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L’incroyable Vivian Maier

Un paradoxe entre l’anonymat absolu de sa vie et la puissance de ses réalisations, elle a photographié toute sa vie avec une grande exigence, sans jamais chercher la reconnaissance. Son œil très personnel a été capable de capturer l’instant, l’humanité, la rue… avec une finesse qui rivalise avec les plus grands photographes reconnus. Avec une question qui hante tout le récit voulait-elle que l’on voit un jour ses photos ?

Est-ce qu’elle photographiait pour elle seule, comme un journal intime ?
Est-ce qu’elle espérait secrètement qu’un jour quelqu’un tomberait sur son œuvre ?
Est-ce qu’elle refusait tout regard extérieur, par pudeur, par peur, par conviction, dans une pratique simplement compulsive ?

Ce que l’on sait… et ce que l’on ne saura jamais : Elle avait signé des contrats de pseudonymes à la poste pour rester discrète. Elle ne montrait pas ses photos, même à ses proches. Elle empilait des boîtes, des valises pleines de négatifs, comme un trésor enfoui ou un fardeau vital. Elle faisait parfois développer des tirages chez des professionnels, mais n’en parlait à personne. Cela pourrait indiquer une forme de méfiance, ou simplement un besoin de protéger sa bulle intérieure. Pourtant… sa photographie parle au monde entier aujourd’hui. C’est là tout le paradoxe.

La gourmandise de la découverte

Si ce n’était simplement que la gourmandise de la découverte. Une façon de sortir de son quotidien non pas pour « faire des photos », mais parce qu’il y a quelque chose à chercher, quelque chose à trouver, quelque chose qui nous attend peut-être et on ne sait pas quoi. On sort avec les yeux aux aguets, les yeux en éveil. Photographier dans cet état-là, c’est alors être en relation plus proche avec le monde, avec soi, avec ce qu’on ignore encore. C’est doux, c’est curieux, c’est tendre parfois. Il y a de la joie dans le regard, presque une forme d’enfance retrouvée. Cet élan, ce « but sans but », ce besoin de chercher même quand on ne sait pas ce qu’on cherche, c’est peut-être l’essence même d’une démarche artistique. Pas dans le sens « de l’art pour l’art », dans le sens humain, sincère, libre. Est-ce que c’était tout simplement cet élan intérieur ?

©Estate of Vivian Maier, Courtesy Maloof Collection and Howard Greenberg Gallery, New York.

Une photographe de l’ombre

Vivian Maier est née le 1er février 1926 à New York, dans une famille d’origine franco-austro-hongroise. Elle grandit entre les États-Unis et la France (notamment dans les Alpes-Maritimes). Son enfance est marquée par l’instabilité familiale : un père absent, une mère errante. Elle passe une partie de son enfance à Saint-Julien-en-Champsaur, un village de montagne des Hautes-Alpes, dans le sud-est de la France. Il se situe dans la vallée du Champsaur, au nord de Gap, dans un environnement de montagne rural et préservé à l’époque. C’est là que Vivian Maier a passé plusieurs années de son enfance, entre les années 1930 et 1940, après le départ de son père. Elle y a vécu avec sa mère et peut-être avec une amie photographe française (possiblement Jeanne Bertrand, bien que cela reste débattu). Ce passage en France a probablement eu un impact culturel fort sur elle : elle parlait un français avec un accent particulier, mélange de parisien et de patois local, elle gardera un lien affectif avec la France toute sa vie.

Dans les années 1950, elle revient aux États-Unis et s’installe à Chicago, où elle devient nounou. Elle exerce ce métier pendant plus de 40 ans, tout en photographiant sans relâche les rues, les gens, les scènes de la vie quotidienne. Une activité artistique secrète, profonde, jamais montrée.

Une oeuvre colossale cachée

Vivian Maier a laissé derrière elle :

  • Plus de 150 000 photos,
  • Des milliers de pellicules non développées,
  • Des films Super 8 et 16 mm,
  • Des enregistrements audio et des carnets.

