Ce guide présente les principales pellicules argentiques disponibles aujourd’hui en format 135 et 120, classées par noir et blanc et couleur, avec leurs caractéristiques détaillées à expérimenter soi-même car dans les rendus il y a une grande part de subjectivité liée aux goûts personnels. Lister les pellicules disponibles c’est connaitre la palette des possibles en photographie argentique, c’est pourquoi il y a ce travail d’exploration avec une indication des pellicules les moins chères et les plus onéreuses. Le choix de pellicules dépend fortement des préférences esthétiques du photographe, des conditions de prise de vue et des sujets photographiés. Le choix d’un type de film argentique détermine grandement le rendu final des photos (les optiques utilisées entrent en compte). Aussi il est important de connaitre les caractéristiques de chaque film. Un scannage ensuite permet de modifier le rendu au niveau du contraste et des couleurs, mais en général si on fait de l’argentique c’est pour obtenir un rendu de type argentique.
Concernant les prix, la tendance est globalement à la hausse, aussi il faut régulièrement mettre à jour les 💰. Les promos sont à veiller pour se faire un stock personnel quand il y a des opportunités. Ce qui est intéressant ce sont les films qui arrivent à date d’expiration notée et qui sont alors proposés à tarif plus attractif. Il y a de la marge sur les dates, surtout pour les pellicules noir et blanc qui se conservent mieux dans la durée que les films couleur. Pour les films couleur matures il y a de la marge aussi, genre 5 ans généralement sans dommage. Le mieux au delà c’est de conserver les films au frigo pour usage dans l’année et au congélateur pour une conservation à plus long terme. A savoir aussi que la marque chinoise Lucky prépare un film couleur à petit prix, peut-être que cette nouvelle offre calmera les hausses (?).
Pour un usage classique et sûr 📷✨ (par exemple pour une prestation professionnelle) privilégier en noir et blanc les Ilford, Kodak, Bergger, Rollei ; en couleur les Kodak, Fuji. Pour un rendu maîtrisé et professionnel, mieux vaut utiliser des films conçus directement pour la photographie professionnelle. Les autres sont plutôt pour des usages personnels, des rendus plus expérimentaux, artistiques et parfois disons plus spéciaux. Point d’attention : avec le retour d’un certain engouement pour l’argentique il y a des nouvelles marques avec des films inconnus qui apparaissent, parfois avec des prix exorbitants de type 16,90 € et bien +. Ce sont très souvent des films cinéma Kodak Vision3 car ils sont vendus en grandes bobines, que des revendeurs détaillent en pellicules photos, parfois en faisant retirer la couche anti-halo. Ils n’ont rien de nouveaux en réalité à part un joli emballage. Des fois on les achète parce que la boite est jolie quand on apprécie les jolies boîtes. Kodak semble vouloir mettre un stop en ne vendant dorénavant les bobines de ses films cinéma uniquement à des professionnels de la sphère cinématographique …
A chacun de trouver son coup de coeur pelliculistique 🧡 complétement subjectif (surtout les miens car j’apprécie les films à fort caractère). Le 😎 ce sont les films sympas, plutôt pour le printemps/été.
Concernant le rendu, le scannage compte beaucoup, par exemple la Kodak Color Plus 200 peut parfois sembler plus contrastée que la Gold si elle est scannée dans un labo avec un scanner qui accentue les contrastes, elle peut être plus saturée que la Gold, avec des tons plus rouges/orangés, et un côté légèrement plus « cru » dans certaines conditions d’éclairage, la Gold 200 est axée sur des tons chauds et dorés avec un contraste plus doux qui peut être influencé par le type de scan. Pour un rendu maîtrisé il y a l’option de scanner soit même. Concernant les films noir et blanc le type de révélateur et le temps dans le révélateur impacte très fortement le rendu. Pour les films couleurs aussi, si on prend quelques libertés avec le traitement standard. C’est la spécificité et le côté apprécié de l’argentique qui laisse la place à de l’expérimentation singulière, en mode réel, tangible. Il y a de quoi faire entre le mode de développement et le scannage on peut complétement changer le rendu d’une pellicule donnée. Ce qui est très intéressant c’est le mode hybride entre numérique et argentique en utilisant les avantages de ces deux outils combinés.
Comprendre les ISO pour bien choisir sa pellicule
La sensibilité ISO (International Organization for Standardization) indique la réactivité d’un film à la lumière. Plus la valeur ISO est élevée, plus la pellicule est sensible, ce qui permet de photographier dans des conditions lumineuses assez faibles. Les termes ISO et ASA (American Standards Association, ancienne norme américaine utilisée jusque dans les années 1980 reprise sous le terme ISO) désignent la sensibilité d’une pellicule à la lumière. Plus la valeur est élevée, plus le film est sensible (donc plus aisément utilisable en faible lumière). Les films plus sensibles ont généralement un grain plus visible. Entre 100 iso et 400 iso, il y a 2 diaphragmes d’écart, (chaque doublement d’ISO correspond à 1 diaphragme de f5,6 à f8 par exemple entre 100 iso et 200 iso pour la même luminosité). Il est aussi possible d’ajouter de la lumière, lampe, flash.
Voici quelques repères pour choisir :
| ISO | Conditions de lumière | Usages conseillés |
|---|---|---|
| 25–50 | Plein soleil, studio | Tirages fins, paysages lumineux, photos très détaillées |
| 100–200 | Bonne lumière, extérieur | Portraits, photo de rue, paysages |
| 400 | Lumière variable, usage général | Polyvalence : intérieur, extérieur, nuages, actions |
| 800–3200 | Basse lumière, scènes rapides | Concerts, scènes nocturnes, conditions de basse luminosité |
Beaucoup de photographes utilisent la 400 ISO comme pellicule “passe-partout”, généraliste, car elle offre un bon compromis entre souplesse, grain raisonnable et adaptabilité aux différentes situations. En général il vaut mieux surexposer légèrement un film négatif (1/2 à 1 IL) que de le sous-exposer, on dit aussi exposer le film pour les ombres afin d’avoir des détails dans les ombres, les négatifs gèrent bien les hautes lumières sans les brûler de manière abrupte comme en numérique.
Quant au choix entre noir et blanc ou couleur, c’est très subjectif, cela dépend du rendu souhaité, de l’intention artistique et aussi de la facilité de développement si on veut se lancer à développer par soi-même..
| Type de pellicule | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|
| Noir et blanc | – Rendu intemporel, expressif, fort contraste possible ou rendu doux- Facile à développer chez soi – Large choix de révélateurs et de possibilité de variations de rendus (look). | – Moins réaliste si on recherche du réaliste – Moins adapté à la photo souvenir peut être. |
| Couleur négative (C-41) | – Rendu classique argentique pour les scènes de vie, les souvenirs- Grande latitude d’expositon, souplessse. Offre variée de types de films en fonction du look souhaité – Compatible avec les labos modernes. | – Développement plus difficile à faire à la maison – coût élevé de certaines pellicules. |
| Diapositive (E-6) | – Couleurs intenses, contraste, projection possible – Rendu direct spécifique dès le développement selon le film choisi. | – Peu de choix aujourd’hui – Demande une exposition précise – Développement spécialisé et films onéreux. |
Choisir du noir et blanc si on veut expérimenter l’argentique, travailler les contrastes et les textures, développer soi-même. Choisir de la couleur en film négatif pour des photos « vivantes », expressives, des photos souvenirs, familiales, pour numériser sans traitement complexe. Les films diapositives demandent de la maîtrise technique, ils ne sont pas conseillés quand on débute.
Quelle pellicule choisir ?
- Où vais-je photographier ? (extérieur lumineux ou intérieur sombre ?) 400 iso pour la polyvalence – 200 iso si lumière est abondande.
- Quel rendu je veux ? (noir et blanc, couleur saturé, doux, typé ancien) déterminer quel look on souhaite en fonction de son intention.
- Est-ce que je débute ? alors film souple au niveau de l’exposition et polyvalent. Commencer par des pellicules pas trop onéreuses. En noir et blanc 200 iso ou 400 : Fomapan, Ketmere, Ilford HP5+. En couleur: Fuji C200, Kodak Color plus (200 iso), Kodak Ultramax 400 iso. Confier le film exposé à un labo et demander un développement + scan.
- Si l’expérience a plu, creuser et approfondir avec différentes pellicules.
📸 Pellicules Noir et Blanc
Fomapan 100 Classic
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Grain modéré, contraste modéré, gamme de gris, rendu très doux.
- Utilisation : Portraits, paysages, usage courant.
- Prix : 💰 entre 5€ et 6€ selon les revendeurs.
- Caractéristique notable : Une des pellicules noir et blanc les plus abordables du marché, à utiliser par exemple pour tester un boiter ancien, pour vérifier s’il n’a pas de fuites de lumière. Elle supporte une sous-exposition de -2 IL et une surexposition de 1 IL pas +, ne pas trop surexposer ce film (Fabriquée en République Tchèque).
Conseil pratique : Pour les débutants souhaitant apprendre et expérimenter la photographie argentique à plus faible coût que les autres pellicules. On peut lui reprocher un rendu peu contrasté et un rendu trop doux avec une tendance du film à se tordre légèrement lors du séchage ce qui peut gêner lors de la numérisation. Il y a une astuce pour ceux qui développent eux-même qui est d’enrouler le film à l’envers sur la spire après le développement et de le laisser ainsi sécher. Pour les tirages il faut utiliser des filtres qui augmentent le contraste, pour ceux qui numérisent on peut pousser le contraste. Caractéristique notable : A voir (pas testée pour ma part), les exigeants en disent : donne des images « plates », “pas de punch dans les noirs”, “manque de profondeur dans les gris”. Mauvaise tenue au séchage, film qui gondole, « chiant » à scanner. Rendu « vieillot », mais pas dans le bon sens selon certains (sauf si on cherche ça). Dans cette marque selon eux il n’y a que la 200 qui est pas trop mal. En alternative sinon il y a les Kentmere.
Fomapan Action 400
- Sensibilité ISO : 400 (souple)
- Rendu : Grain présent, contraste moyen, gamme de demi-teintes étendue.
- Utilisation : Pour la photographie en conditions de faible luminosité ou nécessitant des temps d’exposition courts, tels que la photographie de rue, les scènes d’action et le reportage.
- Prix : 💰
Caractéristique notable : Grâce à sa large latitude d’exposition, la Fomapan 400 Action offre d’après le fabricant d’assez bons résultats même lorsqu’elle est surexposée d’une valeur (jusqu’à 200) ou sous-exposée de deux valeurs (jusqu’à 1600) sans nécessiter de modification du temps de développement. Cette pellicule est disponible en formats 35 mm, 120 (moyen format) et plans-films (grand format), offrant une grande flexibilité aux photographes utilisant différents types d’appareils qui souhaitent s’initier à la photographie noir et blanc à prix contenu. Des critiques n’en disent pas du bien du style grain très visible, parfois désagréable en 35mm. Moins fine que des HP5 ou Tri-X. Rendu inégal selon le révélateur, peut être « boueux » si mal développé. En fait les Fomapan 100 et 400 demandent à être bien développées (rendu très variable selon le révélateur utilisé) et scannées avec une grande attention, usage qui va dépendre de son degré d’exigence personnel. (Film non testé donc infos glanées sur le net, il existe des révélateurs noir et blanc qui augmentent le contraste et interviennent sur le rendu du grain, donc ce serait à expérimenter)
Fomapan 200 Creative
- Sensibilité ISO : 200 et + (souple)
- Rendu : Grain fin, contraste modéré (sauf en augmentant le temps dans le révélateur pour plus de punch), bonne résolution avec une large gamme de demi-teintes, un peu moins que les Ilford Delta et que les Kodak T-Max toutefois.
- Utilisation : Adaptée à une variété de conditions d’éclairage pour la photographie générale, dont les heures à la lumière dure, les portraits, les paysages et les scènes nécessitant une finesse de détail.
- Prix : 💰
Caractéristique notable : (testé) Seul film chez Foma, à grain tabulaire moderne, qui encaisse les écarts de lumière, bien pour les appareils sans cellule car grâce à sa large latitude d’exposition, la Fomapan 200 permet des expositions dans une plage de sensibilités allant de ISO 100 à 800 iso. Il supporte très bien un sur-développement même énergique, qui fait monter le contraste pour ceux qui apprécient un rendu très contrasté. Disponible en formats 35 mm, 120 (moyen format) et plans-films (grand format), offrant une grande flexibilité aux photographes utilisant différents types d’appareils. Cela peut être un bon compromis entre prix, finesse et latitude d’exposition. La limite des films Foma c’est qu’il a été constaté que parfois (souvent ?) il y a des soucis de qualité dans le couchage de l’émulsion se caractérisant sur le négatif par des tâches noires (détachement ou manque d’émulsion et des rayures. Un suivi du contrôle qualité pas toujours très rigoureux et une fragilité, ce qui peut aussi expliquer un prix de vente plus abordable que d’autres fournisseurs). Cela semble davantage toucher les formats 120 que 135. La pellicule est un peu plus fine et souple, ce qui peut la rendre plus vulnérable au frottement ou à des guides mal alignés dans les appareils. Certains laboratoires ou scanneurs peu précautionneux peuvent aggraver le problème. Des forums comme Photrio, Reddit ou 35mmc recensent plusieurs témoignages allant dans ce sens depuis plusieurs années. Certains utilisateurs expérimentés recommandent de ne pas utiliser les films Foma pour des projets critiques ou professionnels (commandes, mariages, portraits payants, travaux artistiques uniques) surtout en format 120, mais les trouvent très utiles pour tester, expérimenter, ou enseigner. (Ce problème effectivement constaté aussi sur un film 120 de Creative 200, en ayant pourtant pris soin du développement, présence de tâches noires_défaut d’émulsion, un seul film acheté et le défaut, après les tâches peuvent s’enlever par post-traitement quand on numérise mais… oups ! ).

BERGGER Pancro 400 🧡
- Sensibilité ISO : 400 (modulable de 160 à 1600 iso)
- Rendu : Grain classique présent, rendu de type anciennes pellicules, belle gamme de gris, avec une bonne séparation des tons clairs, rendu doux qui peut manquer de contraste selon le type de développement. Toutefois les films doux gardent les détails, le contraste peut se remonter lors du tirage et du scannage.
- Utilisation : usage général quand on recherche un rendu noir et blanc classique avec une large gamme de gris.
- Prix : 💰💰
- Lieu de fabrication : Allemagne, conception française par Bergger situé en Limousin.
- Caractéristique notable : (testée) Produit de bons résultats sur une plage d’exposition allant de 160 à 1600 ISO, ce qui la rend adaptée à une variété de situations, de la photographie en faible luminosité aux scènes bien éclairées. toutefois le grain devient très visible en cas de sous-exposition. A exposer à 320 iso si on la développe soit même avec le monobain Bergger One. Elle est composée de deux émulsions à base de bromure d’argent et de iodure d’argent qui diffèrent l’une de l’autre par la taille de leur grain. Ceci permet au film d’atteindre une large latitude d’exposition et de moduler le grain en fonction du révélateur utilisé, du fin au très prononcé. Pellicule qui a un rendu particulier, peu contrasté par défaut pour garder le maximum de détails et qui ne brûle pas les hautes lumière. Elle demande quelques expérimentations au niveau du développement afin d’en tirer tout le potentiel car ce film réagit différemment selon les produits employés (effectuer un bain de prélavage de 5 minutes avant le développement). Bien développé ce film montre une très large gamme de tons moyens, ainsi que de la richesse en noir dense qui gardent du détail et en blanc pur, ce qui est inhabituel dans les films de 400 iso. Sa richesse tonale et en détails en fait un excellent choix pour le portrait et la photographie expérimentale. De bons résultats ont été obtenus avec le révélateur ADOX Atomal 49. Peut se développer avec le nomobain Bergger One qui conjugue révélateur et fixateur dans un unique produit (fabriqué en France). Pour des conseils sur le développement et des exemples de photos avec cette pellicule, consulter le site de BERGGER. A noter, C’est un film plaisant à développer soi-même en format 120 avec un papier cache du film de qualité ainsi qu’un support d’émulsion rigide qui ne vrille pas (couche anti-tuilage), ce qui le rend facile à insérer dans la spire et à scanner. Il peut-être utilisé à 800 ou 1600 iso, selon le fabricant, dans ce cas le développer dans du Bergger Berspeed pour conserver du détail dans les ombres. Pour obtenir un grain fin exposer le film à 160 ou 200 ISO et le développer dans du Bergger Superfine. Pour un grain natif et la praticité du développement on peut utiliser le monobain Bergger One, c’est 10 minutes entre 20 et 25 degrés. Le litre de produit qui mélange révélateur et fixateur peut développer 20 films, après le dizième il faut augmenter le temps à 12 minutes jusqu’au 15ème et ensuite passer à 14 minutes pour les derniers. A priori augmenter le temps de développement avec ce monobain pour obtenir plus de contraste ne sert à rien car au bout de 10 minutes le film est fixé et ne peut plus bénéficier du boost temps révélateur (une affaire de ph qui déclenche la fixation).
Ilford HP5 Plus 📷✨
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Grain relativement fin pour du 400 iso, présent et apprécié par sa forme classique, bon contraste, grande latitude d’exposition.
- Utilisation : Photographie de rue, documentaire, portrait, reportage.
- Prix : 💰 💰 entre 7€ et 10€ selon les revendeurs (En ce moment c’est plutôt vers 10€ 🙁 ) .
- Caractéristique notable : (testée) Alternative à la Kodak Tri-X, plus abordable, film reconnu et apprécié pour sa large latitude d’exposition qui le rend adapté à une variété de situations, y compris les scènes à contraste élevé. Devenu un film classique et fiable classé dans la catégorie des pellicules professionnelles.
Conseil pratique : Bien pour les scènes de rue dynamiques, les reportages, les ambiances contrastées. Moins coûteuse que la Trix-X pour ceux qui déclenchent beaucoup, (à comparer à la Rollei 400 pour ceux qui ne l’ont pas essayé et à la Kentmere Pan 400 qui elle donne un contraste plus faible, offrant une gamme de gris étendue mais des noirs moins profonds et des blancs moins éclatants avec un grain plus apparent et une netteté légèrement inférieure à la HP5. Ce rendu peut être perçu comme « plat » par certains photographes, toutefois il offre une grande flexibilité en post-traitement)… La Ilford HP5+ est reconnue pour son contraste avec des noirs profonds et des blancs lumineux, tout en conservant une riche gamme de tons moyens. Ce rendu dynamique est apprécié pour sa polyvalence. Elle Peut être poussée à 800 ou 1600 ISO pour des photos très contrastées ou dramatiques.
