Il existe principalement trois matériaux utilisés comme support de films argentiques pour les appareils photo, le nitrate de cellulose, l’acétate de cellulose et le polyester. Ces supports de pellicules et de films pour le cinéma, une fois chargés dans l’appareil, jouent un rôle important dans la stabilité, la conservation et la sécurité des photographies réalisées.
- Le nitrate de cellulose, utilisé des années 1889 aux années 1950, est le tout premier support souple pour les films. Chimiquement instable, il a été progressivement abandonné pour des raisons de sécurité, notamment le risque incendie dans les archives et les cinémathèques. Il s’agit d’un polymère obtenu par estérification de la cellulose à l’acide nitrique et à l’acide sulfurique. Il présente une excellente transparence optique et une bonne planéité, mais il est hautement inflammable (auto-combustible dès 150 °C en dégageant des gaz toxiques). Sa dégradation produit des composés acides qui accélèrent la décomposition du support et des photos. On le reconnaît parfois à un marquage “NITRATE” sur la marge des pellicules. Interdit aujourd’hui à la vente, il subsiste dans des archives ou certaines bobines anciennes de cinéma ou de photographie.
- L’acétate de cellulose a pris le relais progressivement dès les années 1920 en commençant par les pellicules grand public puis massivement à partir des années 1940-50. Il existe sous plusieurs formes : diacétate, triacétate, acétate-propionate. Il est souvent désigné par le terme “safety film” (inscrit parfois en marge du film). Beaucoup moins inflammable que le nitrate, il présente un risque de dégradation autocatalytique, connu sous le nom de syndrome du vinaigre (vinegar syndrome), lié à l’hydrolyse des esters d’acétate. Ce processus libère de l’acide acétique (odeur de vinaigre), fragilise la base, provoque une rétraction du support et rend le film cassant, voire inutilisable. Cette instabilité est accentuée par l’humidité et des températures de stockage inadéquates.
- Le polyester (PET – polyéthylène téréphtalate), introduit progressivement dans les années 1960-80, est devenu le support standard des films. Il présente une excellente stabilité dimensionnelle, une très grande résistance mécanique (quasi indéchirable) et une stabilité chimique élevée dans le temps. Il est adapté aux usages intensifs et à l’archivage longue durée. Il est toutefois très rigide et nécessite des perforations de précision en production.
Chacun de ces supports a marqué une époque de la photographie argentique et présente des caractéristiques spécifiques qu’il est intéressant de connaître, notamment pour l’identification, la numérisation ou la conservation des films anciens.
Attention au nitrate, ce type de support de films et de pellicules est très inflammable, il a été surnommé « film flamme ». Le nitrate de cellulose a été utilisé comme support photographique et cinématographique de1888 jusqu’aux années 1950, principalement pour le cinéma 35mm et en photographie dès les débuts de Kodak pour les pellicules souples jusqu’aux années 1930–40 en photographie grand public, avant d’être remplacé progressivement par l’acétate.
Support nitrate de cellulose potentiellement dangereux
Entre 1920–1930 des accidents spectaculaires avec des incendies de salles et d’archives ont alerté sur sa dangerosité. En conséquence dans les années 1930 les fabricants développent le “Safety Film” sur support d’acétate de cellulose en alternative. Il est d’abord réservé aux amateur et au documentaire car moins stable au niveau du rendu et plus cher à produire au début. En 1951 Kodak cesse la production de film nitrate pour la photographie, le dernier long-métrage hollywoodien tourné sur nitrate semble être « Sunset Boulevard » (1950, de Billy Wilder), le support original s’est détérioré, nécessitant une restauration numérique ultérieure. Après 1952, il n’y a plus de fabrication de films cinéma sur support nitrate. En 1953 l’usage du nitrate est interdit dans de nombreux pays en raison du risque incendie, notamment pour la projection publique.
Le film nitrate est potentiellement dangereux principalement à cause de sa composition chimique instable et hautement inflammable. Il est fabriqué à base de nitrate de cellulose, aussi appelé « coton-poudre » (gun cotton en anglais), qui est une substance utilisée dans… les explosifs militaires. Il s’agit d’un ester de l’acide nitrique, très instable et hautement réactif à la chaleur, aux chocs ou même à l’oxygène. Le nitrate s’enflamme dès 150°C et peut prendre feu spontanément s’il est dégradé ou mal stocké (au-delà de 38–40°C). Une fois en feu, il brûle sans apport d’oxygène externe, comme le magnésium. Il est impossible à éteindre avec de l’eau, l’incendie continue même plongé dans un seau. Un rouleau de film nitrate peut transformer une pièce en brasier en quelques secondes s’il est mal conservé. Un vieux film nitrate peut jaunir, se décomposer, devenir collant ou cassant, libérer des vapeurs toxiques (oxydes d’azote, acide nitrique), contaminer les autres films à proximité. Dans les archives, on parle de « syndrome du nitrate » quand tout un stock est contaminé par un seul rouleau en décomposition. Des centaines d’archives de films muets ont été perdues à cause d’incendies provoqués par le nitrate, notamment celles de la Fox en 1937, ou celles de la Cinémathèque Française en 1959. Quand il se décompose, il génère de la chaleur et libère des gaz oxydants, sans oxygène externe nécessaire, il peut donc s’auto enflammer, en cas de décomposition avancée, des incendies ont été observés dans des locaux mal ventilés dès une température ambiante de 40 à 50°C, ni l’eau, ni la poudre CO₂ n’arrêtent la réaction.