Lors de la découverte de ses cartons en 2007, il y avait en effet environ 100 000 négatifs développés, parfois tirés en planches-contact, environ 30 000 négatifs couleur, dont une partie non développée. Plus de 2 000 pellicules (souvent au format 120 et des 35 mm) non développées.

Son sujet de prédilection : la rue, les gens, les instants fugaces. Sa manière de composer, d’attendre l’instant juste, son empathie silencieuse envers les marginaux, les enfants, les oubliés, fait d’elle une figure majeure de la photographie de rue, au même titre que Robert Frank ou Helen Levitt. Vivian Maier ne cherchait ni reconnaissance, ni publication. Elle conservait tout dans des valises, boîtes et cartons, entassés dans des garde-meubles.

2007 : un carton, un nom, une révélation

En 2007, un jeune agent immobilier de Chicago, John Maloof, achète pour 380 dollars un lot de cartons lors d’une vente aux enchères. Il espère y trouver des images pour illustrer un livre sur l’histoire locale. Il était passionné par l’histoire de son quartier. Il compilait un livre intitulé « Portage Park« , destiné à documenter l’histoire de ce secteur pour la collection « Images of America » (Arcadia Publishing). C’est dans ce contexte, en cherchant des images historiques pour illustrer son livre, qu’il a acheté le lot de négatifs dans une vente aux enchères en 2007 (contenu saisi dans un garde-meuble). Il découvre ainsi des milliers de négatifs. En les scannant, il comprend qu’il a découvert quelque chose d’immense. Le nom Vivian Maier apparaît sur quelques enveloppes. John Maloof cherche à en savoir plus. Mais ce nom est alors invisible sur internet. Ce n’est qu’en 2009 qu’il apprend qu’elle est décédée quelques mois auparavant, dans l’anonymat le plus complet, à l’âge de 83 ans.

Ainsi cette découverte est née d’un amour pour un quartier. Au départ, John Maloof ne cherchait pas du tout un trésor artistique. Il voulait simplement raconter l’histoire du quartier où il avait grandi : Portage Park, niché dans le vaste Northwest Side de Chicago. Attaché à ce bout de ville, à ses maisons tranquilles, à ses parcs familiers, il voulait en préserver la mémoire. Le Northwest Side n’est pas un quartier officiel, mais un ensemble de quartiers résidentiels du nord-ouest de Chicago, connus pour leur ambiance familiale, leur histoire locale forte et leur diversité ethnique avec un mélange historique d’immigrés européens (polonais, allemands, irlandais), dans une ambiance plus suburbaine que le centre-ville (Downtown). C’est ainsi, en voulant garder la mémoire du quartier en évolution, qu’il est tombé sur un univers bien plus vaste, celui de Vivian Maier, une femme qui, elle aussi, arpentait la ville, le regard à l’affût. Le quartier qu’il voulait raconter est devenu, le berceau d’une découverte formidable. Une simple quête de mémoire locale a ouvert la porte à la découverte d’une grande œuvre photographique.

Une montée fulgurante vers la reconnaissance

Ainsi John Maloof a commencé à publier les photos sur un blog. L’intérêt est immédiat. Les musées, les galeristes, les amateurs s’enthousiasment pour cette photographe inconnue au talent fulgurant. Il retrouve d’autres acheteurs des cartons de Vivian Maier (comme Ron Slattery et Jeffrey Goldstein) et rachète leurs lots. Il devient le principal détenteur de l’archive Vivian Maier. Après avoir découvert les photos et réalisé leur qualité incroyable, il s’est plongé dans l’archivage et l’étude de son œuvre, cela a changé sa trajectoire professionnelle. Il s’est même initié sérieusement à la photographie de rue, tout en devenant un collectionneur, conservateur d’archives photographiques, puis auteur, et réalisateur du documentaire Finding Vivian Maier en 2013.