AGFA APX 400
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Noir et blanc avec un grain assez modéré, contraste moyen.
- Utilisation : Photographie de rue, reportage, scènes d’action, conditions de faible luminosité.
- Prix : 💰
- Caractéristique notable : Polyvalente, adaptée à une large gamme de sujets et de conditions d’éclairage. Bien que portant le nom Agfa, cette pellicule est fabriquée par un tiers depuis la cessation de la production originale par Agfa. Certains rapports suggèrent qu’elle pourrait partager des similitudes avec la Kentmere Pan 400, mais cela reste sujet à discussion, elle semble avoir des caractéristiques de rendu très similaires à cette dernière …
Conseil pratique : Pour les situations nécessitant une sensibilité élevée, comme les scènes d’action ou les environnements à faible luminosité. Pour augmenter le contraste, envisager de prolonger légèrement le temps de développement. Cette pellicule tolère bien le développement poussé, ce qui permet de l’utiliser à des sensibilités plus élevées, si nécessaire. Elle est appréciée pour sa flexibilité, son grain assez modéré et son contraste moyen ce qui en fait un choix particulier pour les photographes recherchant une esthétique peu contrastée en noir et blanc, qui ressemble très fortement au film Kentmere de chez Harman …
Kentmere Pan 400
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Noir et blanc avec un grain assez modéré, contraste moyen, large gamme tonale.
- Utilisation : Photographie de rue, reportage, scènes d’action, conditions de faible luminosité.
- Prix : 💰
- Caractéristique notable : Large latitude d’exposition, bien pour les débutants et les photographes revenant à l’argentique. Elle est positionnée comme une pellicule économique, pour les photographes débutants ou ceux ayant un budget limité. Elle offre un bon rapport qualité-prix pour des projets nécessitant de grandes quantités de film.
Conseil pratique : Cette pellicule est polyvalente et convient à une variété de situations photographiques. Sa large latitude d’exposition permet de capturer des photos de qualité même en conditions d’éclairage difficiles. Elle est particulièrement recommandée pour les débutants en photographie argentique en raison de sa tolérance aux erreurs d’exposition. Cette pellicule tolère bien le développement poussé, ce qui permet de l’utiliser à des sensibilités plus élevées, si nécessaire ou si l’on préfère un contraste plus fort dans ce cas prolonger la durée de développement. La Kentmere Pan 400 est fabriquée par Harman Technology, la même entreprise qui produit les films Ilford noir et blanc, garantissant ainsi une qualité de fabrication reconnue dans ce domaine. Pour des projets nécessitant une pellicule économique avec un rendu assez doux et peu contrasté, la Kentmere Pan 400 est une option solide. Pour des travaux exigeant une qualité d’image supérieure, une meilleure netteté et une plus grande flexibilité en termes d’exposition, l’Ilford HP5 Plus est recommandée.
Kodak Tri-X 400 📷✨
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Contraste élevé, grain présent au rendu classique, grande latitude d’exposition.
- Utilisation : Portraits, reportage, documentaire, photographie de rue.
- Prix : 💰💰 💰 (prix élastique en fonction des revendeurs et de la politique tarifaire de Kodak avec tendance fortement haussière entre 13 et 25 € et +)
- Caractéristique notable : Célèbre car utilisée par les grands photographes connus du passé, pour son rendu intemporel et sa polyvalence, appréciée pour son esthétique et pour son grain typique de l’argentique. Elle offre un contraste marqué, avec des noirs profonds et des blancs éclatants, tout en conservant une riche gamme de gris. Les tons moyens sont particulièrement bien rendus, contribuant à une dimension supplémentaires dans les photos avec une profondeur tonale riche. On peut trouver toutefois que le grain est trop présent pour une esthétique actuelle, selon les goûts.
Conseil pratique : Conseillée pour le style documentaire et le reportage social. Peut être poussée à 1600 iso pour des scènes en basse lumière avec un grain expressif et jusqu’à 3200iso avec un grain très marqué. A acheter quand on la trouve à un tarif raisonnable, sinon se tourner vers des alternatives plus abordables (HP5, Rollei 400, certains les préfèrent d’ailleurs au niveau du rendu considérant qu’il y a un fort effet de mode avec la TX).
Ilford Delta 100 📷✨
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Grain fin (technologie T-grain) , rendu détaillé, contraste modéré.
- Utilisation : Portraits, paysages, architecture.
- Prix : 💰💰
- Caractéristique notable : Pour les travaux nécessitant une grande finesse et une bonne résolution – netteté.
Conseil pratique : A utiliser spécialement pour les portraits, l ‘architecture, les photos de produits, de détails et les paysages, un filtre rouge renforcera les contrastes dans le ciel.
Ilford Delta 400 📷✨
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Combinaison de finesse de grain et de netteté, grâce à la technologie d’émulsion Core-Shell™ (T-grain) pour des photos avec de la profondeur des détails tout en conservant une large gamme tonale.
- Utilisation : Polyvalente, reportages, pour une variété de genres photographiques, y compris le portrait, le paysage et la photographie de rue. Sa sensibilité ISO 400 permet des vitesses d’obturation rapides, ce qui est avantageux dans des conditions de faible luminosité ou pour capturer des sujets en mouvement tout en ayant un grain modéré. Large plage d’exposition, de ISO 200 à 1600.
- Prix : 💰💰
Caractéristique notable : Comparée à d’autres films de sensibilité similaire, elle se distingue par une résolution supérieure, une meilleure netteté avec un grain moderne tabulaire différent du look plus classique et granuleux des Tri-X, HP5, Bergger… Elle est très proche du rendu de la Kodak T-max 400.
Ilford Delta 3200
- Sensibilité ISO : 1000 – 3200 (souple)
- Rendu : Structure de grain relativement modéré vu la sensibilité, avec une large gamme tonale, pour des photos détaillées même dans des conditions de faible luminosité. Grain tabulaire T-Grain.
- Utilisation : Pour la photographie d’action rapide et en basse lumière, y compris les prises de vue nocturnes, les concerts, les événements sportifs, les applications architecturales en intérieur où l’utilisation du flash est interdite.
- Prix : 💰💰
Caractéristique notable : Bien que sa sensibilité nominale soit de 1000 ISO, la Delta 3200 est conçue pour être exposée à 3200 ISO avec un développement prolongé. Elle possède une large latitude d’exposition, permettant des prises de vue de 400 à 25 000 ISO avec des ajustements appropriés du développement. Le grain devient plus apparent lorsque la pellicule est exposée à des sensibilités élevées et lorsqu’elle est poussée au développement.
Kodak T-Max P3200 🧡
- Sensibilité ISO : 800 – 3200 bien que commercialisée avec une sensibilité nominale de 3200 ISO, cette pellicule est conçue pour être exposée à des indices variant de 800 à 1000 ISO. Elle offre une grande latitude d’exposition, permettant des sensibilités effectives allant de 400 à 25 000 ISO grâce au développement poussé.
- Rendu : Grain prononcé caractéristique des pellicules à haute sensibilité. Ce grain apporte une texture distinctive, appréciée dans les contextes de faible luminosité ou pour des effets artistiques. Le contraste est généralement élevé, offrant des noirs profonds et des blancs éclatants.
- Utilisation : Pour la photographie en conditions de faible éclairage, telles que les concerts, les scènes de rue nocturnes, les événements en intérieur sans flash. Sa haute sensibilité permet des vitesses d’obturation rapides, réduisant le risque de flou de mouvement pour des sujets rapides, comme le sport par exemple, elle est adaptée aux situations nécessitant une grande profondeur de champ tout en maintenant des vitesses d’obturation suffisantes (utilisation de longs téléobjectifs).
- Prix : 💰💰💰
Caractéristique notable : La pellicule utilise la technologie d’émulsion T-Grain de Kodak, offrant une structure de grain plus fine que celle des autres films noir et blanc à haute vitesse. Cette caractéristique améliore la netteté et la résolution des images, même à des sensibilités élevées tout en bénéficiant d’un rendu granuleux assez esthétique, selon les goûts.
Ilford FP4 Plus 😎
- Sensibilité ISO : 125
- Rendu : Grain très fin, très bonne netteté, contraste moyen.
- Utilisation : Pour la photographie en extérieur par bonne luminosité, les portraits, les paysages et l’architecture. Convient également pour la photographie de mode et de produits.
- Prix : 💰💰
Caractéristique notable : Grande latitude d’exposition, permettant des résultats exploitables même en cas de surexposition jusqu’à 6 diaphragmes ou de sous-exposition jusqu’à 2 diaphragmes.
Ilford Pan 100 😎
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Grain fin, haute résolution, excellente netteté des détails.
- Utilisation : Pour la photographie en extérieur par bonne luminosité nécessitant une grande précision des détails, les paysages, l’architecture, les portraits, les produits ou le studio.
- Prix : 💰
Caractéristique notable : Sa large latitude d’exposition, tolérant des sous-expositions jusqu’à 1,5 diaphragme et des surexpositions jusqu’à 5 diaphragmes, assure une grande flexibilité d’usage. Comparé à la FP4 Plus, l’Ilford Pan 100 présente des caractéristiques similaires en termes de performance, mais est souvent proposé à un prix plus abordable, ce qui en fait une alternative économique sans compromis sur la qualité. Pour les photographes recherchant une émulsion offrant une excellente netteté et une reproduction tonale riche, adaptée à une variété d’applications photographiques dans des conditions lumineuses abondantes.
Ilford Pan 400
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Grain moyen, bon contraste, bonne netteté.
- Utilisation : Polyvalente, adaptée à une variété de situations, y compris la photographie en faible luminosité, le reportage et la photographie de rue.
- Prix :💰
- Caractéristique notable : Large latitude d’exposition, de 1,5 stop en sous-exposition jusqu’à 5 stops en surexposition, la rend fiable dans des conditions d’éclairage difficiles. Comparé à d’autres pellicules, tels que la HP5 Plus, la Pan 400 est souvent considéré comme une alternative économique, bien que les deux films partagent des caractéristiques similaires en termes de sensibilité et de performance, certains photographes notent que le Pan 400 présente un grain légèrement plus prononcé que le HP5 Plus, mais offre néanmoins une excellente qualité d’image.
Ilford XP2 Super
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Noir et blanc avec grain très fin, large latitude d’exposition, contrastes modérés.
- Utilisation : Usage général, portraits, photographie de rue, situations à éclairage variable.
- Prix : 💰💰
- Caractéristique notable : Pellicule chromogénique (film couleur sans les couleurs) se développant avec le procédé couleur C41. Peut être exposée à 200 iso pour une grande finesse de grain avec des utilisateurs satisfaits de la gamme de gris et du contraste en la surexposant.
Conseil pratique : Pour ceux qui souhaitent la commodité du développement C41 (laboratoires standard utilisant le procédé C41, généralement réservé aux films couleur) tout en obtenant des photos en noir et blanc. Sa large latitude d’exposition permet de l’utiliser dans diverses conditions lumineuses, offrant flexibilité et facilité d’utilisation. Peut être utilisé comme 1ère découverte du noir et blanc en argentique grâce à sa souplesse d’exposition. Toutefois, ce film ne permet pas les ajustements personnalisés du développement noir et blanc classique pour les passionnés et adeptes du noir et blanc qui apprécient de peaufiner leurs recettes aux petits oignons en fonction du niveau de contraste, d’acutance et de visibilité du grain souhaités. Il n’offre pas le même rendu avec le caractère typique du noir et blanc traditionnel. Ce n’est pas un film noir et blanc argentique classique aussi le caractère argentique des photos n’est pas flagrant, le procédé de développement C41 supprimant énormément de grains d’argent car le travail est fait par les couches chromogéniques. On peut se poser la question de l’utilité par rapport au fait de faire les photos directement en numérique si le but est d’uniquement de scanner ce type de pellicule.
Adox HR-50 (et probalement Leica Neopan 50 =)
- Sensibilité nominale : ISO 50
- Formats disponibles : 35 mm (135)
- Fabricant : ADOX (Allemagne) – Film basé sur une émulsion scientifique (origine : Agfa Aviphot 80)
- Prix : 💰💰 (Adox 7€ environ) et 💰💰💰💰 (Leica 15€ environ)
- Rendu : Très haute définition, exceptionnellement net, grain ultra-fin, presque invisible, contraste modéré à très fort selon le révélateur utilisé. Il peut donner un rendu “clinique” ou “plastique” selon la scène. Ne pas confondre avec des films classiques 50 ISO type Pan F, car l’Adox HR-50 a un rendu très particulier proche des microfilms mais avec une latitude de pose plus large. Peut paraître “trop net » avec trop d’acutance pour du portrait.
- Usage : Architecture, paysage, macro, photos documentaires ou scientifique quand la précision maximale est recherchée. Adapté aussi pour un rendu “froid” et graphique
- Développement : Adox HR-DEV (révélateur spécifique conseillé). ADOX FX-39 ou Rodinal 1+50 ou 1+100 pour accentuer l’acutance. D-76 ou ID-11 pour un rendu plus classique. Possibilité de pousser à ISO 100 mais avec une perte de finesse.
Adox CHS 100 II 😎
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Très classique inspiré des émulsions anciennes. Il est conçu pour offrir une esthétique « vintage » avec une large gamme de gris et une réponse douce aux hautes lumières, grain fin mais visible. Contraste modéré avec des transitions douces entre les tons.
- Utilisation : portraits, paysages, photographie documentaire
- Lieu de fabrication : Allemagne par Adox marque réputée pour ses films au rendu artisanal vintage.
- Prix : 💰💰
- Caractéristique notable : Développement recommandé Rodinal, XTOL, D-76 ou autres révélateurs standards. Support polyester, ce qui garantit une excellente stabilité dans le temps
- Conseil pratique : Convient aux photographes recherchant un rendu très doux au style ancien, bonne alternative aux films Ilford FP4+ et Fomapan 100 dans ce cadre. A voir si on l’apprécie ou pas car on peut lui trouver une douceur excessive, le trouver mou quoi, quand on aime le noir et blanc avec du punch.
Ferrania P33 160
- Sensibilité ISO : 160 (poussable à 400 / 800 voire 3200 pour un rendu très contrasté)
- Rendu : film de caractère, grain cubique fin, contraste moyen. Peut-être légèrement moins de demi-teintes subtiles que des films “doux” (FP4, Berger). Le contraste semble monter rapidement. En noir & blanc, le révélateur et le temps de développement fait parfois + le look que la pellicule elle-même. Par exemple si quelqu’un juge la P33 contrastée ou “tranchante” développée au Rodinal 1+25 à 5 mn 20 degrés, c’est principalement l’effet accutance de ce révélateur. Il y aura un résultat + doux à la dilution 1+50 à 9 minutes.
- Lieu de fabrication : Italie
- Utilisation : Semble + à l’aise en lumière douce (temps gris, brouillard, brume, sous-bois, ciel couvert) sauf si on recherche du contraste. Intéressante pour des ambiances graphiques, matières, architecture, scènes urbaines, portraits à l’ombre. En lumière dure, risque de contraste excessif (sauf si on recherche ce type de rendu). (à creuser car il y a des expériences variées avec ce film).
- Prix : 💰💰 💰 (production qui semble limitée, tarif élevé env 12 €)
Lomo Potsdam Kino B&W 35 mm ISO 100
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Noir et blanc avec une large gamme tonale, contraste modéré et grain fin.
- Utilisation : Portraits, paysages, scènes de rue, photographie documentaire.
- Lieu de fabrication : Allemagne
- Prix : 💰
- Caractéristique notable : Inspiré des films cinématographiques des années 1960, ce film noir et blanc offre un rendu doux et classique typique cinéma avec un bon niveau de détails.
- Conseil pratique : Convient bien pour des prises de vue en extérieur en lumière naturelle. A développer dans un révélateur doux pour maximiser les nuances de gris et éviter un contraste trop élevé (Ilford ID-11 ou Kodak D-76). Pour les photographes cherchant un look cinématographique noir et blanc caractéristique avec une belle richesse tonale et une esthétique intemporelle. Film à particulièrement soigner au développement avec un fixateur avec durcisseur pour obtenir le rendu escompté.
Rollei Retro 80S 😎
- Sensibilité ISO : 80
- Rendu : Haut contraste, grain fin, très bonne résolution, avec une sensibilité étendue aux infrarouges jusqu’à 775 nm.
- Utilisation : Architecture, paysages, portrait contrasté en studio.
- Prix : 💰
- Caractéristique notable : Convient bien aux filtres infrarouges pour des rendus artistiques particuliers. C’est une pellicule basée sur le film aérien Agfa Aviphot Pan 80.
Conseil pratique : Utiliser un filtre infrarouge pour des photos aux rendus surnaturels. Attention à l’exposition qui doit être précise.
Rollei RPX 25 😎
- Sensibilité ISO : 25
- Rendu : Contraste très élevé, grain extrêmement fin
- Utilisation : Paysages en haute luminosité, portraits en extérieur, travaux nécessitant une haute résolution
- Prix : 💰
- Caractéristique notable : Pour des agrandissements sans perte de qualité avec des prise de vue dans une bonne condition de lumière abondante.
Conseil pratique : Faible sensibilité, utiliser cette pellicule par temps très lumineux, ensoleillé ou en studio avec un éclairage puissant. S’assurer que son appareil photo puisse être réglé sur une sensibilité aussi basse que 25 iso.
Rollei RPX 100 😎
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Grain fin, bonne gradation tonale (gamme de gris).
- Utilisation : Portraits, paysages, architecture
- Prix : 💰
- Caractéristique notable : Polyvalente et appréciée pour sa netteté et sa finesse de grain dans des conditions de lumière abondante.
Conseil pratique : Convient bien pour des tirages de haute qualité et des numérisations détaillées.
Rollei Retro 400S 🧡
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Panchromatique large elle offre un contraste très élevé avec une bonne netteté et une sensibilité étendue au spectre proche de l’infrarouge, permettant des effets dramatiques, notamment avec l’utilisation de filtres appropriés. Le grain est relativement fin pour une pellicule de cette sensibilité, ce qui contribue à une excellente résolution des détails.
- Utilisation : Paysage, architecture, les effets de lumière, quand on recherche un fort contraste, adaptée à diverses conditions de prise de vue, y compris les situations de faible luminosité. Sa sensibilité au proche infrarouge est intéressante pour des projets créatifs nécessitant des effets spécifiques avec filtre rouge ou IR, tels que des paysages avec des ciels dramatiques ou des scènes urbaines contrastées.