Dans les années 1980, des experts prédisaient que la majorité des films sur support nitrate auraient disparu par décomposition avant 2000. Cette estimation s’est confirmée pour les fonds non archivés et bien conservés. Donc a priori il ne devrait plus en rester beaucoup chez les particuliers. Toutefois certains films ont pu être oubliés dans des greniers, armoires, caves, malles … Il y a aussi eu des utilisations détournées de vieux stocks, redécoupés à la main pour des usages photographiques, qui peuvent être facilement confondus avec de l’acétate dont l’apparence est très proche. Il est à souligner que la qualité d’image sur support nitrate est excellente et que des négatifs aient pu être conservés par attachement sans connaitre la nature du support.
Comment reconnaitre un film nitrate ?
Reconnaître un film nitrate de cellulose n’est pas toujours facile, surtout s’il est en très bon état, il ressemble beaucoup au support acétate. Le support est un peu plus fin, clair et translucide que les autres.
L’appareil photo Kodak n°1 (1888-1890) utilisait un rouleau de film souple en nitrate de cellulose ~70 mm plus large que le format 120, l’utilisateur envoyait l’appareil entier à Kodak pour développer et recharger le film. Les appareils encore en circulation ont pu être utilisés jusqu’au début des années 1890, mais il a été rapidement remplacé. Kodak a lancé dès 1889 le Kodak n°2, avec un format plus grand (3,5 x 3,5 pouces) et un système plus perfectionné qui utilisait aussi un film souple au nitrate de cellulose. il faut attendre les années 1920 pour qu’un appareil Kodak photo grand public soit livré avec du film entièrement sur support acétate avec le Ciné-Kodak (1923) et le Brownie Target Six-20 (format 620 – 1938).
| Indice visuel ou physique | Ce que ça indique |
|---|---|
| Époque : avant 1951 | Possiblement du nitrate |
| Support très souple, très fin, soyeux au toucher | Typique du nitrate qui est plus souple que l’acétate ou le polyester |
| Odeur âcre / chimique / plastique brûlé | Dégradation en cours possible – attention danger |
| Film jauni, cassant ou collant | Symptôme d’auto-dégradation, début de combustion lente possible |
| Mention “NITRATE” sur la marge (rare mais explicite) | Film 100 % nitrate |
| Pas marqué “SAFETY FILM” sur un film très ancien | Suspicion (le nitrate n’a jamais porté cette mention) |
Pour le manipuler porter des gants en coton (éviter la peau nue car l’acide de la peau, la sueur peuvent augmenter la rapidité de dégradation), manipuler dans un endroit ventilé, stocker à l’écart de toute source de chaleur, flamme ou électricité. Le conserver au frais et à l’ombre, idéalement < 20 °C. Si doute contacter un centre d’archives ou une cinémathèque. Ne jamais les stocker dans un grenier, une voiture, une boîte métallique totalement hermétique (risque d’auto-combustion et explosion), ne pas scanner surtout s’il est en phase de dégradation car il peut dégager des vapeurs acides ou coller à la vitre ce qui va endommager le scanner, plutôt photographier le négatif avec un objectif macro, ne pas chauffer le film, ne pas couper, percer ou flamber par curiosité, éviter le stockage près d’autres pellicules (contamination chimique possible).
Que faire si on possède du film nitrate ?
Un film nitrate en bon état, bien conservé au frais, ne présente pas de danger immédiat tant qu’il est stocké et manipulé avec précaution. En bon état veut dire pas d’odeur, pas de moisissure, support encore souple et translucide, pas jauni ni collant. Si conservé à température modérée (< 20-22 °C), à l’abri de l’humidité et de la lumière le risque d’auto-combustion est très faible. C’est toutefois une émulsion qui vieillit mal, c’est quand elle se dégrade que ça se gâte …
| Isoler le film | Ne pas le stocker avec d’autres films ou papiers. Le laisser dans une boîte métallique pas totalement étanche. |
| A stocker au frais | A stocker loin des sources de chaleur ou de lumière. Température < 22°C. Le nitrate se dégrade plus vite à chaud > 27 °C. Pas de chaleur directe. Humidité < 50-60% |
| Ventiler | Zone sèche, bien ventilée, pas de pièce fermée sans issue. |
| Photographier le négatif | Si le film a une valeur historique ou personnelle, il faut en extraire les photos au plus vite, pas de pliage ni tension excessive. |
| S’en débarrasser légalement si dégradé | En France, les déchetteries n’acceptent pas ce type de déchet. Il faut contacter des structures spécialisées de type archives, cinémathèques, centres de traitement dangereux. |
Sinon au niveau de l’odeur si film dégradé ça ne sent pas le vinaigre. L’odeur de vinaigre c’est pour les films acétate en décomposition. Le nitrate c’est plus une odeur âcre, chimique qui peut être douceâtre ou piquante, genre solvants, un peu plastique brûlé.
