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Guide pellicules photo

Mise à jour régulière car il y a des nouveaux films, des nouvelles versions et des rembobinés qui apparaissent...

Ce guide présente les principales pellicules argentiques disponibles aujourd’hui en format 135 et 120, classées par noir et blanc et couleur, avec leurs caractéristiques détaillées à expérimenter soi-même car dans les rendus il y a une grande part de subjectivité liée aux goûts personnels et à la façon de scanner. Lister les pellicules disponibles c’est connaitre la palette des possibles en photographie argentique, c’est pourquoi il y a ce travail d’exploration avec une indication des pellicules les moins chères et les plus onéreuses. Le choix de pellicules dépend fortement des préférences esthétiques du photographe, des conditions de prise de vue et des sujets photographiés. Le choix d’un type de film argentique détermine grandement le rendu final des photos (les optiques utilisées entrent en compte). Aussi il est important de connaitre les caractéristiques de chaque film. Un scannage ensuite permet de modifier le rendu au niveau du contraste et des couleurs, mais en général si on fait de l’argentique c’est pour obtenir un rendu de type argentique.

Choisir une pellicule, c’est déjà faire un choix esthétique.

Concernant les prix, la tendance est globalement à la hausse. Les promos sont à veiller pour se faire un stock personnel quand il y a des opportunités. Ce qui est intéressant ce sont les films qui arrivent à date d’expiration notée et qui sont alors proposés à tarif + attractif. Il y a de la marge sur les dates, surtout pour les pellicules noir et blanc qui se conservent mieux dans la durée que les films couleur. Pour les films couleur matures il y a de la marge aussi, genre 5 ans généralement sans dommage. Le mieux au delà c’est de conserver les films au frigo pour usage dans l’année et au congélateur pour une conservation à plus long terme.

Pour un usage classique et sûr 📷✨ (par exemple pour une prestation professionnelle) privilégier en noir et blanc les Ilford, Kodak, Bergger, Rollei ; en couleur les Kodak, Fuji. Pour un rendu maîtrisé et professionnel, mieux vaut utiliser des films conçus directement pour la photographie professionnelle. Les autres sont plutôt pour des usages personnels, des rendus plus expérimentaux, artistiques et parfois disons plus spéciaux. Point d’attention : avec le retour d’un certain engouement pour l’argentique il y a des nouvelles marques avec des films inconnus qui apparaissent, parfois avec des prix exorbitants de type 16,90 € et bien +. Ce sont très souvent des films cinéma Kodak Vision3 car ils sont vendus en grandes bobines, que des revendeurs détaillent en pellicules photos, parfois en faisant retirer la couche anti-halo. Ils n’ont rien de nouveaux en réalité à part un joli emballage. Des fois on les achète parce que la boite est jolie quand on apprécie les jolies boîtes. D’une manière générale pour les films avec des noms inconnus la plupart sont soit des Kodak, soit des Orwo, soit un des autres fabricants connus (Harman, Adox …).

A chacun de trouver son coup de coeur pelliculistique 🧡 complétement subjectif (surtout les miens car j’apprécie les films à fort caractère). Le 😎 ce sont les films sympas, plutôt pour le printemps/été.

Concernant le rendu, le scannage compte beaucoup, par exemple la Kodak Color Plus 200 peut parfois sembler plus contrastée que la Gold si elle est scannée dans un labo avec un scanner qui accentue les contrastes, elle peut être plus saturée que la Gold, avec des tons plus rouges/orangés, et un côté légèrement plus « cru » dans certaines conditions d’éclairage, la Gold 200 est axée sur des tons chauds et dorés avec un contraste plus doux qui peut être influencé par le type de scan. Pour un rendu maîtrisé il y a l’option de scanner soit même. Concernant les films noir et blanc le type de révélateur et le temps dans le révélateur impactent très fortement le rendu. Pour les films couleurs aussi, si on prend quelques libertés avec le traitement standard. C’est la spécificité et le côté apprécié de l’argentique qui laisse la place à de l’expérimentation singulière, en mode réel, tangible. Il y a de quoi faire entre le mode de développement et le scannage on peut complétement changer le rendu d’une pellicule donnée. Ce qui est très intéressant c’est le mode hybride entre numérique et argentique en utilisant les avantages de ces deux outils combinés.

Sommaire

Comprendre les ISO pour bien choisir sa pellicule

La sensibilité ISO (International Organization for Standardization) indique la réactivité d’un film à la lumière. Plus la valeur ISO est élevée, plus la pellicule est sensible, ce qui permet de photographier dans des conditions lumineuses assez faibles. Les termes ISO et ASA (American Standards Association, ancienne norme américaine utilisée jusque dans les années 1980 reprise sous le terme ISO) désignent la sensibilité d’une pellicule à la lumière. Plus la valeur est élevée, plus le film est sensible (donc plus aisément utilisable en faible lumière). Les films plus sensibles ont généralement un grain plus visible. Entre 100 iso et 400 iso, il y a 2 diaphragmes d’écart, (chaque doublement d’ISO correspond à 1 diaphragme de f5,6 à f8 par exemple entre 100 iso et 200 iso pour la même luminosité). Il est aussi possible d’ajouter de la lumière, lampe, flash.

Voici quelques repères pour choisir :

ISOConditions de lumièreUsages conseillés
25–50Plein soleil, studioTirages fins, paysages lumineux, photos très détaillées
100–200Bonne lumière, extérieurPortraits, photo de rue, paysages
400Lumière variable, usage généralPolyvalence : intérieur, extérieur, nuages, actions
800–3200Basse lumière, scènes rapidesConcerts, scènes nocturnes, conditions de basse luminosité

Beaucoup de photographes utilisent la 400 ISO comme pellicule “passe-partout”, généraliste, car elle offre un bon compromis entre souplesse, grain raisonnable et adaptabilité aux différentes situations. En général il vaut mieux surexposer légèrement un film négatif (+ 1/2 à 1 IL) que de le sous-exposer, on dit aussi exposer le film pour les ombres afin d’avoir des détails dans les ombres, les négatifs gèrent bien les hautes lumières sans les brûler de manière abrupte comme en numérique.

Quant au choix entre noir et blanc ou couleur, c’est très subjectif, cela dépend du rendu souhaité, de l’intention et aussi de la facilité de développement si on veut se lancer à développer par soi-même..

Type de pelliculeAvantagesInconvénients
Noir et blanc– Rendu intemporel, expressif, fort contraste possible ou rendu doux- Facile à développer chez soi – Large choix de révélateurs et de possibilité de variations de rendus (look).– Moins réaliste si on recherche du réaliste – Moins adapté à la photo souvenir peut être.
Couleur négative (C-41)– Rendu classique argentique pour les scènes de vie, les souvenirs- Grande latitude d’exposition, souplesse. Offre variée de types de films en fonction du look souhaité – Compatible avec les labos modernes.– Développement plus difficile à faire à la maison mais faisable- coût élevé de certaines pellicules.
Diapositive (E-6)– Couleurs intenses, contraste, projection possible – Rendu direct spécifique en positif dès le développement selon le film choisi.– Peu de choix aujourd’hui – Demande une exposition précise – Développement spécialisé et films onéreux.

Choisir du noir et blanc si on veut expérimenter l’argentique « classique », travailler les contrastes et les textures, développer soi-même. Choisir de la couleur en film négatif pour des photos « vivantes », expressives, des photos souvenirs, familiales, pour numériser sans traitement complexe. Les films diapositives demandent de la maîtrise technique, ils ne sont pas conseillés quand on débute.

Quelle pellicule choisir ?

  • Où vais-je photographier ? (extérieur lumineux ou intérieur sombre ?) 400 iso pour la polyvalence – 200 iso si lumière est abondante.
  • Quel rendu je veux ? (noir et blanc, couleur saturé, doux, typé ancien) déterminer quel look on souhaite en fonction de son intention. Il existe différents films qui donnent d’emblée un rendu typé et d’autres qui demandent un important travail de post-traitement après scannage neutre ou pas, si la finalité est d’obtenir des photos numériques à partir d’un support argentique.
  • Est-ce que je débute ? alors film souple au niveau de l’exposition et polyvalent. Commencer par des pellicules pas trop onéreuses pour voir si l’expérience plait. En noir et blanc 200 iso ou 400 : Fomapan, Ketmere, Ilford HP5+. En couleur: Fuji C200, Kodak Color plus (200 iso), Kodak Ultramax 400 iso. Confier le film exposé à un labo et demander un développement + scan.
  • Si l’expérience a plu, creuser et approfondir avec différentes pellicules car il y a du choix et de vastes possibilités de rendu final à personnaliser soi-même en scannant et en intervenant sur le post-traitement. Si on s’ennuie, il y a de quoi faire …

Si on souhaite une liste des meilleures pellicules couleur et noir et blanc avec un rendu classique, plutôt neutre qui plait au + grand nombre : Films couleur (non diapositives) : Kodak Portra 160 (assez neutre, couleurs douces, contraste modéré, grain fin) ; Portra 400 (usage très polyvalent, excellente latitude d’exposition, ton chair bien rendu) ; Kodak Ektar 100 ( grain fin, couleurs saturés, donc moins neutre, rendu proche du numérique en scannant) ; Fujifilm Pro 400H (discontinuée, alternative avec un rendu + froid que Portra et + pastel). En noir et blanc : Ilford FP4 Plus (très neutre, contraste modéré, grain discret) ; Kodak T-Max 100 (grain très fin, rendu moderne neutre) ; Ilford Delta 100 (rendu fin, film équilibré assez neutre) ; Kentmere Pan 100 (économique, rendu neutre). Kodak T-Max 400 (possiblement la plus neutre des 400 ISO actuels avec grain fin, rendu moderne, peu de personnalité imposée). Ilford Delta 400 (très proche de la T-Max, rendu très légèrement plus doux).

Des photographes expérimentés reviennent vers des films neutres par moment, lorsqu’ils veulent évaluer un appareil, une optique ou simplement travailler leur regard. Pour juger le rendu d’une optique particulière, il est souvent plus pertinent d’utiliser une Portra 160 ou une T-Max 100 qu’une ORWO NC500 ou une Rollei 80S, sinon, on observe autant le caractère du film que celui de l’optique. C’est une des raisons pour lesquelles la combinaison Portra + T-Max est devenue une sorte de référence implicite chez beaucoup de photographes, ce ne sont pas forcément les films les plus excitants, toutefois ils laissent davantage s’exprimer le sujet, la lumière et l’objectif. Après si on est dans une recherche esthétique, ce ne sont pas forcément ces films que l’on choisit parce qu’aussi il est agréable de changer et de découvrir différentes pellicules avec des spécificités variées.

Concernant les films à fort caractère voir la liste car il y en a beaucoup.

Astuces : Avec les négatifs exposer pour les ombres, ne pas hésiter à sur exposer un peu, films négatifs : priorité aux ombres, les pellicules couleur ou noir et blanc ont généralement de la latitude dans les hautes lumières, moins de latitude dans les ombres. Si on sous-expose les ombres deviennent vite bouchées, le grain est + apparent, les détails disparaissent. Si on surexpose un peu (1 à 2 diaphs) les hautes lumières restent récupérables, les ombres restent riches, surtout aujourd’hui où principalement on scanne. En film positif (diapositives) la latitude d’exposition est faible, la mesure d’exposition doit être précise et sur les hautes lumières car elles brûlent vite, ne pas sur exposer les concernant.

En argentique il y a une phase de compréhension de comment réagit le film que l’on a choisi. C’est un peu comme si on changeait d’appareil photo à chaque fois que l’on change de type de pellicule. On a besoin de faire plusieurs fois du même film pour bien s’imprégner de son rendu et de ce que l’on peut en obtenir. Il faut expérimenter, ne pas se polariser sur un seul film, une seule fois, pour se faire une idée trop vite … Ces aspects concernent aussi bien la couleur que le noir et blanc. L’étape suivante c’est le développement où l’on peut aussi agir, et le scannage et le tirage sur papier et l’optique lors des prises de vues.. . Vaste univers. 🙂

Il s’agit de synthèses d’infos utilisateurs trouvées sur le net et parfois d’utilisation réelle personnelle quand il y a beaucoup de détails. Toutefois pas possible de tester tous les films n’étant pas sponsorisé haha …

📸 Pellicules Noir et Blanc

Il existe plusieurs types de films. des pellicules “directes” qui donnent un rendu typé immédiat avec peu de besoin de post- traitement, on peut dire des faciles et des films “matière” avec une base brute qui nécessitent une intervention personnalisée et ces derniers peuvent être jugés sévèrement sans approfondissement. En argentique il y a besoin de s’acharner, on n’a pas de suite au premier essai ce que l’on a en tête …

Fomapan 100 Classic

  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Grain modéré, contraste modéré, gamme de gris, rendu très doux.
  • Utilisation : Portraits, paysages, usage courant.
  • Prix : 💰 entre 5 € et 7€ selon les revendeurs.
  • Caractéristique notable : Une des pellicules noir et blanc les plus abordables du marché, à utiliser pour apprendre, pour tester un boiter, pour vérifier s’il n’a pas de fuites de lumière. Aussi si on apprécie un rendu de type « ancien », Elle supporte une sous-exposition de -2 IL et une surexposition de 1 IL pas +, ne pas trop surexposer ce film (Fabriquée en République Tchèque).

Conseil pratique : Pour les débutants souhaitant apprendre et expérimenter la photographie argentique à plus faible coût que les autres pellicules. On peut lui reprocher un rendu peu contrasté et un rendu trop doux avec une tendance du film à se tordre légèrement lors du séchage ce qui peut gêner lors de la numérisation. Il y a une astuce pour ceux qui développent eux-même qui est d’enrouler le film à l’envers sur la spire après le développement et de le laisser ainsi sécher. Pour les tirages il faut utiliser des filtres qui augmentent le contraste, pour ceux qui numérisent on peut pousser le contraste. Caractéristique notable : A voir (pas testée pour ma part), les exigeants en disent : donne des images « plates », “pas de punch dans les noirs”, “manque de profondeur dans les gris”. Mauvaise tenue au séchage, film qui gondole, « chiant » à scanner. Rendu « vieillot », mais pas dans le bon sens selon certains (sauf si on cherche ça). Dans cette marque selon eux il n’y a que la 200 qui est pas trop mal. Ces avis sont possiblement sévères, le mieux est d’expérimenter soi-même, en général les argenteux réguliers et passionnés sont exigeants aussi ça chambre pas mal (dans le noir), on ne peut pas demander à un film budget d’être aussi bon qu’un film pour les usages pros… Les films Foma sont à essayer si on apprécie un rendu « vintage ». En alternative sinon il y a les Kentmere. (pour moi : penser à la tester cette Fomapan 100 j’oublie tout le temps, faut la surdévelopper légèrement je pense, Microphen ou Rodinal ça va booster le punch. Possiblement qu’en la travaillant on peut en tirer du pas mal). Un utilisateur a eu des bons résultats en déveveloppant au D76 dilution 1:1 11 min à 20°C, agitation de départ 30 secondes, puis 10 secondes toutes les 30 secondes, ses photos ne sont pas grisouilles comme souvent, bonne condition de lumière aussi … La première réflexion c’est se dire c’est un film mou, je vais le tremper dans du Rodinal à 1+25 en augmentant le temps, ça va le réveiller, à tester. Après là on est en mode bourrin mais ça se tente. En plus subtil Berger Studional peut-être aussi ou D76 si on en a, après on ne veut pas acheter tous les révélateurs du marché non plus …

Fomapan Action 400

  • Sensibilité ISO : 400 affiché (certains utilisateurs disent obtenir des bons résultats à 200-250 iso)
  • Rendu : Grain présent, rendu mou suivant le temps de développement et le révélateur utilisé. Un rendu globalement rugueux, avec un grain peu structuré, qui donne une sensation ancienne, halation présente sur les hautes lumières, éclaircit les tons chairs (sensibilité au rouge), un côté intéressant si c’est ce que l’on recherche. Pas facile à décrire, souvent le rendu semble grisouille comme un peu voilée (halation), avec des valeurs de gris qui se mélangent. rendu un peu vieillot, rétro, pas très net, même si on n’aime pas les films qui donnent un rendu tranché, là ce n’est pas assez tranché (manque d’acutance donc on pense à le développer dans du Rodinal si on aime le punch avec du grain mais peut être pas le film pour ce type de rendu). Pas très à l’aise au poussage avec un rendu + contrasté, brut, quand il est poussé à 800 iso avec perte de détails dans les ombres, grain encore + visible avec encore moins de nuances de gris. Pour obtenir + de contraste le surexposer et augmenter le temps dans le révélateur. Pour un rendu “fort / artistique” expo zone 200–320iso ; Rodinal ou HC-110, temps de dev légèrement allongé.
  • Utilisation : à utiliser surtout quand on cherche un rendu ancien quasi de type vernaculaire, granuleux et un prix contenu. C’est un film à interpréter, ce n’est pas un film de restitution, il donne une base pour construire le rendu souhaité, pas forcément un film facile. Certains utilisateurs en sont contents et d’autres pas du tout (+ de gens satisfaits en format 120) … Film possiblement à apprivoiser pour trouver le révélateur, l’iso et le temps de développement pour que le rendu convienne à son attente, de toute façon il sera granuleux.
  • Prix : 💰

Caractéristique notable : Cette pellicule est disponible en formats 35 mm, 120 (moyen format) et plan-film (grand format), offrant une grande flexibilité aux photographes utilisant différents types d’appareils qui souhaitent s’initier à la photographie noir et blanc à prix contenu. Des critiques n’en disent pas du bien du style grain très visible, parfois désagréable en 35mm. Beaucoup moins fine que des HP5 ou Tri-X. Rendu inégal selon le révélateur, rendu qui peut être « boueux ». En fait les Fomapan 100 et 400 demandent à être bien développées (rendu très variable selon le révélateur utilisé) et scannées avec une grande attention (post-traitement nécessaire), usage qui va dépendre de son degré d’exigence et goût personnels. Il existe des révélateurs noir et blanc qui augmentent le contraste et interviennent sur le rendu du grain, donc à expérimenter. Testé et développé au Studional, en effet c’est un film mou avec un grain qui semble non optimisé, à post-traiter fortement, on dirait une ancienne pellicule, il faut essayer au Rodinal ce genre de film mou pour voir ce que ça donne. Le rendu est bien meilleur quand la scène est de base très contrastée en lumière abondante. test à approfondir car un seul film utilisé pour le moment. Le Fomapan 400 ne révèle pas immédiatement tout son potentiel. Il produit une base douce voire molle avec un grain chaotique, rendu qui peut paraître décevant au premier abord. En revanche, avec un post-traitement appuyé, il devient un matériau intéressant, capable de produire des photos au caractère marqué, atypique. Tellement que l’on a envie d’y revenir pour creuser et tenter d’en sortir quelque chose de différent car on est de prime abord dubitatif (c’est quoi ce rendu ^^). Vu sur des forums, à tenter : « Il faut savoir que malgré l’appellation 400, sa sensibilité est plus proche de 250 iso. Je l’expose systématiquement à cette sensibilité et la développe au temps préconisé pour 400 iso et les résultats sont bons, granuleux et contrasté (avec le rodinal en tout cas). » « très bon film si on sait l’exploiter ,je l’utilise dans du rodinal » (13 minutes au lieu de 11 avec du Rodinal à 1+ 50). « ce film se comporte mieux à ISO 200 qu’à ISO 400 ». Un gars satisfait en le surexposant et développé avec Ilfotec LC-29 dilué à 1+29. « Côté développement j’ai pas mal rallongé (+20%) ce qui était préconisé et ce n’est alors pas mou. » « exposé à 400 et développé à 1+25 durant 5’30 » à 20°C ». Un autre utilisateur régulier « Je trouve que Foma 400 est meilleure exposée à 200 iso, développement Rodinal/RO9 dilution 1+50 pendant 13 minutes convient ». Rodinal 1+50 et 13 minutes avec exposition à 200 iso ou 250 isos revient souvent pour éviter un rendu mou. La Fomapan 400 est un film qui réagit différemment au type de révélateur. D-76 / ID-11 → rendu doux ; Rodinal et sur exposition → grain marqué, rendu nerveux. XTOL → grain plus fin, sensibilité apparemment plus proche de 400 iso avec. Stand development → effets parfois surprenants dans le bon sens … C’est un film qui a du caractère, quand on trouve le bon combo iso et révélateur, certaines photos ont une présence un peu rugueuse, presque vernaculaire, qui colle bien à des sujets de traces du passé, d’objets anciens ou de paysages hivernaux. C’est peut-être pour cela qu’il a des fidèles malgré toutes les critiques que l’on peut lire. L’intérêt des Fomapan c’est qu’ils ont du caractère.

Fomapan 400 avec post-traitement appuyé (Capture One pro)

Fomapan 200 Creative

  • Sensibilité ISO : 200 et + (souple)
  • Rendu : Grain fin, contraste modéré (sauf en augmentant le temps dans le révélateur pour + de punch), bonne résolution avec une large gamme de demi-teintes, un peu moins que les Ilford Delta et que les Kodak T-Max toutefois.
  • Utilisation : Adapté à une variété de conditions d’éclairage pour la photographie générale, dont les heures à la lumière dure, les portraits, les paysages et les scènes nécessitant une finesse de détail.
  • Prix : 💰
  • Caractéristique notable : (testé) Seul film chez Foma, à grain tabulaire moderne, bien pour les appareils sans cellule car grâce à sa latitude d’exposition, la Fomapan 200 permet des expositions dans une plage de sensibilités allant de ISO 100 à 800 iso. Il supporte très bien un sur-développement même énergique, qui fait monter le contraste pour ceux qui apprécient un rendu très contrasté. Disponible en formats 35 mm, 120 (moyen format) et plans-films (grand format), offrant une grande flexibilité aux photographes utilisant différents types d’appareils. Cela peut être un bon compromis entre prix, finesse et latitude d’exposition. La limite des films Foma c’est qu’il a été constaté que parfois (souvent ?) il y a des soucis de qualité dans le couchage de l’émulsion se caractérisant sur le négatif par des tâches noires (détachement ou manque d’émulsion et des rayures. Un suivi du contrôle qualité pas toujours très rigoureux et une fragilité, ce qui peut aussi expliquer un prix de vente plus abordable que d’autres fournisseurs). Cela semble davantage toucher les formats 120 que 135. La pellicule est un peu plus fine et souple, ce qui peut la rendre plus vulnérable au frottement ou à des guides mal alignés dans les appareils. Certains laboratoires ou scanneurs peu précautionneux peuvent aggraver le problème. Des forums comme Photrio, Reddit ou 35mmc recensent plusieurs témoignages allant dans ce sens depuis plusieurs années. Certains utilisateurs expérimentés recommandent de ne pas utiliser les films Foma pour des projets critiques ou professionnels (commandes, mariages, portraits payants, travaux artistiques uniques) surtout en format 120, mais les trouvent très utiles pour tester, expérimenter, ou enseigner.(Ce problème effectivement constaté aussi sur un film 120 de Creative 200, en ayant pourtant pris soin du développement, présence de tâches noires_défaut d’émulsion, un seul film acheté et le défaut, après les tâches peuvent s’enlever par post-traitement quand on numérise mais… oups ! ).
Tâches noires sur Fomapan 200 en format 120