Entre conte moderne et questions éthiques

L’histoire de Vivian Maier a tout du mythe moderne assez incroyable : une photographe solitaire, inconnue, dont le génie est découvert par hasard après sa mort. Mais cela soulève aussi des questions importantes :

  • Vivian Maier voulait-elle que ses photos soient diffusées ?
  • Peut-on exposer et vendre une oeuvre qu’elle avait gardée secrète ?
  • Qui a le droit moral ou légal de gérer son héritage artistique ?

En 2014, le comté de Cook (Chicago) bloque temporairement les droits sur son oeuvre jusqu’à l’identification d’un héritier légitime (un cousin lointain vivant en France). Mais John Maloof continue de gérer et promouvoir une grande partie du fonds. Une décision a été prise dans le cadre d’une procédure judiciaire visant à déterminer les ayants droit de Vivian Maier, décédée sans testament ni héritiers directs identifiés.​ Un cousin éloigné vivant en France, Sylvain Jaussaud, avait été initialement identifié comme un possible héritier. Selon le droit d’auteur américain, il faut une preuve formelle d’héritage, validée par un tribunal américain. Cela reste partiellement non tranché à ce jour. John Maloof, principal détenteur des archives, avait acquis les droits auprès de Sylvain Jaussaud pour 5 000 dollars. Cependant, cette transaction n’avait pas été validée par un tribunal américain compétent, ce qui a conduit à une remise en question de sa légitimité.

David C. Deal, avocat et ancien photographe, a mené des recherches généalogiques approfondies et a identifié un autre cousin français, Francis Baille, potentiellement plus proche parent de Vivian Maier. Cette découverte a complexifié davantage la situation juridique, car selon la loi américaine, les droits d’auteur sont distincts de la propriété physique des œuvres. Ces découvertes ont conduit à des litiges juridiques complexes concernant la propriété et les droits de reproduction de son œuvre photographique. En mai 2016, un accord a été conclu entre John Maloof et l’administrateur public du comté de Cook. Cet accord, approuvé par le tribunal, permet à Maloof de continuer à promouvoir et à exposer l’œuvre de Maier, tout en partageant les bénéfices avec la succession. Les détails précis de cet accord restent privés. Les droits d’auteur sur l’œuvre de Maier demeurent un sujet de débat juridique. En 2017, la succession de Vivian Maier a intenté une action en justice contre Jeffrey Goldstein, un autre collectionneur, pour violation des droits d’auteur, alléguant qu’il avait généré jusqu’à 500 000 dollars par an grâce à la vente non autorisée de tirages. Le tribunal fédéral du district nord de l’Illinois a rejeté la tentative de Goldstein de faire classer l’affaire, affirmant que la succession de Maier détenait les droits d’auteur sur les œuvres. Le tribunal a également émis une injonction temporaire interdisant à Goldstein de vendre ou de transférer des œuvres de Maier pendant la durée du litige. ​En décembre 2018, le Mpls Photo Center a réglé à l’amiable une poursuite pour violation des droits d’auteur intentée par la succession de Maier. Le centre avait organisé des expositions et vendu des tirages des œuvres sans autorisation. Les termes du règlement sont restés confidentiels. Actuellement les droits d’auteur sur l’œuvre de Vivian Maier sont détenus par sa succession, administrée par le comté de Cook. Cette situation illustre la complexité parfois de la question des droits d’auteur dans la diffusion d’oeuvres photographiques.

Une pratique « obsessionnelle » ?