Quels format peuvent être du film nitrate ?
| Formats | Époque | Traces / Marques caractéristiques | Type de film | Remarques |
|---|---|---|---|---|
| 127 (46 mm) | 1912–1980s | Parfois numéros d’image, codes de fabrication, bords bruts | Acétate (aucun identifié en nitrate) | Utilisé dans les Kodak Vest Pocket, Yashica 44, etc. Parfois confusion avec le format 120. |
| 828 (35 mm sans perforations) | 1935–60s | Marge lisse, parfois numéros, mentions Kodak ou « Safety Film » | Acétate | Format grand public Kodak. |
| 116 / 616 (70 mm) | 1900s–1950s | Marquages Kodak ou Agfa, parfois symboles ovales | Acétate ou nitrate | Largeur proche du 70 mm mais sans perforations. |
| Double 8 mm (cinéma amateur) | 1930s–1960s | Perforations sur un seul côté, parfois poinçonnage en bord | acétate | Format ciné, mais parfois utilisé pour des usages en photo par redécoupage. |
| 16 mm ciné | 1920s– | Perforations sur un côté (ou deux en cinéma pro), souvent codes fabricant en clair | Format créé en 1923 par Kodak comme “safety film”, jamais en nitrate, uniquement en acétate, pour raisons de sécurité. | Film très utilisé en cinéma, parfois coupé à la main pour expérimentations photo. |
| 35 mm ciné | 1890s– | Perforations doubles, codes fabricants fréquents (ex : KODAK SAFETY FILM, ou « NITRATE ») | Nitrate puis acétate | Peut parfois être recoupé artisanalement pour usage photo. |
| Plaques verre (et négatif papier) | 1850s–1920s | Marge manuscrite, griffures, aucun code normalisé | Gélatino-argentique | Pas de support souple. Pas en nitrate |
| Films industriels / scientifiques/militaires | Variable ~ 1951 | Codes en série, lignes de points en bordure, chiffres réguliers, parfois bords dentelés | Souvent nitrate | Films météo, pour surveillance, médical, aérien, militaire. Difficiles à identifier. Ils ont pu être recoupés artisanalement pour usage photo. |
KODAK SAFETY FILM = Acétate noté en clair sur le bord. Films notés NITRATE : Marqué en toutes lettres jusqu’aux années 1950. Codes de perf ou de marge : Certains films ont des points, flèches, triangles, séries de cercles destinés aux tireuses optiques ou au développement industriel. Points ou lignes perforés en bord de film souvent des repères pour les labos ou usages techniques spéciaux.
Des films ont pu être redécoupés à partir de vieux stocks, pour être utilisés en photographie par exemple les films aéronautiques (reconnaissance, satellites, cartographie etc.), les films météo ou de télédétection, les films de missiles et de balistique (pour enregistrer les trajectoires ou explosions), les films de surveillance nucléaire / radar / test de matériaux. Souvent ces films étaient produits par Kodak, Agfa, ORWO, Ferrania, PERUTZ, au format 70 mm, 35 mm, en nitrate, puis ensuite en acétate.

Film nitrate, un excellent rendu
Certaines photos sur support nitrate paraissent quasi “numériques” au niveau de la netteté, tant le rendu est fin, éclatant, toutefois tout en gardant une douceur argentique particulière. Le nitrate de cellulose est plus transparent que l’acétate et le polyester actuel. Il transmet davantage de lumière avec un contraste plus élevé, des noirs plus profonds, des blancs lumineux. Il laisse bien apparaître les détails très fins dans les photos. Les supports en nitrate étaient associés à des émulsions de qualité supérieure, très riche en argent, orthochromatiques ou panchromatiques fines, très stables au niveau du rendu. Le grain d’argent était très dense mais fin, bien réparti, ce qui donne cet aspect très net sans être dur et lisse. Le nitrate était un support rigide tout en restant souple, les émulsions y adhéraient très bien avec moins de déformation, d’ondulation, d’altération géométrique à l’origine (tant qu’il ne se dégrade pas) que d’autres supports. Cela donne des photos issues d’un support parfaitement plat avec ce rendu très spécifique quand utilisé avec des optiques de qualité, avec des photos très piquées, très détaillées, comprenant une gamme tonale large, une lumière bien répartie, et un contraste équilibré et profond. Cela donne un rendu étonnamment moderne, presque numérique, mais avec la douceur argentique, qui peut être surprenant pour des photos anciennes. Cela peut aussi aider pour identifier ce support nitrate.