BERGGER Pancro 400 🧡

  • Sensibilité ISO : 400 (modulable de 160 à 1600 iso)
  • Rendu : Grain classique présent, rendu de type anciennes pellicules, belle gamme de gris, avec une bonne séparation des tons clairs, rendu doux qui peut manquer de contraste selon le type de développement. Toutefois les films doux gardent les détails, le contraste peut se remonter lors du tirage et du scannage.
  • Utilisation : usage général quand on recherche un rendu noir et blanc classique avec une large gamme de gris et que l’on désire changer des pellicules habituelles Kodak et Ilford …
  • Prix : 💰💰
  • Lieu de fabrication : Allemagne, conception française par Bergger situé en Limousin.
  • Caractéristique notable : (testée) Pellicule de qualité qui produit de bons résultats sur une plage d’exposition allant de 160 à 1600 ISO, ce qui la rend adaptée à une variété de situations, de la photographie en faible luminosité aux scènes bien éclairées. Le grain devient visible en cas de sous-exposition. A exposer à 320 iso si on la développe soit même avec le monobain Bergger One. Elle est composée de deux émulsions à base de bromure d’argent et de iodure d’argent qui diffèrent l’une de l’autre par la taille de leur grain. Ceci permet au film d’atteindre une large latitude d’exposition et de moduler le grain en fonction du révélateur utilisé, du fin au très prononcé. Pellicule qui a un rendu particulier, peu contrasté par défaut pour garder le maximum de détails et qui ne brûle pas les hautes lumière. Elle demande quelques expérimentations au niveau du développement afin d’en tirer tout le potentiel car ce film réagit différemment selon les produits employés (effectuer un bain de prélavage de 5 minutes avant le développement). Bien développé ce film montre une très large gamme de tons moyens, ainsi que de la richesse en noir dense qui gardent du détail et en blanc pur, ce qui est inhabituel dans les films de 400 iso. Sa richesse tonale et en détails en fait un excellent choix pour le portrait et la photographie expérimentale. De bons résultats ont été obtenus avec le révélateur ADOX Atomal 49. Peut se développer avec le momobain Bergger One qui conjugue révélateur et fixateur dans un unique produit (fabriqué en France). Pour des conseils sur le développement et des exemples de photos avec cette pellicule, consulter le site de BERGGER. A noter, C’est un film plaisant à développer soi-même en format 120 avec un papier cache du film de qualité ainsi qu’un support d’émulsion rigide qui ne vrille pas (couche anti-tuilage), ce qui le rend facile à insérer dans la spire et à scanner. Il peut-être utilisé à 800 ou 1600 iso, selon le fabricant, dans ce cas le développer dans du Bergger Berspeed pour conserver du détail dans les ombres. Pour obtenir un grain fin exposer le film à 160 ou 200 ISO et le développer dans du Bergger Superfine. Pour un grain natif et la praticité du développement on peut utiliser le monobain Bergger One, c’est 10 minutes entre 20 et 25 degrés. Le litre de produit qui mélange révélateur et fixateur peut développer 20 films, après le dizième il faut augmenter le temps à 12 minutes jusqu’au 15ème et ensuite passer à 14 minutes pour les derniers. A priori augmenter le temps de développement avec ce monobain pour obtenir plus de contraste ne sert à rien car au bout de 10 minutes le film est fixé et ne peut plus bénéficier du boost temps révélateur (une affaire de ph qui déclenche la fixation). Le monobain fonctionne avec une large gamme de pellicule noir et blanc Ilford HP5 Plus, Kodak Tri-X 400, Ilford FP4, Fomapan 400, si on souhaite un développement facile, avec toutefois peu de contrôle sur le contraste, donne un contraste moyen, pas gênant si on scanne. Moins conseillé pour les Kodak T-Max (100 / 400), Ilford Delta (100 / 400), Rollei Superpan 200, Fomapan, il fonctionne mais il lisse le rendu. À éviter avec les films qui demandent un révélateur spécifique comme lford Pan F Plus, Adox HR-50 et CMS 20, Rollei Retro 80S, les films infrarouges ou très techniques, pour éviter une perte de caractère. Voir le Bergger ONE comme un outil facile quand on est pressé, quand on souhaite intervenir sur le rendu au niveau du scannage uniquement sans approfondir les actions des différents type de révélateurs. On en parle ici : https://pratique.photo/la-quete-du-grain/

Ilford HP5 Plus 📷✨

  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Grain présent et apprécié par sa forme classique, contraste moyen, grande latitude d’exposition.
  • Utilisation : Photographie de rue, documentaire, portrait, reportage.
  • Prix : 💰 💰 entre 7€ et 10€ selon les revendeurs
  • Caractéristique notable : (testée) Alternative à la Kodak Tri-X, plus abordable, film reconnu et apprécié pour sa large latitude d’exposition qui le rend adapté à une variété de situations, y compris les scènes à contraste élevé. Devenu un film classique et fiable classé dans la catégorie des pellicules professionnelles.
  • Conseil pratique : Bien pour les scènes de rue dynamiques, les reportages, les ambiances contrastées. Moins coûteuse que la Tri-X pour ceux qui déclenchent beaucoup, (à comparer à la Rollei 400 pour ceux qui ne l’ont pas essayé et à la Kentmere Pan 400 qui elles donnent un contraste plus faible, offrant une gamme de gris étendue mais des noirs moins profonds et des blancs moins éclatants avec un grain plus apparent et une netteté légèrement inférieure à la HP5. Ce rendu peut être perçu comme « plat » par certains photographes, toutefois il offre une grande flexibilité en post-traitement)… La Ilford HP5+ est reconnue pour son contraste avec des noirs profonds et des blancs lumineux, tout en conservant une riche gamme de tons moyens. Ce rendu dynamique est apprécié pour sa polyvalence. Elle Peut être poussée à 800 ou 1600 ISO pour des photos très contrastées ou dramatiques.

AGFA APX 400

  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Noir et blanc avec un grain classique, contraste franc.
  • Utilisation : Photographie de rue, reportage, scènes d’action, conditions de faible luminosité.
  • Prix : 💰
  • Caractéristique notable : Polyvalente, adaptée à une large gamme de sujets et de conditions d’éclairage. Bien que portant le nom Agfa, cette pellicule est fabriquée par un tiers depuis la cessation de la production originale par Agfa. Certains rapports suggèrent qu’elle pourrait partager des similitudes avec la Kentmere Pan 400, mais cela reste sujet à discussion.
  • Conseil pratique : Pour les situations nécessitant une sensibilité élevée, comme les scènes d’action ou les environnements à faible luminosité. Pour augmenter le contraste, envisager de prolonger légèrement le temps de développement. Cette pellicule tolère bien le développement poussé, ce qui permet de l’utiliser à des sensibilités plus élevées, si nécessaire. Elle est appréciée pour sa flexibilité, son grain relativement modéré et son contraste moyen à franc ce qui en fait un choix particulier pour les photographes recherchant une esthétique peu contrastée en noir et blanc, qui ressemble très fortement au film Kentmere de chez Harman …

Kentmere Pan 100

  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Noir et blanc classique, grain cubique fin, contraste modéré, tonalités équilibrées.
  • Utilisation : Tout usage en lumière abondante. Film à exposer pour les ombres pour avoir du détail.
  • Prix : 💰
  • Caractéristique notable : Film d’entrée de gamme fabriqué par Harman Technology. Rendu moins raffinée et moins riche en nuances que la FP4+ ; plus régulière et souvent plus facile à exploiter que la Fomapan 100 ; choix pour du volume, des essais, des appareils anciens ou des projets où le coût compte. C’est un film qui n’impressionne pas au premier abord,des photographes finissent par l’apprécier parce qu’il est stable, prévisible et relativement peu coûteux. Un film tranquille qui peut manquer de caractère pour ceux qui apprécient le caractère, il peut sembler pas assez punchy… Film qui peut paraitre trop sage. Les blancs ne « claquent » pas naturellement. La séparation des tons clairs est très douce. Le contraste global est modéré. Le grain est discret mais sans le côté très organique que certains apprécient sur d’autres films. Fomapan 100 Classic a un rendu brut et nerveux. Ilford FP4 Plus offre des hautes lumières riches et une richesse tonale supérieure. ADOX CHS 100 II donne un côté + ancien et + expressif. Rollei Retro 80S produit des blancs lumineux et une micro-structure très particulière.

Kentmere Pan 400

  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Noir et blanc avec un grain relativement modéré, contraste moyen à franc, bonne gamme tonale.
  • Utilisation : Photographie de rue, reportage, scènes d’action, conditions de faible luminosité.
  • Prix : 💰
  • Caractéristique notable : Bonne latitude d’exposition, bien pour les débutants et les photographes revenant à l’argentique. Elle est positionnée comme une pellicule économique. Elle offre un bon rapport qualité-prix pour des projets nécessitant de grandes quantités de film. Moins de latitude d’exposition que la HP5+ qui a un rendu un peu différent, la différence se voit surtout dans la structure du grain et les transitions tonales. La HP5+ donne souvent une impression plus « crémeuse », plus riche dans les demi-teintes, quelque part + douce avec un aspect un peu moins rugueux.
  • Conseil pratique : Cette pellicule est polyvalente et convient à une variété de situations photographiques. Sa large latitude d’exposition permet de capturer des photos de qualité même en conditions d’éclairage difficiles. Elle est particulièrement recommandée pour les débutants en photographie argentique en raison de sa tolérance aux erreurs d’exposition. Cette pellicule tolère bien le développement poussé, ce qui permet de l’utiliser à des sensibilités plus élevées, si nécessaire ou si l’on préfère un contraste plus fort dans ce cas prolonger la durée de développement. La Kentmere Pan 400 est fabriquée par Harman Technology, la même entreprise qui produit les films Ilford noir et blanc, garantissant ainsi une qualité de fabrication reconnue dans ce domaine. Pour des projets nécessitant une pellicule économique avec un rendu assez doux et peu contrasté, la Kentmere Pan 400 est une option solide. Pour des travaux exigeant une qualité d’image supérieure, une meilleure netteté et une plus grande flexibilité en termes d’exposition, l’Ilford HP5 Plus est recommandée.

Kentmere Pan 200

  • Sensibilité ISO : 200
  • Rendu : Noir et blanc classique, grain cubique traditionnel, contraste équilibré, assez neutre, les gris moyens ne sont pas toujours très riches selon le révélateur utilisé.
  • Utilisation : Polyvalente, rue, paysage, voyage, portrait, photographie quotidienne en lumière plutôt abondante. Gamme économique dans la marque Ilford.
  • Prix : 💰💰
  • Caractéristique notable : Nouvelle émulsion fabriquée par Harman Technology, offrant une alternative dans la gamme économique entre les Kentmere 100 et 400. Développement compatible avec la plupart des révélateurs courants. Un « film du quotidien » équilibré, classique, facile à scanner, là où la Fomapan 200 conserve un caractère plus atypique et parfois imprévisible. Lui il n’a pas un caractère marqué, pas un rendu distinctif. Les amateurs de films au caractère affirmé lui préféreront souvent d’autres émulsions plus typée.

Kodak Tri-X 400 📷✨

  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Contraste élevé, grain présent au rendu classique, grande latitude d’exposition.
  • Utilisation : Portraits, reportage, documentaire, photographie de rue.
  • Prix : 💰💰…💰 (prix élastique en fonction des revendeurs et de la politique tarifaire de Kodak Alaris… 11€ à beaucoup + par moment)
  • Caractéristique notable : Célèbre car utilisée par les grands photographes connus du passé, pour son rendu intemporel et sa polyvalence, appréciée pour son esthétique et pour son grain typique de l’argentique. Pellicule qui offre un contraste marqué, avec des noirs profonds et des blancs éclatants, tout en conservant une riche gamme de gris. Les tons moyens sont particulièrement bien rendus, contribuant à une dimension supplémentaires dans les photos avec une profondeur tonale riche. C’est un très bon film 400 iso classique qui a été optimisé dans sa dernière version pour le scannage.

Conseil pratique : Conseillée pour le style documentaire et le reportage social. Peut être poussée à 1600 iso pour des scènes en basse lumière avec un grain expressif et jusqu’à 3200iso avec un grain marqué. A acheter quand on la trouve à un tarif raisonnable ou si on l’apprécie particulièrement, sinon se tourner vers des alternatives plus abordables (HP5+, Rollei 400).

Ilford Delta 100 📷✨

  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Grain fin (technologie T-grain) , rendu détaillé, contraste modéré.
  • Utilisation : Portraits, paysages, architecture.
  • Prix : 💰💰
  • Caractéristique notable : Pour les travaux nécessitant une grande finesse et une bonne résolution – netteté.

Conseil pratique : A utiliser spécialement pour les portraits, l ‘architecture, les photos de produits, de détails et les paysages, un filtre rouge renforcera les contrastes dans le ciel.

Ilford Delta 400 📷✨

  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Combinaison de finesse de grain et de netteté, grâce à la technologie d’émulsion Core-Shell™ (T-grain) pour des photos avec de la profondeur des détails tout en conservant une large gamme tonale, contraste plutôt élevé.
  • Utilisation : Polyvalente, reportages, pour une variété de genres photographiques, y compris le portrait, le paysage et la photographie de rue. Sa sensibilité ISO 400 permet des vitesses d’obturation rapides, ce qui est avantageux dans des conditions de faible luminosité ou pour capturer des sujets en mouvement tout en ayant un grain modéré. Large plage d’exposition, de ISO 200 à 1600.
  • Prix : 💰💰

Caractéristique notable : Comparée à d’autres films de sensibilité similaire, il se distingue par une résolution supérieure, une meilleure netteté avec un grain moderne tabulaire différent du look plus classique et granuleux des Tri-X, HP5, Bergger… Il est très proche du rendu de la Kodak T-max 400.

Ilford Delta 3200

  • Sensibilité ISO : 1000 – 3200 (souple)
  • Rendu : Structure de grain relativement modéré vu la sensibilité, avec une large gamme tonale, pour des photos détaillées même dans des conditions de faible luminosité. Grain tabulaire T-Grain.
  • Utilisation : Pour la photographie d’action rapide et en basse lumière, y compris les prises de vue nocturnes, les concerts, les événements sportifs, les applications architecturales en intérieur où l’utilisation du flash est interdite.
  • Prix : 💰💰

Caractéristiques : Bien que sa sensibilité nominale soit de 1000 ISO, la Delta 3200 est conçue pour être exposée à 3200 ISO avec un développement prolongé. Elle possède une large latitude d’exposition, permettant des prises de vue de 400 à 25 000 ISO avec des ajustements appropriés du développement. Le grain devient plus apparent lorsque la pellicule est exposée à des sensibilités élevées et lorsqu’elle est poussée au développement.

Ilford PAN F PLUS 35mm

  • Sensibilité ISO : 50
  • Rendu : Grain extrêmement fin mais présent, contraste marqué, noirs profonds, blancs bien présents, micro-contraste élevé avec un rendu très “net”, peut devenir assez dur si mal exposé, image précise, presque “tranchante” tout en gardant le caractère argentique.
  • Utilisation : Lumière abondante (soleil, extérieur, studio), paysage détaillé, architecture, nature morte, portrait en lumière contrôlée. Moins adapté à basse lumière, scènes rapides, reportage improvisé.
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristiques : Latitude d’exposition faible, demande une exposition précise, rendu très net et fin, réagit fortement au type de révélateur utilisé, peut changer de caractère selon le développement (intéressant en approche expérimentale). Film non identique à l’ADOX HR-50 car il reste de base un film “classique” argentique, expressif, alors que l’ADOX est un film technique à haute résolution qui peut paraitre + froid et + lisse.

Kodak T-Max P3200 – Ektapan P3200 🧡

  • Sensibilité ISO : 800 – 3200 bien que commercialisée avec une sensibilité nominale de 3200 ISO, cette pellicule est conçue pour être exposée à des indices variant de 800 à 1000 ISO. Elle offre une grande latitude d’exposition, permettant des sensibilités effectives allant de 400 à 25 000 ISO grâce au développement poussé.
  • Rendu : Grain prononcé caractéristique des pellicules à haute sensibilité. Ce grain apporte une texture distinctive, appréciée dans les contextes de faible luminosité ou pour des effets artistiques. Le contraste est généralement élevé, offrant des noirs profonds et des blancs éclatants.
  • Utilisation : Pour la photographie en conditions de faible éclairage, telles que les concerts, les scènes de rue nocturnes, les événements en intérieur sans flash. Sa haute sensibilité permet des vitesses d’obturation rapides, réduisant le risque de flou de mouvement pour des sujets rapides, comme le sport par exemple, elle est adaptée aux situations nécessitant une grande profondeur de champ tout en maintenant des vitesses d’obturation suffisantes (utilisation de longs téléobjectifs).
  • Prix : 💰💰💰

Caractéristique notable : La pellicule utilise la technologie d’émulsion T-Grain de Kodak, offrant une structure de grain plus fine que celle des autres films noir et blanc haute vitesse à grain cubique. Cette caractéristique améliore la netteté et la résolution, même à des sensibilités élevées tout en bénéficiant d’un rendu granuleux assez esthétique, selon les goûts.

Ilford FP4 Plus 😎

  • Sensibilité ISO : 125 avec grain cubique traditionnel.
  • Rendu : Grain fin, très bonne netteté, contraste moyen, rendu plutôt doux de base.
  • Utilisation : Pour la photographie en extérieur par bonne luminosité, les portraits, les paysages et l’architecture. Convient également pour la photographie de mode et de produits.
  • Prix : 💰💰

Caractéristique notable : Grande latitude d’exposition, permettant des résultats exploitables même en cas de surexposition ou de sous-exposition jusqu’à 2 diaphragmes. film “historique” haut de gamme en grain cubique à la fabrication très maîtrisé, production exigeante, contrôle qualité strict, recherche historique derrière, film “signature” chez Ilford, un classique dans les 100 iso.

Ilford Pan 100

  • Sensibilité ISO : 100, gamme économique
  • Rendu : Grain cubique fin, assez bonne netteté des détails.
  • Utilisation : Pour la photographie en extérieur par bonne luminosité nécessitant une grande précision des détails, les paysages, l’architecture, les portraits, les produits ou le studio. version économique de la FP4 avec une émulsion + simple et moins onéreuse à fabriquer. Dans les gammes présentées comme des versions économiques les cristaux d’halogénures d’argent sont moins optimisés avec une réponse plus directe, donnant un contraste plus brut avec moins de subtilité.
  • Prix : 💰

Caractéristique notable : Film qui est surtout vendu sur certains marchés. Comparé à la FP4 Plus, l’Ilford Pan 100 a une latitude d’exposition plus faible. Certains remarquent un grain moins subtil qu’avec la FP4Plus, un contraste moins raffiné avec moins de profondeur dans les gris. Des utilisateurs suggèrent qu’il s’agit d’une base FP4 avec moins d’argent dans l’émulsion.

Ilford Pan 400

  • Sensibilité ISO : 400 gamme économique
  • Rendu : Grain moyen, bon contraste, netteté correcte.
  • Utilisation : Polyvalente, adaptée à une variété de situations, y compris la photographie en faible luminosité, le reportage et la photographie de rue. version entrée de marché en 400 iso.
  • Prix :💰
  • Caractéristique notable : Large latitude d’exposition, de 1,5 stop en sous-exposition jusqu’à 5 stops en surexposition, la rend fiable dans des conditions d’éclairage difficiles. Comparé à la HP5 Plus, la Pan 400 est considérée comme une alternative économique, certains photographes notent que le Pan 400 présente un grain plus prononcé que la HP5 Plus et moins de profondeur dans les noirs et les blancs avec un rendu + brut. Des utilisateurs suggèrent qu’il s’agit d’une base HP5 avec moins d’argent dans l’émulsion.

Ilford XP2 Super

  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Noir et blanc avec grain très fin, large latitude d’exposition, contrastes modérés.
  • Utilisation : Usage général, portraits, photographie de rue, situations à éclairage variable.
  • Prix : 💰💰
  • Caractéristique notable : Pellicule chromogénique (film couleur sans les couleurs) se développant avec le procédé couleur C41. Peut être exposée à 200 iso pour une grande finesse de grain avec des utilisateurs satisfaits de la gamme de gris et du contraste en la surexposant.

Conseil pratique : Pour ceux qui souhaitent la commodité du développement C41 (laboratoires standard utilisant le procédé C41, généralement réservé aux films couleur) tout en obtenant des photos en noir et blanc. Sa large latitude d’exposition permet de l’utiliser dans diverses conditions lumineuses, offrant flexibilité et facilité d’utilisation. Peut être utilisé comme 1ère découverte du noir et blanc en argentique grâce à sa souplesse d’exposition. Toutefois, ce film ne permet pas les ajustements personnalisés du développement noir et blanc classique pour les passionnés et adeptes du noir et blanc qui apprécient de peaufiner leurs recettes aux petits oignons en fonction du niveau de contraste, d’acutance et de visibilité du grain souhaités. Il n’offre pas le même rendu avec le caractère typique du noir et blanc traditionnel. Ce n’est pas un film noir et blanc argentique classique aussi le caractère argentique des photos est moins flagrant, le procédé de développement C41 supprimant énormément de grains d’argent car le travail est fait par les couches chromogéniques.

Adox HR-50 (et Leica Neopan 50 =)

  • Sensibilité nominale : ISO 50
  • Formats disponibles : 35 mm (135)
  • Fabricant : ADOX (Allemagne) – Film basé sur une émulsion scientifique (origine : Agfa Aviphot 80)
  • Prix : 💰💰 (Adox 7€ environ) et 💰💰💰💰 (Leica 15€ environ)
  • Rendu : Très haute définition, exceptionnellement net, grain ultra-fin, presque invisible, contraste qui peut être très fort selon le révélateur utilisé. Il peut donner un rendu “clinique” ou “plastique” selon la scène. Ne pas confondre avec des films classiques 50 ISO type Pan F, car l’Adox HR-50 a un rendu très particulier proche des microfilms mais avec une latitude de pose plus large grâce à sa fabrication spécifique. Peut paraître “trop net » avec trop d’acutance pour du portrait.
  • Usage : Recherche d’un rendu très fin en argentique, architecture, paysage, macro, photos documentaires ou scientifique quand la précision maximale est recherchée. Adapté aussi pour un rendu “froid” et graphique. Comme tous ces films au grain très fin, le rendu se rapproche du numérique selon comment il est traité et scanné.
  • Développement : Adox HR-DEV (révélateur spécifique très conseillé). ADOX FX-39 ou Rodinal 1+50 ou 1+100 pour accentuer l’acutance. Possibilité de pousser à ISO 100 avec une perte de finesse (pas trop fait pour ça).

Fujifilm Neopan Acros 100 II

  • Sensibilité : ISO 100
  • Rendu : Grain ultra fin, très moderne, comparable aux films à grain tabulaire, sans être officiellement documenté par Fuji. Haute netteté avec des dégradés doux. Rendu « propre », presque “numérique” au scannage, peut être trop doux pour certains avec un manque de caractère. Il n’a pas du tout le même rendu que l’Acros de 1ère génération fabriqué par FujiFilm.
  • Usage : photographie fine, paysage, architecture, portraits en lumière douce. Longues poses (très faible effet de réciprocité). Rodinal / R09 → accentue l’acutance : Xtol / équivalent ascorbate → finesse maximale ; D-76 / ID-11 → rendu plus classique. Film assez tolérant qui donne son potentiel exposé correctement. Peut manquer de caractère si on aime le grain. Film noté « Made in UK » possiblement fabriqué par Harman Technology (Ilford), selon des spécifications Fujifilm.

Adox CHS 100 II 😎

  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Très classique inspiré des émulsions anciennes. Il est conçu pour offrir une esthétique « vintage » avec une large gamme de gris et une réponse douce aux hautes lumières, grain fin mais visible. Contraste modéré avec des transitions douces entre les tons.
  • Utilisation : portraits, paysages, photographie documentaire
  • Lieu de fabrication : Allemagne
  • Prix : 💰💰
  • Caractéristique : Développement recommandé Rodinal, XTOL, D-76, Studional ou autres révélateurs standards. Support polyester, ce qui est intéressant et garantit une excellente stabilité dans le temps
  • Conseil pratique : Convient aux photographes recherchant un rendu doux au style ancien affirmé, bonne alternative au Fomapan 100 dans ce cadre. A voir si on l’apprécie ou pas car on peut lui trouver une douceur excessive, le trouver mou quoi, quand on aime le noir et blanc avec du punch, temps dans le révélateur a adapter dans ce cas. Film intéressant à essayer.

Ferrania P30

  • Sensibilité ISO : 80 (certains l’exposent à 64 ISO pour préserver les ombres.), film fabriqué en Italie.
  • Rendu : Grain très fin, contraste élevé, noirs profonds, excellente netteté, rendu « cinéma classique » avec une large richesse dans les hautes lumières mais des ombres qui se bouchent très rapidement en cas de sous-exposition.
  • Utilisation : Architecture, paysages, photographie de rue, patrimoine, nature morte, photographie graphique. Convient moins aux portraits en lumière dure.
  • Caractéristique : inspirée de la pellicule utilisée par Ferrania pour le cinéma italien des années 1950-1960. La P30 offre un rendu très distinctif avec un contraste élevé et une acutance élevé. Il est préférable de l’exposer généreusement (ISO 64 à 80) afin de préserver les détails dans les ombres qui ont tendance à être bouchées sauf si on recherche des noirs denses et charbonneux.
  • Prix : 💰 💰 💰 11 à 13 € selon les revendeurs.

Ferrania P33 160

  • Sensibilité ISO : 160, film fabriqué en Italie.
  • Rendu : film de caractère, grain cubique fin, punchy, contraste puissant. Un peu moins de demi-teintes subtiles que des films “doux” (FP4, Berger). Le contraste peut monter rapidement et boucher les noirs. Il tolère une légère surexposition. Cette version est beaucoup + souple toutefois que la Ferrania P30 qui a un niveau de contraste fort. En noir & blanc, le révélateur et le temps de développement intervient sur le look. Par exemple si on juge la P33 trop “tranchante” développée au Rodinal 1+25, 5 mn à 20 degrés, c’est principalement l’effet acutance de ce révélateur. Il y aura un résultat un peu + doux à la dilution 1+50 à 9 minutes ou avec un révélateur compensateur (BerggerSpeed) .
  • Utilisation : A utiliser à 160 iso pour bénéficier de sa capacité native. Il semble + à l’aise en lumière douce (temps gris, brouillard, brume, sous-bois, ciel couvert) sauf si on recherche du contraste. Film très intéressant pour des ambiances graphiques, matières, architecture, scènes urbaines, et même portraits à l’ombre. En lumière déjà dure, il y a un risque de contraste excessif (sauf si on recherche ce type de rendu avec des noirs bouchés). Poussage : exposition à 200–250 iso intéressant, léger boost de contraste si on veut + qu’à 160iso. 400 iso possible mais attention le contraste monte vite. C’est un film à essayer quand on apprécie les pellicules avec du caractère et un rendu différent du classique doux, certains trouvent que l’on peut obtenir un rendu proche de l’ancien FujiFilm Acros 100 original qui était apprécié.
  • Prix : 💰💰💰 (production limitée, tarif élevé env 12 €)

Ferrania Ortho

  • Sensibilité ISO : 80, film fabriqué en Italie.
  • Rendu : Grain très fin, contraste modéré à soutenu, excellente netteté, rendu plutôt doux, ciel souvent plus clair et végétation plus sombre en raison de sa sensibilité orthochromatique.
  • Utilisation : Portraits, architecture, paysages, photographie artistique, reproduction de documents, photographie vintage.
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristique notable : pellicule orthochromatique, sensible au bleu et au vert et pratiquement insensible au rouge. Les rouges apparaissent très sombres tandis que les bleus sont plus lumineux. Cette caractéristique procure une esthétique rappelant les premiers films du cinéma muet. Il s’agit d’une nouvelle émulsion développée par Ferrania et non d’une simple variante de la P30.