- Prix : 💰 💰
Caractéristique notable : La pellicule est enduite sur un support en polyester transparent, ce qui facilite un séchage plat et la rend particulièrement adaptée au scannage. Cette base transparente permet un développement en diapositives noir et blanc pour des projections ou des impressions spécifiques. Elle offre un contraste élevé et une sensibilité étendue pour les photographes recherchant un rendu percutant et détaillé. Peut paraitre trop contrastée pour du portrait ou du reportage classique. Avec un filtre rouge, elle peut créer un effet dramatique et un ciel noir intense, avec un filtre IR (ex. 720 nm), elle peut donner un rendu infrarouge fort.
Rollei RPX 400 📷✨
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Grain fin pour du 400 iso, excellent contraste.
- Utilisation : Polyvalente, photographie de rue, conditions de faible luminosité, sujets en mouvement.
- Prix : 💰
- Fabrication : Maco Photo Products Hambourg Allemagne.
- Caractéristique notable : Offre une grande flexibilité pour des photos avec un grain fin et une netteté élevée, offrant une large gamme de tons. Elle est appréciée pour sa capacité à capturer des détails fins et pour sa polyvalence dans diverses conditions de lumière en offrant une large latitude d’exposition, permettant des ajustements de ±2 diaphragmes sans perte significative de qualité. Bon rapport qualité-prix compte tenu de ses performances.
Conseil pratique : Grain plus fin qu’une HP5, le support est avec une base fine, ce qui peut nécessiter une manipulation plus délicate. Peut être poussée jusqu’à 1600 ISO avec des résultats acceptables. Le choix entre la Rollei RPX 400 et l’Ilford HP5 Plus dépendra de ses préférences esthétiques. Si l’on recherche une pellicule avec un grain fin et une netteté élevée, la RPX 400 pourrait être préférable à la HP5. La Kodak Tri-X 400 présente un contraste plus prononcé et génère des photos avec un rendu plus dramatique, accentuant les contrastes et le grain pour une esthétique marquée. La Rollei RPX 400 est généralement proposée à un prix attractif, constituant ainsi une alternative assez économique pour les photographes recherchant une pellicule de qualité.
Rollei Superpan 200
- Sensibilité ISO : 200
- Rendu : Contraste modéré, bonne netteté.
- Utilisation : Polyvalente, adaptée à diverses conditions de lumière.
- Prix : 💰
- Caractéristique notable : Pellicule superpanchromatique avec une sensibilité aux longueurs d’ondes comprises entre 480nm et 750nm.
Conseil pratique : Polyvalente, elle s’adapte bien aux conditions de lumière changeantes.
Rollei Blackbird Creative 64
- Sensibilité ISO : 64
- Rendu : Contraste élevé, granulation fine.
- Utilisation : Photographie créative, effets artistiques.
- Prix : 💰
- Caractéristique notable : Film orthochromatique sensible aux couleurs violet, bleu, vert et jaune, produisant des rendus uniques.
Conseil pratique : A expérimenter avec des filtres de couleur pour obtenir des effets artistiques et des rendus surprenants.
Cinestill BwXX (Double-X)
- Sensibilité ISO : 250 en lumière du jour et 200 en tungstène, peut être poussée jusqu’à 800 iso
- Rendu : Rendu dit cinématographique, contraste riche, grain moyen.
- Utilisation : Portraits, scènes de rue, conditions de faible luminosité.
- Prix : 💰💰💰💰
- Caractéristique notable : Utilisée pour le cinéma, offre un look « vintage ». Il s’agit du film EASTMAN DOUBLE-X 5222 de Kodak,reconditionné pour un usage en photographie argentique 35 mm, utilisé notamment dans des films comme « Raging Bull » ou « Schindler’s List« . Il est fabriqué par Kodak Motion Picture et vendu à la base en grandes bobines pour le cinéma. Prix très élevé …
Conseil pratique : Pour un rendu nostalgique rappelant les vieux film. A expérimenter avec des éclairages pour accentuer son caractère dramatique. De préférence à développer dans du révélateur D96 Kodak et avec du fixateur dur. Son prix est très élevé pour un rendu, selon certains avis, qui est peu différent d’autres films 200 iso (surtout si on maîtrise le développement noir et blanc qui a un fort impact sur le rendu).
Kodak T-MAX 100 📷✨
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Grain très fin (T-grain), très haute définition, netteté exceptionnelle.
- Utilisation : Portraits, paysages, architecture, travaux nécessitant de forts agrandissements.
- Prix : 💰💰💰💰
- Caractéristique notable : Pour des photos détaillées avec un minimum de grain, permettant des agrandissements de qualité.
Conseil pratique : Pour les conditions de lumière abondante. Utiliser un trépied pour des expositions longues afin de capturer des détails minutieux en photographie d’architecture ou de paysage.
Kodak T-MAX 400 📷✨
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Grain fin (T-grain) pour du 400 iso beaucoup plus discret que celui de la Tri-X, grande netteté, haute résolution.
- Utilisation : Polyvalente, adaptée aux scènes d’action, photographie de rue, conditions de faible luminosité.
- Prix : 💰💰💰💰
- Caractéristique notable : Offre une combinaison exceptionnelle de sensibilité élevée et de grain fin, permettant des agrandissements de qualité même en ISO 400. Prix très élevé : 15€ pour un film noir et blanc 36 poses = 🙃
Conseil pratique : Pour les situations nécessitant une vitesse d’obturation rapide. Peut être poussée à 800 ou 1600 ISO pour des conditions de lumière encore plus faibles, tout en maintenant une bonne qualité d’image.
WASHI « Z » 400
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Sensibilité proche de l’infrarouge, offre des contrastes élevés et une séparation distincte des teintes de vert
- Utilisation : Spéciale, pour la photographie de paysage, notamment en cartographie de la végétation ou expérimentale.
- Prix : 💰💰💰
- Caractéristique notable : Film initialement conçu pour la photographie aérienne, sensible jusqu’à 750 nm, permettant des effets artistiques.
Conseil pratique : Utiliser un filtre rouge pour accentuer l’effet infrarouge, avec des ciels sombres et des feuillages clairs. Idéale pour les photographes cherchant à explorer des rendus créatifs en noir et blanc. Film Washi est une entreprise française proposant des films spécialisés.
ORWO UN54 😎
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Grain fin présent mais discret, avec une texture proche des films classiques des années 1960-1970, contraste modéré, avec une très bonne restitution des nuances de gris.
- Utilisation : Photographie de rue, portraits, paysages.
- Fabrication : Allemagne. Orwo est un ancien fabricant des films Agfa-Gevaert.
- Prix : 💰💰
- Caractéristique notable : Une pellicule noir et blanc panchromatique initialement conçue pour le cinéma qui peut être utilisée en photographie argentique 35mm. Elle est appréciée pour son rendu classique et cinématographique, avec une assez bonne plage dynamique et un grain fin, offrant une souplesse d’exposition. Supporte bien une légère sous-exposition ou sur-exposition (+/- 1 IL sans problème).
Conseil pratique : Pour capturer des images avec une tonalité classique en noir et blanc. A bien exposer pour profiter de ses nuances détaillées. Film également disponible en rembobiné par un revendeur français sous le nom de Street Candy MTN100. Il peut être poussé à 200 ou 400 iso pour obtenir un contraste plus fort et un grain plus apparent mais pas plus haut que 400 en termes d’iso. Peut être développé en E6 pour obtenir des diapositives en noir et blanc étant donné son support cinéma transparent. Se développe avec les révélateurs classiques (D-76, Rodinal, XTOL, Ilford ID-11, etc.). Poussé à 200 ISO : Contraste légèrement augmenté, grain un peu plus visible mais toujours fin, ombres encore bien détaillées. Développement : +20% du temps standard en D-76 ou Rodinal. Poussé à 400 ISO : Contraste bien plus marqué, grain plus apparent, donnant un effet vintage aux reportages. Perte de détails possible dans les ombres aussi il faut exposer pour les ombres, Développement : +40% en D-76 ou XTOL, ou utiliser un révélateur spécialisé comme Microphen pour limiter la montée de grain. L’UN54 est souvent comparé à la pellicule Kodak Double-X 5222, une autre pellicule cinéma noir et blanc populaire en photo. L’UN54 a un grain plus fin avec une gamme tonale plus douce. Le Double-X 5222 a un grain plus prononcé et un rendu plus brut pour des looks de film noir ou du photojournalisme. L’UN54 est un bon choix pour son adaptabilité au développement si on souhaite + de contraste. Une bonne option pour ceux qui veulent un look argentique cinématographique en photo noir et blanc avec une belle gamme tonale dans les conditions d’éclairage abondant (printemps/été).
Svema BW Foto 100
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Grain fin, haute résolution, excellente netteté des détails.
- Utilisation : Pour la photographie en extérieur par bonne luminosité, les paysages, l’architecture et les portraits nécessitant de la précision des détails.
- Prix : 💰
Caractéristique notable : Cette pellicule panchromatique est sensible jusqu’à 750 nm lorsqu’elle est utilisée avec un filtre r72, ce qui permet des effets infrarouges créatifs. Elle est également dotée d’une couche de protection pour prévenir les rayures. Svema BW Foto est une gamme de pellicules noir et blanc produite par Svema, un fabricant historique de films photographiques basé en Ukraine. Ces pellicules sont appréciées pour leur rendu classique et leur rapport qualité-prix attractif.
Svema BW Foto 200
- Sensibilité ISO : 200
- Rendu : Équilibre entre grain et détail, avec une sensibilité étendue vers le proche infrarouge, offrant un rendu unique en noir et blanc.
- Utilisation : Polyvalente, adaptée à diverses conditions d’éclairage pour la photographie de rue, les portraits et les scènes nécessitant une sensibilité modérée.
- Prix : 💰
Caractéristique notable : Cette pellicule offre une balance harmonieuse entre détail et grain, avec une sensibilité étendue vers le proche infrarouge, permettant des rendus spécifiques en noir et blanc. Son support en polyester assure une bonne planéité lors du séchage, facilitant ainsi le processus de numérisation.
Svema BW Foto 400
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Contraste élevé, grain modéré, bonne séparation des teintes de vert, sensibilité accrue au rouge.
- Utilisation : Pour les prises de vue en conditions de faible luminosité, la photographie de paysage avec une bonne séparation des teintes de vert, et les situations nécessitant une sensibilité élevée.
- Prix : 💰
Caractéristique notable : Pellicule panchromatique conçue pour une utilisation en extérieur et en intérieur. Sa large latitude d’exposition la rend particulièrement adaptée aux conditions de faible luminosité et aux situations d’éclairage difficiles. Elle offre une excellente séparation des teintes de vert, ce qui en fait un excellent choix pour la photographie de paysage.
Kodak EASTMAN Double-X 5222 (cinéma)
- Sensibilité ISO : ISO 250 en lumière du jour et ISO 200 en tungstène
- Rendu : Il s’agit d’un film négatif noir et blanc conçu pour le cinéma.Il offre un grain classique, une excellente latitude d’exposition et un rendu cinématographique qui a séduit de nombreux réalisateurs.
- Utilisation : Usage général quand on recherche un rendu cinéma typique. Film apprécié pour son rendu intemporel et sa capacité à capturer des détails riches dans les hautes lumières et les ombres.
- Prix : 💰 💰 💰 Trouvable en rembobiné chez Sunbath par ex
- Caractéristique notable : Il est à développer au mieux selon le procédé D-96, spécifique au cinéma, il peut aussi être traité en D-76 et avec d’autres révélateurs photo classiques. Des films comme Ilford HP5+ou Kodak Tri-X 400 ont un rendu proche, bien que légèrement différent en termes de contraste et de grain. Toutefois son rendu est plus doux que la Kodak Tri-X 400, avec une meilleure latitude d’exposition.Un grain plus fin aussi que la Tri-X mais plus marqué que l’HP5+. Très bonne tenue des hautes lumières, pour des scènes très contrastées. Un contraste plus modéré que la Tri-X, donnant un look plus naturel et moins « brutal ». C’est la pellicule qui a servi à filmer des classiques du cinéma, donc elle apporte une esthétique argentique subtile de type cinéma. Intéressante pour expérimenter une vraie pellicule de cinéma dans un boîtier photo.
Entre ombre et lumière, l’élégance des gris, la richesse contrastée des grains argentés, révèlent l’esthétique du noir et blanc intemporel.
🎨 Pellicules Couleur
Kodak Color Plus 200 🧡
- Sensibilité ISO : 200
- Rendu : Couleurs naturelles avec des tons plutôt chauds mais pas trop, grain légèrement plus présent que sur la Gold 200.
- Utilisation : Photographie de tous les jours, photo de famille, photographie de rue, paysages, usage général.
- Prix : 💰💰
- Caractéristique notable : (testée) Pas mal du tout avec un rendu de type argentique classique, grain assez visible, la façon de scanner a une grande importance car le rendu peut fortement varier selon les réglages choisis. Pellicule relativement abordable vu l’inflation qu’il y a sur l’argentique, offrant une saturation modérée des couleurs et une netteté appréciable. Il se dit dit qu’elle a un peu moins de latitude d’exposition que la Gold en étant plus sensible aux erreurs d’exposition. Rendu à tendance vintage doux pour les scènes nostalgiques, les portraits avec une ambiance rétro, ou les prises de vue en extérieur sans chercher un effet trop éclatant. Le niveau de contraste est très lié à la façon de la scanner. Couleurs moins saturées et rendu sans la dominante jaune de la Gold. A l’origine c’était la même gamme pour proposer des films pas trop onéreux pour un usage général et familial. la Color Plus étant sortie plus récemment, en pleine période d’abandon de l’argentique avec la plupart des gens qui se tournaient vers le numérique, l’objectif était de la proposer à un tarif plus bas que la Gold.
Conseil pratique : Pour les prises de vue en extérieur sous une lumière naturelle. Éviter les conditions de faible luminosité sans flash, car sa sensibilité ISO 200 est mieux adaptée aux environnements bien éclairés et la latitude d’exposition de ce film semble relativement réduite. Film qui ne supporte pas très bien une sous exposition, caractérisée alors par une augmentation conséquente du grain avec des basses lumières bouchées, pas facile à rattraper en numérisation, à bien exposer pour un rendu optimal.
Kodak Gold 200 😎
- Sensibilité ISO : 200
- Rendu : Couleurs chaudes et plutôt saturées, grain assez modéré.
- Utilisation : Photographie courante, de paysage, scènes en extérieur, photos de famille.
- Prix : 💰💰
- Caractéristique notable : Offre des tons chauds avec une balance de couleurs inclinée vers le jaune. La Kodak Gold 200 est connue pour sa grande polyvalence et son rendu chaleureux, si on n’est pas lassé par ce type de dominante de couleur. Bonne capacité à récupérer des détails dans les ombres et les hautes lumières.
Conseil pratique : Utiliser cette pellicule lors de journées ensoleillées pour capturer des couleurs vives et saturées. Sa large latitude d’exposition permet de sur-exposer jusqu’à 2 stops et de sous-exposer jusqu’à 3 stops, offrant une flexibilité appréciable, notamment pour les débutants. Dans les années 1980-90 la Gold était la pellicule basique et pas chère des vacances pour les familles. Le film en format 120 selon des utilisateurs offre un rendu plus subtil qu’en 135 avec des couleurs plus douces, des tons plus naturels, moins de dominante jaune excessive qui tendent quand même vers une tonalité dorée-ambre. Par rapport à Kodak Portra 160, la taille des grains de la Gold 200 est nettement plus grande. Cela peut créer un look très argentique, légèrement granuleux ce qui est particulièrement attrayant pour ceux qui apprécient cette sensation et font de l’argentique pour cela, en réservant le numérique aux aspects netteté sans bruit. Dans l’ensemble, la plus grande taille de grain de Kodak Gold 200 peut être considérée à la fois comme positive ou négative, selon le point de vue et en fonction de l’apparence souhaitée des photographies finales.
Kodak Ultramax 400
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Couleurs vives et saturées, grain fin.
- Utilisation : Polyvalente, adaptée aux conditions de lumière variées, pour les instantanés, les voyages et la photographie de tous les jours.
- Prix : 💰💰
- Caractéristique notable : Excellente performance en lumière faible, avec une reproduction fidèle des couleurs et une netteté correcte.
Conseil pratique : Conseillée pour les photographes amateurs et les situations de prise de vue spontanées. Sa sensibilité de 400 iso offre une flexibilité dans diverses conditions d’éclairage, tout en maintenant une qualité d’image satisfaisante.
Kodak Portra 400 📷✨
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Couleurs douces et naturelles, grain fin, grande latitude d’exposition.
- Utilisation : Portraits, paysages, scènes de rue, reportage.
- Prix : 💰💰💰 💰 (coût élevé)
- Caractéristique notable : Réputée pour le rendu des tons chair naturels. Souvent considérée comme l’une des meilleures pellicules Kodak. Film conçu pour des usages professionnels. Contraste doux, laissant de la flexibilité en post-traitement, ce qui lui confère une grande polyvalence.
Conseil pratique : Parfaite pour les portraits en lumière naturelle. Ajuster l’exposition pour obtenir des tons peau subtils et réalistes.
Kodak Portra 800 📷✨
- Sensibilité ISO : 800
- Rendu : Couleurs naturelles avec une saturation équilibrée, faible contraste, grain fin pour du 800 asa, rendu similaire à la Porta 400.
- Utilisation : Portraits, scènes d’action, photographie en basse lumière, utilisation de téléobjectifs.
- Prix : 💰💰💰 💰
- Caractéristique notable : Excellente latitude d’exposition, possibilité de pousser le film à 1600 ISO pour des performances accrues en faible luminosité. Film conçu pour des usages professionnels.
Conseil pratique : Bien pour les situations de faible éclairage ou nécessitant des vitesses d’obturation rapides. Sa capacité à être poussée à 1600 ISO offre une flexibilité supplémentaire en conditions de lumière difficiles. Les tons chair sont reproduits de manière naturelle, ce qui en fait un excellent choix pour les portraits en lumière ambiante. La Kodak Portra 800 est appréciée pour sa capacité à maintenir une qualité d’image élevée avec un grain très acceptable, même à des sensibilités élevées, ce qui la rend adaptée à une variété de conditions de prise de vue dont les environnements à faible luminosité avec présence humaine de part le bon rendu des tons chair.
Kodak Ektar 100 📷✨
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Couleurs vives et saturées, grain ultra-fin.