Historique du film acétate (safety film)
| Période | Type d’acétate utilisé | Usage / évolution | Détails |
|---|---|---|---|
| 1909 | Diacétate de cellulose | Premiers essais comme alternative au nitrate | Débuté par Kodak pour réduire les risques d’incendie. Utilisé d’abord en projection non commerciale et en 22 mm. |
| 1920s–1930s | Triacétate de cellulose | Format 16 mm puis 8 mm (Kodak) | Le triacétate est plus stable, moins cassant. Il devient le standard pour les films dits “safety”. |
| 1940s–1950s | Triacétate généralisé | Remplace progressivement le nitrate en format 35 mm | Surtout après les incendies majeurs causés par le nitrate (Cleveland, Paris, etc.). |
| 1950s–1990s | Triacétate = standard universel | Utilisé pour tous les formats photo (120, 135, plans-films) | Très courant, mais sujet au syndrome du vinaigre à long terme. |
| Depuis ~2000 | Déclin → remplacé par le polyester | Le polyester est plus stable, durable, non déformable | Le triacétate reste parfois utilisé pour certains films très spécifiques ou anciens stocks. |
Les différents supports de films – pellicules selon les années
| Époque approx. | Nom du support | Composition chimique simplifiée | Formats courants | Caractéristiques principales | Risques / Dégradations |
|---|---|---|---|---|---|
| 1850–1889 | Plaque au collodion | Verre + collodion (nitrate de cellulose + alcool) | Plaques verre 18×24, 13×18 | Très haute résolution, développement immédiat (procédé humide) | Cassable, sensible à l’humidité, très fragile |
| 1880–1900 | Plaque au gélatino-bromure | Verre + gélatine + sels d’argent | Toutes tailles 9×12 cm, 13×18 cm etc | Plus pratique, peut être stockée avant développement | Fragile |
| 1889–1951 | Film nitrate | Nitrate de cellulose + gélatine + argent | Principalement 35 mm format cinéma, 120 (rare en nitrate période 1901 ~ 1912) , 1ers rouleaux de film Box Kodak. Films techniques spéciaux aériens, militaires… | Excellente transparence, contraste exceptionnel, rendu doux et net | ⚠️ inflammable – auto-combustible quand il se dégrade |
| 1909–1990 env. Encore présent en stock ou en usage artisanal | Film acétate (safety) | Acétate de cellulose (triacétate) | 35 mm, 120, 127, 4×5″, etc. | Moins inflammable, facile à produire | Syndrome du vinaigre (acide acétique, gondolage), contamination possible aux autres films |
| 1955–aujourd’hui | Film polyester | Polyéthylène téréphtalate (PET – issu du pétrole) | Cinéma, 120, archives, plans-films | Ultra stable, indéchirable, très résistant à l’humidité | Pas de risques, très rigide, (trop pour certains usages), difficile à coller, moins souple que l’ancien acétate au niveau sensitif |
| 1990s–aujourd’hui | Supports hybrides spéciaux | Polyester avec couplages chimiques numériques | Systèmes numériques à film, microfilms | Utilisé pour l’archivage longue durée, support de duplication | Stable, pas utilisés en photo classique |
Le format 120 a été lancé par Kodak en 1901 pour les appareils photo Brownie No. 2. À cette époque, le seul support flexible disponible était le nitrate de cellulose (introduit vers 1889 pour le 35 mm par Eastman Kodak). Donc les premières bobines 120 (1901–vers 1912) ont probablement été fabriquées sur support nitrate, avant que l’acétate de cellulose (« safety film ») ne soit introduit pour les formats moyen format. Dès 1909, Kodak commence à produire du safety film (acétate) pour les formats non-cinéma, en priorité pour les formats destinés au grand public. Ainsi, les films 120 sur nitrate sont rares et ont rapidement disparu des circuits commerciaux.
Concernant le format 127, il a été lancé en 1912, donc très probablement directement en acétate car c’est un format grand public, qui a été de suite très populaire et le danger des films en nitrate était connu, l’acétate a été lancé quelques années plus tôt donc logiquement ils doivent tous être sur acétate. Aucun document officiel ne mentionne la commercialisation de film 127 en nitrate. Les historiens et conservateurs de collections photo (ex : George Eastman Museum, Image Permanence Institute) ne recensent que de l’acétate pour le format 127. Les tests d’identification sur des bobines très anciennes 127 ont toujours révélé de l’acétate, jamais du nitrate. Le format 620 a été créé en 1932, en acétate dès le départ.