Lomo Potsdam Kino B&W 35 mm ISO 100

  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Noir et blanc avec une large gamme tonale, contraste modéré et grain fin.
  • Utilisation : Portraits, paysages, scènes de rue, photographie documentaire.
  • Lieu de fabrication : Allemagne (possiblement de la ORWO UN54)
  • Prix : 💰
  • Caractéristique notable : Inspiré des films cinématographiques des années 1960, ce film noir et blanc offre un rendu doux et classique typique cinéma avec un bon niveau de détails.
  • Conseil pratique : Convient bien pour des prises de vue en extérieur en lumière naturelle. A développer dans un révélateur doux pour maximiser les nuances de gris et éviter un contraste trop élevé (Ilford ID-11 ou Kodak D-76, Studional). Pour les photographes cherchant un look cinématographique noir et blanc caractéristique avec une belle richesse tonale et une esthétique intemporelle. Film à particulièrement à soigner au développement avec un fixateur avec durcisseur pour obtenir le rendu escompté.

Rollei Retro 80S 😎

  • Sensibilité ISO : 80
  • Rendu : Haut contraste, grain fin, très bonne résolution, avec une sensibilité étendue aux infrarouges jusqu’à 775 nm. Film très intéressant, à choisir pour sa spécificité avec un rendu différent des autres films noir et blanc.
  • Utilisation : Architecture, paysages, portrait contrasté en studio.
  • Prix : 💰
  • Caractéristique notable : Convient bien aux filtres infrarouges pour des rendus artistiques particuliers. C’est une pellicule basée sur le film aérien Agfa Aviphot Pan 80 fabriqué par Agfa-Gevaert (Belgique). Utiliser un filtre infrarouge pour des photos aux rendus surnaturels. Attention à l’exposition qui doit être précise.

Rollei RPX 25 😎

  • Sensibilité ISO : 25
  • Rendu : Contraste très élevé, grain extrêmement fin
  • Utilisation : Paysages en haute luminosité, portraits en extérieur, travaux nécessitant une haute résolution
  • Prix : 💰
  • Caractéristique notable : Pour des agrandissements sans perte de qualité avec des prise de vues dans une bonne condition de lumière abondante.
  • Conseil pratique : Faible sensibilité, utiliser cette pellicule par temps très lumineux, ensoleillé ou en studio avec un éclairage puissant. S’assurer que son appareil photo puisse être réglé sur une sensibilité aussi basse que 25 iso.

Rollei RPX 100 😎

  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Grain fin, bonne gradation tonale (gamme de gris).
  • Utilisation : Portraits, paysages, architecture
  • Prix : 💰
  • Caractéristique notable : Polyvalente et appréciée pour sa netteté et sa finesse de grain dans des conditions de lumière abondante.
  • Conseil pratique : Convient bien pour des tirages de haute qualité et des numérisations détaillées.

Rollei Retro 400S 🧡

  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Panchromatique large film de caractère qui offre un contraste élevé avec une bonne netteté et une sensibilité étendue au spectre proche de l’infrarouge, permettant des effets, notamment avec l’utilisation de filtres appropriés. Le grain est relativement fin pour une pellicule de cette sensibilité, ce qui contribue à une excellente résolution des détails. Film avec un rendu spécifique assez atypique, il ne ressemble ni à une Ilford HP5 Plus, ni à une Kodak Tri-X 400, ni à une Fomapan 400. On ressent son origine de film technique.. Les feuillages, le ciel, certaines textures et même les tons de peau peuvent avoir un rendu spécifique, renforcé avec un filtre rouge ou infrarouge. C’est ce qui fait son charme
  • Utilisation : Paysage, architecture, les effets de lumière, quand on recherche un fort contraste, adaptée à diverses conditions de prise de vue, y compris les situations de faible luminosité. Sa sensibilité au proche infrarouge est intéressante pour des projets créatifs nécessitant des effets spécifiques avec ou sans filtre rouge ou IR, tels que des paysages avec des ciels dramatiques ou des scènes urbaines contrastées. Film intéressant à essayer.
  • Prix : 💰 💰
  • Caractéristique notable : La pellicule est enduite sur un support en polyester transparent, ce qui facilite un séchage plat et la rend particulièrement adaptée au scannage. Cette base transparente permet un développement en diapositives noir et blanc pour des projections ou des impressions spécifiques. Elle offre un contraste élevé et une sensibilité étendue pour les photographes recherchant un rendu percutant et détaillé. Peut paraitre trop contrastée pour du portrait ou du reportage classique. Avec un filtre rouge, elle peut créer un effet dramatique et un ciel noir intense, avec un filtre IR (ex. 720 nm), elle peut donner un rendu infrarouge fort. La Rollei Retro 400S est considérée comme une version dérivée de l’Agfa-Gevaert Aviphot Pan 400 S, une émulsion aérienne (surveillance, cartographie, reconnaissance) fabriquée en Belgique par Agfa-Gevaert puis adaptée et commercialisée sous la marque Rollei par Maco Photo Products.

Rollei RPX 400

  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Grain fin pour du 400 iso, excellent contraste.
  • Utilisation : Polyvalente, photographie de rue, conditions de faible luminosité, sujets en mouvement.
  • Prix : 💰
  • Fabrication : Maco Photo Products Hambourg Allemagne. C’est un fournisseur, concepteur et convertisseur de films détenteur de la marque Rollei, souvent produits par d’autres industriels. Concernant la RPX elle est possiblement fabriquée par Harman.
  • Caractéristique notable : Offre une grande flexibilité pour des photos avec un grain fin et une netteté élevée, offrant une large gamme de tons. Elle est appréciée pour sa capacité à capturer des détails fins et pour sa polyvalence dans diverses conditions de lumière en offrant une large latitude d’exposition, permettant des ajustements de ±2 diaphragmes sans perte significative de qualité. Bon rapport qualité-prix compte tenu de ses performances. Grain qui parait plus fin, plus compact qu’avec la HP5 Plus, moins rugueux, plus neutre.
  • Conseil pratique : Support avec une base fine, ce qui peut nécessiter une manipulation plus délicate. Peut être poussée jusqu’à 1600 ISO avec des résultats acceptables. Le choix entre la Rollei RPX 400 et l’Ilford HP5 Plus dépendra de ses préférences esthétiques. Si on recherche une pellicule avec un grain fin et une netteté élevée, la RPX 400 pourrait être préférable à la HP5. La Kodak Tri-X 400 présente un contraste plus prononcé et génère des photos avec un rendu plus dramatique, accentuant les contrastes et le grain pour une esthétique marquée. La Rollei RPX 400 est généralement proposée à un prix attractif, constituant ainsi une alternative assez économique pour les photographes recherchant une pellicule de qualité.

Rollei Superpan 200

  • Sensibilité ISO : 200
  • Rendu : Contraste modéré, bonne netteté.
  • Utilisation : Polyvalente, adaptée à diverses conditions de lumière.
  • Prix : 💰
  • Caractéristique notable : Pellicule dite « superpanchromatique » avec une sensibilité aux longueurs d’ondes comprises entre 480nm et 750nm.
  • Conseil pratique : Polyvalente, elle s’adapte bien aux conditions de lumière changeantes.
Rollei Blackbird Creative 64
  • Sensibilité ISO : 64
  • Rendu : Contraste élevé, granulation fine.
  • Utilisation : Photographie créative, effets artistiques.
  • Prix : 💰💰
  • Caractéristique notable : Film orthochromatique sensible aux couleurs violet, bleu, vert et jaune, produisant des rendus uniques.
  • Conseil pratique : A expérimenter avec des filtres de couleur pour obtenir des effets artistiques et des rendus surprenants.
Cinestill BwXX (Double-X)
  • Sensibilité ISO : 250 en lumière du jour et 200 en tungstène, peut être poussée jusqu’à 800 iso
  • Rendu : Rendu cinématographique, contraste riche, grain moyen.
  • Utilisation : Portraits, scènes de rue, conditions de faible luminosité.
  • Prix : 💰💰💰💰
  • Caractéristique notable : Utilisée pour le cinéma, offre un look « vintage ». Il s’agit du film EASTMAN DOUBLE-X 5222 de Kodak,reconditionné pour un usage en photographie argentique 35 mm, utilisé notamment dans des films comme « Raging Bull » ou « Schindler’s List« . Il est fabriqué par Kodak Motion Picture et vendu à la base en grandes bobines pour le cinéma. Prix très élevé …

Conseil pratique : Pour un rendu nostalgique rappelant les vieux film. A expérimenter avec des éclairages pour accentuer son caractère dramatique. De préférence à développer dans du révélateur D96 Kodak ou équivalent (Bellini) et avec du fixateur dur. Son prix est très élevé pour un rendu, selon certains avis, qui est peu différent d’autres films 200 iso (surtout si on maîtrise le développement noir et blanc qui a un fort impact sur le rendu). On peut en trouver en rembobinés à un tarif + abordable.

Kodak T-MAX 100 Ektapan 100 📷✨
  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Grain très fin (T-grain), très haute définition, netteté exceptionnelle.
  • Utilisation : Portraits, paysages, architecture, travaux nécessitant de forts agrandissements.
  • Prix : 💰💰💰💰
  • Caractéristique notable : Pour des photos détaillées avec un minimum de grain, permettant des agrandissements de qualité.

Conseil pratique : Pour les conditions de lumière abondante. Utiliser un trépied pour des expositions longues afin de capturer des détails minutieux en photographie d’architecture ou de paysage.

Kodak T-MAX 400Ektapan 400 📷✨
  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Grain fin (T-grain) pour du 400 iso plus discret que celui de la Tri-X, grande netteté pour du 400iso.
  • Utilisation : Polyvalente, adaptée aux scènes d’action, photographie de rue, conditions de faible luminosité, quand on veut du 400 iso à grain peu apparent.
  • Prix : 💰💰💰💰
  • Caractéristique notable : Offre une combinaison exceptionnelle de sensibilité élevée et de grain fin, permettant des agrandissements de qualité même en ISO 400. Prix très élevé : 15€ pour un film noir et blanc 36 poses = 🙃

Conseil pratique : Pour les situations nécessitant une vitesse d’obturation rapide. Peut être poussée à 800 ou 1600 ISO pour des conditions de lumière encore plus faibles, tout en maintenant une bonne qualité d’image.

WASHI « Z » 400
  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Sensibilité proche de l’infrarouge, offre des contrastes élevés et une séparation distincte des teintes de vert
  • Utilisation : Spéciale, pour la photographie de paysage, notamment en cartographie de la végétation ou expérimentale.
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristique notable : Film initialement conçu pour la photographie aérienne, sensible jusqu’à 750 nm, permettant des effets artistiques.

Conseil pratique : Utiliser un filtre rouge pour accentuer l’effet infrarouge, avec des ciels sombres et des feuillages clairs. Idéale pour les photographes cherchant à explorer des rendus créatifs en noir et blanc. Film Washi est une entreprise française proposant des films spécialisés.

ORWO UN54 😎
  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Grain fin présent mais discret, avec une texture proche des films classiques des années 1960-1970, contraste modéré, avec une très bonne restitution des nuances de gris.
  • Utilisation : Photographie de rue, portraits, paysages.
  • Fabrication : Allemagne. Orwo est un ancien fabricant des films Agfa-Gevaert.
  • Prix : 💰💰
  • Caractéristique notable : Une pellicule noir et blanc panchromatique initialement conçue pour le cinéma qui peut être utilisée en photographie argentique 35mm. Elle est appréciée pour son rendu classique et cinématographique, avec une assez bonne plage dynamique et un grain fin, offrant une souplesse d’exposition. Supporte bien une légère sous-exposition ou sur-exposition (+/- 1 IL sans problème). Souvent vendu sous un autre nom par des rembobineurs de films cinéma.

Conseil pratique : Pour des photos avec une tonalité classique en noir et blanc. A bien exposer pour profiter de ses nuances détaillées. Film qui était disponible en rembobiné par un revendeur français sous le nom de Street Candy MTN100., il se trouver sous divers noms de rembobineurs. Il peut être poussé à 200 ou 400 iso pour obtenir un contraste plus fort et un grain plus apparent mais pas plus haut que 400 en termes d’iso. Peut être développé en E6 pour obtenir des diapositives en noir et blanc étant donné son support cinéma transparent. Se développe avec les révélateurs classiques (D-76, Rodinal, XTOL, Ilford ID-11, etc.). Poussé à 200 ISO : Contraste légèrement augmenté, grain un peu plus visible mais toujours fin, ombres encore bien détaillées. Développement : +20% du temps standard en D-76 ou Rodinal. Poussé à 400 ISO : Contraste bien + marqué, grain plus apparent, donnant un effet vintage aux reportages. Perte de détails possible dans les ombres aussi il faut exposer pour les ombres, Développement : +40% en D-76 ou XTOL, ou utiliser un révélateur spécialisé comme Microphen pour limiter la montée de grain. L’UN54 est souvent comparé à la pellicule Kodak Double-X 5222, autre pellicule cinéma noir et blanc populaire en photo. L’UN54 a un grain plus fin avec une gamme tonale plus douce. Le Double-X 5222 a un grain plus prononcé et un rendu plus brut pour des looks de film noir ou du photojournalisme. L’UN54 est un bon choix pour son adaptabilité au développement si on souhaite + de contraste. Une bonne option pour ceux qui veulent un look argentique cinématographique en photo noir et blanc avec une belle gamme tonale dans les conditions d’éclairage abondant (printemps/été) ou en le poussant à 400 iso. UN54 + XTOL → gris riches, rendu cinéma. UN54 + Rodinal 1+25 → + mordant, grain plus visible. UN54 + Rodinal + léger surdéveloppement → rendu nerveux, punchy. Un UN54 bien développé au Rodinal aura + de personnalité qu’une Kentmere 100 développée de façon classique. Ce film a une belle structure tonale ; il suffit de lui donner un peu de « muscle » au développement pour obtenir un rendu avec du caractère.

Svema BW Foto 100
  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Grain fin, haute résolution, excellente netteté des détails.
  • Utilisation : Pour la photographie en extérieur par bonne luminosité, les paysages, l’architecture et les portraits nécessitant de la précision des détails.
  • Prix : 💰

Caractéristique notable : Cette pellicule panchromatique est sensible jusqu’à 750 nm lorsqu’elle est utilisée avec un filtre r72, ce qui permet des effets infrarouges créatifs. Elle est également dotée d’une couche de protection pour prévenir les rayures. Svema BW Foto est une gamme de pellicules noir et blanc produite par Svema, un fabricant historique de films photographiques basé en Ukraine. Ces pellicules sont appréciées pour leur rendu classique et leur rapport qualité-prix attractif.

Svema BW Foto 200
  • Sensibilité ISO : 200
  • Rendu : Équilibre entre grain et détail, avec une sensibilité étendue vers le proche infrarouge, offrant un rendu unique en noir et blanc.
  • Utilisation : Polyvalente, adaptée à diverses conditions d’éclairage pour la photographie de rue, les portraits et les scènes nécessitant une sensibilité modérée.
  • Prix : 💰

Caractéristique notable : Cette pellicule offre une balance harmonieuse entre détail et grain, avec une sensibilité étendue vers le proche infrarouge, permettant des rendus spécifiques en noir et blanc. Son support en polyester assure une bonne planéité lors du séchage, facilitant ainsi le processus de numérisation.

Svema BW Foto 400
  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Contraste élevé, grain modéré, bonne séparation des teintes de vert, sensibilité accrue au rouge.
  • Utilisation : Pour les prises de vue en conditions de faible luminosité, la photographie de paysage avec une bonne séparation des teintes de vert, et les situations nécessitant une sensibilité élevée.
  • Prix : 💰

Caractéristique notable : Pellicule panchromatique conçue pour une utilisation en extérieur et en intérieur. Sa large latitude d’exposition la rend particulièrement adaptée aux conditions de faible luminosité et aux situations d’éclairage difficiles. Elle offre une excellente séparation des teintes de vert, ce qui en fait un excellent choix pour la photographie de paysage.

Kodak EASTMAN Double-X 5222 (cinéma)
  • Sensibilité ISO : ISO 250 en lumière du jour et ISO 200 en tungstène
  • Rendu : Il s’agit d’un film négatif noir et blanc conçu pour le cinéma.Il offre un grain classique, une excellente latitude d’exposition et un rendu cinématographique qui a séduit de nombreux réalisateurs.
  • Utilisation : Usage général quand on recherche un rendu cinéma typique. Film apprécié pour son rendu intemporel et sa capacité à capturer des détails riches dans les hautes lumières et les ombres.
  • Prix : 💰 💰 💰 Trouvable en rembobiné chez Sunbath par ex
  • Caractéristique notable : Il est à développer au mieux selon le procédé D-96, spécifique au cinéma, il peut aussi être traité en D-76 et avec d’autres révélateurs photo classiques. Des films comme Ilford HP5+ou Kodak Tri-X 400 ont un rendu proche, bien que légèrement différent en termes de contraste et de grain. Toutefois son rendu est plus doux que la Kodak Tri-X 400, avec une meilleure latitude d’exposition.Un grain plus fin aussi que la Tri-X mais plus marqué que l’HP5+. Très bonne tenue des hautes lumières, pour des scènes très contrastées. Un contraste plus modéré que la Tri-X, donnant un look plus naturel et moins « brutal ». C’est la pellicule qui a servi à filmer des classiques du cinéma, donc elle apporte une esthétique argentique subtile de type cinéma. Intéressante pour expérimenter une vraie pellicule de cinéma dans un boîtier photo.

Entre ombre et lumière, l’élégance des gris, la richesse contrastée des grains argentés, révèlent l’esthétique du noir et blanc intemporel.

Infos Kodak

Au début des années 2010, Kodak est en grande difficulté. La Compagnie en 2012 se place sous la protection du chapitre 11 (faillite aux États-Unis), elle doit vendre ou restructurer une grande partie de ses activités. Pour survivre, Kodak décide de se recentrer sur les activités plus rentables (impression, B2B, etc.). Les activités liées à la photo “grand public” sont séparées en films argentiques, papier photo, chimie, certains scanners,. En 2013, ces activités sont regroupées dans une nouvelle entité nommée Kodak Alaris qui appartient à Kodak Pension Plan (le fonds de pension des employés britanniques de Kodak) car la maison mère avait une énorme dette liée à ses retraites au Royaume-Uni. La production reste Eastman Kodak mais la distribution est du ressort de Kodak Alaris qui détient les droits sur les dénominations des films Kodak comme Portra etc. Alaris a une licence d’exploitation pour le marché photo grand public. En mars 2026, nous voyons arriver des « nouvelles » pellicules Kodak distribuées directement par Eastman Kodak sous le nom de Kodacolor, Ektacolor Pro 160 / 400 / 800, Ektapan 100 / 400 / P3200. Nous pouvons dire sans trop de risque qu’il s’agit des mêmes qu’habituellement. Eastman Kodak reprend ainsi la distribution directement avec ces nouvelles dénominations. Kodacolor est un nom historique appartenant à Eastman Kodak, arrivent Kodacolor 100 et Kodacolor 400. Le jeu est de trouver quelles sont les émulsions car Kodak ne communique pas à ce sujet … Pro Image pour la 100 iso, Ultramax 400 pour la Kodacolor 400 ? On est obligé d’être prudent avec du « très porbable » comme ce n’est pas officiellement dit, c’est un changement de noms pour permettre une diffusion directe sans passer par Alaris, Eastman Kodak ne va pas refaire toute sa gamme de production argentique actuelle …

« Ancien » nom (Alaris)Nouveau nom (Kodak direct)Équivalent
Portra 160Ektacolor Pro 160identique
Portra 400Ektacolor Pro 400identique
Portra 800Ektacolor Pro 800identique
« Ancien » nom (Alaris)Nouveau nom (Kodak direct)Équivalent probable
Gold 200idem Gold 200identique nouvel emballage
Ultramax 400Kodacolor 400 même code émulsion GC 400
Pro Image 100Kodacolor 100? le rendu n’est pas totalement identique, évolution possible
ColorPlus 200Kodacolor 200quasi certain
Ancien nom (Alaris)Nouveau nom (Kodak direct)Équivalent
T-Max 100Ektapan 100Très probable
T-Max 400Ektapan 400Très probable
T-Max P3200Ektapan P3200Très probable
Tri-X 400idemoui nouveau packaging pour la Eastman Kodak Tri-X 400

La Tri-X n’a pas été renommée, cela suggère qu’Eastman Kodak possède les droits sur ce nom, contrairement à Portra et T-MAX, qui sont sous le contrôle de Kodak Alaris depuis la restructuration de 2012.

Scénario le plus probable (à court terme), une coexistence avec des noms différents pour les films Kodak.

Site Kodak pour toute la liste ici

Et ça continue dans les nouveautés, tant mieux que l’argentique soit si actif 🙂

10 avril 2026 : Kodak annonce un film VERITA 200D (5206 / 7206) AHU pas de couche remjet, pellicule pour le cinéma, négatif couleur daylight (200 ISO) Disponible en 65mm, 35mm et 16mm. Une pellicule née d’un besoin artistique réel, développé en étroite collaboration avec l’écrivain, réalisateur et producteur Sam Levinson et le cinéaste Marcell Rév, créée pour Euphoria saison 3, avec + de 1 million de pieds tournés avec. Un film pragmatique conçu sur le terrain. Au niveau du rendu Kodak met en avant une saturation élevée, des noirs profonds, des tons chair chauds, des hautes lumières détaillées, une plage dynamique courte mais exceptionnellement riche. Ce que cela semble vouloir dire concrètement, un rendu “cinéma classique”, moins de latitude que les Vision3, moins “neutre”, + de contraste, un rendu + dense avec déjà du caractère de base. Vision3 : grande latitude d’exposition, rendu neutre à travailler en post-production, fait pour l’étalonnage. Verita 200D, latitude plus courte, rendu riche et dense, rendu déjà orientée, “more classical cinematic look”. Un film déjà éprouvé avant l’annonce officielle, utilisé sur pubs, clips, longs métrages. Le communiqué insiste sur une volonté de proposer + d’outils créatifs, pas seulement d’améliorer Vision3, offrir une alternative esthétique, comprendre pour répondre à une fatigue du rendu trop “propre / neutre”. Ce film semble répondre à une tendance grandissante du rejet du rendu numérique trop clinique, un désir de rendu + « organique », un retour à un rendu “imparfait mais vivant”. Verita, c’est une pellicule moderne, qui cherche à retrouver l’âme des anciennes. Ce que l’on sait avec certitude film déjà utilisée sur des productions professionnelles, nouvelle émulsion officielle (pas un rebrand), ce n’est pas de la Porta, elle a été développée avec des cinéastes pour répondre à leurs attentes, et pensée pour un rendu plus contrasté, plus dense avec une latitude volontairement réduite pour plus de caractère d’emblée sans un post-traitement appuyé à mette en oeuvre derrière. (On va possiblement en trouver en rembobinés pour la photo par des entreprises tierces, à chercher, pour le moment il y en a en Allemagne souvent en rupture et à prix élevé sur : https://filmfast.shop/products/vita-200d?variant=54172940009799 avec une note : (« Remarque importante : comme nous n’avons pu obtenir la matière première qu’en très faible quantité au prix d’efforts considérables, et que le film est beaucoup plus cher à l’achat que les pellicules cinéma classiques, nous avons dû ajuster le prix. »)

En cinéma, un négatif est conçu comme une matière première destinée à être étalonnée pour obtenir le rendu souhaité par le réalisateur. En photographie, beaucoup d’utilisateurs de l’argentique aiment qu’une pellicule ait déjà un caractère fort avant même un post-traitement appuyé. Avec un très bon capteur en numérique, comme par exemple celui sur le Sony Alpha 1 et quand on maîtrise le post-traitement on arrive à obtenir un rendu dit « organique », donc en photo quand on fait de l’argentique on ne souhaite pas que le résultat ressemble trop à ce que l’on peut faire en numérique et passer aussi autant de temps en post-traitement. C’est un peu le paradoxe avec des films argentiques très neutres en fait, quasi trop bons, trop nets et qui sont à post-traiter pour ne pas paraitre comme éteints. Pendant des décennies, les fabricants ont essayé de faire des films + fins, + neutres, + fidèles, + larges en latitude, moins granuleux. C’était une logique cohérente : le film était le support principal de la photographie. Il devait être le plus performant possible. Aujourd’hui, le contexte a changé en photo du moins, le plus souvent on fait de l’argentique pour le processus, pour la matérialité, pour une signature visuelle, pas pour la perfection. C’est un peu comme les vinyles, si on fabriquait aujourd’hui un disque vinyle qui sonnait exactement comme un CD haute résolution, on se demanderait quel est l’intérêt. Les amateurs de vinyle recherchent une légère coloration, une texture, un rapport différent à l’écoute. C’est une réflexion au sujet de ce film Verita, les premiers tests en photo montrent qu’il va falloir faire du post-traitement pour sortir du rendu « mou », à voir… Plus une pellicule est « parfaite », plus elle risque de ressembler à un excellent capteur numérique surtout en scannant avec post-traitement, pas évident de voir une différence de rendu sur un écran. Bon pour nuancer le grain argentique reste différent du bruit numérique. On coince un peu sur les tarifs de vente de ce type de films dits très bons, c’est ce qui fait réfléchir, 20 € la cartouche + le port oups ça fait chéro pour le processus car après il faut ajouter le développement, le scan et le post-traitement … Il y a un biais aussi, on regarde les photos scannées sur un écran, il faudrait voir en tirage papier pour se faire une autre idée du rendu. Se poser la question qu’est ce qu’une pellicule très onéreuse peut m’apporter de + qu’une moins onéreuse dans mon approche photographique en argentique ?