Ce qui frappe, c’est à quel point la pratique de la photographie de Vivian Maier était coûteuse et désintéressée. La photographie argentique a toujours été une passion très onéreuse, elle semble y avoir consacré la majorité de ses revenus. Elle achetait ses pellicules en grande quantité, utilisait des boîtiers professionnels comme le Rolleiflex, Leica, et continuait même lorsqu’elle n’avait plus les moyens pour les faire développer. En effet des milliers de rouleaux sont ainsi restés non développés, parfois même non exposés (conservés neufs), stockés dans des boîtes. Pour elle, photographier semblait être un acte vital, plus important que le résultat. Une obsession pure, solitaire, non orientée vers la reconnaissance ni le partage. Dans les années 1950 à 1980, le coût d’une pellicule moyen format 120, plus le développement, était important, surtout pour quelqu’un au revenu modeste comme une nounou. Elle achetait ses films en grande quantité, parfois dans des boutiques professionnelles, parfois en soldes. Elle gardait les pellicules exposées mais non développées pendant des années, les entassant dans des boîtes, parfois étiquetées, parfois non. On estime qu’elle a probablement dépensé l’équivalent de plusieurs dizaines de milliers de dollars actuels uniquement en pellicules, papiers photo, appareils et accessoires, pour une pratique entièrement personnelle et silencieuse.

On cherche tout le temps des explications …

Pourquoi tant de pellicules non développées ? C’est une question qui fascine et interroge. Par manque de moyens : elle n’avait pas toujours l’argent pour faire développer ses films, surtout à partir des années 1980. Une volonté de garder le contrôle : certains pensent qu’elle n’aimait pas l’idée que quelqu’un voit ses images avant elle. Une accumulation obsessionnelle : la photo semble avoir été pour elle plus un acte qu’un objet fini. Un détachement progressif : dans ses dernières années, elle continuait à photographier mais n’ouvrait parfois même plus les boîtes de films achetées.

Le cerveau humain possède de grandes capacités pour trouver des explications pour trouver du sens et même pour se justifier. Cette tendance est tellement forte qu’elle s’active même en l’absence d’informations suffisantes : on comble les vides avec des hypothèses ou des constructions imaginaires. Cela permet de réduire l’incertitude (le cerveau détesterait l’ambiguïté), de maintenir une impression de contrôle sur le monde, de préserver une vision cohérente de soi et de son environnement. Ce mécanisme est important pour survivre, car un être humain incapable d’interpréter rapidement son environnement serait alors vulnérable. Le cerveau humain est habité d’un besoin profond, celui de comprendre et d’expliquer ce qu’il vit. Face à la complexité du monde, il tisse des récits, invente des causes, donne du sens aux événements, même lorsque les réponses sont incertaines. Ce besoin d’explication n’est pas un simple réflexe intellectuel, il est un besoin intérieur pour stabiliser notre perception, préserver notre équilibre émotionnel, et maintenir l’illusion rassurante d’un monde ordonné.

Quand on cherche des explications concernant l’activité de Vivian Maier, ce peut être tout simplement la gourmandise de la découverte. Une envie de sortir de son quotidien avec son appareil photo pour aller voir comment vivent les gens, comment sont les choses. Le plaisir de l’acte de déclencher, de composer, de choisir l’instant, de se concentrer sur la pratique photo en oubliant tous ses soucis. Comme d’autres vont courir, partent à la pêche, ou font de la randonnée. On peut même trouver du plaisir au simple bruit du déclenchement qui est comme une musique agréable. C’est très courant chez les passionnés de photographie, dans le sens où c’est l’acte, l’action, qui compte plus que le résultat. On peut même ressentir du plaisir simplement en regardant des appareil photos parce qu’on aime leur design, il y a ce truc qui nous procure de l’émotion. Voilà une réponse faire des photos pour l’émotion dans une démarche très personnelle, intime, avec à la limite le résultat final on s’en fiche un peu parce que l’on est dans l’immatériel, presque dans le spirituel. C’est le plaisir du moment, être dans l’instant présent, échapper aux tourments d’une sensibilité exacerbée, aux soucis de la vie à gérer, dépasser le mode gestion, en se laissant aller dans la pratique photographique comme une aération en concentrant toute son attention sur le regard, avec la mise en oeuvre du cadrage, de la composition, du choix du moment du déclenchement, avec ce sentiment d’avoir fait quelque chose d’harmonieux, de délicat, voilà on l’a dans sa tête ce moment d’évidence, on l’a fait, on a du plaisir, c’est du plaisir immédiat, comme une mission accomplie, c’est là dans la bobine, que ça y reste parfois, parce que ce n’est pas du tout un besoin à combler de manque de reconnaissance. Ce ne sont pas des photos trophées à montrer pour valoriser son égo, c’est autre chose, c’est un élan intérieur. C’est un acte d’amour.