Syndrome du vinaigre support acétate
Il concerne uniquement l’acétate de cellulose (“safety film”) quand il se dégrade. Il se manifeste par une odeur forte de vinaigre (acide acétique), la gélatine qui se rétracte, le film qui gondole, devient cassant, collant ou trouble. Il s’agit d’une auto-dégradation chimique lente, mais irréversible, très courante sur les pellicules photos et films cinéma des années 1950 à 1980. Le syndrome du vinaigre n’a rien à voir avec un mauvais lavage lors du développement. Il s’agit d’une dégradation chimique lente et naturelle du support en acétate de cellulose, qui se produit même si le film a été parfaitement traité. Une conservation en température élevée accélère l’hydrolyse du support, l’humidité relative > 60 % active la dégradation chimique, une contamination croisée d’autres films est possible, elle peut apparaitre au bout de 30 à 50 ans parfois moins dans de mauvaises conditions de stockage. Cette dégradation semble inévitable, elle est fortement ralentie par un bon stockage frais, sec, ventilé, films isolé des autres.
Ces chiffres proviennent de tests accélérés (source : Image Permanence Institute – Rochester).
| Température | Humidité relative | Apparition du syndrome du vinaigre |
|---|---|---|
| 20 °C (pièce normale) | 50–60 % | 20 à 50 ans |
| 15 °C | 40 % | 50 à 100 ans |
| ≤ 5 °C (congélation) | < 35 % | 200 à 500 ans estimés |
Conservation : T° et humidité constantes et basses, ventilation (évite l’accumulation de gaz acétique), isolation (films séparés les uns des autres), stockage à plat dans des pochettes sans acide. Détecter tôt l’odeur acide permet de sauver les photos par numérisation ou duplication avant la dégradation.
Chronologie de l’apparition du film polyester (PET)
| Date | Événements |
|---|---|
| 1947–1950 | Développement industriel du PET (polyéthylène téréphtalate), un plastique très résistant issu du pétrole. |
| Années 1950 | Premiers essais de films photographiques sur polyester, surtout pour usage scientifique, militaire ou microfilm. |
| Années 1970–1980 | Le polyester commence à être utilisé plus largement en cinéma professionnel et en archivage. |
| Années 1990–2000 | Devient la norme pour plans-films, films à usage professionnel, films de duplication et archives. |
Le film polyester a mis du temps pour s’imposer car trop rigide pour les premiers appareils photo à bobines (il avançait mal dans certains mécanismes). Il est difficile à coller (contrairement à l’acétate qu’on pouvait monter à la colle ou au solvant). Il a été utilisé d’abord dans des milieux exigeants (aérien, militaire, archives), puis généralisé. Le polyester est très stable, non inflammable, indéchirable, et prévu pour une archivabilité >500 ans.
Les formats photographiques courants
| Nom du format | Dimensions utilisés par les photos (Largeur × Hauteur) | Type | Remarques |
|---|---|---|---|
| 35 mm (largeur totale de la bande, marges comprises, dit 135 aussi numéro de type de film) | 24 × 36 mm (2,4 cm× 3,6 cm). Espace utile au centre de la bande sans les marges (rectangle horizontal) | Format 24X36 dit « full frame » | Film perforé, le plus répandu depuis les années 1930 |
| 120 (numéro de type de film) | 6cm × 6 cm, 6 × 4,5 cm, 6 × 7 cm, 6 X 9cm (variable dans la longueur selon l’appareil photo) | Moyen format | Film non perforé, rouleau avec papier protecteur, très populaire en photo pro |
| 127 (numéro de type de film) | 4 × 4 cm, 4 × 6,5 cm | Moyen-petit format | Utilisé dans les appareils compacts ancien |
| 4×5″ | 10 × 12,5 cm | Grand format | Utilisé avec chambre photographique, très haute qualité |
| Microfilm 16 mm | 16 mm (1,6 cm de large) | Archivage | Utilisé pour les documents, micrographie |
| Microfilm 35 mm | 35 mm (3,5 cm de large) | Archivage | Même largeur que le film photo 35 mm pour usage documentaire |
| Instamatic 126 | 28 × 28 mm | Petit format | Cartouche Kodak, photos carrées, très utilisé dans les années 60-70 |
| Disc film (nom de marque) | 8 × 10 mm | Ultra-petit format | Format circulaire lancé par Kodak dans les années 1980, avec peu de succés |
Identifier un support acétate et PET
Aujourd’hui, la majorité des films photo destinés au grand public ou à un usage classique (135, 120, 4×5) sont encore fabriqués sur acétate de cellulose de très bonne qualité car la fabrication de ce support est maîtrisée, (qualité différente de l’acétate des anciens films) et non sur PET (polyester).