🎨 Pellicules Couleur

Nouveau film Kodak Vision 3 500T AHU – 250D AHU

⚠️ (mars 2026) Il s’agit d’une version modifiée directement par Eastman Kodak des films cinéma Kodak Vision3 (ECN-2), ce qui les rendent + aisément développable en C41 car il n’y a pas la couche remjet à retirer. Kodak a remplacé la couche remjet par une nouvelle couche appelée AHU (Anti-Halation Undercoat). Pour l’instant Kodak l’a lancé pour le cinéma. Les rouleaux photo que l’on trouve sont pour le moment des bobinés par des revendeurs, donc ce n’est pas encore un vrai film photo Kodak officiel. Kodak prévoit que la technologie AHU remplace progressivement le remjet sur toute la gamme Vision3 (500T, 250D, 200T, 50D) et tous les formats (du Super8 au 65mm). On devrait peut-être voir apparaître 250D AHU, 200T AHU, 50D AHU en versions photo officielles Kodak un jour (pas sûr ?). L’AHU limite la poussière au scan, réduit la consommation d’eau (retrait du remjet), simplifie le développement labo (C41 + compatible). Pour l’instant trouvable en rembobinés artisanalement chez Reflx Lab (Chine), Analog Amsterdam (Pays Bas), Dealer’s V3 (35mmdealer) (Allemagne) et d’autres à rechercher … Kodak affirme que l’émulsion n’a pas changé. Dans les documents techniques Kodak, ils précisent clairement que la sensitométrie reste identique, le comportement du film reste le même. L’AHU remplace seulement la couche remjet. Le nouveau film “performs equally to the current VISION3 products” . Un développement C41 donne + contraste et quelques variations possiblement de teinte/ECN-2 qui sont ajustables au scan. Il faudra examiner des tests de comparaisons en situation pour voir les différences. La différence avec CineStill 800T, même base Kodak Vision3 500T mais eux ancienne version avec la couche remjet qui est retirée chimiquement ce qui laisse du halo. Une question est, est ce qu’il y aura encore des versions CineStill avec l’ancienne version et remjet retiré, puisque Kodak part sur de l’AHU maintenant ? Il reste en stock énormément de bobines de films avec remjet, Vision3 classique. Pour reconnaitre, l’arrière du film est noir mat, complètement opaque, on ne voit aucune transparence, c’est la couche carbone remjet. Film Vision3 AHU, l’arrière sur l’amorce est gris foncé brunâtre, légèrement translucide, avec des reflets bleutés, on peut voir la lumière passer très légèrement, c’est le signe qu’il n’y a plus de couche carbone. Lien site Kodak : Pour reconnaitre aussi pas de changement du code mais du CAT (numéro de catalogue) avant pour la Vision3 250D, code 5207 ancienne version avec remjet CAT 1001783 ; nouveau CAT pour la version AHU 7510530. (rarement indiqué toutefois par les revendeurs en ligne).

Vision 3 250D AHU testée

Film développé en C41, ce n’est pas mal du tout et il a un fort potentiel, le grain est fin et très beau. Toutefois cela reste un film cinéma calibré pour un développement ECN-2 même si la couche de carbone a été retirée, il reste de base fait pour de l’ECN-2. En C41 le contraste monte très vite, il faut éviter de le surexposer contrairement à la logique des films négatifs. Les couleurs ne sont pas hypers justes, et un travail de post-traitement est nécessaire. On n’obtient pas un rendu satisfaisant directement en scan auto. Après avoir vu des tests il y a des résultats qui se rapprochent + de l’ECN-2 en l’exposant à 320 iso. Le dev C41 est très énergique et donne un rendu brut, rugueux avec une exposition à 250iso et moins (autour de 100 iso là ça devient limite, trop surexposé). Il y a une perte de latitude et un contraste fort. L’ECN-2 est un développement très doux, qui donne un rendu linéaire permettant un étalonnage cinéma en allant chercher toute la latitude du film alors que le C41 fabrique déjà le rendu et à 250 iso il est trop dur en lumière abondante. Test à refaire en exposant à 320iso et 400 iso. Si on veut le maximum du potentiel de ce film toutefois, il faut rester en traitement ECN-2 et post-traiter derrière. Il passe quand même bien en C41, avec du caractère et un rendu très argentique, punchy, limite trop, ce n’est pas doux du tout surtout en le surexposant comme un bourrin … il s’agit d’intégrer qu’il faut le sous exposer (pour le dev en C41), ce qui est atypique pour un film négatif couleur. (on comprend pourquoi Cinestill badge les 250D à 400 iso) … (test à refaire car trop surex, c’est comme ça que l’on connait un film…). Dans l’idéal il faudrait le développer en ECN-2. Les avantages de l’ECN-2/C41 sont connus, contraste + doux, meilleure progressivité dans les hautes lumières, couleurs souvent plus naturelles et moins « punchy », ombres qui restent détaillées, grain généralement plus discret à rendu équivalent. La raison est simple le couple film Vision3 + chimie ECN-2 a été pensé d’origine comme un système complet pour le cinéma, où l’on cherche une grande latitude d’exposition et une excellente capacité d’étalonnage.

Kodak Color Plus 200 – Kodacolor 200 🧡

  • Sensibilité ISO : 200
  • Rendu : Couleurs assez naturelles peu saturées, avec des tons légèrement chauds, du contraste et un grain plus présent que sur la Gold 200. Elle a un côté brut, rugueux qui convient bien à certains sujets. c’est un film qui ne cherche pas la flatterie, aspect rétro. Elle convient bien pour un rendu lo-fi.
  • Utilisation : Photographie de tous les jours, photo de famille, photographie de rue, paysages, usage général.
  • Prix : 💰💰
  • Caractéristique notable : (testée) Pas mal du tout avec un rendu de type argentique classique, grain assez visible, la façon de scanner a une grande importance car le rendu peut fortement varier selon les réglages choisis. Pellicule relativement abordable vu l’inflation qu’il y a sur l’argentique, offrant une saturation modérée des couleurs et une netteté appréciable. Il se dit dit qu’elle a un peu moins de latitude d’exposition que la Gold en étant plus sensible aux erreurs d’exposition. Rendu à tendance vintage doux pour les scènes nostalgiques, les portraits avec une ambiance rétro, ou les prises de vue en extérieur sans chercher un effet trop éclatant. Le niveau de contraste est très lié à la façon de la scanner. Couleurs moins saturées et rendu sans la dominante jaune de la Gold. A l’origine c’était la même gamme pour proposer des films pas trop onéreux pour un usage général et familial. la Color Plus étant sortie plus récemment, en pleine période d’abandon de l’argentique avec la plupart des gens qui se tournaient vers le numérique, l’objectif était de la proposer à un tarif assez bas. Ce n’est pas un film haut de gamme mais il a un certain caractère et il est souvent sous-estimé alors qu’il a du potentiel si on recherche un rendu non lisse qui correspond à l’idée de ce que l’on peut se faire de ce que donne des photos argentiques des années passées.

Conseil pratique : Pour les prises de vue en extérieur sous une lumière naturelle. Éviter les conditions de faible luminosité sans flash, car sa sensibilité ISO 200 est mieux adaptée aux environnements bien éclairés et la latitude d’exposition de ce film semble relativement réduite. Film qui ne supporte pas très bien une sous exposition, caractérisée alors par une augmentation conséquente du grain avec des basses lumières bouchées, pas facile à rattraper en numérisation, à bien exposer pour un rendu optimal. C’est très subjectif mais je l’apprécie, il a un côté rugueux, un peu atypique c’est sympa.

Kodak Gold 200 😎
  • Sensibilité ISO : 200
  • Rendu : Couleurs chaudes et plutôt saturées, grain présent.
  • Utilisation : Photographie courante, de paysage, scènes en extérieur, photos de famille.
  • Prix : 💰💰
  • Caractéristique notable : Offre des tons chauds avec une balance de couleurs inclinée vers le jaune. La Kodak Gold 200 est connue pour sa grande polyvalence et son rendu chaleureux. Bonne capacité à récupérer des détails dans les ombres et les hautes lumières.

Conseil pratique : Utiliser cette pellicule lors de journées ensoleillées pour des couleurs vives et saturées. Sa large latitude d’exposition permet de sur-exposer jusqu’à 2 stops et de sous-exposer jusqu’à 3 stops, offrant une flexibilité appréciable, notamment pour les débutants. Dans les années 1980-90 la Gold était la pellicule basique et pas chère des vacances pour les familles. Le film en format 120 selon des utilisateurs offre un rendu plus subtil qu’en 135 avec des couleurs plus douces, des tons plus naturels, moins de dominante jaune excessive qui tendent quand même vers une tonalité dorée-ambre. Par rapport à Kodak Portra 160, la taille des grains de la Gold 200 est nettement plus grande. Cela peut créer un look très argentique, légèrement granuleux ce qui est attrayant pour ceux qui apprécient cette sensation et font de l’argentique pour cela, en réservant le numérique aux aspects netteté sans bruit. Dans l’ensemble, la plus grande taille de grain de Kodak Gold 200 peut être considérée à la fois comme positive ou négative, selon le point de vue et en fonction de l’apparence souhaitée des photographies finales. Il est possible de l’utiliser avec un filtre bleu (80B) si on est lassé par la dominante jaune de cette pellicule pour la transformer en Kodak Cold haha.

Kodak Ultramax 400Kodacolor 400 🧡
  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Couleurs vives et saturées, grain relativement fin.
  • Utilisation : Polyvalente, adaptée aux conditions de lumière variées, pour les instantanés, les voyages et la photographie de tous les jours.
  • Prix : 💰💰
  • Caractéristique notable : Excellente performance en lumière faible, avec une reproduction fidèle des couleurs et une netteté correcte typée argentique.

Conseil pratique : Film parfois sous-estimé, qui a du potentiel, le rendu change si on le sur expose ou le sous expose et il est intéressant dans les deux cas… Par exemple si on souhaite un rendu pastel on peut le surexposer allégrement autour de 200 iso voire 160 iso. C’est un film “joyeux” qui accepte bien une surexposition pour un rendu lumineux. On pense souvent que l’Ultramax est chaud… mais quand il est surexposé avec une lumière marine par exemple, il devient plus pastel, plus subtil et peut donner une signature vintage avec des tons de peau surprenants au sens chouette, sympa. En le sous exposant on peut obtenir un ton marron granuleux, lo-fi intéressant.

Kodak Portra 400 – EktaColor Pro 400 📷✨
  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Couleurs douces et naturelles, grain fin, grande latitude d’exposition.
  • Utilisation : Portraits, paysages, scènes de rue, reportage.
  • Prix : 💰💰💰 💰💰 (coût élevé)
  • Caractéristique notable : Réputée pour le rendu des tons chair naturels. Souvent considérée comme l’une des meilleures pellicules Kodak. Film conçu pour des usages professionnels. Contraste doux, laissant de la flexibilité en post-traitement, ce qui lui confère une grande polyvalence.
  • Conseil pratique : Référence pour les portraits en lumière naturelle. Ajuster l’exposition pour obtenir des tons peau subtils et réalistes.
Kodak Portra 800 📷✨
  • Sensibilité ISO : 800
  • Rendu : Grain présent, couleurs naturelles avec une saturation équilibrée, faible contraste, rendu similaire à la Porta 400 en + granuleux.
  • Utilisation : Portraits, scènes d’action, photographie en basse lumière, utilisation de téléobjectifs.
  • Prix : 💰💰💰 💰💰
  • Caractéristique notable : Excellente latitude d’exposition, grain « beau », possibilité de pousser le film à 1600 ISO pour des performances accrues en faible luminosité. Film conçu pour des usages professionnels.

Conseil pratique : Bien pour les situations de faible éclairage ou nécessitant des vitesses d’obturation rapides. Sa large latitude d’exposition offre une flexibilité supplémentaire en conditions de lumière difficiles. Les tons chair sont reproduits de manière naturelle, ce qui en fait un excellent choix pour les portraits en lumière ambiante. La Kodak Portra 800 est appréciée pour sa capacité à maintenir une qualité d’image élevée avec un grain visible mais acceptable si on n’apprécie pas trop une granularité élevée, ce qui la rend adaptée à une variété de conditions de prise de vue dont les environnements à faible luminosité avec présence humaine de part le bon rendu des tons chair.

Kodak Porta 160 – EktaColor Pro 160 📷✨
  • Sensibilité ISO : 160
  • Rendu : Couleurs douces et naturelles, grain très fin, contraste modéré et excellente latitude d’exposition.
  • Utilisation : Portrait, mariage, paysage, photographie de rue, reportage.
  • Prix : 💰💰💰💰💰 (coût élevé)
  • Caractéristique notable : Référence pour le rendu neutre et la qualité des tons chair. Son contraste modéré et sa large latitude d’exposition offrent une grande souplesse à la prise de vue comme en numérisation ou au tirage. Moins polyvalente en basse lumière que la Portra 400, offrant toutefois un grain plus fin et une restitution des couleurs d’une grande finesse.
  • Conseil pratique : Très bonne pour les portraits en lumière naturelle. Une légère surexposition (de 1/3 à 1 IL) permet souvent d’obtenir des tons de peau encore plus doux et un grain encore plus discret. On peut lui reprocher un manque de caractère qui peut toutefois être donné par un post-traitement spécifique si on cherche moins de neutralité, ce film est presque trop bon haha.
Kodak Ektar 100
  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Couleurs vives et saturées, grain ultra-fin.
  • Utilisation : Paysages, nature, documentaire, photographie de voyage.
  • Prix : 💰💰💰💰
  • Caractéristique notable : Quand on recherche du grain peu visible, de la finesse, des détails et de la netteté. Pour les tirages grand format grâce à son grain très fin. Il peut lui être reproché un rendu quasi « numérique » une fois scannée.

Conseil pratique : Utiliser cette pellicule pour des paysages, des scènes urbaines, architecture, documentaire avec des couleurs éclatantes. Pas très adaptée pour les portraits ou alors pour ne pas exagérer la saturation des tons chair à surexposer à +1.

Kodak Pro Image 100 📷✨
  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Couleurs avec une reproduction assez fidèle des tons chair, grain fin, ton légèrement chaud, moins que la Gold.
  • Utilisation : Pour les portraits, mariage, couple, événements sociaux, ainsi que pour la photographie générale en extérieur sous une bonne luminosité car seulement 100 iso. Film conçu pour des usages professionnels.
  • Prix : 💰💰

Caractéristique notable : Couleurs plus vives et contrastées que la Porta 400, avec un rendu chaud sans excès et un accent sur les rouges et jaunes. Elle donne un look légèrement vintage et commercial, ce qui la rapproche des Kodak Gold en + équilibré. Assez contrastée, avec des noirs profonds et des hautes lumières bien marquées. Elle donne un rendu + punchy et dynamique dès la prise de vue que la Portra 160, elle est moins neutre. Conçue pour être stockée à température ambiante, même dans des climats chauds et humides, sans risque de voilage avec une émulsion peu fragile. Elle offre une bonne conservation de l’image latente, ce qui permet de différer le développement sans perte de qualité. Elle est appréciée pour sa polyvalence en lumière abondante et pour son rendu assez fidèle des couleurs avec des tons percutants, en particulier pour les portraits et les scènes sociales.

Kodak Ektachrome E100 (diapositive) 📷✨
  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Couleurs naturelles et équilibrées à tendance légèrement froide, surtout dans les ombres (bleuté léger). Bon rendu des détails, très précis, grâce à un grain extrêmement fin. Contraste assez modéré pour une diapositive, ce qui le rend un peu + « souple » que les anciens Ektachrome 64, E100.
  • Utilisation : Paysage, portrait, documentaire / reportage, Architecture, urbain, Photo créative.
  • Prix : 💰💰💰💰💰
  • Caractéristique notable : Très faible latitude d’exposition, un film diapositive ne pardonne pas, il faut être ultra-précis dans l’exposition. Les hautes lumières brûlent très vite, à exposer pour les hautes lumières pas pour les ombres.

Conseil pratique : Un filtre chaud (81A ou B) peut corriger l’aspect bleuté si on ne l’apprécie pas mais ce serait dommage car il faut le choisir pour son rendu. Tolérance aux écarts de lumière très faible, attention aux contrastes violents (soleil et ombre) prioriser la préservation des hautes lumières. Si doute sous-exposer faiblement et ne surtout pas sur-exposer (- un tiers, – un demi stop). Comme les autres films inversibles très fins, l’utilisation de nos jours peut être discuté car quand on scanne on obtient un rendu proche de ce qu’il est possible de faire directement en numérique avec du post-traitement.A utiliser par choix pour tester et pour des projets spécifiques, aussi pour ne pas que ce type de films disparaissent ; au prix du rouleau, sans le développement, c’est mieux de réfléchir à son projet d’utilisation. En comparaison directe avec le Fujichrome Provia 100F, le nouvel Ektachrome E100 a un rendu de couleur légèrement plus frais. Le Fujichrome a une meilleure résolution (MTF plus élevée) et une latitude d’exposition un peu meilleure par rapport à E100.
En ce qui concerne la finesse du grain, les deux films sont au même niveau avec un grain très fin.

Fujifilm C200 😎
  • Sensibilité ISO : 200
  • Rendu : Couleurs avec une légère saturation, grain fin, verts citronnés, rendu plutôt froid, frais (pas jaune) pour les versions Fuji origine, pas toutes les cartouches maintenant, constat d’un changement avec un look Kodak.
  • Utilisation : Photographie de tous les jours, photo de famille, paysages, portraits en extérieur.
  • Prix : 💰💰
  • Caractéristique notable : Grande latitude d’exposition, adaptée à diverses conditions de prise de vue pour usage courant. C’est un film assez abordable au niveau de prix de la Kodak Color plus.Des modifications récentes sont soupçonnées dans la fabrication de la Fujifilm 200, notamment son déplacement aux États-Unis (made in USA sur la boite). Certaines cartouches ont bien le rendu typique Fuji, d’autres non, le rendu est similaire à la Kodak Color Plus.., le made in USA peut concerner le bobinage et l’emballage avec d’anciennes bobines Fuji mais il y a possiblement eu un transfert ensuite de la fabrication de l’émulsion. Il existe d’autres films Fuji notés seulement 200 et 400 (notés aussi made in USA). C’est assez confus selon les lots, toutefois il y a des films qui n’ont clairement pas le look typique Fuji. Fuji ne communique pas à ce sujet mais cela va dans le sens des rumeurs qui disent que Fuji soustraite la fabrication de certains films.

Conseil pratique : Éviter les situations de faible luminosité sans flash, car sa sensibilité de 200 iso peut limiter les performances en basse lumière. Cette pellicule est reconnue pour sa souplesse et sa capacité à produire un rendu qualitatif dans diverses situations. Sur un lot de C200 acheté récemment avec date de péremption 08/2026 noté « made in USA », le rendu est bien caractéristique d’une pellicule Fuji avec des verts citronnés, l’émulsion brun-marron typique, un rendu des photos avec dominantes plutôt froide avec ombres bleutées/magenta léger, grain fin et régulier.

Fuji C200 Photo Patrick Pestre
Fuji C200 avec les verts citronnés typiques, tons pastels « frais »

Deuxième film Fuji C200 utilisé, et sur ce dernier il n’y a plus les verts citronnés, tons chauds, légère dominante magenta dans les ombres, lui il ressemble à un film Kodak dit « grand public » . Possiblement il y a eu des stocks d’anciennes bobines Fuji puis possiblement un transfert de la fabrication des cartouches par Kodak avec émulsion Kodak Color Plus …

Crop autre film Fuji C200 aux couleurs non typiques Fuji avec du magenta dans les ombres et pas en plein soleil ! Ce n’est pas un film « haut de gamme » qui tient bien la couleur dans les ombres. Développement C41 standard, chimie fraîche..
Fuji C200 avec Olumpus Pen EE-2 demi-cadre, deux photos avec peu de temps de différence, magenta dans les ombres d’un côté et bien gris normal au soleil de l’autre … et où est le vert Fuji ???

Scan en mode linéaire, parenté flagrante avec la Kodak Color Plus qui elle ajoute une légère rugosité, rend les tons un peu imparfaits, presque fatigués, donne des ombres vivantes (même avec leurs dérives). … ça ne pas être un rendu des couleurs Fuji du tout, pastel citronné, non … cette Fuji C200 n’a pas une émulsion Fuji. Quand on a déjà utilisé la Kodak Color Plus, on se dit oups, c’est la même …

à noter les films Agfa Vista 100, 200 (notés AgfaPhoto) ne sont pas des anciens film originaux Agfa, mais des films reconditionnés du Fuji C200 ou d’autres émulsions Fuji. Le Vista Plus 400 est aussi du Fuji de type ancien Superia. Après la fin de la production des films Agfa en Allemagne en 2005, la marque AgfaPhoto a été vendue sous licencie à Lupus Imaging & Media qui n’a pas d’usine de fabrication d’émulsion. La base du négatif est identique à celle d’un Fuji C200 (notamment le marquage de bord), le rendu couleur, les verts citron, les ombres bleutées sont typiques de Fuji. Les performances en latitude et grain sont également cohérentes avec le Fuji C200. Le nom “AgfaPhoto” peut prêter à confusion, mais il ne s’agit pas de l’ancienne émulsion Agfa d’origine comme l’Agfacolor ou le Vista d’avant 2005.

Fujifilm Provia 100F (diapositives) 📷✨
  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Grain ultra-fin, couleurs plutôt vives mais équilibrées, reproduction asssez fidèle des tons avec une netteté exceptionnelle.
  • Utilisation : Pour la photographie de produits, de paysages, de nature, de mode et de portraits. Convient aux applications nécessitant des agrandissements de haute qualité grâce à sa très bonne résolution. Film de la gamme professionnelle pour diapositives couleur, procédé de développement E-6.
  • Prix : 💰💰💰 💰

Caractéristique notable : Excellentes performances, ce film est particulièrement adapté aux photographes exigeant une haute résolution en ragentique pour des agrandissements de grande taille ou des travaux nécessitant une grande précision des détails. Il est disponible en formats 35 mm, 120 et plan-film. Il présente une excellente stabilité des couleurs et des caractéristiques de réciprocité améliorées, garantissant des performances constantes même lors de longues expositions.

Fujifilm Velvia 100 (diapositives) 📷✨
  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Couleurs très saturées et vives, contraste élevé, grain fin.
  • Utilisation : Utilisation en conditions de lumière abondante pour la photographie de paysages, de nature, d’illustration, portraits, de produits, où des couleurs vives et une haute définition sont recherchés. Film inversible couleur de la gamme professionnelle équilibré pour la lumière du jour, nécessitant un traitement E-6. Disponible en formats 35 mm, 120 et plan-film.
  • Prix : 💰💰💰 💰

Caractéristique notable : En juillet 2021, Fujifilm a annoncé l’arrêt de la distribution du Velvia 100 aux États-Unis, toutefois elle est ponctuellement disponibles dans d’autres pays. Rendu et caractéristiques proches de la Velvia 50 en offrant une plus grande flexibilité en situations de lumière plus faible tout en conservant une saturation des couleurs élevée. Produit des couleurs saturées mais avec une reproduction plus fidèle et légèrement moins chaude que la Velvia 50. Les tons de peau sont mieux rendus, avec moins de risque de rougeurs excessives. Cette gestion des tons de peau la rend plus adaptée aux portraits que la Velvia 50.