- Utilisation : Paysages, nature, documentaire, photographie de voyage.
- Prix : 💰💰💰💰
- Caractéristique notable : Quand on recherche du grain peu visible, de la finesse, des détails et de la netteté. Pour les tirages grand format grâce à son grain très fin. Il peut lui être reproché un rendu quasi « numérique » une fois scannée.
Conseil pratique : Utiliser cette pellicule pour capturer des paysages, des scènes urbaines, architecture, documentaire avec des couleurs éclatantes. Pas très adaptée pour les portraits ou alors pour ne pas exagérer la saturation des tons chair à surexposer à +1.
Kodak Pro Image 100 📷✨
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Couleurs avec une reproduction assez fidèle des tons chair, grain fin.
- Utilisation : Pour les portraits, mariage, événements sociaux, ainsi que pour la photographie générale en extérieur sous une bonne luminosité car seulement 100 iso. Film conçu pour des usages professionnels.
- Prix : 💰💰
Caractéristique notable : Couleurs plus vives et contrastées que la Porta 400 mais moins que la Gold, avec un rendu chaud sans excès et un accent sur les rouges et jaunes. Elle donne un look légèrement vintage et commercial, ce qui la rapproche des Kodak Gold en plus équilibré. Assez contrastée, avec des noirs profonds et des hautes lumières bien marquées. Elle donne un rendu plus percutant et dynamique dès la prise de vue que les Portra. Conçue pour être stockée à température ambiante, même dans des climats chauds et humides, sans risque de voilage. Elle offre une bonne conservation de l’image latente, ce qui permet de différer le développement sans perte de qualité. Elle est appréciée pour sa polyvalence et son rendu relativement fidèle des couleurs, en particulier pour les portraits et les scènes sociales.
Kodak Ektachrome E100 (diapositive) 📷✨
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Couleurs naturelles et équilibrées à tendance légèrement froide, surtout dans les ombres (bleuté léger). Bon rendu des détails, très précis, grâce à un grain extrêmement fin. Contraste assez modéré pour une diapositive, ce qui le rend plus « souple » que les anciens Ektachrome 64, E100.
- Utilisation : Paysage, portrait, documentaire / reportage, Architecture, urbain, Photo créative.
- Prix : 💰💰💰💰💰
- Caractéristique notable : Très faible latitude d’exposition, un film diapositive ne pardonne pas, il faut être ultra-précis dans l’exposition. Les hautes lumières brûlent très vite, à exposer pour les hautes lumières pas pour les ombres.
Conseil pratique : Un filtre chaud (81A ou B) peut corriger l’aspect bleuté si on ne l’apprécie pas mais ce serait dommage car il faut le choisir pour son rendu. Tolérance aux écarts de lumière très faible, attention aux contrastes violents (soleil et ombre) prioriser la préservation des hautes lumières. Si doute sous-exposer faiblement et ne surtout pas sur-exposer (- un tiers, – un demi stop). Comme les autres films inversibles très fins, l’utilisation de nos jours peut être discuté car quand on scanne on obtient un rendu proche de ce qu’il est possible de faire directement en numérique avec du post-traitement. A utiliser par choix pour tester et pour des projets spécifiques, aussi pour ne pas que ce type de films disparaissent ; à près de 33 € le rouleau, sans le développement, c’est mieux de réflechir à son projet d’utilisation.
Fujifilm C200 😎
- Sensibilité ISO : 200
- Rendu : Couleurs avec une légère saturation, grain fin.
- Utilisation : Photographie de tous les jours, photo de famille, paysages, portraits en extérieur.
- Prix : 💰💰
- Caractéristique notable : Grande latitude d’exposition, adaptée à diverses conditions de prise de vue pour usage courant. C’est un film assez abordable au niveau de prix de la Kodak Color plus. Des modifications récentes sont soupçonnées dans la fabrication de la Fujifilm 200, notamment son déplacement aux États-Unis (made in USA sur la boite). Toutefois le rendu de ce film noté lui C200 est bien typique Fuji, le made in USA peut concerner le bobinage et l’emballage. Il existe toutefois d’autres films Fuji notés seulement 200 et 400 (notés aussi made in USA).
Conseil pratique : Éviter les situations de faible luminosité sans flash, car sa sensibilité de 200 iso peut limiter les performances en basse lumière. Cette pellicule est reconnue pour sa souplesse et sa capacité à produire un rendu qualitatif dans diverses situations. Sur un lot de C200 acheté récemment avec date de péremption 08/2026 noté « made in USA », le rendu est bien caractéristique d’une pellicule Fuji avec des verts citronnés, l’émulsion brun-marron typique, un rendu des photos avec dominantes plutôt froide avec ombres bleutées/magenta léger, grain fin et régulier.

à noter les films Agfa Vista 100, 200 (notés AgfaPhoto) ne sont pas des anciens film originaux Agfa, mais des films reconditionnés du Fuji C200 ou d’autres émulsions Fuji. Le Vista Plus 400 est aussi du Fuji de type ancien Superia. Après la fin de la production des films Agfa en Allemagne en 2005, la marque AgfaPhoto a été vendue sous licencie à Lupus Imaging & Media qui n’a pas d’usine de fabrication d’émulsion. La base du négatif est identique à celle d’un Fuji C200 (notamment le marquage de bord), le rendu couleur, les verts citron, les ombres bleutées sont typiques de Fuji. Les performances en latitude et grain sont également cohérentes avec le Fuji C200. Le nom “AgfaPhoto” peut prêter à confusion, mais il ne s’agit pas de l’ancienne émulsion Agfa d’origine comme l’Agfacolor ou le Vista d’avant 2005.
Fujifilm Provia 100F (diapositives) 📷✨
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Grain ultra-fin, couleurs vives et naturelles, reproduction fidèle des tons avec une netteté exceptionnelle.
- Utilisation : Pour la photographie de produits, de paysages, de nature, de mode et de portraits. Convient aux applications nécessitant des agrandissements de haute qualité grâce à sa très bonne résolution. Film de la gamme professionnelle pour diapositives couleur, procédé de développement E-6.
- Prix : 💰💰💰 💰
Caractéristique notable : Excellentes performances, ce film est particulièrement adapté aux photographes exigeant une haute résolution pour des agrandissements de grande taille ou des travaux nécessitant une grande précision des détails. Il est disponible en formats 35 mm, 120 et plan-film. Il présente une excellente stabilité des couleurs et des caractéristiques de réciprocité améliorées, garantissant des performances constantes même lors de longues expositions.
Fujifilm Velvia 100 (diapositives) 📷✨
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Couleurs très saturées et vives, contraste élevé, grain fin.
- Utilisation : Utilisation en conditions de lumière abondante pour la photographie de paysages, de nature, d’illustration, portraits, de produits, où des couleurs vives et une haute définition sont recherchés. Film inversible couleur de la gamme professionnelle équilibré pour la lumière du jour, nécessitant un traitement E-6. Disponible en formats 35 mm, 120 et plan-film.
- Prix : 💰💰💰 💰
Caractéristique notable : En juillet 2021, Fujifilm a annoncé l’arrêt de la distribution du Velvia 100 aux États-Unis en raison de réglementations environnementales. Toutefois elle est encore disponibles dans d’autres pays. Rendu et caractéristiques proches de la Velvia 50 en offrant une plus grande flexibilité en situations de lumière plus faible tout en conservant une saturation des couleurs élevée. Produit des couleurs saturées mais avec une reproduction plus fidèle et légèrement moins chaude que la Velvia 50. Les tons de peau sont mieux rendus, avec moins de risque de rougeurs excessives. Cette gestion des tons de peau la rend plus adaptée aux portraits que la Velvia 50.
Fuji Velvia 50 (diapositives) 📷✨ 🧡
- Sensibilité ISO : 50
- Rendu : Couleurs très saturées et vibrantes, contraste élevé, grain ultra-fin avec une résolution de 160 lignes/mm à un contraste de 1000:1.
- Utilisation : Pour la photographie de paysages, de nature, d’urbain, de produits, où des couleurs vives et une haute définition sont recherchés. Gamme professionnelle inversible couleur équilibré pour la lumière du jour, nécessitant un traitement E-6, disponible en formats 35 mm et 120
- Prix : 💰💰💰 💰
Caractéristique notable : Rendu spécifique, couleurs puissantes et contraste dynamique. La meilleure pellicule de Fuji avec la Provia pour ceux qui apprécient des rendus au caractère marqué, depuis le vide laissé par la disparition des Kodachrome. Comme tous les films inversibles il est nécessaire de prendre soin de la qualité de l’exposition car ce type de pellicules supportent mal une surexposition. Une très légère sous-exposition renforce encore plus la saturation des couleurs. Après l’utilisation de nos jours peut être discuté car quand on scanne on obtient un rendu proche de ce qu’il est possible de faire directement en numérique avec du post-traitement. Un peu comme l’Ekta 100 de kodak qui quand on scanne et traite on n’est pas loin du rendu numérique.
Fujifilm Superia X-TRA 400 (arrêté en 2024) – FUJI 400
Nouvel emballage sous le nom de FUJI 400
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Couleurs vives, grain modéré.
- Utilisation : Polyvalente (portraits, paysages, scènes de rue).
- Prix : 💰💰💰
- Caractéristique notable : Facile à trouver, elle fût abordable à une période mais le prix a beaucoup augmenté. Peut ne pas être appréciée en raison de la saturation des couleurs avec un rendu typique Fuji ou au contraire appréciée par les fans.
Conseil pratique : Une bonne pellicule pour les voyages, si on apprécie son rendu. Elle tolère bien les variations de lumière, bien pour les instantanés dans des conditions variés de luminosité.
A noter : Fabrication arrêté en 2024. Un film étiqueté Fujifilm 400 est apparu sur le marché, suscitant des spéculations selon lesquelles il s’agirait peut-être d’une version rebaptisée de la Kodak Ultramax 400. La Fujifilm Superia X-tra 400 a subi des modifications au fil du temps. La version originale, fabriquée au Japon, intégrait une « quatrième couche » cyan, conçue pour améliorer la reproduction des couleurs, notamment sous un éclairage fluorescent. Cette caractéristique permettait d’obtenir des tons de peau naturels et une balance des couleurs précise dans diverses conditions d’éclairage. Cependant, Fujifilm a cessé la fabrication de la Superia X-tra 400 4 couches au Japon et a introduit une nouvelle version fabriquée aux États-Unis. Cette nouvelle formulation est largement considérée comme une pellicule Kodak reconditionnée, probablement similaire à la Kodak Ultramax 400. Les photographes ont observé que la nouvelle Fujifilm 400 X-Tra maintenant nommée Fuji 400 présente une dominante de couleur différente, avec des ombres tendant vers le vert et une tonalité générale plus chaude par rapport à l’ancienne Superia X-tra 400, qui avait des tons plus froids et des ombres tirant sur le magenta. La principale différence entre l’ancienne et la nouvelle formulation réside dans le changement de lieu de fabrication et les caractéristiques de rendu des couleurs légèrement différentes.
CineStill 50D
- Sensibilité ISO : 50
- Rendu : Couleurs précises, grain ultra-fin
- Utilisation : Photographie en plein jour, paysages, portraits en lumière naturelle
- Prix : 💰💰
- Caractéristique notable : Issue de films cinématographiques Kodak Vision3 sans couche anti-halo. Tous les films actuels vendus par Cinestill sont fabriqués par Kodak.
Conseil pratique : Pour les prises de vue en extérieur sous une lumière abondante. S’assurer de bien l’exposer pour tirer parti de sa faible sensibilité.
CineStill 400D (Dynamic)
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Couleurs douces, tons chair riches, grain fin, rendu de type cinéma.
- Utilisation : Polyvalente, adaptée aux portraits, paysages et scènes de rue
- Prix : 💰💰💰
- Caractéristique notable : Pellicule négative couleur équilibrée pour la lumière du jour, offrant une grande flexibilité. Il s’agit très probablement du film Kodak Vision3 250D dont la couche de remjet a été retirée lors de la fabrication. Cette pellicule offre une grande latitude d’exposition, permettant de l’exposer entre 200 et 800 iso sans nécessiter de modifications du développement. Pour obtenir des résultats optimaux, il est recommandé de l’exposer à sa sensibilité nominale de 400 iso. Il est important de noter que l’absence de la couche de remjet peut entraîner des effets de halation, c’est-à-dire une diffusion de la lumière autour des sources lumineuses intenses, ce qui peut donner un aspect particulier aux images. Le remjet a un rôle important, Il sert à réduire le halo lumineux autour des hautes lumières. Il protège la surface du film contre l’électricité statique et les rayures. Son retrait peut causer des changements de couleur et d’exposition, pas forcément prévus par la formulation originale du film. Les films Vision3 sont conçus pour l’ECN-2, qui a un développement plus doux et moins contrasté que le C-41. En C-41, le contraste et la saturation peuvent être différents de l’intention originale. Les couleurs peuvent être moins stables d’un lot à l’autre. C’est probablement pourquoi Kodak ne communique au sujet de la commercialisation de ses films cinéma avec la couche spécifique retirée.
Conseil pratique : A utiliser pour les situations de lumière changeante. Peut être poussée à 800 ISO et + si nécessaire, avec une légère augmentation du grain.
CineStill 800T (Tungsten)
- Sensibilité ISO : 800
- Rendu : Couleurs équilibrées pour l’éclairage tungstène, effet halo autour des sources lumineuses
- Utilisation : Scènes nocturnes, intérieurs sous lumière artificielle., environnements urbains sous éclairage artificiel.
- Prix : 💰💰💰💰
- Caractéristique notable : Pellicule basée sur la Kodak Vision3 500T, dépourvue de la couche remjet (couche anti-halo et anti-rayure conçue pour éviter les réflexions excessives provenant de la partie arrière avec le défilement des fils dans des caméras cinéma), ce qui peut provoquer un léger effet de halo autour des lumières.
Conseil pratique : A utiliser en lumière artificielle pour obtenir un look cinématographique. Éviter les scènes en lumière naturelle pour prévenir une dominante bleue… sauf si on recherche une dominante bleutée.
CineStill RedRum est une édition limitée en format 120, spécialement conçue pour la photographie redscale (La photographie redscale est une technique créative qui permet d’obtenir des images aux teintes chaudes en exposant la pellicule couleur du côté opposé à l’émulsion).
- Sensibilité ISO : 200
- Rendu : Teintes dominantes de rouge, orange et jaune, avec un contraste élevé et un grain fin
- Utilisation : Photographie créative, expérimentations artistiques, scènes avec une ambiance dramatique
- Prix : 💰💰💰💰
- Caractéristique notable : Fabriquée à partir de l’émulsion CineStill 800T, cette pellicule est dépourvue de couche anti-halo, ce qui la rend particulièrement adaptée à la photographie redscale.
Conseil pratique : A utiliser pour créer des images aux tonalités chaudes et dramatiques. Expérimenter avec différentes conditions d’éclairage pour obtenir des effets variés. Noter que cette pellicule est en édition limitée, apparemment plus disponible actuellement. Elle était vendue dans les 15€, ne pas la payer 100 € non plus comme certain la propose… N’importe quel film peut être utilisé en redscale si on le charge dans le mauvais sens, c’est à dire côté émulsion dans la bobine, dans le noir absolu bien sûr. *
ORWO Wolfen NC500 🧡
- Sensibilité ISO : 400 et non 500, plutôt 320 iso même …
- Rendu : Tons verts prononcés, ombres et couleurs désaturées, grain très marqué, aspect lo-fi, ancien « vintage » un peu spécial …
- Utilisation : Photographie créative, photographie expérimentale, scènes rétro, ambiances nostalgiques. pour les scènes urbaines, portraits typés, paysages urbains, photographie de rue, rural, paysages, si on recherche une esthétique très particulière « ancienne » et très granuleuse.
- Prix : 💰💰
- Caractéristique notable : Film intéressant dont le rendu très particulier qui peut ne pas plaire. On obtient un rendu de type années 1960 ou de certains films périmés. Il n’est pas facile à gérer au scan au niveau des couleurs mais on peut avoir un coup de coeur pour son rendu (look) très spécifique et un peu « bizarre ». ORWO (abréviation de « Original Wolfen ») est une marque historique allemande, issue de l’ancienne usine Agfa Wolfen en Allemagne de l’Est. ORWO a relancé certains films récemment, dont le NC500, qui fait partie d’une nouvelle gamme de films couleur, ce qui est notable, car la marque était surtout connue pour ses films noir et blanc. Ce que dit le fabricant c’est que le NC500 est inspiré d’anciennes émulsions développées à l’origine uniquement pour le cinéma. Il est conçu pour offrir un rendu avec du grain et une palette de couleurs très particulière. Les couleurs sont désaturées, avec un rendu froid et verdâtre. Les verts et les bleus sont souvent plus présents que les rouges qui sont éteins. Les tons chair peuvent apparaître rosés ou pâles, le jaune n’est pas vraiment jaune. Le grain est très marqué, il accentue l’aspect vintage. Le contraste est assez élevé. La plage dynamique est plutôt faible, pas aussi large que celle d’autres films. En sur-exposant, on obtientrait un rendu plus doux. Adapté à la lumière naturelle douce (temps couvert, ombre ouverte) il fonctionne aussi en lumière dure, mais les hautes lumières peuvent se retrouver assez vite « brûlées » et le contraste parait plus important, aussi dans ce cas il vaut mieux exposer pour les hautes lumières. Il tolère un peu de sous-exposition mais pas trop.
Conseil pratique : (testé) A expérimenter en l’exposant différemment pour maximiser son look spécifique et obtenir un effet plus ou moins marqué selon ses propres préférences (sur-exposer légèrement ou pas, sous-exposer légèrement). Film surprenant et atypique qui peut donner un rendu à première vue « moche ». C’est un film pour ceux qui ont une affinité pour les rendus inhabituels… Au niveau du scan on peut se retrouver avec une dominante verte ou magenta si on essaie de corriger le vert car l’émulsion n’est pas orange mais verte. La balance des couleurs est très particulière, pas forcément facile à gérer, le grain est visible. Il y a besoin de passer beaucoup de temps dans les réglages du logiciel de scan et alors on peut obtenir un résultat disons spécial que l’on peut finalement apprécier, bien que complétement dans les choux au niveau de la colorimétrie, sans un engagement fort en termes de réglages. C’est un film qui peut-être se mérite pour en obtenir tout le potentiel ! en l’expérimentant selon ses goûts, en le sur exposant cela donnerait a priori un résultat plus doux d’après des dires, moins typé brut et texturé. Vraiment spécial ce film, on est en plein dans le lo-fi qui peut surprendre. Il est tellement bizarre qu’il donne envie de s’acharner pour en tirer un rendu plaisant, donc il est motivant. A creuser car au départ, on est dubitatif, à voir donc après d’autres tests car un seul film utilisé et en plus développé avec un blix trop chaud. Il peut être très intéressant au niveau artistique donc avis plus détaillé à venir, car il est troublant ce film. J’ai obtenu avec une photo que j’aime beaucoup mais il a fallu passer un temps considérable au niveau de l’ajustement des couleurs. Acheté aussi pour encourager le développement de films couleurs par Orwo. Ne convient pas du tout si on recherche des couleurs précises, justes, saturées et une haute résolution à grain fin (c’est tout le contraire).