Pratiquer la photographie comme un acte d’amour, c’est photographier avec respect, attention et générosité. C’est le sentiment d’offrir quelque chose, un regard, une présence, une trace d’un instant fragile, d’être, d’être là vivant, au milieu du vivant. On prend soin du sujet, même s’il est inanimé. On cherche à comprendre plutôt qu’à consommer visuellement. On photographie avec gratitude, conscient que ce moment ne se reproduira pas de manière identique. On essaie de rendre quelque chose de beau, de vrai, même dans l’imperfection. C’est une manière intense et pure de pratiquer, pas dans une quête de performance, pas dans la possession.

Quant au fait qui peut paraitre comme accumuler, c’est possiblement avoir les outils pour des projets futurs. C’est une projection pour ne pas manquer du moyen de faire. C’est une préparation intérieure, une projection créative. Avoir les outils à portée de main pour se donner la liberté future d’agir, de créer, de saisir un projet quand il viendra. Il s’agit de préparer cet élan, d’anticiper l’envie de faire, de répondre aux projets futurs avant même qu’ils ne se formulent pleinement. Ce n’est pas céder à une boulimie de choses, c’est se donner la possibilité d’agir sans entrave le jour venu en cultivant un atelier intérieur, discret, silencieux, prêt à accueillir le moment de l’inspiration. C’est avoir les outils pour le futur dans une projection rassurante programmée sans blocage matériel. C’est cultiver un potentiel.

Note de marché

Aujourd’hui, les tirages photographiques de Vivian Maier, réalisés à partir de ses négatifs après sa mort, sont vendus dans des galeries spécialisées ou aux enchères.

  • Prix des tirages posthumes officiels : généralement entre 2 500 et 6 500 euros, selon l’image, le format et l’édition.
  • Tirages originaux d’époque (faits par elle-même) : extrêmement rares et atteignant potentiellement des dizaines de milliers d’euros, bien qu’ils soient pratiquement introuvables.

La diffusion est gérée par des galeries reconnues (Howard Greenberg Gallery, Stephen Bulger Gallery, etc.), sous contrôle partiel de la succession de Vivian Maier.

Attention : il existe des reproductions non autorisées sur le marché. Pour un achat authentique, il est recommandé de passer par des canaux officiels.

Une icône de la photographie de rue

Maintenant Vivian Maier est considérée comme l’une des grandes figures de la photographie du XXème siècle. Son regard unique, sa composition instinctive, son attention aux invisibles, en font une référence majeure. Ses photos sont exposées dans le monde entier, de Paris à Tokyo, de Londres à New York. Son style inspire de nombreux photographes contemporains. Son mystère continue de fasciner. Elle est restée toute sa vie dans l’ombre, aujourd’hui, c’est la lumière de son œuvre qui parle pour elle, comme un hommage à sa constance dans sa pratique photographique.

autoportrait Vivian Maier

Cet auto-portait illustre le grand sens de la composition de Vivian Maier, avec l’usage du reflet avec une image fantomatique en arrière plan et l’intégration d’un passant dans le choix de l’instant du déclenchement qui ramène à la réalité; ainsi que l’utilisation du célèbre Rolleiflex, appareil photo au format 120, 6X6 très prisé à l’époque et encore de nos jours. Un travail plus que remarquable

Images mise à disposition dans un cadre d’analyse critique, courtesy of vivianmaier.com – Thanks to them. Photographies : ©Estate of Vivian Maier, Courtesy Maloof Collection and Howard Greenberg Gallery, New York.

Site officiel : vivianmaier.com – documentaire : Finding Vivian Maier (2013) – ouvrages : Street Photographer, The Color Work, Self-Portraits.