Fuji Velvia 50 (diapositives) 📷✨ 🧡
  • Sensibilité ISO : 50
  • Rendu : Couleurs très saturées et vibrantes, contraste élevé, grain ultra-fin avec une résolution de 160 lignes/mm à un contraste de 1000:1.
  • Utilisation : Pour la photographie de paysages, de nature, d’urbain, de produits, où des couleurs vives et une haute définition sont recherchés. Gamme professionnelle inversible couleur équilibré pour la lumière du jour, nécessitant un traitement E-6, disponible en formats 35 mm et 120
  • Prix : 💰💰💰 💰

Caractéristique notable : Rendu spécifique, couleurs puissantes et contraste dynamique. La meilleure pellicule de Fuji avec la Provia pour ceux qui apprécient des rendus au caractère marqué, depuis le vide laissé par la disparition des Kodachrome. Comme tous les films inversibles il est nécessaire de prendre soin de la qualité de l’exposition car ce type de pellicules supportent mal une surexposition. Une très légère sous-exposition renforce encore plus la saturation des couleurs. Après l’utilisation de nos jours peut être discutée car quand on scanne on obtient un rendu proche de ce qu’il est possible de faire directement en numérique avec du post-traitement. Un peu comme l’Ekta 100 de kodak qui quand on scanne et traite on n’est pas loin du rendu numérique.

FUJI 400
  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Couleurs vives, grain modéré, rendu similaire à la Kodak UltraMax 400 – Kodacolor 400.
  • Utilisation : Polyvalente (portraits, paysages, scènes de rue).
  • Prix : 💰💰💰
  • A noter : Fabrication arrêté en 2024 pour la Fuji Superia Xtra 400. Un film étiqueté Fujifilm 400 est apparu sur le marché, suscitant des spéculations selon lesquelles il s’agirait d’une version rebaptisée de la Kodak Ultramax 400. La Fujifilm Superia X-tra 400 a subi des modifications au fil du temps. La version originale, fabriquée au Japon, intégrait une « quatrième couche » cyan, conçue pour améliorer la reproduction des couleurs, notamment sous un éclairage fluorescent. Cette caractéristique permettait d’obtenir des tons de peau naturels et une balance des couleurs précise dans diverses conditions d’éclairage. Cependant, Fujifilm a cessé la fabrication de la Superia X-tra 400 4 couches au Japon. La nouvelle formulation est largement considérée comme une pellicule Kodak reconditionnée, similaire à la Kodak Ultramax 400. Les photographes ont observé que la nouvelle Fuji 400 présente une dominante de couleur différente de l’ancienne, avec des ombres tendant vers le vert et une tonalité générale plus chaude par rapport à la Superia X-tra 400, qui avait des tons plus froids et des ombres tirant sur le magenta. La principale différence entre l’ancienne et la nouvelle formulation réside dans le changement de lieu de fabrication et les caractéristiques de rendu des couleurs différentes.
CineStill 50D
  • Sensibilité ISO : 50
  • Rendu : Couleurs précises, grain ultra-fin
  • Utilisation : Photographie en plein jour, paysages, portraits en lumière naturelle
  • Prix : 💰💰
  • Caractéristique notable : Issue de films cinématographiques Kodak Vision3 sans couche anti-halo. Tous les films actuels vendus par Cinestill sont fabriqués par Kodak.

Conseil pratique : Pour les prises de vue en extérieur sous une lumière abondante. S’assurer de bien l’exposer pour tirer parti de sa faible sensibilité.

CineStill 400D (Dynamic)
  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Couleurs douces, tons chair riches, grain fin, rendu de type cinéma.
  • Utilisation : Polyvalente, adaptée aux portraits, paysages et scènes de rue
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristique notable : Pellicule négative couleur équilibrée pour la lumière du jour, offrant une grande flexibilité. Il s’agit très probablement du film Kodak Vision3 250D dont la couche de remjet a été retirée lors de la fabrication. Cette pellicule offre une grande latitude d’exposition, permettant de l’exposer entre 200 et 800 iso sans nécessiter de modifications du développement. Pour obtenir des résultats optimaux, il est recommandé de l’exposer à sa sensibilité nominale de 400 iso. Il est important de noter que l’absence de la couche de remjet peut entraîner des effets de halation, c’est-à-dire une diffusion de la lumière autour des sources lumineuses intenses, ce qui peut donner un aspect particulier aux images. Le remjet a un rôle important, Il sert à réduire le halo lumineux autour des hautes lumières. Il protège la surface du film contre l’électricité statique et les rayures. Son retrait peut causer des changements de couleur et d’exposition, pas forcément prévus par la formulation originale du film. Les films Vision3 sont conçus pour l’ECN-2, qui a un développement plus doux et moins contrasté que le C-41. En C-41, le contraste et la saturation peuvent être différents de l’intention originale. Les couleurs peuvent être moins stables d’un lot à l’autre. C’est probablement pourquoi Kodak ne communique pas au sujet de la commercialisation de ses films cinéma avec la couche spécifique retirée.

Conseil pratique : A utiliser pour les situations de lumière changeante. Peut être poussée à 800 ISO et + si nécessaire, avec une légère augmentation du grain. Des difficultés pour en trouver en ce moment, il y a un questionnement sur la durabilité de ce produit étant donné que Eastman Kodak a modifié ses films Vison3 en retirant la couche remjet.

CineStill 800T (Tungsten)
  • Sensibilité ISO : 800
  • Rendu : Couleurs équilibrées pour l’éclairage tungstène, effet halo autour des sources lumineuses
  • Utilisation : Scènes nocturnes, intérieurs sous lumière artificielle., environnements urbains sous éclairage artificiel.
  • Prix : 💰💰💰💰
  • Caractéristique notable : Pellicule basée sur la Kodak Vision3 500T, dépourvue de la couche remjet (couche anti-halo et anti-rayure conçue pour éviter les réflexions excessives provenant de la partie arrière avec le défilement des fils dans des caméras cinéma), ce qui peut provoquer un léger effet de halo autour des lumières.

Conseil pratique : A utiliser en lumière artificielle pour obtenir un look cinématographique. Éviter les scènes en lumière naturelle pour prévenir une dominante bleue… sauf si on recherche une dominante bleutée.

CineStill RedRum est une édition limitée en format 120, spécialement conçue pour la photographie redscale (La photographie redscale est une technique créative qui permet d’obtenir des images aux teintes chaudes en exposant la pellicule couleur du côté opposé à l’émulsion).

  • Sensibilité ISO : 200
  • Rendu : Teintes dominantes de rouge, orange et jaune, avec un contraste élevé et un grain fin
  • Utilisation : Photographie créative, expérimentations artistiques, scènes avec une ambiance dramatique
  • Prix : 💰💰💰💰
  • Caractéristique notable : Fabriquée à partir de l’émulsion CineStill 800T, cette pellicule est dépourvue de couche anti-halo, ce qui la rend particulièrement adaptée à la photographie redscale.

Conseil pratique : A utiliser pour créer des photod aux tonalités chaudes et dramatiques. Expérimenter avec différentes conditions d’éclairage pour obtenir des effets variés. Noter que cette pellicule est en édition limitée, apparemment plus disponible actuellement. Elle était vendue dans les 15€, ne pas la payer 100 € non plus comme certain la propose… N’importe quel film peut être utilisé en redscale si on le charge dans le mauvais sens, c’est à dire côté émulsion dans la bobine, dans le noir absolu bien sûr. *

ORWO Wolfen NC500 🧡
  • Sensibilité ISO : 400 et non 500, plutôt 320 iso même …
  • Rendu : Tons verts prononcés, ombres et couleurs désaturées, grain très marqué, aspect lo-fi, ancien « vintage » un peu spécial …
  • Utilisation : Photographie créative, photographie expérimentale, scènes rétro, ambiances nostalgiques. pour les scènes urbaines, portraits typés, paysages urbains, photographie de rue, rural, paysages, si on recherche une esthétique très particulière « ancienne » et très granuleuse.
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristique notable : Film intéressant dont le rendu très particulier qui peut ne pas plaire. On obtient un rendu de type années 1960 ou de certains films périmés. Il n’est pas facile à gérer au scan au niveau des couleurs mais on peut avoir un coup de coeur pour son rendu (look) très spécifique et un peu « bizarre ». ORWO (abréviation de « Original Wolfen ») est une marque historique allemande, issue de l’ancienne usine Agfa Wolfen en Allemagne de l’Est. ORWO a relancé certains films récemment, dont le NC500, qui fait partie d’une nouvelle gamme de films couleur, ce qui est notable, car la marque était surtout connue pour ses films noir et blanc. Ce que dit le fabricant c’est que le NC500 est inspiré d’anciennes émulsions développées à l’origine uniquement pour le cinéma. Il est conçu pour offrir un rendu avec du grain et une palette de couleurs très particulière. Les couleurs sont désaturées, avec un rendu froid et verdâtre. Les verts et les bleus sont souvent plus présents que les rouges qui sont éteins. Les tons chair peuvent apparaître rosés ou pâles, le jaune n’est pas vraiment jaune. Le grain est très marqué, il accentue l’aspect vintage. Le contraste est assez élevé. La plage dynamique est plutôt faible, pas aussi large que celle d’autres films. En sur-exposant, on obtientrait un rendu plus doux. Adapté à la lumière naturelle douce (temps couvert, ombre ouverte) il fonctionne aussi en lumière dure, mais les hautes lumières peuvent se retrouver assez vite « brûlées » et le contraste parait plus important, aussi dans ce cas il vaut mieux exposer pour les hautes lumières. Il tolère un peu de sous-exposition mais pas trop.

Conseil pratique : (testé) A expérimenter en l’exposant différemment pour maximiser son look spécifique et obtenir un effet plus ou moins marqué selon ses propres préférences (sur-exposer légèrement ou pas, sous-exposer légèrement). Film surprenant et atypique qui peut donner un rendu à première vue « moche ». C’est un film pour ceux qui ont une affinité pour les rendus inhabituels… Au niveau du scan on peut se retrouver avec une dominante verte ou magenta si on essaie de corriger le vert car l’émulsion n’est pas orange mais verte. La balance des couleurs est très particulière, pas forcément facile à gérer, le grain est visible. Il y a besoin de passer beaucoup de temps dans les réglages du logiciel de scan et alors on peut obtenir un résultat disons spécial que l’on peut finalement apprécier, bien que complétement dans les choux au niveau de la colorimétrie, sans un engagement fort en termes de réglages. C’est un film qui peut-être se mérite pour en obtenir tout le potentiel ! en l’expérimentant selon ses goûts, en le sur exposant cela donnerait a priori un résultat plus doux d’après des dires, moins typé brut et texturé. Vraiment spécial ce film, on est en plein dans le lo-fi qui peut surprendre. Il est tellement bizarre qu’il donne envie de s’acharner pour en tirer un rendu plaisant, donc il est motivant. A creuser car au départ, on est dubitatif, à voir donc après d’autres tests car un seul film utilisé et en plus développé avec un blix trop chaud. Il peut être très intéressant au niveau artistique donc avis plus détaillé à venir, car il est troublant ce film. J’ai obtenu avec une photo que j’aime beaucoup mais il a fallu passer un temps considérable au niveau de l’ajustement des couleurs. Acheté aussi pour encourager le développement de films couleurs par Orwo. Ne convient pas du tout si on recherche des couleurs précises, justes, saturées et une haute résolution à grain fin (c’est tout le contraire).

ORWO Wolfen NC400 🧡
  • Type : Film négatif couleur, sensibilité : 400 iso Format : 135 (35 mm), fabricant : ORWO / FilmoTec (Allemagne, Wolfen)
  • Rendu : Couleurs froides avec une dominante verte ou cyan, grain présent, pas excessif (moins que le NC500).
  • Particularité : Basé sur une émulsion cinéma (ORWO Color Negative), réadaptée pour usage photo,Sans couche anti-halo (anti-halation) → halos lumineux visibles autour des sources de lumière, effet typique. Peut être surexposer entre 100-320 iso,
  • usage : Pour la photo urbaine, lumière naturelle, ambiances grises ou industrielles. Intéressant en portraits décalés, mais nécessite un ajustement en post-traitement. Film fabriqué à Wolfen (lieu historique d’Agfa et ORWO). Peut dérouter par son rendu atypique et spécifique, c’est justement ce qui en fait sa signature visuelle et qui est recherché pour certaines pratiques photographiques. Très probablement ce même film est utilisé par d’autres marques de distributeurs sous un autre nom. « Très probablement » car si on regarde bien en comparant, ce sont les mêmes.
  • Prix : 💰💰
OPTICOLOUR 200 et KONO! Color 200 (Orwo NC200)
  • Sensibilité ISO : 200
  • Rendu : Grain très visible pour du 200 iso, contraste modéré à faible si surexposé, couleurs pastel avec une légère dominante verte possible selon le scannage, saturation douce, rendu assez rétro. Couleurs beaucoup moins saturées que Kodak Gold / Ultramax, moins “crémeuses” que Portra, pas flashy. Ambiance douce, mate, granuleuse, légèrement délavée. Les verts/bleus ressortent parfois +. Léger halo possible sur les hautes lumières dures.
  • Utilisation : Usage courant, street photo, voyage, paysages, photo du quotidien, boîtiers anciens ou tests d’appareils, ce n’est pas un film aux couleurs réalistes, il est à la limite d’un rendu expérimental avec un aspect années 1980.
  • Prix : 💰 (9,90€)
  • Caractéristique notable : Pellicule couleur C-41 relativement abordable, base ORWO NC200 encore en phase de mise au point / stabilisation, reconditionnée sous marque Opticolour et Kono!. Supporte bien la surexposition (+1 IL) dans ce cas le contraste est faible, tolère une légère sous-exposition (-1 IL) mais les ombres deviennent vite denses et très granuleuses avec des grains rouges et bleus. Film intéressant par son rendu atypique pastel, en cours de mise au point, il peut contenir des imperfections au niveau de l’émulsion. Il est possible de donner + de punch avec un post-traitement après un scan neutre.
LUCKY Color 200
  • Sensibilité ISO : 200
  • Rendu : Grain présent, contraste soutenu, couleurs assez saturées avec dominante jaune-vert, rendu plutôt punchy et un peu “old school”.
  • Utilisation : Street photo, urbain, scènes du quotidien, ambiances urbaines un peu crues, friches, zones périurbaines.
  • Prix : 💰💰 plus élevé que le prix annoncé au départ (11-12€)
  • Caractéristique notable : Pellicule couleur fabriquée en Chine (Lucky Film, Baoding), Rendu au caractère atypique, + saturé que les films européens ORWO, avec une signature colorimétrique jaune/vert, look énergique dans un style rétro. Assez faible latitude d’exposition, les couleurs peuvent devenir “criardes”. Film intéressant pour un rendu expressif.
LUCKY Color 400

Sensibilité ISO : 400

Rendu : film à venir, en cours de fabrication. Les 1ers tests sont plutôt pas mal avec des meilleures couleurs que le 200 iso.

Lomography Color Negative 400
  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Couleurs rétro, grain relativement modéré.
  • Utilisation : Expérimentation, portraits, scènes de rue.
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristique notable : Des couleurs vives, saturées, avec une prédominance des tons chauds. Un grain modéré, une bonne latitude d’exposition, permettant de la flexibilité lors de la prise de vue. Une polyvalence en conditions de lumière variées, tant en intérieur qu’en extérieur. Un film classique fabriqué par Kodak aux États-Unis, selon plusieurs sources crédibles ce serait une ancienne formulation de Kodak, possiblement proche du Kodacolor VR des années 1980. Il est souvent considéré comme l’un des meilleurs films proposés par Lomography, notamment pour sa polyvalence et son rendu distinctif apprécié dans la tendance « vintage ».

Conseil pratique : Pour les photos au style rétro, les projets artistiques. A expérimenter avec de la sous-exposition pour accentuer le rendu rétro ou en surexposant pour un rendu plus moderne. Quand on recherche un film offrant un rendu coloré distinctif avec une touche rétro, c’est un excellent choix.

Lomography Color Negative 800
  • Sensibilité : ISO 800
  • Rendu : Chaud, saturé, avec des tons riches, contraste élevé, grain prononcé mais esthétique. Elle offre un rendu punchy avec des ombres marquées. Il y a des supositions sur la fabrication, il s’agit possiblement de l’ancienne Kodak Gold 800 adaptée ou remise en production, c’est une théorie qui revient souvent. Kodak Gold 800 n’existe plus depuis longtemps, plusieurs observateurs trouvent une parenté dans le rendu chaud. Ou une émulsion Kodak développée exclusivement pour Lomography, c’est une hypothèse crédible, ce n’est pas une Portra 800 car le rendu est différent.
  • Prix : 💰💰💰
  • Utilisation : Pour des prises de vue en basse lumière ou en intérieur. Pour les photographes recherchant une pellicule haute sensibilité avec un rendu de caractère, expressif. Portraits avec un rendu chaud. Scènes urbaines et architecture, les lumières artificielles et les néons ressortent bien. Expérimentation et style cinématographique pour un look « vintage » et artistique. Comparaison avec d’autres pellicules : Cinestill 800T la Lomo 800 a un rendu plus chaud et plus saturé, alors que la Cinestill 800T est équilibrée pour la lumière tungstène et donne des tons plus froids avec des halos rouges. La Kodak Portra 800 est plus neutre et plus fine en grain, avec des couleurs plus naturelles que la Lomo 800. La Fujifilm Natura 1600 (discontinuée) était encore plus sensible et offrait un rendu plus froid et discret que la Lomo 800.
LomoChrome Color ’92 35 mm ISO 400
  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Teintes rétro inspirées des années 1990, couleurs légèrement désaturées avec une dominante cyan et magenta, grain modéré.
  • Utilisation : Scènes de rue, portraits, photographie expérimentale, ambiances vintage.
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristique notable : Inspiré des films couleur des années 1990, ce film offre une esthétique unique avec un rendu nostalgique et une balance des couleurs particulière.
  • Conseil pratique : Convient aux prises de vue en extérieur comme en intérieur grâce à sa sensibilité ISO 400. Recommandée pour les expérimentations argentiques et le look rétro. Ce film est une option intéressante pour les amateurs de couleurs vintage et de rendus alternatifs, pour ceux qui cherchent à se démarquer avec une esthétique originale en argentique. Certains utilisateurs suggèrent que ce film est un Orwo NC400 car le rendu est similaire.
LomoChrome Metropolis 35 mm ISO 100–400
  • Sensibilité ISO : 100–400 (film à sensibilité variable, peut être exposé selon le rendu souhaité).
  • Rendu : Couleurs désaturées avec une dominante froide, contraste marqué et grain modéré.
  • Utilisation : Photographie urbaine, mode, portraits, expérimentation artistique, scènes de rue.
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristique notable : Ce film offre un rendu rétro, avec des couleurs atténuées et une légère teinte froide, rappelant les films des années 1980 et 1990. Ses couleurs sont particulières, elles réhaussent certains tons et en réduisent d’autres. Beaucoup utilisateurs suggèrent qu’il s’agit d’une émulsion Orwo.
  • Conseil pratique :
    • À ISO 100 : couleurs plus douces, moins de grain, meilleure définition.
    • À ISO 400 : contraste plus marqué, grain plus présent, rendu plus dramatique.
    • Fonctionne particulièrement bien en lumière naturelle ou dans des environnements urbains avec éclairage artificiel. Peut être développé en C41 comme un film négatif couleur standard. pellicule intéressante pour les photographes cherchant un rendu rétro-futuriste et une ambiance cinématographique spécifique. Son look atypique en fait un excellent choix pour se démarquer.
CatLABS X-FILM 100 Color
  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Très spécifique, grain très fin. Les tons rouges sont particulièrement vibrants et puissants, plus que la réalité. Les bleus et les verts paraissent assez « normaux ». Le jaune est parfois « bizarre » il à l’air plus brun. Les tons chair pour les caucasiens sont particuliers, très roses magenta, peut être lié au rendu spécifique des tons rouges et des jaunes (?). Ce film CatLABS a sa propre façon de rendre les couleurs avec une légère dominance froide.
  • Utilisation : Paysages, architecture, urbain Augmentation du contraste dans les lumières peu contrastée. Pour les scènes calmes, projets photographiques expérimentaux.
  • Lieu de fabrication : Selon certaines sources, ce serait probablement un reconditionnement du film aérien Kodak Aerocolor IV 2460, un film technique destiné à la cartographie, la surveillance, les images haute altitude, bobiné en cartouches 35 mm avec codage DX par CatLABS à Boston, aux États-Unis et aussi en format 120. Le grain est très fin, le rendu neutre à légèrement froid, les détails sont extrêmement nets, ce qui est typique des films aéronautiques. Ce type de film est généralement fabriqué en rouleaux non perforés (bobines bulk).
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristique notable : Se distingue par une netteté exceptionnelle, certains tons doux avec une autre palette de couleurs vives. Elle présente une structure de grain offrant un contraste et une gamme tonale distincts des autres films disponibles sur le marché. Équilibrée pour la lumière du jour, elle est adaptée à une variété de situations, y compris les environnements à faible luminosité et les expositions longues. Lors d’expositions dépassant 10 secondes, la balance des couleurs reste presque neutre, ce qui la rend très utilisable pour les prises de vue en lumière artificielle ou tungstène. Produit des négatifs sans masque orange ce qui ouvre la possibilité de la développer en E6 pour obtenir des diapositives.
SantaColor 100 Colour Négatif Film 🧡
  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Rendu des couleurs spécifiques, elles sont vibrantes, profondes, avec un contraste subtil, grain fin et une très bonne définition. Tons rouges assez puissants, des verts dits luxuriants. Il est globalement plus saturé que la Kodak Portra, mais moins saturé que le Kodak Ektar 100. Le rendu des hautes-lumières et des tons blanc est exceptionnel donnant un aspet global lumineux rayonnant.
  • Utilisation : Paysages, portraits, usage général, photographie urbaine pour des scènes de rue avec une touche de chaleur et de vivacité. Il s’agit d’un excellent film avec un caractère spécifique organique, lié à sa grande latitude d’exposition, sa tolérance et ses couleurs aux tons subtils.
  • Lieu de fabrication : fabriqué aux États-Unis et bobiné en Finlande
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristique notable : Le film est souple et peut être poussé à 800 ISO avec une perte mineure de précision de couleur et une augmentation du grain. Exposé à 400 iso et sur-développé, il donne un contraste élevé avec des couleurs « punchy » très vibrantes. D’après diverses sources, il s’agit du film Kodak Aerocolor IV reconditionné qui est un film à grain fin et contraste moyen développé pour la photographie aérienne. Il est connu pour sa haute définition, sa très grande latitude d’exposition et sa reproduction des couleurs avec une légère tendance aux tons froids dans les hautes lumières et aux tons plus chauds dans les ombres. On peut avoir un réel coup de coeur pour ce film. On en parle ici.
Santa Color 800

Nouvelle apparation par Optik Oldschool, une structure allemande, qui a repris la marque SantaColor.

  • Sensibilité ISO : 800
  • Rendu : Couleurs assez saturées tendance légèrement chaude, bon rendu des tons chair, rendu punchy, contrasté, grain visible, textures un peu rugueuses, hautes lumières qui montent assez vite, rouges / oranges qui ressortent fort, peu de douceur dans les transitions possiblement à cause de la sensibilité 800 iso.
  • Utilisation et caractéristiques : usage général, faible luminosité, intéressant en lumière ambiante, film noté « point and shot » compatible « produced in the USA and spooled in Germany ». Origine Kodak, possiblement un film en dehors de la communication classique, peut-être du Kodak Max 800 aussi appelé GT800 (initialement concu en intégré sans vente directe sous la marque, pour les appareils jetables et compacts automatiques grand public, packs OEM, ce film a été souvent sous-estimé, il a un rendu brut, direct, type soirée avec compact et flash, comme recherché parfois quand on veut du caractère, à voir si c’est le même) ou alors c’est carrément de la Portra 800 car le rendu est très proche toutefois avec une latitide d’exposition plus faible, film pas très souple d’après des retours, à bien exposer pour obtenir tout son potentiel, intéressant avec du caractère, ce qui va dans le sens que ce n’est pas de la Portra 800. Piste Portra ambigüe sur le site du vendeur : « Utilisez les directives d’exposition et de traitement pour Kodak Portra 800 pour obtenir les meilleurs résultats. » mais il y a un gros gros doute car peu probable que Kodak fournisse un de ses films premium à une autre marque et la Portra est très souple en latitude d’exposition … (film à tester bientôt)
  • Prix : 💰💰💰 💰 un peu moins chère que Portra 800 (16,90 €)
Harman Red 125
  • Sensibilité ISO : 125
  • Rendu : Pellicule négative couleur redscale *. Elle est conçue pour produire des photos aux teintes riches de rouge, d’orange et de jaune, créant des ambiances spécifiques. En intervenant sur les paramètres d’exposition, les photographes peuvent moduler l’intensité des teintes et du contraste, offrant ainsi une flexibilité créative pour diverses ambiances visuelles.
  • Utilisation : Pour la photographie artistique et expérimentale créative ou récréative, permettant de transformer des scènes ordinaires en compositions visuelles uniques et évocatrices.
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristique notable : « Nouveauté’ introduite par Harman Technology en février 2025, car en fait il s’agit de la Phoeinix 200 bobinée à l’envers ce qui engendre une baisse de la sensibilité iso native pour une exposition correcte. L’effet redscale ‘échelle de rouge’ est donné par la lumière qui traverse d’abord la couche de base orange du film avant de frapper l’émulsion, ce qui donne des dominantes orangés, jaunes, rouges avec effet variable selon la luminosité ambiante et le niveau de sous-exposition du film. En exposant le film à 400 iso en ambiance peu éclairée (soit importante sous-exposition) il ne restera que du orange/rouge et du noir, exposé à 100/125 iso en lumière abondante l’effet sera léger.

