons peau et les hautes lumières.
✅ Parfait pour le studio, la photo fine art et les impressions de très haute qualité.
✅ Plutôt orienté restitution fidèle du sujet et workflow pro.
Comparaison rapide :
| Caractéristique | Fuji GFX | Hasselblad X |
|---|---|---|
| Couleurs | Simulations de films, plus contrastées | Neutres et fidèles, excellent pour le studio |
| Traitement JPEG | Plus « looké », peut être utilisé directement | Plutôt pensé pour le RAW |
| Rendu global | Dynamique, « cinématique » | Doux, précis, réaliste |
| Utilisation | Portrait, paysage, reportage | Studio, art, reproduction d’œuvres |
Fuji GFX vs Hasselblad X : différences techniques
| Caractéristique | Fuji GFX 100S/100 II | Hasselblad X2D 100c |
|---|---|---|
| Capteur | 44x33mm, 102 MP | 44x33mm, 100 MP |
| Stabilisation | Oui (IBIS 5 axes) | Oui (IBIS 5 axes) |
| Autofocus | Autofocus hybride (détection de phase) | Autofocus contrast-detect uniquement |
| Vitesse Rafale | 5 fps | 3.3 fps |
| Stockage | Double SD UHS-II | SSD intégré de 1 To + CFexpress |
| Vidéo | 4K 30p | Pas de vidéo |
| Ergonomie | Look plus « hybride », grip prononcé | Design plus minimaliste et épuré |
| Prix boitier seul | Environ 6500€ | Environ 8700€ |
Ce que Fuji fait « mieux » :
✅ Autofocus plus rapide grâce à la détection de phase.
✅ Double, carte SD courante chez les pros.
✅ Meilleur pour le reportage et la polyvalence, notamment en extérieur.
✅ Prix plus accessible.
Ce que Hasselblad fait « mieux » :
✅ Rendu des couleurs encore plus naturel et « propre ».
✅ SSD interne de 1 To pour ne jamais manquer de stockage.
✅ Ergonomie ultra épurée pour un workflow minimaliste.
✅ Parfait pour le studio et la photo fine art.
Fuji GFX vs Hasselblad X ?
✅ Si tu veux une approche créative, plus de polyvalence et un excellent rapport qualité/prix → Fuji GFX.
✅ Si tu veux le rendu couleur le plus fidèle, un workflow épuré et un appareil pensé pour le studio ou le fine art → Hasselblad X.
✅ Les deux utilisent un capteur Sony 44x33mm, mais le traitement des couleurs est très différent.
Le Fuji GFX est un excellent compromis pour les photographes qui veulent goûter au moyen format sans les contraintes du Hasselblad. Si tu veux un moyen format pour « toutes les situations », prends un Fuji GFX. Si tu veux un moyen format « pour la perfection » et l’image de la marque, prends un Hasselblad.
📷 Je m’en fiche de tout ça, car je fais du RAW et je post-traite mes photos. Quand je fais du JPEG direct, je les personnalise moi-même sur l’appareil.
Autrement dit : tu ne te fies ni aux couleurs « natives » d’une marque, ni aux simulations de film intégrées, car tu préfères tout régler toi-même.
C’est une approche très logique et maîtrisée, qui permet de contrôler complètement son rendu final. C’est une bonne méthode.
Pourquoi faire du RAW et tout personnaliser soi-même est une bonne approche ?
RAW = liberté totale en post-traitement
✅ Tu as un fichier brut, sans traitement appliqué par l’appareil → Pas de compression, pas de balance des blancs imposée, pas d’accentuation forcée.
✅ Tu choisis toi-même ton rendu couleur, ton contraste, tes courbes tonales, ta netteté.
✅ Tu peux récupérer un maximum de détails dans les hautes lumières et les ombres.
Exemple : Si ton boîtier a une colorimétrie qui ne te plaît pas en JPEG (comme Sony, qui est souvent critiqué), en RAW, tu peux l’adapter exactement à ton goût.
Tu ne dépend pas des simulations de film ou des profils constructeurs
✅ Les simulations de films Fuji, les couleurs Canon, la neutralité Nikon… peu importe, car tu crées ton propre style.
✅ Tu ne subis pas les choix des ingénieurs de la marque.
✅ Tu peux faire un traitement sur-mesure adapté à chaque scène.
Exemple : Plutôt que d’accepter un Classic Chrome ou un Velvia, tu ajustes toi-même la saturation, le contraste et les courbes.
Personnaliser ses JPEG en direct sur l’appareil
✅ Si tu veux du JPEG, tu ne prends pas les réglages par défaut, tu appliques tes propres réglages personnalisés !
✅ Tu modifies tes profils d’image : saturation, contraste, courbe tonale, balance des blancs, netteté.
✅ Tu peux créer tes propres styles qui correspondent exactement à ce que tu veux.