ORWO Wolfen NC400 🧡
- Type : Film négatif couleur, sensibilité : 400 iso Format : 135 (35 mm), fabricant : ORWO / FilmoTec (Allemagne, Wolfen)
- Rendu : Couleurs froides avec une dominante verte ou cyan, grain présent, pas excessif (moins que le NC500).
- Particularité : Basé sur une émulsion cinéma (ORWO Color Negative), réadaptée pour usage photo,Sans couche anti-halo (anti-halation) → halos lumineux visibles autour des sources de lumière, effet typique. Peut être surexposer entre 100-320 iso,
- usage : Pour la photo urbaine, lumière naturelle, ambiances grises ou industrielles. Intéressant en portraits décalés, mais nécessite un ajustement en post-traitement. Film fabriqué à Wolfen (lieu historique d’Agfa et ORWO). Peut dérouter par son rendu atypique et spécifique, c’est justement ce qui en fait sa signature visuelle et qui est recherché pour certaines pratiques photographiques. Très probablement ce même film est utilisé par d’autres marques de distributeurs sous un autre nom. « Très probablement » car si on regarde bien en comparant, ce sont les mêmes.
- Prix : 💰💰
OPTICOLOUR 200 et KONO! Color 200 (Orwo NC200)
Sensibilité ISO : 200
Rendu : Grain visible, contraste modéré à soutenu, couleurs pastels avec une légère dominante froide possible selon le scannage, saturation douce, rendu assez retro. Couleurs moins saturées que Kodak Gold / Ultramax, moins “crémeuses” que Portra, pas flashy. Ambiance un peu douce, mate, légèrement délavée. Les verts/bleus ressortent parfois +.
Utilisation : Usage courant, street photo, voyage, paysages, photo du quotidien, boîtiers anciens ou tests d’appareils.
Prix : 💰💰(souvent moins cher en Allemagne).
Caractéristique notable : Pellicule couleur C-41 relativement abordable, base ORWO NC200 encore en phase de mise au point / stabilisation, reconditionné sous marque Opticolour et Kono!. Supporte bien la surexposition (+1 IL), tolère une légère sous-exposition (-1 IL) mais les ombres deviennent vite denses. Film intéressant pour la street et le test de boîtiers couleur.
LUCKY Color 200
Sensibilité ISO : 200
Rendu : Grain visible, contraste soutenu, couleurs saturées avec dominante jaune-verdâtre, rendu plutôt punchy et “old school”.
Utilisation : Street photo, urbain, scènes du quotidien, ambiances urbaines un peu crues, friches, zones périurbaines.
Prix : 💰 💰 plus élevé que le prix annoncé au départ.
Caractéristique notable : Pellicule couleur fabriquée en Chine (Lucky Film, Baoding), Rendu marqué et atypique, + saturé que les films européens ORWO, avec une signature colorimétrique jaune/vert reconnaissable, look lo-fi énergique. Supporte la surexposition (+1 IL) les couleurs peuvent devenir “criardes”. Film intéressant pour un rendu expressif, imparfait, pas dans le standard Kodak Portra.
Lomography Color Negative 400
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Couleurs rétro, grain relativement modéré.
- Utilisation : Expérimentation, portraits, scènes de rue.
- Prix : 💰💰💰
- Caractéristique notable : Des couleurs vives, saturées, avec une prédominance des tons chauds. Un grain modéré, une bonne latitude d’exposition, permettant de la flexibilité lors de la prise de vue. Une polyvalence en conditions de lumière variées, tant en intérieur qu’en extérieur. Un film classique fabriqué par Kodak aux États-Unis, selon plusieurs sources crédibles ce serait une ancienne formulation de Kodak, possiblement proche du Kodacolor VR des années 1980. Il est souvent considéré comme l’un des meilleurs films proposés par Lomography, notamment pour sa polyvalence et son rendu distinctif apprécié dans la tendance « vintage ».
Conseil pratique : Pour les photos au style rétro, les projets artistiques. A expérimenter avec de la sous-exposition pour accentuer le rendu rétro ou en surexposant pour un rendu plus moderne. Quand on recherche un film offrant un rendu coloré distinctif avec une touche rétro, c’est un excellent choix.
Lomography Color Negative 800
- Sensibilité : ISO 800
- Rendu : Chaud, saturé, avec des tons riches, contraste élevé, grain prononcé mais esthétique. Elle offre un rendu punchy avec des ombres marquées.
- Prix : 💰💰💰
- Utilisation : Pour des prises de vue en basse lumière ou en intérieur. Pour les photographes recherchant une pellicule haute sensibilité avec un rendu de caractère, expressif. Portraits avec un rendu chaud. Scènes urbaines et architecture, les lumières artificielles et les néons ressortent bien. Expérimentation et style cinématographique pour un look « vintage » et artistique. Comparaison avec d’autres pellicules : Cinestill 800T la Lomo 800 a un rendu plus chaud et plus saturé, alors que la Cinestill 800T est équilibrée pour la lumière tungstène et donne des tons plus froids avec des halos rouges. La Kodak Portra 800 est plus neutre et plus fine en grain, avec des couleurs plus naturelles que la Lomo 800. La Fujifilm Natura 1600 (discontinuée) était encore plus sensible et offrait un rendu plus froid et discret que la Lomo 800.
LomoChrome Color ’92 35 mm ISO 400
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Teintes rétro inspirées des années 1990, couleurs légèrement désaturées avec une dominante cyan et magenta, grain modéré.
- Utilisation : Scènes de rue, portraits, photographie expérimentale, ambiances vintage.
- Prix : 💰💰💰
- Caractéristique notable : Inspiré des films couleur des années 1990, ce film offre une esthétique unique avec un rendu nostalgique et une balance des couleurs particulière.
- Conseil pratique : Convient aux prises de vue en extérieur comme en intérieur grâce à sa sensibilité ISO 400. Recommandée pour les expérimentations argentiques et le look rétro. Ce film est une option intéressante pour les amateurs de couleurs vintage et de rendus alternatifs, pour ceux qui cherchent à se démarquer avec une esthétique originale en argentique. Certains utilisateurs suggèrent que ce film est un Orwo NC400 car le rendu est similaire.
LomoChrome Metropolis 35 mm ISO 100–400
- Sensibilité ISO : 100–400 (film à sensibilité variable, peut être exposé selon le rendu souhaité).
- Rendu : Couleurs désaturées avec une dominante froide, contraste marqué et grain modéré.
- Utilisation : Photographie urbaine, mode, portraits, expérimentation artistique, scènes de rue.
- Prix : 💰💰💰
- Caractéristique notable : Ce film offre un rendu rétro, avec des couleurs atténuées et une légère teinte froide, rappelant les films des années 1980 et 1990. Ses couleurs sont particulières, elles réhaussent certains tons et en réduisent d’autres. Certains utilisateurs suggèrent qu’il s’agit d’une émulsion Orwo.
- Conseil pratique :
- À ISO 100 : couleurs plus douces, moins de grain, meilleure définition.
- À ISO 400 : contraste plus marqué, grain plus présent, rendu plus dramatique.
- Fonctionne particulièrement bien en lumière naturelle ou dans des environnements urbains avec éclairage artificiel. Peut être développé en C41 comme un film négatif couleur standard. pellicule intéressante pour les photographes cherchant un rendu rétro-futuriste et une ambiance cinématographique spécifique. Son look atypique en fait un excellent choix pour se démarquer.
CatLABS X-FILM 100 Color
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Très spécifique, grain très fin. Les tons rouges sont particulièrement vibrants et puissants, plus que la réalité. Les bleus et les verts paraissent assez « normaux ». Le jaune est parfois « bizarre » il à l’air plus brun. Les tons chair pour les caucasiens sont particuliers, très roses magenta, peut être lié au rendu spécifique des tons rouges et des jaunes (?). Ce film CatLABS a sa propre façon de rendre les couleurs avec une légère dominance froide. Faible latitude d’exposition, à exposer précisément.
- Utilisation : Paysages, architcture, urbain Augmentation du contraste dans les lumières peu contrastée. Pour les scènes calmes, projets photographiques expérimentaux.
- Lieu de fabrication : Selon certaines sources, ce serait probablement un reconditionnement du film aérien Kodak Aerocolor IV 2460, un film technique destiné à la cartographie, la surveillance, les images haute altitude, bobiné en cartouches 35 mm avec codage DX par CatLABS à Boston, aux États-Unis et aussi en format 120. Le grain est très fin, le rendu neutre à légèrement froid, les détails sont extrêmement nets, ce qui est typique des films aéronautiques. Ce type de film est généralement fabriqué en rouleaux non perforés (bobines bulk).
- Prix : 💰💰💰
- Caractéristique notable : Se distingue par une netteté exceptionnelle, certains tons doux avec une autre palette de couleurs vives. Elle présente une structure de grain offrant un contraste et une gamme tonale distincts des autres films disponibles sur le marché. Équilibrée pour la lumière du jour, elle est adaptée à une variété de situations, y compris les environnements à faible luminosité et les expositions longues. Lors d’expositions dépassant 10 secondes, la balance des couleurs reste presque neutre, ce qui la rend très utilisable pour les prises de vue en lumière artificielle ou tungstène. Produit des négatifs sans masque orange ce qui ouvre la possibilité de la développer en E6 pour obtenir des diapositives.
SantaColor 100 Colour Négatif Film 🧡
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Rendu des couleurs spécifiques, elles sont vibrantes, profondes, avec un contraste subtil, grain fin et une très bonne définition. Tons rouges assez puissants, des verts dits luxuriants. Il est globalement plus saturé que la Kodak Portra, mais moins saturé que le Kodak Ektar 100. Le rendu des hautes-lumières et des tons blanc est exceptionnel donnant un aspet global lumineux rayonnant.
- Utilisation : Paysages, portraits, usage général, photographie urbaine pour des scènes de rue avec une touche de chaleur et de vivacité. Il s’agit d’un excellent film avec un caractère spécifique organique, lié à sa grande latitude d’exposition, sa tolérance et ses couleurs aux tons subtils.
- Lieu de fabrication : fabriqué aux États-Unis et bobiné en Finlande
- Prix : 💰💰💰
- Caractéristique notable : Le film est souple et peut être poussé à 800 ISO avec une perte mineure de précision de couleur et une augmentation du grain. Exposé à 400 iso et sur-développé, il donne un contraste élevé avec des couleurs « punchy » très vibrantes. D’après diverses sources, il s’agit du film Kodak Aerocolor IV reconditionné qui est un film à grain fin et contraste moyen développé pour la photographie aérienne. Il est connu pour sa haute définition, sa très grande latitude d’exposition (10,5 stops) et sa reproduction des couleurs avec une légère tendance aux tons froids dans les hautes lumières et aux tons plus chauds dans les ombres. On peut avoir un réel coup de coeur pour ce film dans une utilisation artistique. On en parle ici.
Harman Red 125
- Sensibilité ISO : 125
- Rendu : Pellicule négative couleur redscale *. Elle est conçue pour produire des photos aux teintes riches de rouge, d’orange et de jaune, créant des ambiances spécifiques. En intervenant sur les paramètres d’exposition, les photographes peuvent moduler l’intensité des teintes et du contraste, offrant ainsi une flexibilité créative pour diverses ambiances visuelles.
- Utilisation : Pour la photographie artistique et expérimentale créative ou récréative, permettant de transformer des scènes ordinaires en compositions visuelles uniques et évocatrices.
- Prix : 💰💰
- Caractéristique notable : « Nouveauté’ introduite par Harman Technology en février 2025, car en fait il s’agit de la Phoeinix 200 bobinée à l’envers ce qui engendre une baisse de la sensibilité iso native pour une exposition correcte. L’effet redscale ‘échelle de rouge’ est donné par la lumière qui traverse d’abord la couche de base orange du film avant de frapper l’émulsion, ce qui donne des dominantes orangés, jaunes, rouges avec effet variable selon la luminosité ambiante et le niveau de sous-exposition du film. En exposant le film à 400 iso en ambiance peu éclairée (soit importante sous-exposition) il ne restera que du orange/rouge et du noir, exposé à 100/125 iso en lumière abondante l’effet sera léger.
Harman Phoenix 200
La Harman Phoenix 200 est une pellicule négative couleur ISO 200, notable pour son rendu particulier et ses caractéristiques expérimentales, elle est produite à partir du film noir et blanc Ilford XP2 avec l’ajout de couches couleur. La technicité de sa fabrication est plus ou moins stabilisée. L’acheter c’est aussi encourager la poursuite de son développement et la durabilité de sa mise sur le marché en entretenant qu’un autre film couleur peut-être de 400 iso puissent voir le jour à l’avenir. Existe aussi en format 120, ce qui est heureux qu’il y ait cette production car il arrive parfois qu’en film couleur il n’y a plus qu’elle de disponible à un tarif acceptable.
Sensibilité ISO : 200
- Rendu : Couleurs assez saturés surtout les verts, rouge puissant, dominante verte en cas de sous-exposition, grain très prononcé, contraste élevé rendu proche d’une pellicule diapositive.
- Utilisation : Scènes à faible contraste, photographie créative et expérimentale.
- Prix : 💰💰
- Caractéristique notable : Première pellicule couleur entièrement produite dans l’usine de Mobberley au Royaume Uni par Harman Technology, connue pour ses effets de halo autour des sources lumineuses intenses. Elle a tendance à améliorer le contraste et les couleurs par temps gris.
Conseil pratique : Pour obtenir son rendu très spécifique exposer la pellicule à sa sensibilité nominale de 200 iso ou à 160 iso et privilégier les conditions de lumière constante avec une mesure de la lumière précise car la latitude d’exposition est proche de celle d’un film diapositive qui demande à être exposé correctement, supporte bien les temps gris, le ciel voilé, supporte moins bien la lumière d’été très contrastée. Pour des effets plus légers sur les couleurs et pour ne pas boucher les ombres en atténuant le contraste, sur-exposer le film en indiquant 125 iso ou 100iso. Etre conscient des effets de halo possibles autour des sources lumineuses brillantes, qui peuvent ajouter un caractère artistique aux images. La Harman Phoenix 200 est une édition expérimentale, offrant une expérience photographique distincte des autres pellicules, avec de possibles rendus imprévisibles.
A noter que Harman Technology ne possède pas le nom de marque Ilford pour les films couleurs, uniquement pour les noir et blanc. Ilford a été divisé en deux entités distinctes lors de sa restructuration dans les années 2000. Harman Technology Ltd (Ilford Photo) est une entreprise basée en Angleterre, qui détient les droits sur la marque Ilford pour les films noir et blanc, les papiers photographiques traditionnels et les produits chimiques de développement. Elle continue de produire des films argentiques noir et blanc Ilford HP5 Plus, FP4 Plus, Delta, etc., ainsi que des papiers pour l’impression argentique en chambre noire. Harman Technology a été créée en 2005 par d’anciens employés d’Ilford après la mise en liquidation de la société d’origine, à ne pas confondre avec Ilford Imaging Europe.
Ilford ILFOCOLOR Vintage Tone 400 Plus 35 mm
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Couleurs avec une dominante vintage avec aspect rétro très prononcé, délavé.
- Utilisation : Photographie de rue, portraits, scènes quotidiennes, projets artistiques avec une esthétique nostalgique.
- Lieu de fabrication : Bien que la pellicule soit commercialisée par Ilford Imaging Europe GmbH, les informations disponibles indiquent qu’elle est « emballée en Chine ». Le site exact de production ou le fournisseur de l’émulsion ne sont pas clairement établis. Il a été suggéré que cette pellicule pourrait être une émulsion de film cinéma reconditionnée, similaire aux films Kodak Vision ou de la Kodak Gold 400 périmée. Toutefois, il n’y a aucune confirmation officielle à ce sujet.
- Prix : 💰💰💰 💰💰
- Caractéristique notable : Elle offre un look vintage très marqué, couleurs désaturées délavées, avec une structure de grain dite « améliorée » (?). Certains lui reprochent une dominante jaune-vert avec des ombres tendant vers le marron et trouvent les couleurs trop fades et bizarres (sic).
- Conseil pratique : Pour les photographes recherchant un rendu néo-rétro très spécifique. Le rendu ne plait pas à tout le monde. Le prix est très élevé. Ce film ressemble toutefois fortement à l’Orwo NC400 et à la Lomo Metropolis. Les gens qui recherchent un rendu classique et des couleurs vives assez justes peuvent ne pas apprécier ce genre de films qui s’inscrivent dans la thématique photographie expérimentale …
Ilford Imaging Europe GmbH (anciennement Ilford Imaging Switzerland) : Cette société, basée en Allemagne (auparavant en Suisse), possède les droits sur la marque Ilford pour les papiers jet d’encre, les supports d’impression et certains films couleur. Cette entreprise a récemment commercialisé un film Ilford Color 400, qui a surpris certains photographes, car Ilford était historiquement associé au noir et blanc. Toutefois, ce film couleur n’est pas produit par Harman Technology et n’a rien à voir avec les films argentiques noir et blanc traditionnels d’Ilford. Le film Ilford Color 400 semble être un film rebrandé provenant d’un autre fabricant (probablement japonais ou chinois). Cela signifie que contrairement aux films noir et blanc Ilford HP5 ou FP4, qui sont fabriqués en Angleterre par Harman, ce film couleur est produit par un autre acteur non dévoilé, sous la marque détenue par Ilford Imaging Europe.
GT PHOTO Retro 35mm
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Couleurs rétro avec un grain fin.
- Utilisation : Destinée aux projets créatifs pour un rendu « vintage ».
- Prix : 💰 💰💰
- Caractéristique notable : Offre des résultats avec des tonalités rétro distinctives.
Conseil pratique : Pour les photographes souhaitant expérimenter des rendus de type années 1970. Pour de meilleurs résultats, à utiliser en lumière naturelle ou avec un éclairage contrôlé.