Harman Phoenix 200 (version 1 boite rouge)

La Harman Phoenix 200 est une pellicule négative couleur ISO 200, notable pour son rendu particulier et ses caractéristiques expérimentales, elle est produite à partir du film noir et blanc Ilford XP2 avec l’ajout de couches couleur. La technicité de sa fabrication est plus ou moins stabilisée. L’acheter c’est aussi encourager la poursuite de son développement et la durabilité de sa mise sur le marché en entretenant qu’un autre film couleur peut-être de 400 iso puissent voir le jour à l’avenir. Existe aussi en format 120.

Sensibilité ISO : 200

  • Rendu : Couleurs assez saturés surtout les verts, rouge puissant, dominante verte en cas de sous-exposition, grain très prononcé, contraste élevé rendu proche d’une pellicule diapositive.
  • Utilisation : Scènes à faible contraste, photographie créative et expérimentale.
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristique notable : Première pellicule couleur entièrement produite dans l’usine de Mobberley au Royaume Uni par Harman Technology, connue pour ses effets de halo autour des sources lumineuses intenses. Elle a tendance à améliorer le contraste et les couleurs par temps gris.

Conseil pratique : Pour obtenir son rendu très spécifique exposer la pellicule à sa sensibilité nominale de 200 iso ou à 160 iso et privilégier les conditions de lumière constante avec une mesure de la lumière précise car la latitude d’exposition est proche de celle d’un film diapositive qui demande à être exposé correctement, supporte bien les temps gris, le ciel voilé, supporte moins bien la lumière d’été très contrastée. Pour des effets plus légers sur les couleurs et pour ne pas boucher les ombres en atténuant le contraste, sur-exposer le film en indiquant 125 iso ou 100iso. Etre conscient des effets de halo possibles autour des sources lumineuses brillantes, qui peuvent ajouter un caractère artistique aux images. La Harman Phoenix 200 est une édition expérimentale, offrant une expérience photographique distincte des autres pellicules, avec de possibles rendus imprévisibles.

A noter que Harman Technology ne possède pas le nom de marque Ilford pour les films couleurs, uniquement pour les noir et blanc. Ilford a été divisé en deux entités distinctes lors de sa restructuration dans les années 2000. Harman Technology Ltd (Ilford Photo) est une entreprise basée en Angleterre, qui détient les droits sur la marque Ilford pour les films noir et blanc, les papiers photographiques traditionnels et les produits chimiques de développement. Elle continue de produire des films argentiques noir et blanc Ilford HP5 Plus, FP4 Plus, Delta, etc., ainsi que des papiers pour l’impression argentique en chambre noire. Harman Technology a été créée en 2005 par d’anciens employés d’Ilford après la mise en liquidation de la société d’origine, à ne pas confondre avec Ilford Imaging Europe.

Harman Phoenix 200 (version 2 boite bleue)

  • Sensibilité ISO : 200
  • Rendu : Couleurs encore atypiques, avec une dominante assez chaude et des rouges/oranges assez marqués. Les bleus peuvent virer vers le cyan, et les verts sont souvent un peu décalés. Le contraste est prononcé, avec des noirs denses et des hautes lumières parfois dures. Grain bien présent clairement assumé comme esthétique expérimentale.
  • Utilisation : Film pour une approche créative, expérimentale ou artistique, pour scènes urbaines un peu brutes, sujets colorés (enseignes, voitures, objets), séries “lo-fi” ou volontairement imparfaites. Pas très adapté à une restitution fidèle (portrait naturel, souvenir classique).
  • Prix : 💰 💰💰
  • Caractéristique notable : Film évolutif, entièrement repensé par Harman (Ilford), avec une identité visuelle. C’est une version retravaillée en profondeur (nouvelles couches, chimie repensée) avec une meilleure tenue des hautes lumières et des ombres et plus tolérant à l’exposition (mais reste exigeant). Ce n’est pas un film “équilibré”, il a du caractère qui peut varier selon l’exposition et le scan. Version moins difficile à scanner que la 1ère version.
  • Conseil pratique : On peut l’exposer pour les ombres pour éviter qu’elles soient bouchées et exploiter au mieux sa palette, à découvrir en attendant une possible autre version …

Ilford ILFOCOLOR Vintage Tone 400 Plus 35 mm
  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Couleurs avec un aspect rétro prononcé, délavés.
  • Utilisation : Photographie de rue, portraits, scènes quotidiennes, projets artistiques avec une esthétique nostalgique.
  • Lieu de fabrication : Bien que la pellicule soit commercialisée par Ilford Imaging Europe GmbH, les informations disponibles indiquent qu’elle est « emballée en Chine ». Le site exact de production ou le fournisseur de l’émulsion ne sont pas clairement établis.
  • Prix : 💰💰💰 💰💰
  • Caractéristique notable : Elle offre un look vintage très marqué, couleurs désaturées délavées, avec une structure de grain dite « améliorée » (?). Certains lui reprochent une dominante jaune-vert avec des ombres tendant vers le marron et trouvent les couleurs fades et bizarres (sic).
  • Conseil pratique : Pour les photographes recherchant un rendu néo-rétro très spécifique. Le rendu ne plait pas à tout le monde. Le prix est très élevé. Ce film ressemble un peu à l’Orwo NC400 et à la Lomo Metropolis. Les gens qui recherchent un rendu classique et des couleurs vives assez justes peuvent ne pas apprécier ce genre de films qui s’inscrivent dans la thématique photographie expérimentale …

Ilford Imaging Europe GmbH (anciennement Ilford Imaging Switzerland) : Cette société, basée en Allemagne (auparavant en Suisse), possède les droits sur la marque Ilford pour les papiers jet d’encre, les supports d’impression et certains films couleur. Cette entreprise a récemment commercialisé un film Ilford Color 400, qui a surpris certains photographes, car Ilford était historiquement associé au noir et blanc. Toutefois, ce film couleur n’est pas produit par Harman Technology et n’a rien à voir avec les films argentiques noir et blanc traditionnels d’Ilford. Le film Ilford Color 400 semble être un film rebrandé provenant d’un autre fabricant (probablement japonais ou chinois). Cela signifie que contrairement aux films noir et blanc Ilford HP5 ou FP4, qui sont fabriqués en Angleterre par Harman, ce film couleur est produit par un autre acteur non dévoilé, sous la marque détenue par Ilford Imaging Europe.

GT PHOTO Retro 35mm
  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Couleurs rétro (précision à venir)
  • Utilisation : Destinée aux projets créatifs et expérimentaux.
  • Prix : 💰 💰💰
  • Caractéristique notable : Offre des résultats avec des tonalités rétro distinctives. (possiblement de la ORWO NC500 ?). Vendu en 24 poses seulement.

Conseil pratique : Pour les photographes souhaitant expérimenter des rendus de type années 1970. Pour de meilleurs résultats, à utiliser en lumière naturelle ou avec un éclairage contrôlé.

AgfaPhoto Colour 400
  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Chaud avec des tons légèrement marron de style rétro légèrement nostalgique avec des jaunes et rouges mis en valeur. Constraste moyen, grain modéré qui reste esthétique, toutefois plus prononcé que des films premium comme le Kodak Portra 400. Ne donne pas un rendu des couleurs ultra-précis.
  • Utilisation : Polyvalente, convient à une variété de situations, y compris les scènes d’action et les conditions de faible luminosité
  • Prix : 💰 💰 24 poses seulement
  • Caractéristique notable : L’AgfaPhoto Colour 400 est une pellicule couleur négative au départ qui était assez abordable… qui offre un rendu chaleureux et légèrement vintage. Elle est particulièrement appréciée pour son équilibre entre saturation modérée, contraste moyen et grain présent. C’est un film conçu pour être polyvalent, aussi bien en extérieur qu’en intérieur avec une bonne gestion des tons de peau et une résistance correcte aux lumières mixtes. Kodak Ultramax 400 est plus saturée et contrastée que l’AgfaPhoto Colour 400. La Kodak Portra 400 donne des couleurs plus naturelles et grain plus fin. La Lomography Color 400 a un rendu plus imprévisible et un grain plus marqué. La Fuji Superia X-TRA 400 (discontinuée) a un rendu plus froid et neutre en comparaison. AgfaPhoto est une entité distincte de l’ancienne société Agfa-Gevaert, qui a cessé la production de films photographiques en 2004. Depuis lors, la marque AgfaPhoto est utilisée sous licence par différentes entreprises pour commercialiser des produits photographiques.​ Concernant la Colour 400, les informations disponibles indiquent qu’elle est fabriquée en Allemagne. Cependant, le nom du fabricant spécifique n’est pas précisé.

Conseil pratique : Bien pour les photographes débutants et aussi expérimentés. Sa sensibilité de 400 iso permet de capturer des images d’assez bonne qualité même en conditions de faible éclairage. Peut être exposée entre 200 et 800 iso avec des résultats acceptables.

Lemon Film 400
  • Sensibilité ISO : 400 ; à exposer à 250 iso
  • Rendu : Couleurs vives avec un grain fin.
  • Utilisation : Pour les prises de vue en extérieur et en intérieur, adaptée aux conditions de faible luminosité
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristique notable : C’est une pellicule Kodak Vison3 250D sans remjet (traitement C41 et non ECN2). C’est une pellicule cinéma avec un rendu spécifique.

Conseil pratique : ce n’est pas du 400 iso d’origine, mais du 250 iso, il faut l’exposer pour 250 iso pour un effet moins vintage. Il pourrait parfois s’agir de film Vison 250D périmé à exposer alors à 100 iso … Une sous-exposition à 400 iso renforce fortement le côté « vintage ».

Lemon Film 200
  • Sensibilité ISO : 200
  • Rendu : Couleurs équilibrées avec un grain fin.
  • Utilisation : Pour les prises de vue en extérieur par bonne luminosité, adaptée aux paysages et aux portraits
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristique notable : Touche rétro, les couleurs sont éclatantes, les détails sont nets et dégagent des tons chauds.

Amber Négatif D100
  • Sensibilité ISO : 100 (en réalité 50 iso)
  • Rendu : Couleurs distinctes variant selon les conditions d’éclairage, avec une tendance aux tons chauds dans les hautes lumières et des teintes froides voire bleutées dans les basses lumières (ombre).
  • Utilisation : Adaptée aux projets créatifs, offrant un rendu rétro variant en fonction de l’éclairage et de la mesure de l’exposition.
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristique notable : Le film «Amber D100» distribué par RETO Project est un film négatif couleur Kodak qui a été produit à l’origine pour la réalisation analogique de films cinématographiques. C’est une Kodak VISION3 50D. Attention 27 poses seulement et non 36 poses. En lumière du jour, la sensibilité réelle est de 50 iso, exposé à 100 iso elle sera sous-exposée renforçant le rendu retro, tandis qu’avec de la lumière tungstène, elle tombe à 12 iso. Exposition variable à expérimenter selon le rendu souhaité.

Conseil pratique : Pour les photographes expérimentés souhaitant explorer des rendus colorimétriques avec différentes sources de lumière pour obtenir des effets variés.

Kodak E 100 (diapositive) 📷✨
  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Couleurs naturelles, excellente saturation, grain ultra-fin, contraste riche lié au film positif.
  • Utilisation : Paysages, portraits, photographie professionnelle, mode.
  • Prix : 💰💰💰💰💰
  • Caractéristique notable : Pellicule inversible (diapositive) offrant des couleurs précises et éclatantes avec une excellente stabilité dans le temps. Nécessite un grand soin pour bien l’exposer comme tous les films diapos qui ont une plus faible latitude d’exposition que les films négatifs.
  • Conseil pratique : Pour les scans et les agrandissements de haute qualité. Nécessite un développement E-6, qui peut être plus coûteux et moins courant que le C-41.
Washi « x »
  • Sensibilité ISO : 100
  • Rendu : Tons légérement chauds avec une saturation vibrante des couleurs.
  • Utilisation : La pellicule peut être développée en processus C-41 (négatif couleur) ou E-6 (diapositive), offrant une flexibilité créative.
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristique notable : Pellicule couleur technique sans masque orange, offrant des tons légérement chauds et une saturation un peu élevée,. Il est rapporté que la Film Washi X est une version reconditionnée de la pellicule Kodak Aerocolor IV, initialement conçue pour la surveillance aérienne.
Fuji Pro 400H 🧡

Malgré le fait que la production se soit malheureusement arrêtée en 2021, c’est un film choucou qui reste une référence pour comprendre certaines esthétiques particulière du film argentique.

  • Sensibilité ISO : 400 (à surexposer à 100 ou 200 iso pour un effet pastel prononcé)
  • Rendu : Rendu pastel avec une très légère dominante verte et cyan typique de certains films Fuji. Rendu considéré comme froid par ceux qui ont l’habitude des dominantes jaune-marron des Kodak Gold. Très large latitude d’exposition, excellent en surexposition qui donne aux photos une ambiance pure. C’est un film qui a besoin d’une lumière abondande et qui donne tout son potentiel les jours ensoleillés. Son rendu doux convient très bien aux photos artistiques quand on recherche une esthétique éthérée (légère, délicate, subtile, impalpable, aérienne). En fait ce film est doux là où il faut et saturé là où il faut …
  • Utilisation : Portrait, mariage, paysage (rendu des tons verts apprécié), architecture, urbain (tons rouges vibrants probablement grâce à la couche complémentaire en négatif cyan), projets polyvalents.
  • Prix : 💰💰💰💰💰 tendance haussière dorénavant car plus fabriquée
  • Caractéristique notable : L’une des particularités du Fuji Pro 400H réside dans sa structure d’émulsion à 4 couches sensibles à la lumière, une innovation propre à Fujifilm qui le distinguait des films professionnels concurrents de même usage comme le Kodak Portra 400, avec une couche d’émulsion supplémentaire pour une meilleure restitution des couleurs. Contrairement à la plupart des films couleur qui possèdent 3 couches d’émulsion (rouge, verte et bleue), il intègre une quatrième couche sensible au cyan. Elle permet d’améliorer la restitution des tons intermédiaires et de mieux équilibrer les couleurs en conditions d’éclairage difficile, elle compense certaines dominantes de couleurs indésirables, notamment sous des éclairages artificiels ou en lumière mixte. Elle apporte une meilleure séparation des tons de peau, ce qui en fait un excellent film pour les portraits. Grâce à cette architecture à quatre couches, le Fuji Pro 400H a un rendu unique, caractérisé notamment pas une dominante légèrement cyan. Contrairement au Kodak Portra 400, qui tire vers des teintes plus chaudes et orangées, le Fuji Pro 400H privilégie une palette plus neutre avec cette légère tendance froide. Cette caractéristique est particulièrement visible sur les peaux claires et les blancs avec une gestion exceptionnelle des hautes lumières grâce à la couche cyan, elles sont mieux contrôlées et affichent un dégradé plus subtil. Cela réduit le risque de surexposition brutale et donne un effet « pastel » polaire recherché par exemple en photographie de mariage et pour les photos de couple amoureux. À 200 ou 100 iso, la gestion des couleurs et des hautes lumières donne une sensation de douceur et de lumière diffuse avec un rendu romantique. Sa disparition en 2021 a laissé un vide, car aucun autre film actuel ne possède cette quatrième couche d’émulsion cyan. Les alternatives comme le Kodak Portra 400 restent excellentes, mais n’ont pas le même rendu. La Fuji 400 H comme certains raccourcis pourraient le laisser croire, ce n’est pas une Portra 400 moins jaune et plus bleutée, le rendu est bien plus subtil car entre en compte la structure de l’émulsion à 4 couches couleur, la tonalité générale avec des rouges puissants, des verts spécifiques, une transition entre les tons clairs et blancs plus douce, un grain plus marqué et organique avec une texture légèrement plus visible, ce qui donne un aspect plus classique et naturel. Surtout elle permet de se libérer de ces dominantes jaune-marron qui a la longue finissent par lasser. Son rendu est en quelque sorte apparenté au rendu numérique Leica avec sa subtilité enrobé d’une touche de bleuté. Certains photographes cherchent encore à recréer ce look avec des presets numériques, mais l’original en argentique très spécifique reste très difficile à reproduire exactement en numérique. Peut-être on y arrivera à force d’expérimentations.
1Hundred Color
  • Sensibilité ISO : 100​
  • Rendu : Couleurs chaudes avec des rouges intenses, grain fin même en conditions de sous-exposition.​
  • Utilisation : Pour la photographie en extérieur sous une forte lumière naturelle, notamment pour les scènes de vie, les voyages, la photographie de rue, les paysages lumineux et les portraits en extérieur.​
  • Prix : 💰💰 💰
  • Caractéristiques notables : Pellicule reconditionnée à la main en Espagne dans une cartouche recyclée. Le nombre de vues peut varier entre 32 et 36 selon l’appareil utilisé. Il est recommandé de charger la pellicule en lumière tamisée pour éviter le voile des premières vues. Privilégier la lumière naturelle pour maximiser son potentiel. Elle ne dispose pas de codage DX, elle est à utiliser dans des appareils permettant un réglage manuel de la sensibilité. Développement classique C41. Il s’agit très probablement avec la 400iso de cette entreprise, de films Vision3 sans remjet.
4Hundred
  • Sensibilité ISO : 400
  • Rendu : Couleurs riches, grain modéré, large plage dynamique.
  • Utilisation : Scènes de rue, portraits, faible lumière, conditions d’éclairage variées.
  • Prix : 💰💰💰
  • Caractéristique notable : Polyvalente, adaptée aux variations lumineuses et aux ambiances naturelles. Certains la sur expose fortement à 100 iso et sont satisfaits du résultat, ils suggèrent qu’il sagit d’un film Orwo NC 400 comme la Lomo Metropolis (?). Si c’est le cas, ce genre de film a un rendu rétro accentué quand ils sont exposés à l’iso indiqué et un rendu moins typé quand on les surexpose.

Les films Kodak Aerocolor IV reconditionnés

C’est un film technique très intéressant avec un rendu qui se situe un peu entre Kodak Pro Image 100 et Kodak Ektar 100 avec + de piqué que la Pro Image, moins de saturation que l’Ektar, surtout avec une signature assez particulière avec des couleurs vibrantes et des blancs éclatants. Il en vendu en rembobiné sous différents noms (liste utile pour comparer les prix de vente). Quand on est habitué à l’argentique on arrive à identifier le type de film.

MarqueÉmulsion
SantaColor 100Kodak Aerocolor IV identifié par la communauté des utilisateurs
Flic Film Elektra 100Kodak Aerocolor IV confirmé par le revendeur
Film Washi XKodak Aerocolor IV identifié par la communauté
Popho Luminar 100Kodak Aerocolor IV confirmé par le revendeur
SFL A-Color 125Kodak Aerocolor IV (noté 125 ISO) identifié par la communauté
Reflx Lab Pro 100Généralement considéré comme de l’Aerocolor IV par les utilisateurs
Silberra Color 160Kodak Aerocolor IV (ancienne version) identifié par la communauté
CatLABS X-Film 100 Colortrès probablement Kodak Aerocolor IV, CatLABS ne le confirme pas officiellement, cependant le rendu est similaire et identifié par les utilisateurs.

📸 Pellicules Kodak Vision 3 (version remjet ECN-2)

D’après les premiers testeurs il n’y a pas de différences majeures au niveau du rendu des dorénavants anciennes version Kodak Vision 3 remjet avec les nouvelles versions AHU (les élements anciens ci-dessous sont donc inchangés à ce stade).

Les pellicules Kodak Vision3 sont des films cinéma couleur conçus pour le développement ECN-2 (et non C-41 comme les films photo classiques) et pas vendus directement par Kodak pour la photo. Elles possèdent une couche anti-halo (remjet), qui doit être retirée avant le développement. Certains revendeurs les proposent sans cette couche pour un développement en C-41, mais cela peut altérer un peu le rendu d’origine. Ces films sont souvent reconditionnés sous d’autres marques (ex: CineStill, Silbersalz, etc.). Les films cinéma se vendent en bobines volumineuses qui peuvent être ensuite détaillées en rouleaux de pellicules photos de 36 poses

Kodak Vision3 50D (Kodak 5203 / 7203)

  • Sensibilité ISO : 50
  • Rendu : Couleurs précises, grain extrêmement fin, excellente netteté.
  • Utilisation : Lumière du jour, paysages, portraits en extérieur, photographie de mode.
  • Lieu de fabrication : États-Unis (usine Kodak, Rochester, NY).
  • Prix : 💰💰
  • Caractéristique notable : Excellente latitude d’exposition, parfaite pour capturer des détails en extérieur sous une lumière abondante.
  • Conseil pratique : Très bon film pour les scènes très lumineuses sans perdre de détails. À utiliser de préférence en développement ECN-2, mais peut être développé en C-41 avec une légère modification du rendu.

Kodak Vision3 250D (Kodak 5207 / 7207) 🧡

  • Sensibilité ISO : 250 (en lumière du jour)
  • Rendu : Couleurs équilibrées, bonne saturation, excellent contrôle des hautes lumières.
  • Utilisation : Photographie en extérieur et intérieur bien éclairé, portrait, scènes dynamiques.
  • Lieu de fabrication : États-Unis (usine Kodak, Rochester, NY).
  • Prix : 💰💰
  • Caractéristique notable : Bonne gestion des lumières vives et des ombres profondes, parfait pour une utilisation polyvalente.
  • Conseil pratique : À développer en ECN-2 pour un rendu optimal. Peut être poussé à 500 ISO en conditions plus sombres.

Kodak Vision3 200T (Kodak 5213 / 7213)

  • Sensibilité ISO : 200 (équilibré pour lumière tungstène ~3200K)
  • Rendu : Couleurs équilibrées pour lumière artificielle, tons chair fidèles.
  • Utilisation : Portraits en intérieur, scènes nocturnes sous éclairage artificiel, ambiances cinématographiques.
  • Lieu de fabrication : États-Unis (usine Kodak, Rochester, NY).
  • Prix : 💰💰
  • Caractéristique notable : Conçu pour être utilisé sous lumière artificielle, il évite les dominantes orange-rouge habituelles des films lumière du jour sous ampoules tungstène.
  • Conseil pratique : A utiliser pour des portraits en intérieur et les scènes de nuit éclairées par des lampadaires. Si utilisé en lumière du jour, un filtre de conversion 85B est recommandé pour corriger la teinte bleutée, sauf si l’on recherche une teinte bleutée.

Kodak Vision3 500T (Kodak 5219 / 7219)

  • Sensibilité ISO : 500 (équilibré pour lumière tungstène ~3200K)
  • Rendu : Couleurs douces et naturelles sous lumière artificielle, grain relativement modéré.
  • Utilisation : Photographie de nuit, ambiances sombres, scènes sous éclairage urbain.
  • Lieu de fabrication : États-Unis (usine Kodak, Rochester, NY).
  • Prix : 💰💰
  • Caractéristique notable : Utilisé pour capturer des détails en conditions de faible lumière sans trop de grain.
  • Conseil pratique : Développement ECN-2 recommandé, mais possible en C-41 avec une modification du rendu. Peut être poussé à 1000 ou 1600 ISO sans trop perdre de qualité.

Développement des films Kodak Vision3

  • Ces films sont conçus pour le développement ECN-2, qui diffère du C-41 utilisé pour les films photo négatifs classiques.
  • Ils possèdent une couche anti-halo (remjet), qui doit être retirée avant développement.
  • Certains laboratoires acceptent de traiter en ECN-2, mais il faut bien se renseigner avant d’envoyer ses pellicules.
  • Développement C-41 possible, mais cela entraîne des couleurs modifiées et une perte de la gamme dynamique initiale.
Films Kodak Vision3 reconditionnés (sans remjet)

Certains vendeurs retirent la couche remjet et reconditionnent ces films pour un développement C-41 classique. Par exemple :

  • Cinestill 50D → basé sur Kodak Vision3 50D, sans remjet.
  • Cinestill 800T → basé sur Kodak Vision3 500T, sans remjet.
  • Silbersalz35 → propose aussi des Kodak Vision3 mais avec le développement ECN-2.
  • et beaucoup d’autres rembobineurs artisanaux.

💡 À noter : L’absence de remjet entraîne des halos lumineux autour des sources de lumière, « éclatement des hautes lumières » (notamment sur les versions Cinestill), ce qui peut être un effet artistique apprécié ou pas du tout selon l’usage et les goûts.

Pourquoi choisir les films cinéma Kodak Vision3 ?