Exemple : Tu peux transformer un Sony en “Fuji-like” ou un Nikon en “Kodachrome” directement dans l’appareil.
Avantages et Inconvénients de Cette Approche
| 🎯 Avantages | ⚠️ Inconvénients |
|---|---|
| Liberté totale sur les couleurs et le rendu | Temps de post-traitement |
| Meilleure qualité d’image en RAW | Fichiers RAW plus lourds |
| Personnalisation à 100% en JPEG | Si tu changes souvent de scène, le JPEG perso peut être contraignant, à adapter à chaque fois |
| Pas de “look imposé” par la marque | Pas d’optimisation instantanée et facile comme les simulations Fuji |
Tu contrôles tout, ça demande du temps et de l’organisation.
Cette méthode = la plus flexible
📌 RAW → Post-traitement total = liberté avec plus de travail.
📌 JPEG personnalisé → Tu ajustes toi-même les réglages du boîtier pour un rendu immédiat adapté à ton style.
📌 Raw + JPEG personnalisé → Comme ça j’ai les deux en même temps.
📌 Tu ne te fies pas aux “guerres de colorimétrie” entre marques, car tu reprends tout à ta sauce.
👉 Conclusion : Tu as une approche maîtrisée, qui te permet d’obtenir exactement ce que tu veux en te détachant complétement des guéguerres de matériels et de rendu des couleurs.
La réactivité au déclenchement
En reportage la réactivité du déclenchement est importante, parfois on râle car il y a un petit décalage, une latence entre le moment où l’on appuie sur le déclencheur et le temps où la photo s’enregistre, cela s’appelle le « shutter lag ». On met cela sur le dos du boitier, parfois c’est un problème de réactivité du photographe. Cependant il est vrai que certains appareils photo sont plus rapides que d’autres. Un aperçu dans le tableau :
| Appareil | Shutter Lag (ms) | Type | Catégorie | Commentaires |
|---|---|---|---|---|
| Leica M3/M6/MP | 15 | Télémétrique mécanique | Argentique | Ultra rapide grâce à son déclenchement purement mécanique (~15ms). |
| Leica M7 | 20 | Télémétrique électromagnétique | Argentique | Très rapide (~20ms), mais dépend de l’électronique pour certaines vitesses. |
| Leica R6 | 16 | Reflex mécanique | Argentique | Un des reflex mécaniques les plus rapides (~16ms), parfait pour le reportage. |
| Pentax MX | 25 | Reflex mécanique | Argentique | Très rapide (~25ms) avec un obturateur mécanique robuste. |
| Nikon FM2 | 16 | Reflex mécanique | Argentique | Ultra rapide (~16ms), parfait pour la photographie d’action et de rue. |
| Canon AE-1 | 90 | Reflex électronique | Argentique | Lent (~90ms), car entièrement dépendant de l’électronique. |
| Leica M8 | 80 | Télémétrique numérique | Numérique | Assez lent (~80ms) pour un Leica numérique, mais réactif en manuel. |
| Leica M Typ 240 | 60 | Télémétrique numérique | Numérique | Plus rapide que le M8 (~60ms), mais toujours en dessous des reflex. |
| Sony A7R III | 31 | Hybride plein format | Numérique | Très rapide (~31ms), idéal pour le reportage. |
| Fuji X-E2 | 50 | Hybride APS-C | Numérique | Correct (~50ms) pour un hybride APS-C mais dépasse vite ses limites. |
| Fuji X-T2 | 45 | Hybride APS-C | Numérique | Bon (~45ms), mais légèrement plus lent que les hybrides haut de gamme. |
| Canon 1D Mark III | 40 | Reflex numérique pro | Numérique | Réactif (~40ms), conçu pour le sport et l’action. |
| Canon 1D Mark IV | 40 | Reflex numérique pro | Numérique | Identique au Mark III en vitesse (~40ms), mais avec un autofocus amélioré. |
| Sony A1 | 20 | Hybride pro plein format | Numérique | Quasi instantané (~20ms), grâce à un obturateur global. |
| Canon R3 | 20 | Hybride pro plein format | Numérique | Quasi instantané (~20ms), optimisé pour le sport et l’action. |
| Canon R5 | 20 | Hybride plein format | Numérique | Shutter lag réduit (~20ms), excellent pour le reportage et la vidéo. |
| Canon R8 | 20 | Hybride plein format | Numérique | Hybride léger et rapide (~20ms), très bon rapport performance/prix. |
| Nikon D3s | 42 | Reflex numérique pro | Numérique | Très rapide (~42ms), l’un des reflex pro les plus réactifs. |
| Nikon Z9 | 20 | Hybride pro plein format | Numérique | Shutter lag inexistant (~20ms), l’un des meilleurs hybrides actuels. |
| Leica Q-P | 20 | Compact plein format | Numérique | Très réactif (~20ms), obturateur quasi instantané, parfait pour la photo de rue. |