AgfaPhoto Colour 400
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Chaud avec des tons légèrement marron de style rétro légèrement nostalgique avec des jaunes et rouges mis en valeur. Constraste moyen, grain modéré qui reste esthétique, toutefois plus prononcé que des films premium comme le Kodak Portra 400. Ne donne pas un rendu des couleurs ultra-précis.
- Utilisation : Polyvalente, convient à une variété de situations, y compris les scènes d’action et les conditions de faible luminosité
- Prix : 💰 💰 24 poses seulement
- Caractéristique notable : L’AgfaPhoto Colour 400 est une pellicule couleur négative au départ qui était assez abordable… qui offre un rendu chaleureux et légèrement vintage. Elle est particulièrement appréciée pour son équilibre entre saturation modérée, contraste moyen et grain présent. C’est un film conçu pour être polyvalent, aussi bien en extérieur qu’en intérieur avec une bonne gestion des tons de peau et une résistance correcte aux lumières mixtes. Kodak Ultramax 400 est plus saturée et contrastée que l’AgfaPhoto Colour 400. La Kodak Portra 400 donne des couleurs plus naturelles et grain plus fin. La Lomography Color 400 a un rendu plus imprévisible et un grain plus marqué. La Fuji Superia X-TRA 400 (discontinuée) a un rendu plus froid et neutre en comparaison. AgfaPhoto est une entité distincte de l’ancienne société Agfa-Gevaert, qui a cessé la production de films photographiques en 2004. Depuis lors, la marque AgfaPhoto est utilisée sous licence par différentes entreprises pour commercialiser des produits photographiques. Concernant la Colour 400, les informations disponibles indiquent qu’elle est fabriquée en Allemagne. Cependant, le nom du fabricant spécifique n’est pas précisé.
Conseil pratique : Bien pour les photographes débutants et aussi expérimentés. Sa sensibilité de 400 iso permet de capturer des images d’assez bonne qualité même en conditions de faible éclairage. Peut être exposée entre 200 et 800 iso avec des résultats acceptables.
Lemon Film 400
- Sensibilité ISO : 400 ; à exposer à 250 iso
- Rendu : Couleurs vives avec un grain fin.
- Utilisation : Pour les prises de vue en extérieur et en intérieur, adaptée aux conditions de faible luminosité
- Prix : 💰💰💰
- Caractéristique notable : C’est une pellicule Kodak Vison3 250D sans ramjet (traitement C41 et non ECN2). C’est une pellicule cinéma avec un rendu spécifique.
Conseil pratique : ce n’est pas du 400 iso d’origine, mais du 250 iso, il faut l’exposer pour 250 iso pour un effet moins vintage. Il pourrait parfois s’agir de film Vison 250D périmé à exposer alors à 100 iso … Une sous-exposition à 400 iso renforce fortement le côté « vintage ».
Lemon Film 200
- Sensibilité ISO : 200
- Rendu : Couleurs équilibrées avec un grain fin.
- Utilisation : Pour les prises de vue en extérieur par bonne luminosité, adaptée aux paysages et aux portraits
- Prix : 💰💰💰
- Caractéristique notable : Touche rétro, les couleurs sont éclatantes, les détails sont nets et dégagent des tons chauds.
Conseil pratique : Pour les photographes souhaitant capturer des images en extérieur avec une lumière abondante. Éviter les conditions de faible luminosité pour maintenir une qualité d’image optimale.
Amber Négatif D100
- Sensibilité ISO : 100 (en réalité 50 iso)
- Rendu : Couleurs distinctes variant selon les conditions d’éclairage, avec une tendance aux tons chauds dans les hautes lumières et des teintes froides voire bleutées dans les basses lumières (ombre).
- Utilisation : Adaptée aux projets créatifs, offrant un rendu rétro variant en fonction de l’éclairage et de la mesure de l’exposition.
- Prix : 💰💰💰
- Caractéristique notable : Le film «Amber D100» distribué par RETO Project est un film négatif couleur Kodak qui a été produit à l’origine pour la réalisation analogique de films cinématographiques. C’est une Kodak VISION3 50D. Attention 27 poses seulement et non 36 poses. En lumière du jour, la sensibilité réelle est de 50 iso, exposé à 100 iso elle sera sous-exposée renforçant le rendu retro, tandis qu’avec de la lumière tungstène, elle tombe à 12 iso. Exposition variable à expérimenter selon le rendu souhaité.
Conseil pratique : Pour les photographes expérimentés souhaitant explorer des rendus colorimétriques uniques avec différentes sources de lumière pour obtenir des effets variés.
Kodak E 100 (diapositive) 📷✨
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Couleurs naturelles, excellente saturation, grain ultra-fin, contraste riche lié au film positif.
- Utilisation : Paysages, portraits, photographie professionnelle, mode.
- Prix : 💰💰💰💰💰
- Caractéristique notable : Pellicule inversible (diapositive) offrant des couleurs précises et éclatantes avec une excellente stabilité dans le temps. Nécessite un grand soin pour bien l’exposer comme tous les films diapos qui ont une plus faible latitude d’exposition que les films négatifs.
- Conseil pratique : Pour les scans et les agrandissements de haute qualité. Nécessite un développement E-6, qui peut être plus coûteux et moins courant que le C-41.
Washi « x »
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Tons chauds avec une forte saturation des couleurs, évoquant l’esthétique des premières pellicules couleur.
- Utilisation : Pour les photographes recherchant un rendu vintage avec des couleurs chaudes. La pellicule peut être développée en processus C-41 (négatif couleur) ou E-6 (diapositive), offrant une flexibilité créative.
- Prix : 💰💰💰
- Caractéristique notable : Pellicule couleur technique sans masque orange, offrant des tons chauds et une saturation élevée, rappelant les premiers négatifs couleur des années 1940 et 1950. Il est rapporté que la Film Washi X est une version reconditionnée de la pellicule Kodak Aerocolor IV, initialement conçue pour la surveillance aérienne.
Fuji Pro 400H 🧡
Je le mets malgré que la production se soit malheureusement arrêtée en 2021 car c’est un choucou qui reste une référence pour comprendre certaines esthétiques particulière du film argentique.
- Sensibilité ISO : 400 (à surexposer à 100 ou 200 iso pour un effet pastel prononcé)
- Rendu : Rendu assez pastel avec une légère dominante verte et cyan typique de certains films Fuji. Rendu considéré comme froid par ceux qui ont l’habitude des dominantes jaune-marron des Kodak Gold. Très large latitude d’exposition, excellent en surexposition qui donne aux photos une ambiance pure. C’est un film qui a besoin d’une lumière abondande et qui donne tout son potentiel les jours ensoleillés. Son rendu doux convient très bien aux photos artistiques quand on recherche une esthétique éthérée (légère, délicate, subtile, impalpable, aérienne). En fait ce film est doux là où il faut et saturé là où il faut …
- Utilisation : Portrait, mariage, paysage (rendu des tons verts apprécié), architecture, urbain (tons rouges vibrants probablement grâce à la couche complémentaire en négatif cyan), projets polyvalents.
- Prix : 💰💰💰💰💰 tendance haussière dorénavant car plus fabriquée
- Caractéristique notable : L’une des particularités du Fuji Pro 400H réside dans sa structure d’émulsion à 4 couches sensibles à la lumière, une innovation propre à Fujifilm qui le distinguait des films professionnels concurrents de même usage comme le Kodak Portra 400, avec une couche d’émulsion supplémentaire pour une meilleure restitution des couleurs. Contrairement à la plupart des films couleur qui possèdent 3 couches d’émulsion (rouge, verte et bleue), il intègre une quatrième couche sensible au cyan. Elle permet d’améliorer la restitution des tons intermédiaires et de mieux équilibrer les couleurs en conditions d’éclairage difficile, elle compense certaines dominantes de couleurs indésirables, notamment sous des éclairages artificiels ou en lumière mixte. Elle apporte une meilleure séparation des tons de peau, ce qui en fait un excellent film pour les portraits. Grâce à cette architecture à quatre couches, le Fuji Pro 400H a un rendu unique, caractérisé notamment pas une dominante légèrement cyan. Contrairement au Kodak Portra 400, qui tire vers des teintes plus chaudes et orangées, le Fuji Pro 400H privilégie une palette plus neutre avec cette légère tendance froide. Cette caractéristique est particulièrement visible sur les peaux claires et les blancs avec une gestion exceptionnelle des hautes lumières grâce à la couche cyan, elles sont mieux contrôlées et affichent un dégradé plus subtil. Cela réduit le risque de surexposition brutale et donne un effet « pastel » polaire recherché par exemple en photographie de mariage et pour les photos de couple amoureux. À 200 ou 100 iso, la gestion des couleurs et des hautes lumières donne une sensation de douceur et de lumière diffuse avec un rendu romantique. Sa disparition en 2021 a laissé un vide, car aucun autre film actuel ne possède cette quatrième couche d’émulsion cyan. Les alternatives comme le Kodak Portra 400 restent excellentes, mais n’ont pas le même rendu. La Fuji 400 H comme certains raccourcis pourraient le laisser croire, ce n’est pas une Portra 400 moins jaune et plus bleutée, le rendu est bien plus subtil car entre en compte la structure de l’émulsion, la tonalité générale avec des rouges puissants, des verts spécifiques, une transition entre les tons clairs et blancs plus douce, un grain plus marqué et organique avec une texture légèrement plus visible, ce qui donne un aspect plus classique et naturel. Surtout elle permet de se libérer de ces dominantes jaune-marron qui a la longue finissent par lasser. Son rendu est en quelque sorte apparenté au rendu numérique Leica avec sa subtilité enrobé d’une touche de bleuté. Certains photographes cherchent encore à recréer ce look avec des presets numériques, mais l’original en argentique très spécifique reste très difficile à reproduire exactement en numérique. Peut-être on y arrivera à force d’expérimentations.
1Hundred Color
- Sensibilité ISO : 100
- Rendu : Couleurs chaudes avec des rouges intenses, grain fin même en conditions de sous-exposition.
- Utilisation : Pour la photographie en extérieur sous une forte lumière naturelle, notamment pour les scènes de vie, les voyages, la photographie de rue, les paysages lumineux et les portraits en extérieur.
- Prix : 💰💰 💰
- Caractéristiques notables : Pellicule reconditionnée à la main en Espagne dans une cartouche recyclée. Le nombre de vues peut varier entre 32 et 36 selon l’appareil utilisé. Il est recommandé de charger la pellicule en lumière tamisée pour éviter le voile des premières vues. Privilégier la lumière naturelle pour maximiser son potentiel. Elle ne dispose pas de codage DX, elle est à utiliser dans des appareils permettant un réglage manuel de la sensibilité. Développement classique C41. Il s’agit très probablement avec la 400iso de cette entreprise, de films Vision3 sans remjet.
4Hundred
- Sensibilité ISO : 400
- Rendu : Couleurs riches, grain modéré, large plage dynamique.
- Utilisation : Scènes de rue, portraits, faible lumière, conditions d’éclairage variées.
- Prix : 💰💰💰
- Caractéristique notable : Polyvalente, adaptée aux variations lumineuses et aux ambiances naturelles. Certains la sur expose fortement à 100 iso et sont satisfaits du résultat, ils suggèrent qu’il sagit d’un film Orwo NC 400 comme la Lomo Metropolis (?). Si c’est le cas, ce genre de film a un rendu rétro accentué quand ils sont exposés à l’iso indiqué et un rendu moins typé quand on les surexpose.
Mise à jour 2026 : Kodak a annoncé et commencé à commercialiser des films Vision3 sans remjet, en remplaçant la couche carbone classique par une couche anti-halation sous-émulsion (AHU). Cette couche joue un rôle similaire (anti-halation, anti-statique, protection) mais elle n’est plus un remjet carboné qu’il faut enlever en développement.
📸 Pellicules Kodak Vision 3 (ECN-2)
Les pellicules Kodak Vision3 sont des films cinéma couleur conçus pour le développement ECN-2 (et non C-41 comme les films photo classiques) et pas vendus directement par Kodak pour la photo. Elles possèdent une couche anti-halo (remjet), qui doit être retirée avant le développement. Certains revendeurs les proposent sans cette couche pour un développement en C-41, mais cela peut altérer le rendu d’origine. Ces films sont souvent reconditionnés sous d’autres marques (ex: CineStill, Silbersalz, etc.). Les films cinéma se vendent en bobines volumineuses qui peuvent être ensuite détaillées en rouleaux de pellicules photos de 36 poses.
Kodak a modifié récemment sa politique commerciale sur les films Vision3 (et autres stocks cinéma) en limitant la vente de rouleaux en vrac aux clients qui peuvent prouver qu’ils sont destinés à un usage cinéma — c’est-à-dire pour des productions réelles. Il y a un risque de trouver + difficilement ce type de film dans des cartouches pour la photo.
Kodak Vision3 50D (Kodak 5203 / 7203)
- Sensibilité ISO : 50
- Rendu : Couleurs ultra-précises, grain extrêmement fin, excellente netteté.
- Utilisation : Lumière du jour, paysages, portraits en extérieur, photographie de mode.
- Lieu de fabrication : États-Unis (usine Kodak, Rochester, NY).
- Prix : 💰💰
- Caractéristique notable : Excellente latitude d’exposition, parfaite pour capturer des détails en extérieur sous une lumière abondante.
- Conseil pratique :
- Très bon film pour les scènes très lumineuses sans perdre de détails.
- À utiliser de préférence en développement ECN-2, mais peut être développé en C-41 avec une légère modification du rendu.
- Pour ceux cherchant un look cinématographique classique.
Kodak Vision3 250D (Kodak 5207 / 7207) 🧡
- Sensibilité ISO : 250 (en lumière du jour)
- Rendu : Couleurs équilibrées, bonne saturation, excellent contrôle des hautes lumières.
- Utilisation : Photographie en extérieur et intérieur bien éclairé, portrait, scènes dynamiques.
- Lieu de fabrication : États-Unis (usine Kodak, Rochester, NY).
- Prix : 💰💰 14 € environ
- Caractéristique notable : Bonne gestion des lumières vives et des ombres profondes, parfait pour une utilisation polyvalente.
- Conseil pratique :
- À développer en ECN-2 pour un rendu optimal.
- Peut être poussé à 500 ISO en conditions plus sombres.
- Se prête bien aux scènes de voyage et aux environnements urbains.
Kodak Vision3 200T (Kodak 5213 / 7213)
- Sensibilité ISO : 200 (équilibré pour lumière tungstène ~3200K)
- Rendu : Couleurs équilibrées pour lumière artificielle, tons chair fidèles.
- Utilisation : Portraits en intérieur, scènes nocturnes sous éclairage artificiel, ambiances cinématographiques.
- Lieu de fabrication : États-Unis (usine Kodak, Rochester, NY).
- Prix : 💰💰
- Caractéristique notable : Conçu pour être utilisé sous lumière artificielle, il évite les dominantes orange-rouge habituelles des films lumière du jour sous ampoules tungstène.
- Conseil pratique :
- Idéal pour les portraits en intérieur et les scènes de nuit éclairées par des lampadaires.
- Si utilisé en lumière du jour, un filtre de conversion 85B est recommandé pour corriger la teinte bleutée, sauf si l’on recherche une teinte bleutée.
- Développement ECN-2 recommandé pour maximiser la plage dynamique.
Kodak Vision3 500T (Kodak 5219 / 7219)
- Sensibilité ISO : 500 (équilibré pour lumière tungstène ~3200K)
- Rendu : Couleurs douces et naturelles sous lumière artificielle, grain relativement modéré.
- Utilisation : Photographie de nuit, ambiances sombres, scènes sous éclairage urbain.
- Lieu de fabrication : États-Unis (usine Kodak, Rochester, NY).
- Prix : 💰💰
- Caractéristique notable : Utilisé pour capturer des détails en conditions de faible lumière sans trop de grain.
- Conseil pratique :
- Développement ECN-2 recommandé, mais possible en C-41 avec une modification du rendu.
- Peut être poussé à 1000 ou 1600 ISO sans trop perdre de qualité.
- Très bon pour des ambiances nocturnes cinématographiques.
- Si utilisé en lumière du jour, prévoir un filtre 85B pour éviter une teinte bleue excessive.
Développement des films Kodak Vision3
- Ces films sont conçus pour le développement ECN-2, qui diffère du C-41 utilisé pour les films photo négatifs classiques.
- Ils possèdent une couche anti-halo (remjet), qui doit être retirée avant développement.
- Certains laboratoires acceptent de traiter en ECN-2, mais il faut bien se renseigner avant d’envoyer ses pellicules.
- Développement C-41 possible, mais cela entraîne des couleurs modifiées et une perte de la gamme dynamique initiale.
Films Kodak Vision3 reconditionnés (sans remjet)
Certains vendeurs retirent la couche remjet et reconditionnent ces films pour un développement C-41 classique. Par exemple :
- Cinestill 50D → basé sur Kodak Vision3 50D, sans remjet.
- Cinestill 800T → basé sur Kodak Vision3 500T, sans remjet.
- Silbersalz35 → propose aussi des Kodak Vision3 mais avec le développement ECN-2.
- et beaucoup d’autres rembobineurs artisanaux.
💡 À noter : L’absence de remjet entraîne des halos lumineux autour des sources de lumière, « éclatement des hautes lumières » (notamment sur les versions Cinestill), ce qui peut être un effet artistique apprécié ou pas du tout selon l’usage et les goûts.
Pourquoi choisir les films cinéma Kodak Vision3 ?
✅ Large plage dynamique : Bonne restitution des détails dans les hautes lumières et les ombres.
✅ Couleurs cinématographiques classiques : Utilisées à Hollywood, elles offrent un rendu spécifique.
✅ Latitude d’exposition exceptionnelle : Supporte bien la sous et surexposition.
✅ Possibilité de développement C-41 (avec des compromis) : Bien que conçu pour ECN-2, certains films peuvent être développés en C-41 avec des ajustements.
🚫 Inconvénients : Traitement ECN-2 pas toujours accessible en laboratoire proche de chez soi, Présence du remjet qui nécessite un prétraitement si développé chez soi. Cinestill propose à la vente un kit de développement pour faire à la maison, il faut ajouter un produit pré-bain pour retirer la couche remjet.
(Liste non exhaustive, il y en a d’autres, certaines pellicules sont re badgées sous un autre nom que le fabricant d’origine).