Large plage dynamique : Bonne restitution des détails dans les hautes lumières et les ombres.
Couleurs cinématographiques classiques : Utilisées à Hollywood, elles offrent un rendu spécifique.
Latitude d’exposition exceptionnelle : Supporte bien la sous et surexposition.
Possibilité de développement C-41 (avec des compromis) : Bien que conçu pour ECN-2, ces films peuvent être développés en C-41 avec des ajustements car le C41 est + énergique.

🚫 Inconvénients : Traitement ECN-2 pas toujours accessible en laboratoire proche de chez soi, Présence du remjet qui nécessite un prétraitement si développé chez soi. Cinestill propose à la vente un kit de développement pour faire à la maison, il faut ajouter un produit pré-bain pour retirer la couche remjet.

Street Candy

Il s’agit d’une marque créée par Vincent Moschetti en 2018 comme un projet parallèle avant d’en faire son activité principale, pour proposer des pellicules rembobinées de films techniques et spécifiques, dans des cartouches recyclées et un cylindre en carton recyclé, avec un design sympa, surtout à un prix contenu. En avril 2022, il a annoncé l’arrêt de la marque. Il explique aussi avoir besoin de préserver son bien-être après plusieurs années de pression. Le fabricant des pellicules qu’il utilisait a triplé ses prix quasiment du jour au lendemain, il ne voulait pas vendre ses films 15 € la pellicule, jugeant que ce serait trop cher pour ses clients et les marges étaient devenues insuffisantes pour faire vivre l’entreprise. En 2023, il a reçu un message de Dave Marshall, fondateur de FlicFilm au Canada. qui lui propose de fournir les bobines, d’assurer le rembobinage industriel et la production. FlicFilm a repris la marque. Cette situation montre bien les difficultés des petites marques indépendantes qui dépendent de fournisseurs et du problème de dimensionnement de la structure quand le projet prend de l’ampleur.

il n’y avait que 2 pellicules Street Candy, et c’était un choix assumé de proposer deux films avec une vraie identité plutôt qu’une gamme très large.

Street Candy ATM 400 : 400 iso noir et blanc, un ancien film de surveillance utilisé dans les distributeurs automatiques de billets (ATM = Automated Teller Machine) avec contraste élévé, grain assez fin, rendu très piqué avec un excellent pouvoir séparateur, ce qui est logique pour un film conçu pour identifier des visages, une base polyester très fine. Le fabricant de ce film n’a pas été identifié par les utilsateurs. Les hypothèses qui ont circulé au fil des années sont un stock industriel très spécifique qui n’a jamais été commercialisé en photographie, un ancien film de surveillance Kodak, un film Agfa-Gevaert ; un film Fuji de vidéosurveillance … aucune de ces pistes n’a été confirmée. Par exemple, on sait aujourd’hui que Japan Camera Hunter StreetPan 400 est très probablement basé sur Agfa Aviphot Pan 200, tout comme plusieurs films Rollei ou Silberra. Là, les comparaisons techniques et les retours de nombreux utilisateurs convergent fortement. ATM400 était probablement un stock industriel assez rare, acheté en quantité limitée. Si c’était de l’Agfa Aviphot ou un autre film industriel largement disponible, on aurait retrouvé exactement la même émulsion sous cinq ou six marques différentes, comme c’est le cas pour l’UN54 ou les Aviphot. Pour Street Candy ATM400, on n’a jamais eu de niveau de certitude. Les caractéristiques ne collent pas parfaitement avec les films Aviphot connus. Si on tente de chercher. L’ATM400 était au départ sur une base PET de 65 µm, uniquement pour pouvoir mettre davantage d’images dans les magasins des caméras de surveillance des banques. Plus tard, Street Candy est passé sur une base de 100 µm mais en précisant que l’émulsion n’avait pas changé. Vincent expliquait aussi que le film contenait moins d’argent qu’une HP5, ce qui expliquait pourquoi il supportait mal une poussée à 1600 ISO. Ces caractéristiques éliminent déjà beaucoup de candidats. Kodak était un énorme fournisseur de systèmes de films bancaires dans les années 80-90. Fujifilm aussi. Agfa-Gevaert dominait le marché européen des films techniques. Ils ont fabriqué des dizaines de films techniques jamais vendus pour la photographie classique. Personne n’a retrouvé le fabricant de ce film, or dans le monde de l’argentique, ça finit toujours par fuiter. Il reste la piste d’un stock ancien limité avec peut être une close de confidentialité sur l’origine.

Quand ATM400 est sorti, il y avait un côté un peu « mystérieux » : film de surveillance des distributeurs de billets, émulsion introuvable, usage industriel… On pouvait s’attendre à un rendu vraiment atypique. Mais une fois les premières photos publiées, beaucoup se sont dit : « oui, c’est un bon film, mais ce n’est pas une révolution visuelle non plus. » En regardant les photos faites avec on remarque surtout un contraste naturellement assez élevé ; des noirs profonds ; une bonne netteté ; un grain plutôt fin pour un 400 ISO. Mais si on prend une Ilford HP5 Plus ou une Kodak Tri-X 400, développée dans un révélateur énergique ; avec un développement un peu plus long (sans excès) ; scannée avec une courbe plus contrastée, on peut obtenir un rendu qui s’en rapproche beaucoup. C’est d’ailleurs une leçon intéressante sur les films noir et blanc : le révélateur et le développement influencent souvent davantage le rendu final que le choix de l’émulsion avec de base des bons films de sensibilité comparable.

Street Candy MTN 100 : 100 iso noir et blanc film cinéma allemand. Le nom MTN venait de Motion (motion picture), film identifié par les utilisateurs comme ORWO UN54.

Ces deux produits ne sont plus disponible à la vente, sauf ancien stock.

Depuis la reprise par FlicFilm il y a :

Street Savvy 400 : 400 iso couleur C41, très probablement un film Kodak.

Psychedelic Street 400 : 400iso C41 couleur avec un rendu créatif.

D’autres prduits sont susceptibles d’être ajoutées sous la marque Street Candy par FlicFilm.

(Liste non exhaustive, il y en a d’autres, certaines pellicules sont re badgées sous un autre nom que le fabricant d’origine).

⚠️ Conservation des pellicules photo

Cela dépend du délai de l’usage prévu et de la durée de stockage du film.

Situation / DuréeStockage recommandéPourquoi ?
📆 Usage dans les mois à venir (1 – 3 mois)Pièce fraîche sans trop d’écart de températures ou réfrigérateur (4 à 8 °C)Température fraîche stable, sans risque de condensation importante
📦 Stockage moyen terme (3–12 mois)Réfrigérateur (avec sachet hermétique + dessicant)La gélatine reste stable, faible vieillissement
🧊 Stockage long terme (> 1 an)Congélateur (−18 à −20 °C)Bloque quasiment toute dégradation chimique (voile, perte de sensibilité)
🧪 Films très anciens, rares, ou sensibles (ex : diapo périmée)CongélateurRalentit fortement l’apparition de voile et de dégradation des colorants

Emballage hermétique indispensable : Utiliser un sachet zip ou une boîte hermétique, avec idéalement un dessicant (sachet de silice). Cela empêche l’humidité de s’infiltrer dans l’émulsion ou dans les couches du film.

Temps d’acclimatation obligatoire : Avant d’ouvrir un film stocké au froid, il faut le laisser revenir à température ambiante :

StockageTemps de retour à température ambiante
Réfrigérateur2 à 4 heures
Congélateur6 à 12 heures mieux : une nuit complète

Les rumeurs

Fujifilm a réduit sa production de pellicules photographiques ces dernières années. Par exemple, la Neopan Acros 100 en formats 135 mm et 120 mm a été arrêtée en octobre 2018 ; une nouvelle version Acros II est apparue made in UK possiblement une fabrication Harman. Cependant, l’entreprise continue de proposer certaines pellicules, comme les films inversibles Velvia 50 et Provia 100F, qui sont toujours disponibles au compte-gouttes. Il est à noter que la part du marché des pellicules photographiques dans le chiffre d’affaires global de Fujifilm a considérablement diminué, représentant environ 3 % du total.

La Fujifilm Superia X-Tra 400 a été officiellement discontinuée en 2024. Depuis, un film étiqueté Fujifilm 400 est apparu sur le marché, suscitant des spéculations selon lesquelles il s’agirait d’une version rebaptisée de la Kodak Ultramax 400. Cette hypothèse est basée sur des observations de similitudes dans les caractéristiques des films et les emballages. Cependant, comme pour la 200, aucune confirmation officielle de Fujifilm n’a été faite à ce sujet.​ Bien que certaines pellicules Fujifilm semblent partager des caractéristiques avec des produits Kodak, ces informations reposent principalement sur des observations et des spéculations de la communauté photographique. Sans confirmation officielle de Fujifilm, il est difficile d’affirmer avec certitude l’origine exacte de ces films.


* Pour info : La photographie redscale est une technique qui consiste à exposer une pellicule couleur du côté opposé à l’émulsion, c’est-à-dire à travers la base du film. Cette méthode entraîne une dominante de couleurs chaudes, principalement des teintes rouges, oranges et jaunes, en raison de l’exposition prioritaire de la couche sensible au rouge. Les pellicules couleur sont composées de plusieurs couches sensibles à différentes longueurs d’onde :

  • Couche supérieure : sensible au bleu.
  • Couche intermédiaire : sensible au vert.
  • Couche inférieure : sensible au rouge.

En exposant la pellicule à l’envers, la lumière traverse d’abord la base du film, atteignant en premier la couche sensible au rouge. Cela produit des photos avec une forte dominante rouge, les autres couleurs étant atténuées ou modifiées. Il existe deux principales méthodes pour pratiquer la photographie redscale :

  • Préparer sa propre pellicule redscale : En chambre noire ou dans un environnement sans lumière, il est possible de recharger une pellicule couleur standard à l’envers dans une cartouche, de manière à exposer le côté opposé à l’émulsion.
  • Utiliser des pellicules redscale préfabriquées : Certaines marques, comme Lomography, proposent des pellicules spécialement conçues pour le redscale, prêtes à l’emploi.

A pendre en considération lors de la prise de vue en redscale :

  • Surexposition : Il est souvent recommandé de surexposer la pellicule de 1 à 2 diaphragmes pour compenser la perte de lumière due à la traversée de la base du film.
  • Variations de teintes : Selon le degré de surexposition, les photos peuvent présenter des variations de teintes, allant du rouge profond à des nuances plus orangées ou jaunes.
  • Expérimentation : La photographie redscale offre une grande latitude créative. Il est conseillé d’expérimenter avec différentes expositions et conditions d’éclairage pour obtenir des effets variés.

Conseils de choix selon les usages

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs 🙂 toutefois pour aider à faire son choix quelques éléments à prendre en compte. Le choix d’une pellicule dépend de plusieurs critères : la sensibilité iso, le rendu des couleurs et du noir et blanc, le grain, le contraste, les tons, les nuances, le subtil et le type de photographies envisagé.

Pour les débutant : choisir une pellicule facile à exposer

Si l’on débute en argentique, une piste est de privilégier des pellicules avec une bonne latitude d’exposition, capables de tolérer des erreurs d’exposition sans compromettre totalement le rendu final. On peut aussi s’interresser aux films les moins onéreux afin de se lancer de manière plus décontractée avec (un peu) moins le poids de l’enjeu financier. Utiliser des pellicules 400 iso car elles sont polyvalentes surtout si l’on ne sait pas trop ce que l’on va faire comme photos. Sauf en plein été et si on est certain de ne faire que des photos en plein grand soleil alors du 100 ou 200 iso sera un choix plus judicieux. Il est de coutume de dire qu’en argentique le noir et blanc est une bonne école, pour apprécier son grain et s’appliquer à la composition en mettant de côté l’aspect couleur, tout en retrouvant le charme intemporel du noir et blanc. Les films ci-dessous ne sont pas par ordre de préférence personnelle, c’est une liste de films conseillés à essayer.

Noir et Blanc

  • Fomapan 100 / 200 / 400 iso : Moins chère, bon contraste, grain assez visible, idéale pour apprendre au tarif le plus modéré. Fomapan 400 iso : Grain apparent, contrasté, pour un rendu rétro. Foma Fomapan 200 iso: Film plus doux que le 400, mais avec un grain relativement visible. Fomapan 100 rendu très doux, nécessite une luminosité abondante.
  • Bergger Pancro 400 : Film d’origine française, large latitude d’exposition, double émulsion qui lui confère un rendu typique et une belle souplesse.
  • Rollei RPX 400 : Alternative au HP5 et Tri-X, avec un rendu légèrement plus net et moins granuleux
  • Ilford HP5+ (ISO 400) : Très tolérante aux erreurs, bon contraste, grain relativement modéré pour du 400iso. Polyvalente pour le reportage, la photo de rue ou le portrait.
  • Kodak Tri-X 400 : Légèrement plus contrastée que l’Ilford HP5+, avec un grain plus marqué. Référence pour la photographie de rue et le photojournalisme.

Couleur

  • Kodak ColorPlus 200 : Prix qui était théoriquement abordable mais il est en tendance haussière, tons chaleureux mais pas trop moins que la Gold, rendu un peu rugueux et couleurs, saturation équilibrée, aspect rétro mais pas trop, parfois une dominante magenta dans les ombres. Il y a ponctuellement des promos pour se faire un stock.
  • Fujifilm C200 : Alternative à la ColorPlus si version Fuji origine car un changement dans le rendu a été contasté, rendu Fuji origine un peu plus froid (légèrement bleuté) et des tons verts citronnés saturés. Nommée aussi parfois simplement Fuji 200 sur la boite, se trouve ponctuellement à un tarif promotionnel mais émulsion différente ces derniers temps qui parait similaire à la Kodak Color Plus …
  • Kodak Ultramax 400 : Polyvalente, contraste modéré, couleurs plutôt vives, intéressante à surexposer pour des tons + pastel.
  • AgfaPhoto Vista 400 (quand on arrive à en trouver) : Similaire à l’Ultramax, souvent vendue moins chère.
  • Kodak Gold 200 : Polyvalent, film classique, pour des conditions lumineuses favorales car que 200iso. Offre des tons chauds, des jaunes et rouges doux, un rendu légèrement vintage. Les bleus restent pas trop saturés. Moins cher que Kodak Portra 400 ou Ektar 100 et pas mal pour les portraits chaleureux et les photos de famille, mariages etc, si on apprécie les tons chauds.

A la recherche du grain

Le grain d’argent métal est La spécificité de l’argentique. Il peut être très intéressant de le rechercher pour trouver la pellicule qui sied le mieux à son goût personnel et qui se différencie bien du grain que l’on peut ajouter sur des photos numériques. La différence entre les pellicules est parfois assez subtile. Avec les films noir et blanc la montée du grain est aussi liée au type de révélateur utilisé et à la façon de les développer.

Les pellicules 400 ISO avec un grain bien visible

Foma Fomapan 400

  • Grain : Très marqué, irrégulier et apparent.
  • Rendu : Contraste variable selon le révélateur utisé, look vintage affirmé assez brut et rougueux.
  • Usages: Polyvalent, photographie de rue, reportages, scènes dynamiques.
  • Remarque : Se développe avec Rodinal pour un effet ultra-granuleux.

Kentmere 400

  • Grain : Relativement gros, plus rugueux que l’Ilford HP5+.
  • Rendu : Contraste doux ou marqué selon le type de développement, haute dynamique.
  • Remarque : Une alternative économique à l’Ilford HP5+.

Bergger Pancro 400

  • Grain : Relativement fort pour un 400 ISO, toutefois esthétique et équilibré.
  • Rendu : Tonalités riches, bon contraste.
  • Idéal pour : Portraits, paysages, reportages, scènes de rue avec un effet cinéma.
  • Remarque : Composé de deux couches d’émulsions avec des grains différents pour un rendu texturé et expressif.

Rollei Retro 400S

  • Grain : Prononcé, surtout dans les ombres.
  • Rendu : Très contrasté, noir profond et blancs lumineux.
  • Idéal pour : Photos de rue, architecture, scènes dramatiques.
  • Remarque : Sensible aux infrarouges, ce qui accentue les contrastes.

Rollei RPX 400

  • Grain : Assez présent, bien visible même en tirage.
  • Rendu : Tons neutres, bon équilibre entre contraste et grain.
  • Idéal pour : Reportage, photo de rue, scènes contrastées.
  • Remarque : Un peu plus fine que Fomapan 400, mais assez granuleux quand même…

Encore + de grain

  • Ilford Delta 3200 iso: Grain prononcé pour les scènes en faible lumière ou les images à l’esthétique brute bien granuleuse.
  • Kodak T-MAX 3200 iso : Très sensible, avec un grain un petit peu plus fin que l’Ilford Delta mais toujours très marqué.

Pellicules couleur 400 ISO à grain très visible

LomoChrome Color ’92 ISO 400

  • Grain : Fort et texturé, typique des films vintage.
  • Rendu : Couleurs douces, look rétro.
  • Idéal pour : Expérimentation, ambiances cinématographiques.
  • Remarque : Sensibilité variable, avec des teintes uniques.

LomoChrome Metropolis ISO 100–400

  • Grain : Apparent, surtout en basse lumière.
  • Rendu : Désaturé, contraste marqué.
  • Idéal pour : Photographie urbaine, scènes expérimentales.
  • Remarque : Pour des images froides et une ambiance néo-rétro.

ORWO NC500

  • Grain : Très visible, particulièrement en zones sombres.
  • Rendu : Film couleur aux tons verts rétro des films des années 70. Cette pellicule héritée du film cinéma AGFA utilisé pour filmer “Out Of Africa”, offre un grain bien défini et des ombres douces.
  • Bien pour : Look cinéma ancien, photo artistique, scènes nostalgiques.
  • Remarque : Grain apparent même en bonne lumière.

AgfaPhoto Colour 400

  • Grain : Plus marqué que Kodak Ultramax 400.
  • Rendu : Teintes chaudes, saturation moyenne.
  • Bien pour : Portraits, voyages, photo du quotidien.
  • Remarque : Une alternative économique aux Kodak et Fuji.

Harman Phoenix 200 (poussé à 400)

  • Grain : Extrêmement visible, effet quasi-expérimental.
  • Rendu : Teintes chaudes et un peu imprévisibles.
  • Bien pour : Photographie expérimentale, look grunge.
  • Remarque : Nouvelle émulsion qui donne des rendus parfois inédits.

Si l’on souhaite encore plus de texture +
– Sous-exposer le film et le pousser au développement (shooter un 400 ISO à 800 ou 1600) cela s’appelle pousser un film 400 iso exposé à 800 ou 1600 iso en prolongeant le temps de développement, cela fait monter le contraste.
– En noir et blanc utiliser un révélateur comme le Rodinal, qui renforce le grain et le netteté des bords (acutance forte).
– Scanner en haute résolution au format TIF pour capturer chaque détail du grain.
– Photographiez en basse lumière pour faire ressortir la texture.

A l’inverse pour réduire le grain

  • Opter pour des films à grain plus fin de type 100 iso.
  • Surexposer légèrement le film (shooter un 400 ISO à 200 et développer normalement).
  • En NetB utiliser un révélateur compensateur qui adoucit le grain (de type ex Kodak Xtol, Ilford Perceptol).
Pour des expérimentations créatives

Si l’on souhaite sortir des rendus classiques et explorer des effets visuels spécifiques et originaux.

  • CineStill RedRum : Film couleur rouge dominant, ambiance unique.
  • LomoChrome Purple : Inversion des couleurs naturelles, look fantasmagorique.
  • Harman Phoenix 200 : Contraste élevé, saturation exagérée, film un peu imprévisible.
  • Rollei Crossbird : Film inversible prévu pour un développement en chimie négative, le développer en C41 (cross-process).
  • Réutilisation des films cinéma Kodak Vision3 (50D, 250D, 500T, etc.) : Nécessite un développement ECN-2 pour obtenir tout le potentiel, en dev C41 le rendu sera différent.
Pour un rendu fin et détaillé

Le choix de pellicules avec un rendu naturel, équilibré sans grain très présent. Attention toutefois de ne pas faire de l’argentique pour retomber dans un rendu approchant le numérique de part un grain peu visible et de la finesse extrême des détails, comme par exemple les films diapo Velvia, Provia ou le négatif Ektar 100 qui sont parfois surnommés les quasi numériques de l’argentique. 🙂

Noir et Blanc

  • Kodak T-Max 100 / 400 : Technologie des grains tabulaires pour une finesse extrême et une grande netteté pour des images précises et nettes, notamment en studio ou paysage.
  • lford Delta 100 / 400 : Technologie des grains tabulaires pour une finesse d’image exceptionnelle et un contraste équilibré. Ilford Delta 100 iso : Grain ultra-fin, rendu très net pour des images précises et contrastées en lumière abondante. Ilford Delta 400 : bon compromis entre finesse de grain et polyvalence pour les conditions de lumière changeantes.
  • Ilford FP4+ (125 iso) : Tonalité douce, grain fin, bonne plage dynamique. Bon choix pour du portrait ou du paysage en noir et blanc.
  • Adox 50 HR : Rendu très fin et détaillé, attention au type de révélateur utisé car le contraste monte très vite. Le ADOX HR-DEV est conçu pour ce film pour un rendu riche, niveau de gris et grain très fin.

Couleur

  • Kodak Portra 160 / 400 / 800 : Très apprécié pour le portrait grâce à ses couleurs naturelles et sa bonne gestion des hautes lumières.
  • Kodak Ektar 100 : Couleurs extrêmement saturées et très ultra-fin, pour le paysage et la photo de voyage, pas conseilé pour les portraits en raison de sa saturation.
Pour un rendu cinéma en photographie argentique

Le rendu cinéma en photographie argentique repose sur des pellicules issues de la cinématographie ou inspirées par ses caractéristiques. Ces films offrent des couleurs spécifiques, une large latitude d’exposition et une dynamique adaptée aux scènes contrastées, typiques du 7e art.

Les caractéristiques du rendu cinéma
  • Une large plage dynamique pour capter des détails dans les ombres et les hautes lumières.
  • Un grain subtil et organique qui rappelle les images de films 35 mm.
  • Un contraste modéré et des couleurs naturelles avec des teintes légèrement désaturées ou équilibrées.
  • Un rendu « halos lumineux » et une douceur des tons de peau, surtout avec les pellicules tungsten adaptées aux lumières artificielles.
Films Kodak Vision3 (Développement ECN-2 requis)

Ces pellicules sont directement issues du cinéma et offrent une flexibilité exceptionnelle. Elles nécessitent un développement spécifique (ECN-2), mais certaines personnes les font développer en C-41, ce qui altère légèrement les couleurs.

  • Kodak Vision3 50D (5203/7203) : Faible sensibilité, grain ultra-fin, parfait pour la photo en extérieur avec des couleurs naturelles.
  • Kodak Vision3 250D (5207/7207) : Plus sensible, idéale pour la lumière du jour avec une large plage dynamique.
  • Kodak Vision3 500T (5219/7219) : Optimisée pour les scènes nocturnes ou en lumière artificielle, avec une balance tungstène et des halos lumineux autour des sources lumineuses.
  • Kodak Vision3 200T (5213/7213) : Alternative au 500T avec une sensibilité plus modérée.
Films CineStill (Développement C-41, issu du Kodak Vision3)

Les films CineStill sont des Vision3 dont la couche anti-halo (remjet) a été retirée, ce qui les rend compatibles avec un développement C-41 standard.