Le PET (polyester) est plus rigide et plus résistant mécaniquement que l’acétate à épaisseur égale. Il est plus difficile à couper. On peut réduire légèrement l’épaisseur sans perdre en robustesse, ce qui est parfois fait pour les films professionnels ou cinématographiques. Tous les films argentiques 135 ou 120 n’ont pas la même épaisseur totale, ni le même type de support. Les bases en plastique nues sont souvent entre 90 et 130 microns d’épaisseur, auquel s’ajoutent les couches d’émulsion, de sous-couches et anti-halo.
Un support plus fin permet une économie de matière avec une réduction des coûts de fabrication et du poids. Une souplesse pour certains usages (appareils compacts, enroulement serré). C’est un choix techniques liés au processus industriel (rebranding, compatibilité avec certaines machines d’embobinage).
Tous les supports ne sont pas identiques, ce paramètre influence à la fois le prix, la praticité et la qualité de rendu selon l’équipement utilisé.
Expérience vécue films PET Santa Color 100 format 135 et Harman Phoenix 200 format 120
| Comportement | Explication |
|---|---|
| Très rigide | Typique du polyester. Ne se plie pas facilement, ne s’enroule pas après dev. |
| Découpe difficile, nette | Le PET résiste au ciseau, mais se coupe proprement une fois entamé. |
| Planéité parfaite | Excellente pour le scan (à plat ou tambour), aucun voilage. |
| Insertion très facile dans la spire | Glisse tout seul grâce à la rigidité et à la surface très régulière. |
| Grande résistance à l’usure | Pensé pour l’usage aérien initial (usage militaire ou industriel), très durable. |
Le PET est un polymère thermoplastique hautement cristallin, utilisé dans les domaines où une grande stabilité dimensionnelle, une résistance à l’humidité et une durabilité mécanique sont exigées (films pro, archivage, cinéma, etc.). L’acétate de cellulose est un polymère plus souple, moins dense, sensible à l’humidité et à la chaleur, ce qui le rend plus facile à manipuler mais moins stable dans le temps. L’acétate est facile à charger dans tous les appareils photo, même anciens ou fragiles. Le PET peut casser des spires, être trop rigide, poser des problèmes de tension dans les boîtiers motorisés.
L’acétate de cellulose, dérivé d’une matière première abondante (cellulose) et coût de l’équipement moins onéreux (machines) est généralement moins cher à fabriquer que le polyester (PET). Toutefois cela dépend du contexte industriel (matières premières, énergie), du traitement chimique nécessaire, de la destination du film (photo, cinéma, technique, médical), et des exigences de qualité (pureté, stabilité, précision).
Les fabricants peuvent ajuster la rigidité de l’acétate en jouant sur plusieurs paramètres lors de la production. L’acétate n’est pas un matériau uniforme, il peut être plus ou moins rigide selon sa formulation, son traitement, et son épaisseur. L’acétate peut être rigidifié via le type de cellulose utilisé (triacétate), l’épaisseur du support, les couches fonctionnelles appliquées. C’est ce que font les fabricants comme Kodak, Ilford, Fuji pour leurs films professionnels. C’est pourquoi il n’est pas toujours évident de les différencier.
| Supports | Coût matière brute | Coût de transformation | Rigidité | Usages typiques |
|---|---|---|---|---|
| Acétate | 💰 Faible | 💰 Faible | Souple | Films économiques, généralistes |
| Polyester (PET) | 💰💰 Plus élevé | 💰💰💰 Plus technique | Très rigide | Films pro, archivage, techniques |
| Nitrate (historique) | ❌ Plus fabriqué | ❌ Dangereux | Rigide | Films anciens uniquement |
En général les films « bon marché » (Kentmere, Fomapan, Rollei rebrandés…) sont sur support acétate. Inconvénients des supports fins : Tendance à s’enrouler fortement une fois exposés ou développés, moins bonne planéité dans les agrandisseurs ou scanners à plat. Ils sont plus fragile à la manipulation, surtout en chambre noire ou scan. Les films professionnels ou d’archivage sont sur polyester. Les producteurs comme Harman, Ilford, Kodak n’utilisent le PET que pour des usages spécifiques, où la stabilité ou la résistance sont plus importantes que le coût. Si un fabricant dispose déjà d’une ligne de production optimisée pour le polyester (ex. ORWO ou Agfa-Gevaert), le coût peut s’approcher de celui de l’acétate. À très faible épaisseur (film microfilm, documents industriels), le PET devient parfois plus rentable, car la résistance du matériau permet une longévité exceptionnelle avec peu de matière.