⚠️ Conservation des pellicules photo
Cela dépend du délai de l’usage prévu et de la durée de stockage du film.
| Situation / Durée | Stockage recommandé | Pourquoi ? |
|---|---|---|
| 📆 Usage dans les mois à venir (1 – 3 mois) | Pièce fraîche sans trop d’écart de températures ou réfrigérateur (4 à 8 °C) | Température fraîche stable, sans risque de condensation importante |
| 📦 Stockage moyen terme (3–12 mois) | Réfrigérateur (avec sachet hermétique + dessicant) | La gélatine reste stable, faible vieillissement |
| 🧊 Stockage long terme (> 1 an) | Congélateur (−18 à −20 °C) | Bloque quasiment toute dégradation chimique (voile, perte de sensibilité) |
| 🧪 Films très anciens, rares, ou sensibles (ex : diapo périmée) | Congélateur avec précautions strictes | Ralentit fortement l’apparition de voile et de dégradation des colorants |
Emballage hermétique indispensable : Utiliser un sachet zip ou une boîte hermétique, avec idéalement un dessicant (sachet de silice). Cela empêche l’humidité de s’infiltrer dans l’émulsion ou dans les couches du film.
Temps d’acclimatation obligatoire : Avant d’ouvrir un film stocké au froid, il faut le laisser revenir à température ambiante :
| Stockage | Temps de retour à température ambiante |
|---|---|
| Réfrigérateur | 2 à 4 heures |
| Congélateur | 6 à 12 heures mieux : une nuit complète |
Les rumeurs
Fujifilm a réduit sa production de pellicules photographiques ces dernières années. Par exemple, la Neopan Acros 100 en formats 135 mm et 120 mm a été arrêtée en octobre 2018. Cependant, l’entreprise continue de proposer certaines pellicules, comme les films inversibles Velvia 50 et Provia 100F, qui sont toujours disponibles. Il est à noter que la part du marché des pellicules photographiques dans le chiffre d’affaires global de Fujifilm a considérablement diminué, représentant environ 3 % du total.
La Fujifilm Superia X-Tra 400 a été officiellement discontinuée en 2024. Depuis, un film étiqueté Fujifilm 400 est apparu sur le marché, suscitant des spéculations selon lesquelles il s’agirait d’une version rebaptisée de la Kodak Ultramax 400. Cette hypothèse est basée sur des observations de similitudes dans les caractéristiques des films et les emballages. Cependant, comme pour la 200, aucune confirmation officielle de Fujifilm n’a été faite à ce sujet. Bien que certaines pellicules Fujifilm semblent partager des caractéristiques avec des produits Kodak, ces informations reposent principalement sur des observations et des spéculations de la communauté photographique. Sans confirmation officielle de Fujifilm, il est difficile d’affirmer avec certitude l’origine exacte de ces films.
* Pour info : La photographie redscale est une technique qui consiste à exposer une pellicule couleur du côté opposé à l’émulsion, c’est-à-dire à travers la base du film. Cette méthode entraîne une dominante de couleurs chaudes, principalement des teintes rouges, oranges et jaunes, en raison de l’exposition prioritaire de la couche sensible au rouge. Les pellicules couleur sont composées de plusieurs couches sensibles à différentes longueurs d’onde :
- Couche supérieure : sensible au bleu.
- Couche intermédiaire : sensible au vert.
- Couche inférieure : sensible au rouge.
En exposant la pellicule à l’envers, la lumière traverse d’abord la base du film, atteignant en premier la couche sensible au rouge. Cela produit des photos avec une forte dominante rouge, les autres couleurs étant atténuées ou modifiées. Il existe deux principales méthodes pour pratiquer la photographie redscale :
- Préparer sa propre pellicule redscale : En chambre noire ou dans un environnement sans lumière, il est possible de recharger une pellicule couleur standard à l’envers dans une cartouche, de manière à exposer le côté opposé à l’émulsion.
- Utiliser des pellicules redscale préfabriquées : Certaines marques, comme Lomography, proposent des pellicules spécialement conçues pour le redscale, prêtes à l’emploi.
A pendre en considération lors de la prise de vue en redscale :
- Surexposition : Il est souvent recommandé de surexposer la pellicule de 1 à 2 diaphragmes pour compenser la perte de lumière due à la traversée de la base du film.
- Variations de teintes : Selon le degré de surexposition, les photos peuvent présenter des variations de teintes, allant du rouge profond à des nuances plus orangées ou jaunes.
- Expérimentation : La photographie redscale offre une grande latitude créative. Il est conseillé d’expérimenter avec différentes expositions et conditions d’éclairage pour obtenir des effets variés.
Conseils de choix selon les usages
Les conseilleurs ne sont pas les payeurs 🙂 toutefois pour aider à faire son choix quelques éléments à prendre en compte. Le choix d’une pellicule dépend de plusieurs critères : la sensibilité iso, le rendu des couleurs et du noir et blanc, le grain, le contraste, les tons, les nuances, le subtil et le type de photographies envisagé.
Pour les débutant : choisir une pellicule facile à exposer
Si l’on débute en argentique, une piste est de privilégier des pellicules avec une bonne latitude d’exposition, capables de tolérer des erreurs d’exposition sans compromettre totalement le rendu final. On peut aussi s’interresser aux films les moins onéreux afin de se lancer de manière plus décontractée avec (un peu) moins le poids de l’enjeu financier. Utiliser des pellicules 400 iso car elles sont polyvalentes surtout si l’on ne sait pas trop ce que l’on va faire comme photos. Sauf en plein été et si on est certain de ne faire que des photos en plein grand soleil alors du 100 ou 200 iso sera un choix plus judicieux. Il est de coutume de dire qu’en argentique le noir et blanc est une bonne école, pour apprécier son grain et s’appliquer à la composition en mettant de côté l’aspect couleur, tout en retrouvant le charme intemporel du noir et blanc. Les films ci-dessous ne sont pas par ordre de préférence personnelle, c’est une liste de films conseillés à essayer.
Noir et Blanc
- Fomapan 100 / 200 / 400 iso : Moins chère, bon contraste, grain assez visible, idéale pour apprendre au tarif le plus modéré. Fomapan 400 iso : Grain apparent, contrasté, pour un rendu rétro. Foma Fomapan 200 iso: Film plus doux que le 400, mais avec un grain relativement visible. Fomapan 100 rendu très doux, nécessite une luminosité abondante.
- Bergger Pancro 400 : Film d’origine française, large latitude d’exposition, double émulsion qui lui confère un rendu typique et une belle souplesse.
- Rollei RPX 400 : Alternative au HP5 et Tri-X, avec un rendu légèrement plus net et moins granuleux
- Ilford HP5+ (ISO 400) : Très tolérante aux erreurs, bon contraste, grain relativement modéré pour du 400iso. Polyvalente pour le reportage, la photo de rue ou le portrait.
- Kodak Tri-X 400 : Légèrement plus contrastée que l’Ilford HP5+, avec un grain plus marqué. Référence pour la photographie de rue et le photojournalisme.
Couleur
- Kodak ColorPlus 200 : Prix qui était théoriquement abordable mais il est en tendance haussière, tons chaleureux mais pas trop moins que la Gold, rendu doux et couleurs peu saturées.
- Fujifilm C200 : Alternative à la ColorPlus, avec un rendu un peu plus froid (légèrement bleuté) et des tons verts saturés. Nommée aussi parfois simplement Fuji 200 sur la boite, se trouve ponctuellement à un tarif promotionnel.
- Kodak Ultramax 400 : Polyvalente, contraste modéré, couleurs plutôt vives.
- AgfaPhoto Vista 400 (quand on arrive à en trouver) : Similaire à l’Ultramax, souvent vendue moins chère.
- Kodak Gold 200 : Polyvalente pour des conditions lumineuses favorales car que 200iso. Offre des tons chauds, des jaunes et rouges doux, un rendu légèrement vintage. Les bleus restent pas trop saturés. Moins cher que Kodak Portra 400 ou Ektar 100 et pas mal pour les portraits chaleureux et les photos de famille, mariages etc.
A la recherche du grain
Le grain d’argent métal est La spécificité de l’argentique. Il peut être très intéressant de le rechercher pour trouver la pellicule qui sied le mieux à son goût personnel et qui se différencie bien du grain que l’on peut ajouter sur des photos numériques. La différence entre les pellicules est parfois assez subtile. Avec les films noir et blanc la montée du grain est aussi liée au type de révélateur utilisé et à la façon de les développer.
Les pellicules 400 ISO avec un grain bien visible
✅ Foma Fomapan 400
- Grain : Très marqué, irrégulier et apparent.
- Rendu : Contraste élevé, look vintage et assez brut.
- Usages: Polyvalent, photographie de rue, reportages, scènes dynamiques.
- Remarque : Se développe bien avec Rodinal pour un effet ultra-granuleux.
✅ Kentmere 400
- Grain : Relativement gros, plus rugueux que l’Ilford HP5+.
- Rendu : Contraste doux ou marqué selon le type de développement, haute dynamique.
- Remarque : Une alternative économique à l’Ilford HP5+.
✅ Bergger Pancro 400
- Grain : Relativement fort pour un 400 ISO, toutefois esthétique et équilibré.
- Rendu : Tonalités riches, bon contraste.
- Idéal pour : Portraits, paysages, reportages, scènes de rue avec un effet cinéma.
- Remarque : Composé de deux couches d’émulsions avec des grains différents pour un rendu texturé et expressif.
✅ Rollei Retro 400S
- Grain : Prononcé, surtout dans les ombres.
- Rendu : Très contrasté, noir profond et blancs lumineux.
- Idéal pour : Photos de rue, architecture, scènes dramatiques.
- Remarque : Sensible aux infrarouges, ce qui accentue les contrastes.
✅ Rollei RPX 400
- Grain : Assez présent, bien visible même en tirage.
- Rendu : Tons neutres, bon équilibre entre contraste et grain.
- Idéal pour : Reportage, photo de rue, scènes contrastées.
- Remarque : Un peu plus fine que Fomapan 400, mais assez granuleux quand même…
Encore + de grain
- Ilford Delta 3200 iso: Grain prononcé pour les scènes en faible lumière ou les images à l’esthétique brute bien granuleuse.
- Kodak T-MAX 3200 iso : Très sensible, avec un grain un petit peu plus fin que l’Ilford Delta mais toujours très marqué.
Pellicules couleur 400 ISO à grain très visible
✅ LomoChrome Color ’92 ISO 400
- Grain : Fort et texturé, typique des films vintage.
- Rendu : Couleurs douces, look rétro.
- Idéal pour : Expérimentation, ambiances cinématographiques.
- Remarque : Sensibilité variable, avec des teintes uniques.
✅ LomoChrome Metropolis ISO 100–400
- Grain : Apparent, surtout en basse lumière.
- Rendu : Désaturé, contraste marqué.
- Idéal pour : Photographie urbaine, scènes expérimentales.
- Remarque : Pour des images froides et une ambiance néo-rétro.
✅ ORWO NC500
- Grain : Très visible, particulièrement en zones sombres.
- Rendu : Film couleur aux tons verts rétro des films des années 70. Cette pellicule héritée du film cinéma AGFA utilisé pour filmer “Out Of Africa”, offre un grain bien défini et des ombres douces.
- Bien pour : Look cinéma ancien, photo artistique, scènes nostalgiques.
- Remarque : Grain apparent même en bonne lumière.
✅ AgfaPhoto Colour 400
- Grain : Plus marqué que Kodak Ultramax 400.
- Rendu : Teintes chaudes, saturation moyenne.
- Bien pour : Portraits, voyages, photo du quotidien.
- Remarque : Une alternative économique aux Kodak et Fuji.
✅ Harman Phoenix 200 (poussé à 400)
- Grain : Extrêmement visible, effet quasi-expérimental.
- Rendu : Teintes chaudes et un peu imprévisibles.
- Bien pour : Photographie expérimentale, look grunge.
- Remarque : Nouvelle émulsion qui donne des rendus parfois inédits.
Si l’on souhaite encore plus de texture +
– Sous-exposer le film et le pousser au développement (shooter un 400 ISO à 800 ou 1600) cela s’appelle pousser un film 400 iso exposé à 800 ou 1600 iso en prolongeant le temps de développement.
– En noir et blanc utiliser un révélateur comme le Rodinal, qui renforce le grain.
– Scanner en haute résolution pour capturer chaque détail du grain.
– Photographiez en basse lumière pour faire ressortir la texture.
A l’inverse pour réduire le grain
- Opter pour des films à grain plus fin de type 100 iso.
- Surexposer légèrement le film (shooter un 400 ISO à 200 et développer normalement).
- En NetB utiliser un révélateur compensateur qui adoucit le grain (de type ex Kodak Xtol, Ilford Perceptol).
Pour des expérimentations créatives
Si l’on souhaite sortir des rendus classiques et explorer des effets visuels spécifiques et originaux.
- CineStill RedRum : Film couleur rouge dominant, ambiance unique.
- LomoChrome Purple : Inversion des couleurs naturelles, look fantasmagorique.
- Harman Phoenix 200 : Contraste élevé, saturation exagérée, film imprévisible.
- Rollei Crossbird : Film inversible prévu pour un développement en chimie négative, le développer en C41 (cross-process).
- Réutilisation des films cinéma Kodak Vision3 (50D, 250D, 500T, etc.) : Nécessite un développement ECN-2 mais donne un look cinéma particulier.
Pour un rendu fin et détaillé
Le choix de pellicules avec un rendu naturel, équilibré sans grain très présent. Attention toutefois de ne pas faire de l’argentique pour retomber dans un rendu approchant le numérique de part un grain peu visible et de la finesse extrême des détails, comme par exemple les films diapo Velvia, Provia ou le négatif Ektar 100 qui sont parfois surnommés les quasi numériques de l’argentique. 🙂
Noir et Blanc
- Kodak T-Max 100 / 400 : Technologie des grains tabulaires pour une finesse extrême et une grande netteté pour des images précises et nettes, notamment en studio ou paysage.
- lford Delta 100 / 400 : Technologie des grains tabulaires pour une finesse d’image exceptionnelle et un contraste équilibré. Ilford Delta 100 iso : Grain ultra-fin, rendu très net pour des images précises et contrastées en lumière abondante. Ilford Delta 400 : bon compromis entre finesse de grain et polyvalence pour les conditions de lumière changeantes.
- Ilford FP4+ (125 iso) : Tonalité douce, grain fin, bonne plage dynamique. Bon choix pour du portrait ou du paysage en noir et blanc.
Couleur
- Kodak Portra 160 / 400 / 800 : Très apprécié pour le portrait grâce à ses couleurs naturelles et sa bonne gestion des hautes lumières.
- Kodak Ektar 100 : Couleurs extrêmement saturées et très ultra-fin, pour le paysage et la photo de voyage.
Pour un rendu cinéma en photographie argentique
Le rendu cinéma en photographie argentique repose sur des pellicules issues de la cinématographie ou inspirées par ses caractéristiques. Ces films offrent des couleurs spécifiques, une large latitude d’exposition et une dynamique adaptée aux scènes contrastées, typiques du 7e art.
Les caractéristiques du rendu cinéma :
- Une large plage dynamique pour capter des détails dans les ombres et les hautes lumières.
- Un grain subtil et organique qui rappelle les images de films 35 mm.
- Un contraste modéré et des couleurs naturelles avec des teintes légèrement désaturées ou équilibrées.
- Un rendu « halos lumineux » et une douceur des tons de peau, surtout avec les pellicules tungsten adaptées aux lumières artificielles.
Films Kodak Vision3 (Développement ECN-2 requis)
Ces pellicules sont directement issues du cinéma et offrent une flexibilité exceptionnelle. Elles nécessitent un développement spécifique (ECN-2), mais certaines personnes les font développer en C-41, ce qui altère légèrement les couleurs.
- Kodak Vision3 50D (5203/7203) : Faible sensibilité, grain ultra-fin, parfait pour la photo en extérieur avec des couleurs naturelles.
- Kodak Vision3 250D (5207/7207) : Plus sensible, idéale pour la lumière du jour avec une large plage dynamique.
- Kodak Vision3 500T (5219/7219) : Optimisée pour les scènes nocturnes ou en lumière artificielle, avec une balance tungstène et des halos lumineux autour des sources lumineuses.
- Kodak Vision3 200T (5213/7213) : Alternative au 500T avec une sensibilité plus modérée.
Films CineStill (Développement C-41, issu du Kodak Vision3) :
Les films CineStill sont des Vision3 dont la couche anti-halo (remjet) a été retirée, ce qui les rend compatibles avec un développement C-41 standard.
- CineStill 50D : Rendu très net, couleurs naturelles et tons doux, idéal pour les extérieurs.
- CineStill 400D : Nouvelle référence pour la polyvalence, adaptée à la lumière naturelle et aux conditions mixtes.
- CineStill 800T : Très apprécié pour la photographie nocturne, avec sa balance tungstène et son rendu caractéristique des néons et lumières artificielles.
Autres films inspirés du cinéma :
- Silbersalz35 : Propose des films Kodak Vision3 pré-conditionnés et un service de développement ECN-2 dédié, pour une expérience fidèle au cinéma.
- LomoChrome Metropolis : Inspiré des tons désaturés du cinéma des années 70-80, avec un rendu urbain et une faible saturation.
- ORWO NC500 : Film couleur issu d’une ancienne formule cinématographique Agfa, aux teintes froides et au grain marqué.
Pour maximiser le rendu cinéma en argentique
- Utiliser des objectifs vintage : Les optiques anciennes adoucissent les contrastes et ajoutent un « glow » cinématographique.
- Utiliser la basse lumière : Exploiter des sources lumineuses comme les néons, les lampadaires ou les enseignes.
- Filtrer les couleurs : Un filtre bleu (85B) permet d’utiliser des films tungstène en lumière du jour sans dominante.
- Scanner avec un rendu ciné : Utiliser des profils adaptés en post-traitement pour conserver l’esthétique du film.
- Expérimenter avec l’exposition : Les pellicules cinéma tolèrent en général la surexposition (+1 à +2 IL max) pour un rendu plus doux.