  • CineStill 50D : Rendu très net, couleurs naturelles et tons doux, idéal pour les extérieurs.
  • CineStill 400D : Nouvelle référence pour la polyvalence, adaptée à la lumière naturelle et aux conditions mixtes.
  • CineStill 800T : Très apprécié pour la photographie nocturne, avec sa balance tungstène et son rendu caractéristique des néons et lumières artificielles.
Autres films inspirés du cinéma
  • Silbersalz35 : Propose des films Kodak Vision3 pré-conditionnés et un service de développement ECN-2 dédié, pour une expérience fidèle au cinéma.
  • LomoChrome Metropolis : Inspiré des tons désaturés du cinéma des années 70-80, avec un rendu urbain et une faible saturation.
  • ORWO NC500 : Film couleur issu d’une ancienne formule cinématographique Agfa, aux teintes froides et au grain marqué.
Pour maximiser le rendu cinéma en argentique
  • Utiliser des objectifs vintage : Les optiques anciennes adoucissent les contrastes et ajoutent un « glow » cinématographique.
  • Utiliser la basse lumière : Exploiter des sources lumineuses comme les néons, les lampadaires ou les enseignes.
  • Filtrer les couleurs : Un filtre bleu (85B) permet d’utiliser des films tungstène en lumière du jour sans dominante.
  • Scanner avec un rendu ciné : Utiliser des profils adaptés en post-traitement pour conserver l’esthétique du film.
  • Expérimenter avec l’exposition : Les pellicules cinéma tolèrent en général la surexposition (+1 à +2 IL max) pour un rendu plus doux.
Look général, rendu couleur des principales pellicules négatif couleur
PelliculeISORendu caractéristiqueUtilisation conseillée
ORWO Wolfen NC500400Teinte verdâtre, bleus acier, faible saturation, contraste modéréLo-fi, atmosphères mélancoliques, rétro marqué
OORWO Wolfen NC400400Couleurs douces, ton pastel, tons désaturés, grain visiblePortraits vintage, atmosphères subtiles
SantaColor 100100Couleurs vives et vibrantes, peau légèrement rougeâtre, blancs éclatants (base Kodak Aerochrome)Expérimental, portraits expressifs
CatLABS X-Color 100100Vibrante, contraste fort, rendu ciné, base aérienne Kodakscènes lumineuses, créatif, expérimental
Kodak Gold 200200Dominante chaude, rendu d etype années 90Quotidien ensoleillé, syle vintage chaleureux
Fuji C200200Teinte fraîche, verts citronnés, bleus froidsquotidien, scènes calmes
Kodak ColorPlus 200200Tons doux, peau flatteuse, saturation modéréePortraits, usage quotidien, vintage soft
Lomography Color 100100Chaud, contraste doux, couleurs légèrement passéesRendu rétro, lumière douce
Lomo Metropolis100–400Désaturé, teintes acier/olive, ambiance industrielleUrbain, ciné, brutaliste
Cinestill 400D400Look cinéma, tons équilibrés, latitudes étendues, légère glowPortraits, scènes naturelles
Cinestill 800T800Dominante bleue, effets halation (lumières fortes), base cinéma Vision3 500TNocturne, néon, ambiance rétro-cinéma
Revolog Kolor (art)200Altérations aléatoires de couleur, effets spéciauxCréatif, expérimental
Kodak Ektar 100100Saturation élevée, grain très fin, couleurs vives (rouges/bleus)Paysage, nature, architecture
Kodak ProImage 100100Couleurs équilibrées, bon rendu peau, saturation modéréeMariages, portraits en extérieur
Kodak Portra 160160Très doux, faible contraste, bons tons de peau, grain finPortraits studio, lumière douce
Kodak Portra 400400Tons chauds, bonne latitude, grain modéréPolyvalente, portraits et voyage
Kodak Portra 800800Bonne tenue en basse lumière, teinte chaude, grain visibleAmbiances tamisées, scènes intérieures
Kodak Vision3 250D250Look cinéma doux, faible contraste, teintes chaudesPolyvalence
Harman Phoenix 200200Rendu lo-fi assumé, grain visible, couleurs chaudesExpérimental, ludique, vintage brut

Pousser une pellicule c’est quoi ?

Pousser une pellicule au développement traditionnellement c’est augmenter le temps dans le révélateur et c’était pour les films noir et blanc. Une fois que le grain d’argent est au maximum de la capture de la lumière, il est au bout. C’est la densité et le contraste qui augmente. Concernant les films couleurs le terme « pousser » est un raccourci de langage car il s’agit de pellicules chromogéniques, l’image est formée non pas par des grains d’argent finaux qui sont éliminés lors du blanchiement (blix), mais par des couleurs créées par des colorants dans les couches sensibles (jaune, magenta, cyan). Les grains d’argent servent uniquement d’intermédiaire en laissant des traces de leur forme granuleuse mais ils sont éliminés. La notion de poussage (push process) s’applique en principe aux films argentiques noir et blanc, où l’on développe plus longtemps pour compenser une sous-exposition.

Un film noir et blanc traditionnel est basé sur des grains d’argent qui restent dans l’émulsion. En augmentant le temps de développement, on amplifie la formation d’argent métallique, ce qui augmente le contraste et la densité des ombres. Cependant, ce gain ne crée pas plus de détails dans les hautes lumières, car une fois les grains d’argent entièrement exposés, ils ne peuvent pas « engranger » plus de lumière.

Un film couleur repose sur trois couches sensibles (jaune, magenta, cyan). L’exposition de chaque couche crée des grains d’argent proportionnels à l’intensité lumineuse reçue. Ces grains d’argent servent de masque temporaire pour déclencher la formation des colorants au développement. Une fois le blanchiment (blix) effectué, les grains d’argent sont éliminés, laissant uniquement les colorants. Augmenter le temps de développement C41 ne renforce pas directement la densité des couleurs comme en noir et blanc, car le révélateur chromogénique a un temps d’action optimal fixe. On ne « pousse » pas un film couleur comme un film noir et blanc. On peut tricher en modifiant son exposition et en ajustant le développement ce qui fait monter le contraste mais cela ne va pas donner + de matière car les grains d’argent sont éliminés. En réalité on intervervient sur la souplesse en latitude des films négatifs.

Que se passe-t-il si on sous-expose et « pousse » un film couleur ?

Puisque le développement C41 est fixe (3 min 15 à 38°C), pousser un film implique :

Sous-exposer et développer normalement : Un film couleur C41 sous-exposé (un film 400 ISO exposé comme un 1600 ISO) aura moins d’informations dans les ombres. Comme on ne peut pas étendre le développement chromogénique, la récupération se fera au scan ou au tirage, en forçant les ombres et les couleurs. Les effets visibles sont la perte de détails dans les ombres, une augmentation du contraste, une possible dérive colorimétrique (dominante magenta/verte).

Demander un développement « poussé » en laboratoire : Certains laboratoires proposent un « push process » (+1 IL ou +2 IL), qui consiste à : allonger le temps de développement (par ex 4 min au lieu de 3 min 15), augmenter la température (rarement conseillé), modifier le temps de blanchiment. Les effets visibles sont une augmentation du contraste (les noirs restent noirs, ce sont les tons moyens qui sont amplifiés), l’apparition possible d’une dominante colorimétrique (souvent magenta ou verte, selon le film), une augmentation du grain (traces des grains qui devienent plus visibles car moins noyées dans l’émulsion), une récupération très limitée des ombres, voire inexistante.

Quelle est la meilleure méthode pour pousser un film couleur ?

Si l’on souhaite simuler un ISO plus élevé, il vaut mieux sous-exposer légèrement le film. Scanner avec un réglage adapté en renforçant les tons sombres sans détruire les couleurs. Demander un « push » en labo seulement si on veut un effet plus fort, cela va augmenter le contraste des tons moyens : mais c’est imprévisible, cela peut conduire à une dérive des couleurs.

Les films qui réagissent bien au poussage :

  • Kodak Portra 400 : Peut être poussé à 800 ou 1600 ISO avec de bons résultats.
  • CineStill 800T : Très bon rendu à 1600 ISO.
  • Kodak Gold 200 et UltraMax 400 : Peuvent être poussés à +1 IL avec un effet vintage intéressant.

En revanche, certains films comme les Fuji C200, Kodak ColorPlus, supportent assez mal le poussage.

Il est possible de « pousser » un film couleur au développement, mais ce n’est pas comme en noir et blanc. Il ne s’agit pas d’un vrai renforcement de l’exposition par développement prolongé. Cela compense la sous-exposition avec un contraste plus fort sur les seuls tons moyens avec un résultat variable selon le type de pellicule pouvant souvent aller jusqu’à des dominantes de couleurs (magenta, cyan).


Noir et Blanc typée laquelle choisir ?

Quand son coeur balance pour choisir une pellicule polyvalente typée … Bergger 400 pour faire travailler une entreprise locale 🙂

Caractéristique Rollei RPX 400 Kodak Double-X 5222 Ilford HP5+ Kodak Tri-X 400 Bergger Pancro 400
Sensibilité ISO 400 – Film rapide et polyvalent 250 (lumière du jour) – Moins sensible mais grande latitude 400 – Bonne performance en basse lumière 400 – Polyvalent avec un bon rendu en faible luminosité 400 – Double émulsion pancromatique pour un rendu unique
Latitude d’exposition Bonne – Supporte bien la surexposition Très large – Permet un excellent rendu en hautes lumières Très large – Facile à récupérer en post-traitement Large – Fonctionne bien en conditions difficiles Très large – Excellente récupération des ombres et hautes lumières
Grain Plus fin qu’HP5+ et Tri-X – Rendu plus propre Fin, doux, cinéma – Texture agréable et équilibrée Moyen, homogène – Idéal pour un rendu classique Marqué, granuleux – Aspect plus brut et texturé Moyen à marqué – Texture organique, proche du cinéma
Contraste Modéré – Bon équilibre entre détails et profondeur Modéré – Permet des transitions douces Modéré à faible – Souple et facile à traiter Fort – Effet dramatique et puissant Modéré à élevé – Superbe dynamique des tons
Détails dans les ombres Excellents – Capte bien les zones sombres Très bons – Bonne récupération des basses lumières Bons – Peut perdre un peu de détail Bons – Moins détaillé que RPX 400 et Double-X Excellents – Beaucoup de détails récupérables
Détails dans les hautes lumières Très bons – Bonne récupération Excellents – Latitude élevée et rendu doux Moyens à bons – Sensible à la surexposition Moyens – Peut brûler les hautes lumières plus facilement Très bons – Très bonne gestion des hautes lumières
Développement Standard (D-76, HC-110) – Facile à développer D-96 (cinéma) mais aussi D-76 – Polyvalent Standard (D-76, HC-110) – Courant et accessible Standard (D-76, HC-110) – Très répandu Standard (D-76, Xtol, HC-110) – Bonne flexibilité
Poussage possible Jusqu’à 1600 ISO – Très bon comportement Jusqu’à 800 ISO – Peut être limité Jusqu’à 1600/3200 ISO – Bonne flexibilité Jusqu’à 1600/3200 ISO – Excellents résultats en poussage Jusqu’à 1600 ISO – Rendu cinématographique en high contrast
Look général Moderne, très propre – Idéal pour un rendu net Cinéma, doux, riche en nuances – Look argentique authentique Classique, équilibré – Parfait pour une esthétique intemporelle Brut, fort contraste – Style puissant et expressif Cinéma noir et blanc, large dynamique – Texture vivante

Les critiques

Faut-il les mettre ou les émettres les critiques ? tu ne fais rien, tu seras critiqué, tu fais quelque chose, tu seras critiqué. En même temps ça fait causer alors on les met. 🙂

Lomography

Les pellicules Lomography sont parfois critiquées par certains notamment les « puristes » exigeants dans la communauté de la photographie argentique, notamment pour les raisons suivantes :

Un rendu imprévisible et parfois trop « expérimental ».

Beaucoup de pellicules Lomography offrent des couleurs atypiques, une forte saturation ou des contrastes marqués. Cela peut être vu comme un défaut par ceux qui cherchent une fidélité des couleurs classique. L’aspect « lo-fi » est assumé par la marque, mais certains photographes regrettent un manque de contrôle et de stabilité sur le rendu final.

L’aspect « lo-fi » (low fidelity, ou basse fidélité) désigne un rendu volontairement imparfait, avec des caractéristiques visuelles ou sonores qui rappellent des technologies anciennes ou des défauts techniques. En photographie, cela se traduit souvent par :

🔸 Un grain prononcé
🔸 Des couleurs délavées ou altérées
🔸 Des contrastes parfois hasardeux
🔸 Un vignettage marqué (coins sombres)
🔸 Des flous ou aberrations optiques
🔸 Des fuites de lumière (light leaks)
🔸 Un rendu dit « vintage » ou « brut »

Les appareils photo jetables, les pellicules très granuleuses (comme la LomoChrome Purple ou les films périmés), et les appareils lomographiques (comme le Holga ou le Diana) produisent souvent un effet lo-fi recherché par les amateurs d’un rendu rétro et artistique. En musique, cela se rapproche du son « cassette », des enregistrements avec du souffle ou des distorsions analogiques.

C’est une esthétique qui va complétement à l’encontre de la perfection numérique ultra-nette, qui recherche plutôt une authenticité brute, expressive rétro, ancienne. Ces caractéristiques peuvent être perçues, interprétées comme des défauts techniques, un manque de sérieux avec comme résultat des photos « ratées » ou non « professionnelles ». C’est pour de la photo principalement expérimentale ou récréative, alors voilà ça fait causer, ce qui compte c’est de parler de ce qui se fait …

Une qualité de fabrication parfois inégale : Il arrive que certaines pellicules Lomography présentent des défauts (émulsions granuleuses, légers problèmes de perforation, variations dans la sensibilité réelle). Leur constance est souvent moins bonne que celle des grandes marques comme Kodak, Fujifilm ou Ilford (branche noir et blanc).

Un rapport qualité/prix discutable appuyé sur le marketing : Certaines pellicules Lomography sont vendues à des prix élevés pour ce qu’elles offrent en termes de rendu, de qualité et ce que l’on pourrait obtenir avec des films périmés. Leurs films noir et blanc par exemple semblent bien être de la marque FOMAPAN qui est la moins chère dans ce domaine …. Des alternatives plus abordables et très fiables existent chez Kodak (ColorPlus, Gold) ou Ilford/Kentemere pour le noir et blanc.

Une filiation avec des émulsions existantes : Comme mentionné précédemment plusieurs pellicules Lomography sont en réalité des versions rebadgées de films existants (parfois d’anciennes émulsions réintroduites sur le marché). Certains utilisateurs préfèrent acheter directement l’émulsion originale chez les fabricants lorsque c’est possible car en plus elles sont bien moins onéreuses.

Le marketing « hipster » et le côté gadget : La marque mise beaucoup sur une image « fun », « expérimentale », « nostalgique » qui peut rebuter ceux qui recherchent une approche plus technique et rigoureuse de la photographie. Les appareils Lomography sans réglagles possibles, avec des optiques en plastique, (comme les Lomo Diana, ou Holga) sont souvent associés à ces films, ce qui renforce l’idée que ce n’est pas du matériel destiné à une photographie sérieuse, qu’il s’agit « d’amusements ».

Malgré ces critiques, il y a des qualités :

Une large variété d’émulsions et la possibilité d’expérimenter avec des films spéciaux (comme les pellicules métallisées ou infrarouges). Une disponibilité plus facile d’accès à l’achat que certaines autres pellicules marginales. Un rendu qui peut séduire ceux qui aiment les surprises, les looks vintage et très typés pour ajouter un caractère expérimental. Toutefois si l’on cherche un rendu précis et fiable, mieux vaut privilégier Kodak, Fuji, Ilford noir et blanc, Bergger, Rollei. Si on veut expérimenter des rendus spéciaux, pas forcément très stables (car leurs fournisseurs de pellicules sont changeants), les films Lomography peuvent être une bonne option principalement pour leur apect expérimental et récréatif. Plus il y a d’acteurs engagés et diversifiés dans le domaine de la photo argentique, plus ces activites perdurent.

CineStill

Les pellicules CineStill sont appréciées pour leur rendu cinématographique, elles ont aussi des points faibles qui font l’objet de critiques.

Une forte sensibilité à la « halation »

Cause : L’absence de la couche anti-halo (remjet) qui est normalement présente sur les films cinéma. Conséquence : Des halos rouges/orangés autour des sources lumineuses intenses (lampadaires, néons, phares). Cet effet est parfois perçu comme un défaut technique plutôt qu’un choix esthétique. Certains photographes trouvent que cela limite son usage à certaines scènes, d’autres aiment bien les halos …

Un prix élevé

Prix comparé aux pellicules cinéma originales : Les films CineStill sont basés sur les Kodak Vision3, qui sont moins chères sous leur forme originale rembobinée et avec la couche remjet. CineStill retire cette couche spécifique pour permettre un développement en chimie standard C-41, mais cette opération ajoute logiquement un coût supplémentaire. Certains jugent que le surcoût est trop important par rapport aux alternatives en traitement natif ECN-2, de plus retirer la couche anti-halo peut engendrer de l’instabilité dans le rendu des couleurs. Surtout le film Double X, du noir et blanc à plus de 15€ la pellicule, ça fait mal, surtout que le rendu n’est pas très différent d’un film classique.

Une balance des couleurs parfois difficile à gérer

Surtout en lumière artificielle : La CineStill 800T, par exemple, est conçue pour la lumière tungstène, ce qui peut donner des teintes bleutées en lumière du jour si elle n’est pas filtrée ou corrigée en post-traitement. Ce rendu peut être difficile à exploiter par les débutants qui ne maîtrisent pas bien la balance des couleurs. (En même temps c’est normal, c’est un film tungsten mais certains l’achètent sans forcément avoir compris ce que ça implique en termes de rendu).

Une stabilité des couleurs parfois inconstante

Certains photographes rapportent des variations de couleurs et de teintes d’un lot à l’autre, probablement dues à des différences dans la fabrication du film avec le retrait de la couche anti-halo. Parfois, des problèmes de teinte magenta apparaissent, notamment sur les CineStill 50D après un certain temps de stockage. Sans la couche remjet le film n’est pas équilibré comme il avait été conçu avec la couche anti-halo.

Une sensibilité au voile lumineux et au stockage

L’absence de la couche remjet rend la pellicule plus sensible à la lumière parasite. Elle est également plus fragile face à une conservation prolongée, notamment avec une conversation à des températures élevées.

Un grain parfois très présent (surtout sur la CineStill 800T)

Comparé à des films couleur comme le Portra 800, le grain de la CineStill 800T est plus visible et plus irrégulier, ce qui peut gêner ceux qui recherchent un rendu plus propre. Certains photographes la trouvent moins adaptée au tirage grand format à cause du grain marqué. Les pellicules CineStill sont un bon choix pour ceux qui aiment l’esthétique granuleuse, les scènes urbaines de nuit et les ambiances nostalgiques. Elles ne sont pas pour tous les usages. En alternative plus polyvalente avec des rendus plus prévisibles : Kodak Portra, Ektar ou Gold peuvent être de meilleures options pour un rendu plus classique ainsi que directement la gamme Kodak Vision pour le style cinéma qui sont les mêmes films avec leur couche anti-halo non retirée. Les négatifs couleur cinéma (comme les Kodak Vision3) sont conçus pour être développés en ECN-2, un procédé chimique différent du C-41 utilisé pour les films négatifs couleur standards.

Différences développement ECN-2 et C-41
  • Agent développeur : L’ECN-2 (Eastman Color Negative 2) utilise un révélateur plus doux qui produit un contraste plus faible et une courbe tonale plus étendue qui va chercher toute la dynamique du film, adaptée à la post-production en étalonnage numérique des films (post-traitement pour le cinéma) ou copie de la prise de vue en numérique sur pellicule cinéma ce qui se pratique lors de la réalisation de films et vidéos.
  • Couches de gélatine : Les films cinéma possèdent une couche anti-halo rem-jet, qui doit être retirée avant développement dans un bain alcalin pour enlever cette couche, ce qui pose problème dans les labos classiques C-41 car tous ne proposent pas cette technique de développement.
  • Sensibilité effective : Le développement en C-41 augmente le contraste et la saturation, ce qui peut rendre le film plus « pêchu ». Il semble possiblement aussi augmenter la sensibilité apparente d’environ un stop par rapport à l’ECN-2.
Étape ECN-2 C-41
Pré-bain Bain alcalin pour enlever le rem-jet ❌ (Pas nécessaire)
Développement Révélateur couleur ECN-2 Révélateur couleur C-41
Stop Bath Bain d’arrêt acide ❌ (Non utilisé)
Blanchiment Blanchiment ECN-2 Blanchiment C-41
Fixage Fixage standard Fixage standard
Lavage Rinçage complet Rinçage complet
Stabilisation Dernier bain stabilisateur Dernier bain stabilisateur
Séchage Séchage final Séchage final

Impact sur l’ISO

  • Kodak Vision3 250D est normalement notée ISO 250 pour l’ECN-2. En C-41, elle a tendance à se comporter comme un film ISO 400, d’où l’appellation « 400D » chez Cinestill.
  • Kodak Vision3 500T est à ISO 500 en ECN-2 mais réagit comme un ISO 800 en C-41, ce qui explique pourquoi Cinestill la vend sous le nom « 800T ».

Cinestill fait retirer la couche rem-jet, permettant ainsi le développement dans n’importe quel labo C-41. Cela simplifie l’utilisation pour les photographes qui ne veulent pas traiter leur film en ECN-2. Les négatifs couleur cinéma sont conçus pour ECN-2, en C-41, ils gagnent en sensibilité et en contraste avec une couche en moins, expliquant les requalifications d’ISO par Cinestill.

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CineStill est une entreprise basée à Los Angeles, aux États-Unis, fondée en 2012 par les frères Brian et Brandon Wright. Ils sont connus pour adapter des films cinématographiques de Kodak pour une utilisation en photographie argentique. Quant à Lomography, il s’agit d’une société autrichienne, la Lomographic Society International, fondée en 1992 à Vienne. Elle a popularisé l’utilisation de l’appareil photo soviétique Lomo LC-A, produit par l’entreprise russe LOMO. Bien que certains appareils Lomography soient aujourd’hui fabriqués en Chine, la marque elle-même est autrichienne.

BERGGER est une entreprise française spécialisée dans la production de films, de chimie et de papiers photographiques noir et blanc. Fondée en 1995 par Guy Gérald, ingénieur chimiste et ancien employé de Guilleminot, et Daniel Boucher, économiste, l’entreprise a son siège social à Vicq-sur-Breuilh (87). En 2014, Aurélien Le Duc est devenu l’actionnaire majoritaire et directeur général de BERGGER, initiant une modernisation de la production et des produits. Sous sa direction, l’entreprise a lancé en 2015 le film Pancro 400 pour les grands formats, étendu en 2017 aux formats 135 et 120, fabriqué en Allemagne, répondant aux besoins des photographes utilisant des appareils traditionnels et moyen format. BERGGER continue de soutenir la photographie argentique en développant des produits dédiés, tels que des révélateurs pour films noir et blanc, et en réintroduisant des formules traditionnelles pour le développement photographique.

ORWO, acronyme de « ORiginal WOlfen », est une marque historique de pellicules argentiques originaire d’Allemagne de l’Est. Ce fût auparavant un sous traitant fabricant les films Agfa Gevaert. Après une période de relative discrétion, la marque a récemment relancé certaines de ses pellicules, désormais disponibles en France. Toutefois la disponibilité de ces pellicules peut varier en fonction des revendeurs et des stocks. Il est donc recommandé de vérifier auprès des distributeurs spécialisés pour connaître les options actuelles. La gamme ORWO propose des pellicules aux rendus spécifiques, destinés aux photographes souhaitant explorer des esthétiques distinctives et nostalgiques.

Rollei : L’entreprise Maco (Hans O. Mahn GmbH & Co KG), basé en Allemagne, détient la licence pour commercialiser les pellicules Rollei depuis le milieu des années 2000. Ils utilisent des émulsions issues de Agfa‑Gevaert qui a une usine en Belgique à Mortsel, (destinées à la photographie aérienne et à usage industriel/scintifique, radiologie), qu’ils modifient avec ajout d’un antihalo, perforations, modifications du support, recoupent et conditionnent au format 35 mm, 120 (Rollei Retro 80S, 400S, 100 Tonal). Ils proposent aussi des pellicules noir & blanc à base triacétate (« RPX 100/400 ») provenant de Harman Technology (Ilford Photo). Il existe aussi la marque Rollei GmbH & Co. KG (anciennement RCP‑Technik GmbH), qui détient quant à elle la licence de marque à des fins marketing, mais ne produit pas de la chimie photo ou de l’émulsion.

Nom commercial (Rollei)Nom industriel Agfa-GevaertTypeCaractéristiques principales
Retro 80SAviphot Pan 80N&B Panchromatique étendu IRTrès haute résolution, sensibilité infrarouge partielle, fort contraste, Usage photo paysages, architecture
Retro 400SAviphot Pan 400N&B Panchromatique étendu IRBonne latitude d’exposition, bon rendu des gris, sensible au proche infrarouge
Infrared 400Aviphot Pan 200 (modifié)N&B InfrarougeSensibilité IR plus marquée, à utiliser avec filtre rouge ou opaque pour effets IR
Ortho 25 PlusAgfa-Gevaert microfilm modifiéN&B OrthoUltra haute définition, très faible grain, contraste élevé, recommandé avec révélateur à gamme tonale étendue
ATP 1.1 (discontinué ou rare)Agfa-Gevaert microfilm haute résolutionN&B TechniqueRésolution extrême, usage délicat, contraste très fort sans révélateur spécifique
Rollei RHS / RLC (révélateurs)Spécialement formulés pour ces films à contraste élevé, à base Agfa

ADOX : C’est une marque historique relancée par Fotoimpex (Berlin) à la fin des années 1990. Depuis 2003, elle est devenue un vrai fabricant, avec ses propres installations de production à Bad Saarow, en Allemagne. Elle formule et coule ses propres émulsions argentiques, produit aussi ses révélateurs, fixateurs, papiers barytés, chimies spécifiques, etc. Parfois, pour certaines bases techniques (supports polyester ou couche antihalo), ADOX achète à Agfa-Gevaert, ORWO/Filmotec et d’autres fournisseurs spécialisés, mais l’émulsion finale est maison (sauf exception).

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Base de données des films existants et qui ont existé

https://industrieplus.net/dxdatabase

Guide des temps de développement : The Massive Development Chart

Des exemples de photos sur : https://thedarkroom.com/film-index/


2 commentaires sur “Guide pellicules photo”

  1. Retour de ping : Argentique, le retour – Pratique.photo

  2. Retour de ping : Utiliser des films périmés – pratique.photo

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