| Tests | Résultat attendu sur polyester (PET) | Résultat attendu sur acétate |
|---|---|---|
| Grattage à l’ongle ou cutter fin | Très difficile à rayer | Se raye facilement |
| Souplesse | Très rigide, se remet en forme | Se tord facilement, peut s’enrouler tout seul après développement |
| Transparence UV (à la lampe UV) | Souvent très transparent | Moins transparent |
| Flottabilité dans le triacétate d’éthyle | Coule | Flotte |
| Test de densité / coupe nette | Coupe nette mais difficile | Coupe facile, parfois un peu floue |
| Marquages (safety / nitrate / code usine) | Parfois indicatifs | Parfois absents |
Quelques exemples connus :
| Films | Support | Rigidité | Source/Confiance |
|---|---|---|---|
| Kentmere 100 / 400 | Acétate très fin | Très souple | Confirmé par Harman (forums + pratiques) |
| Kentmere Pan 200 | Acétate (non précisé mais très probable) pas de couche anti-halo apparemment | Souple | Par comparaison aux Rollei RPX 200 et comportement |
| Rollei Retro 80S / Infrared 400 | Polyester | Rigide | Confirmé (fiche technique Agfa/Rollei) |
| Ilford HP5 / FP4 / Delta | Acétate | Moyennement rigide | Confirmé (Ilford) |
| ADOX CMS 20 II | Polyester | Très rigide et fin | Confirmé (ADOX) |
| Films | Marque | Type de support | Remarques |
|---|---|---|---|
| Kodak Portra 160/400/800 | Kodak | Acétate (triacétate) | Support solide, excellente planéité, bonne tenue au scan |
| Kodak Gold 200 / Ultramax 400 | Kodak | Acétate | Souple, facile à charger, standard grand public |
| Kodak Tri-X 400 / T-Max 100/400 | Kodak | Acétate | Support pro robuste, bonne stabilité |
| Ilford HP5+, FP4+, Delta 100/400/3200 | Ilford | Acétate | Bon équilibre rigidité/souplesse, très fiable |
| Ilford Ortho Plus 80 | Ilford | Acétate | Comportement similaire aux autres Ilford |
| Fomapan 100 / 200 / 400 | Foma Bohemia | Acétate | Support souple, très économique, parfois difficile à scanner à plat |
| ADOX CHS 100 II | ADOX | Acétate | Support moderne, bonne planéité |
| ADOX CMS 20 II | ADOX | Polyester | Très rigide, très fin, difficile à charger dans certaines spires |
| ADOX HR-50 | ADOX | Polyester | Film technique reconditionné, très rigide |
| Rollei Retro 80S / Superpan 200 / Infrared 400 | Rollei (Agfa-Gevaert) | Polyester | Très rigides, difficile à couper et enrouler, excellente stabilité |
| Rollei RPX 100 / 400 / 25 | Rollei (Foma ou Kentmere selon version) | Acétate (probable) | Comportement variable selon le fabricant d’origine |
| ORWO Wolfen NP100 / UN54 | ORWO | Polyester | Support très rigide, film cinéma reconverti |
| Cinestill 50D / 400D / 800T | Cinestill (Kodak Vision3 déremjeté) | Acétate | Identique aux Vision3 Kodak, bon support |
| SantaColor 100 | Santa Film (film aérien Kodak reconditionné) | Polyester | Très rigide, plan très bien, usage pro technique initialement |
| CatLABS X Film 80 / 320 noir et blanc | CatLABS (origine Foma probable) | Acétate | Support souple, qualité variable |
| Lomography Color Negative 100/400/800 | Lomography (Kodak ou Ferrania) | Acétate | Assez souples, souvent rebrandés Kodak |
| Film Washi S / Z / F, etc. | Film Washi | Variable selon les lots | Support souvent polyester pour les films industriels |
| Revolog / Dubblefilm | Rebrand divers (Kodak, Fuji, Agfa) | Acétate | Film créatif, support dépend du film de base utilisé |
| Ilford XP2 Super 400 | Ilford | Acétate | Film chromogène N&B, support souple mais stable |
| Bergger Pancro 400 | Bergger | Acétate | Support classique mais légèrement plus épais que la moyenne |
Rollei
| Film Rollei | Fabricant réel | Support | Caractéristiques pratiques |
|---|---|---|---|
| Retro 80S | Agfa-Gevaert (Aviphot Pan 80) | Polyester (PET, mince) | Très fin, très stable, difficile à déchirer, plus “nerveux” au chargement. |
| Retro 400S | Agfa-Gevaert (Aviphot Pan 200/400) | Polyester (PET, mince) | Même profil que 80S, support mince et rigide, peut “glisser” dans la spire. |
| Superpan 200 | Agfa-Gevaert (Aviphot Pan 200) | Polyester | Identique → support rigide, grande stabilité. |
| Infrared 400 | Agfa-Gevaert (Aviphot IR) | Polyester | Idem, film proche IR, base mince et solide. |
| Ortho 25 | ORWO/Filmotec | Polyester | Film très fin grain, base polyester très résistante. |
| RPX 25 | Agfa-Gevaert (technique) | Polyester | Base mince, haute résolution. |
| RPX 100 | Harman/Ilford (Kentmere 100) | Acétate | Plus “confortable” à manipuler, souple, classique en labo. |
| RPX 400 | Harman/Ilford (Kentmere 400) | Acétate | Idem RPX 100, souple, facile dans les spires. |
| Retro 100 Tonal (APX stock) | Agfa-Gevaert | Acétate | Ancienne APX 100 → support photo classique. |
| Retro 400 Tonal (APX stock) | Agfa-Gevaert | Acétate | Ancienne APX 400 → souple et standard. |
| CN 200 (C-41) | Ferrania (ancien stock) | Acétate | Film couleur classique → facile au développement. |
| Digibase CR200 (diapo) | Agfa-Gevaert (Aviphot Chrome) | Polyester | Film inversible aérien, base mince et rigide. |
| Vario Chrome (édition limitée) | Agfa-Gevaert (prob.) | Polyester | Diapo couleur rare, support technique. |

| Marques | Films | Support | Remarques pratiques |
|---|---|---|---|
| Ilford / Harman | HP5+, FP4+, Delta 100/400/3200, Pan F, Kentmere 100/400, Ortho Plus | Acétate | Films souples, confortables au chargement, faciles à manipuler en labo. |
| Kodak | Tri-X 400, T-Max 100/400, Plus-X (ancien), Ektar 100 (C-41), Portra 160/400/800 (C-41), Gold, Ultramax, ColorPlus | Acétate | Films couleur et N&B classiques → confort de manipulation. Exception : certains films techniques (ex. Aerographic) sont polyester, mais pas les gammes photo grand public/pro. |
| Fujifilm | Acros II, Pro 400H (discontinuée), C200, Superia X-TRA 400, Velvia, Provia | Acétate | Tous les films photo Fuji → base souple. |
| Foma (République tchèque) | Fomapan 100/200/400, Retropan 320, Fomapan R100 (inversible N&B) | Acétate | Films économiques, souples, faciles au développement. |
| ADOX | CHS II 100, Silvermax 100, CMS 20 II, HR-50 | Acétate (sauf exceptions techniques) | Films modernes, généralement sur base souple. CMS 20 II a longtemps existé aussi sur polyester pour microfilm, mais la version photo est acétate. |
| ORWO / Filmotec | UN54, N75, DN21, Ortho 25 | Polyester | Films cinéma et techniques → souvent sur polyester, très solides mais rigides. |
| Rollei (Maco) | Retro 80S, 400S, Superpan 200, Infrared 400, Ortho 25, RPX 25, Digibase CR200 → Polyester ; RPX 100/400, Retro 100/400 Tonal, CN 200 → Acétate | Mélange selon l’origine (Agfa, Ilford, Ferrania, Orwo). | |
| Cinestill | 50D, 400D, 800T (issus de Kodak Vision3 sans remjet) | Acétate | Base cinéma Kodak → souple, classique. |
| ORWO Wolfen NC/TC (nouveaux films couleur) | NC500, NC400, TC400 | Polyester | Films couleur cinéma sur base polyester → très robustes mais parfois plus délicats à manipuler. |
Acétate = confort en labo, souple, facile à charger. → La norme pour la photo “grand public” (Kodak, Ilford, Fuji, Foma).
Polyester = stabilité dimensionnelle, solidité, durabilité → utilisé pour films techniques/aériens/cinéma, plus “rigide” à manipuler (Rollei, Orwo, certains Adox et films couleur cinéma comme ORWO NC500).
Autres sources
Pour les formats photos classiques voir ici : https://pratique.photo/format-120-135/
Sur la conservation des films : https://www.filmforever.org
https://www.cnc.fr/cinema/actualites/petit-lexique-du-cinema-de-patrimoine_1024498
| Institutions | Liens | Spécialité |
|---|---|---|
| National Film Preservation Foundation (NFPF) – USA | www.filmpreservation.org | Préservation des films historiques américains, y compris nitrate |
| Library of Congress (USA) – Packard Campus | www.loc.gov/programs/national-film-preservation-board | Recommandations officielles sur stockage, format, risques |
| Image Permanence Institute (IPI) | www.imagepermanenceinstitute.org | Études sur la dégradation des supports (syndrome du vinaigre, nitrate, etc.) |
| FIAF (International Federation of Film Archives) | www.fiafnet.org | Regroupe les grandes cinémathèques mondiales, documentation technique |
| British Film Institute (BFI) | www.bfi.org.uk | Articles de fond sur la restauration et le stockage, notamment du nitrate |
| Northeast Document Conservation Center (NEDCC) | www.nedcc.org | Guides techniques sur conservation de documents, pellicules et photos |
| Kodak Film Preservation | https://www.kodak.com/content/products-brochures/Film/Storage-and-Handling-of-Unprocessed-Film.pdf | Recommandations de stockage des films argentiques non exposés, en général. 13 °C ou moins en stockage court, – 18 °C recommandé si conservation (non utilisation) dépasse 6 mois. |
| https://www.kodak.com/en/motion/page/storage-and-handling-of-processed-nitrate-film/ | Stockage et manipulation des films nitrate |