Look général, rendu couleur des principales pellicules négatif couleur
| Pellicule | ISO | Rendu caractéristique | Utilisation conseillée |
|---|---|---|---|
| ORWO Wolfen NC500 | 400 | Teinte verdâtre, bleus acier, faible saturation, contraste modéré | Lo-fi, atmosphères mélancoliques, rétro |
| OORWO Wolfen NC400 | 400 | Couleurs douces, tons désaturés, grain visible | Portraits vintage, atmosphères subtiles |
| SantaColor 100 | 100 | Couleurs vives et vibrantes, peau légèrement rougeâtre, blancs éclatants (base Kodak Aerochrome) | Expérimental, portraits expressifs |
| CatLABS X-Color 100 | 100 | Vibrante, contraste fort, rendu ciné, base aérienne Kodak | Lo-fi, scènes lumineuses, créatif |
| Kodak Gold 200 | 200 | Dominante chaude, rendu d etype années 90 | Quotidien ensoleillé, vintage abordable |
| Fuji C200 | 200 | Teinte fraîche, verts citronnés, bleus froids | quotidien, scènes calmes |
| Kodak ColorPlus 200 | 200 | Tons doux, peau flatteuse, saturation modérée | Portraits, usage quotidien, vintage soft |
| Lomography Color 100 | 100 | Chaud, contraste doux, couleurs légèrement passées | Rendu rétro, lumière douce |
| Lomo Metropolis | 100–400 | Désaturé, teintes acier/olive, ambiance industrielle | Urbain, ciné, brutaliste |
| Cinestill 400D | 400 | Look cinéma, tons équilibrés, latitudes étendues, légère glow | Portraits, scènes naturelles |
| Cinestill 800T | 800 | Dominante bleue, effets halation (lumières fortes), base cinéma Vision3 500T | Nocturne, néon, ambiance rétro-cinéma |
| Revolog Kolor (art) | 200 | Altérations aléatoires de couleur, effets spéciaux | Créatif, expérimental |
| Kodak Ektar 100 | 100 | Saturation élevée, grain très fin, couleurs vives (rouges/bleus) | Paysage, nature, architecture |
| Kodak ProImage 100 | 100 | Couleurs équilibrées, bon rendu peau, saturation modérée | Mariages, portraits en extérieur |
| Kodak Portra 160 | 160 | Très doux, faible contraste, bons tons de peau, grain fin | Portraits studio, lumière douce |
| Kodak Portra 400 | 400 | Tons chauds, bonne latitude, grain modéré | Polyvalente, portraits et voyage |
| Kodak Portra 800 | 800 | Bonne tenue en basse lumière, teinte chaude, grain visible | Ambiances tamisées, scènes intérieures |
| Kodak Vision3 250D | 250 | Look cinéma doux, faible contraste, teintes chaudes | Polyvalence |
| Harman Phoenix 200 | 200 | Rendu lo-fi assumé, grain visible, couleurs chaudes | Expérimental, ludique, vintage brut |
Pousser une pellicule c’est quoi ?
Pousser une pellicule au développement traditionnellement c’est augmenter le temps dans le révélateur et c’était pour les films noir et blanc. Une fois que le grain d’argent est au maximum de la capture de la lumière, il est au bout. C’est la densité et le contraste qui augmente. Concernant les films couleurs le terme « pousser » est un raccourci de langage car il s’agit de pellicules chromogéniques, l’image est formée non pas par des grains d’argent finaux qui sont éliminés lors du blanchiement (blix), mais par des couleurs créées par des colorants dans les couches sensibles (jaune, magenta, cyan). Les grains d’argent servent uniquement d’intermédiaire en laissant des traces de leur forme granuleuse mais ils sont éliminés. La notion de poussage (push process) s’applique en principe aux films argentiques noir et blanc, où l’on développe plus longtemps pour compenser une sous-exposition.
Un film noir et blanc traditionnel est basé sur des grains d’argent qui restent dans l’émulsion. En augmentant le temps de développement, on amplifie la formation d’argent métallique, ce qui augmente le contraste et la densité des ombres. Cependant, ce gain ne crée pas plus de détails dans les hautes lumières, car une fois les grains d’argent entièrement exposés, ils ne peuvent pas « engranger » plus de lumière.
Un film couleur repose sur trois couches sensibles (jaune, magenta, cyan). L’exposition de chaque couche crée des grains d’argent proportionnels à l’intensité lumineuse reçue. Ces grains d’argent servent de masque temporaire pour déclencher la formation des colorants au développement. Une fois le blanchiment (blix) effectué, les grains d’argent sont éliminés, laissant uniquement les colorants. Augmenter le temps de développement C41 ne renforce pas directement la densité des couleurs comme en noir et blanc, car le révélateur chromogénique a un temps d’action optimal fixe. On ne « pousse » pas un film couleur comme un film noir et blanc. On peut tricher en modifiant son exposition et en ajustant le développement.
Que se passe-t-il si on sous-expose et « pousse » un film couleur ?
Puisque le développement C41 standard est fixe (3 min 15 à 38°C), pousser un film implique :
Sous-exposer et développer normalement : Un film couleur C41 sous-exposé (un film 400 ISO exposé comme un 1600 ISO) aura moins d’informations dans les ombres. Comme on ne peut pas étendre le développement chromogénique, la récupération se fera au scan ou au tirage, en forçant les ombres et les couleurs. Les effets visibles sont la perte de détails dans les ombres, une augmentation du contraste, une possible dérive colorimétrique (dominante magenta/verte).
Demander un développement « poussé » en laboratoire : Certains laboratoires proposent un « push process » (+1 IL ou +2 IL), qui consiste à : allonger le temps de développement (par ex 4 min au lieu de 3 min 15), augmenter la température (rarement conseillé), modifier le temps de blanchiment. Les effets visibles sont une augmentation du contraste (les noirs restent noirs, ce sont les tons moyens qui sont amplifiés), l’apparition possible d’une dominante colorimétrique (souvent magenta ou verte, selon le film), une augmentation du grain (traces des grains qui devienent plus visibles car moins noyées dans l’émulsion), une récupération très limitée des ombres, voire inexistante.
Quelle est la meilleure méthode pour pousser un film couleur ?
Si l’on souhaite simuler un ISO plus élevé, il vaut mieux sous-exposer légèrement le film. Scanner avec un réglage adapté en renforçant les tons sombres sans détruire les couleurs. Demander un « push » en labo seulement si on veut un effet plus fort, cela va augmenter le contraste des tons moyens : mais c’est imprévisible, cela peut conduire à une dérive des couleurs.
Les films qui réagissent bien au poussage :
- Kodak Portra 400 : Peut être poussé à 800 ou 1600 ISO avec de bons résultats.
- CineStill 800T : Très bon rendu à 1600 ISO.
- Kodak Gold 200 et UltraMax 400 : Peuvent être poussés à +1 IL avec un effet vintage intéressant.
En revanche, certains films comme les Fuji C200, Kodak ColorPlus, supportent assez mal le poussage.
Il est possible de « pousser » un film couleur au développement, mais ce n’est pas comme en noir et blanc. Il ne s’agit pas d’un vrai renforcement de l’exposition par développement prolongé. Cela compense la sous-exposition avec du contraste plus fort sur les seuls tons moyens avec un résultat variable selon le type de pellicule pouvant souvent aller jusqu’à des dominantes de couleurs (magenta, cyan).
Noir et Blanc typée laquelle choisir ?
Quand son coeur balance pour choisir une pellicule polyvalente typée … Bergger 400 pour faire travailler une entreprise locale 🙂
| Caractéristique | Rollei RPX 400 | Kodak Double-X 5222 | Ilford HP5+ | Kodak Tri-X 400 | Bergger Pancro 400 |
|---|---|---|---|---|---|
| Sensibilité ISO | 400 – Film rapide et polyvalent | 250 (lumière du jour) – Moins sensible mais grande latitude | 400 – Bonne performance en basse lumière | 400 – Polyvalent avec un bon rendu en faible luminosité | 400 – Double émulsion pancromatique pour un rendu unique |
| Latitude d’exposition | Bonne – Supporte bien la surexposition | Très large – Permet un excellent rendu en hautes lumières | Très large – Facile à récupérer en post-traitement | Large – Fonctionne bien en conditions difficiles | Très large – Excellente récupération des ombres et hautes lumières |
| Grain | Plus fin qu’HP5+ et Tri-X – Rendu plus propre | Fin, doux, cinéma – Texture agréable et équilibrée | Moyen, homogène – Idéal pour un rendu classique | Marqué, granuleux – Aspect plus brut et texturé | Moyen à marqué – Texture organique, proche du cinéma |
| Contraste | Modéré – Bon équilibre entre détails et profondeur | Modéré – Permet des transitions douces | Modéré à faible – Souple et facile à traiter | Fort – Effet dramatique et puissant | Modéré à élevé – Superbe dynamique des tons |
| Détails dans les ombres | Excellents – Capte bien les zones sombres | Très bons – Bonne récupération des basses lumières | Bons – Peut perdre un peu de détail | Bons – Moins détaillé que RPX 400 et Double-X | Excellents – Beaucoup de détails récupérables |
| Détails dans les hautes lumières | Très bons – Bonne récupération | Excellents – Latitude élevée et rendu doux | Moyens à bons – Sensible à la surexposition | Moyens – Peut brûler les hautes lumières plus facilement | Très bons – Très bonne gestion des hautes lumières |
| Développement | Standard (D-76, HC-110) – Facile à développer | D-96 (cinéma) mais aussi D-76 – Polyvalent | Standard (D-76, HC-110) – Courant et accessible | Standard (D-76, HC-110) – Très répandu | Standard (D-76, Xtol, HC-110) – Bonne flexibilité |
| Poussage possible | Jusqu’à 1600 ISO – Très bon comportement | Jusqu’à 800 ISO – Peut être limité | Jusqu’à 1600/3200 ISO – Bonne flexibilité | Jusqu’à 1600/3200 ISO – Excellents résultats en poussage | Jusqu’à 1600 ISO – Rendu cinématographique en high contrast |
| Look général | Moderne, très propre – Idéal pour un rendu net | Cinéma, doux, riche en nuances – Look argentique authentique | Classique, équilibré – Parfait pour une esthétique intemporelle | Brut, fort contraste – Style puissant et expressif | Cinéma noir et blanc, large dynamique – Texture vivante |
Les critiques
Faut-il les mettre ou les émettres les critiques ? tu ne fais rien, tu seras critiqué, tu fais quelque chose, tu seras critiqué. En même temps ça fait causer alors on les met. 🙂
Lomography
Les pellicules Lomography sont parfois critiquées par certains notamment les « puristes » exigeants dans la communauté de la photographie argentique, notamment pour les raisons suivantes :
Un rendu imprévisible et parfois trop « expérimental »
Beaucoup de pellicules Lomography offrent des couleurs atypiques, une forte saturation ou des contrastes marqués. Cela peut être vu comme un défaut par ceux qui cherchent une fidélité des couleurs classique. L’aspect « lo-fi » est assumé par la marque, mais certains photographes regrettent un manque de contrôle et de stabilité sur le rendu final.
L’aspect « lo-fi » (low fidelity, ou basse fidélité) désigne un rendu volontairement imparfait, avec des caractéristiques visuelles ou sonores qui rappellent des technologies anciennes ou des défauts techniques. En photographie, cela se traduit souvent par :
🔸 Un grain prononcé
🔸 Des couleurs délavées ou altérées
🔸 Des contrastes parfois hasardeux
🔸 Un vignettage marqué (coins sombres)
🔸 Des flous ou aberrations optiques
🔸 Des fuites de lumière (light leaks)
🔸 Un rendu dit « vintage » ou « brut »
Les appareils photo jetables, les pellicules très granuleuses (comme la LomoChrome Purple ou les films périmés), et les appareils lomographiques (comme le Holga ou le Diana) produisent souvent un effet lo-fi recherché par les amateurs d’un rendu rétro et artistique. En musique, cela se rapproche du son « cassette », des enregistrements avec du souffle ou des distorsions analogiques.
C’est une esthétique qui va complétement à l’encontre de la perfection numérique ultra-nette, qui recherche plutôt une authenticité brute, expressive rétro, ancienne. Ces caractéristiques peuvent être perçues, interprétées comme des défauts techniques, un manque de sérieux avec comme résultat des photos « ratées » ou non « professionnelles ». C’est pour de la photo principalement expérimentale ou récréative, alors voilà ça fait causer, ce qui compte c’est de parler de ce qui se fait …
Une qualité de fabrication parfois inégale
Il arrive que certaines pellicules Lomography présentent des défauts (émulsions granuleuses, légers problèmes de perforation, variations dans la sensibilité réelle). Leur constance est souvent moins bonne que celle des grandes marques comme Kodak, Fujifilm ou Ilford (branche noir et blanc).
Un rapport qualité/prix discutable appuyé sur le marketing
Certaines pellicules Lomography sont vendues à des prix élevés pour ce qu’elles offrent en termes de rendu, de qualité et ce que l’on pourrait obtenir avec des films périmés. Leurs films noir et blanc par exemple semblent bien être de la marque FOMAPAN qui est la moins chère dans ce domaine …. Des alternatives plus abordables et très fiables existent chez Kodak (ColorPlus, Gold) ou Ilford/Kentemere pour le noir et blanc.
Une filiation avec des émulsions existantes
Comme mentionné précédemment plusieurs pellicules Lomography sont en réalité des versions rebadgées de films existants (parfois d’anciennes émulsions réintroduites sur le marché). Certains utilisateurs préfèrent acheter directement l’émulsion originale chez les fabricants lorsque c’est possible car en plus elles sont bien moins onéreuses.
Le marketing « hipster » et le côté gadget
La marque mise beaucoup sur une image « fun », « expérimentale », « nostalgique » qui peut rebuter ceux qui recherchent une approche plus technique et rigoureuse de la photographie. Les appareils Lomography sans réglagles possibles, avec des optiques en plastique, (comme les Lomo LC-A, Diana, ou Holga) sont souvent associés à ces films, ce qui renforce l’idée que ce n’est pas du matériel destiné à une photographie sérieuse, qu’il s’agit « d’amusements ».
Malgré ces critiques, il y a des qualités :
Une large variété d’émulsions et la possibilité d’expérimenter avec des films spéciaux (comme les pellicules métallisées ou infrarouges). Une disponibilité plus facile d’accès à l’achat que certaines autres pellicules marginales. Un rendu qui peut séduire ceux qui aiment les surprises, les looks vintage et très typés pour ajouter un caractère expérimental. Toutefois si l’on cherche un rendu précis et fiable, mieux vaut privilégier Kodak, Fuji, Ilford noir et blanc, Bergger, Rollei ou même Foma. Si on veut expérimenter des rendus spéciaux, pas forcément très stables (car leurs fournisseurs de pellicules sont changeants), les films Lomography peuvent être une bonne option principalement pour leur apect expérimental et récréatif.
CineStill
Les pellicules CineStill sont appréciées pour leur rendu cinématographique, mais elles ont aussi des points faibles qui font l’objet de critiques.
Une forte sensibilité à la « halation«
Cause : L’absence de la couche anti-halo (remjet) qui est normalement présente sur les films cinéma. Conséquence : Des halos rouges/orangés autour des sources lumineuses intenses (lampadaires, néons, phares). Cet effet est parfois perçu comme un défaut technique plutôt qu’un choix esthétique. Certains photographes trouvent que cela limite son usage à certaines scènes, d’autres aiment bien les halos …
Un prix élevé
Prix comparé aux pellicules cinéma originales : Les films CineStill sont basés sur les Kodak Vision3, qui sont moins chères sous leur forme originale rembobinée et avec la couche remjet. CineStill retire cette couche spécifique pour permettre un développement en chimie standard C-41, mais cette opération ajoute logiquement un coût supplémentaire. Certains jugent que le surcoût est trop important par rapport aux alternatives en traitement natif ECN-2, de plus retirer la couche anti-halo peut engendrer de l’instabilité dans le rendu des couleurs. Surtout le film Double X, du noir et blanc à plus de 15€ la pellicule, ça fait mal, surtout que le rendu n’est pas très différent d’un film classique.
Une balance des couleurs parfois difficile à gérer
Surtout en lumière artificielle : La CineStill 800T, par exemple, est conçue pour la lumière tungstène, ce qui peut donner des teintes bleutées en lumière du jour si elle n’est pas filtrée ou corrigée en post-traitement. Ce rendu peut être difficile à exploiter par les débutants qui ne maîtrisent pas bien la balance des couleurs. (En même temps c’est normal, c’est un film tungsten mais certains l’achètent sans forcément avoir compris ce que ça implique en termes de rendu).
Une stabilité des couleurs parfois inconstante
Certains photographes rapportent des variations de couleurs et de teintes d’un lot à l’autre, probablement dues à des différences dans la fabrication du film avec le retrait de la couche anti-halo. Parfois, des problèmes de teinte magenta apparaissent, notamment sur les CineStill 50D après un certain temps de stockage. Sans la couche remjet le film n’est pas équilibré comme il avait été conçu avec la couche anti-halo.
Une sensibilité au voile lumineux et au stockage
L’absence de la couche remjet rend la pellicule plus sensible à la lumière parasite. Elle est également plus fragile face à une conservation prolongée, notamment avec une conversation à des températures élevées.
Un grain parfois très présent (surtout sur la CineStill 800T)
Comparé à des films couleur comme le Portra 800, le grain de la CineStill 800T est plus visible et plus irrégulier, ce qui peut gêner ceux qui recherchent un rendu plus propre. Certains photographes la trouvent moins adaptée au tirage grand format à cause du grain marqué. Les pellicules CineStill sont un bon choix pour ceux qui aiment l’esthétique granuleuse, les scènes urbaines de nuit et les ambiances nostalgiques. Elles ne sont pas pour tous les usages. En alternative plus polyvalente avec des rendus plus prévisibles : Kodak Portra, Ektar ou Gold peuvent être de meilleures options pour un rendu plus classique ainsi que directement la gamme Kodak Vision pour le style cinéma qui sont les mêmes films avec leur couche anti-halo non retirée. Les négatifs couleur cinéma (comme les Kodak Vision3) sont conçus pour être développés en ECN-2, un procédé chimique différent du C-41 utilisé pour les films négatifs couleur standards.
Différences développement ECN-2 et C-41
- Agent développeur : L’ECN-2 (Eastman Color Negative 2) utilise un révélateur plus doux qui produit un contraste plus faible et une courbe tonale plus étendue, adaptée à la post-production en étalonnage numérique des films (post-traitement pour le cinéma) ou copie de la prise de vue en numérique sur pellicule cinéma ce qui se pratique lors de la réalisation de films et vidéos.
- Couches de gélatine : Les films cinéma possèdent une couche anti-halo rem-jet, qui doit être retirée avant développement dans un bain alcalin pour enlever cette couche, ce qui pose problème dans les labos classiques C-41 car tous ne proposent pas cette technique de développement.
- Sensibilité effective : Le développement en C-41 augmente le contraste et la saturation, ce qui peut rendre le film plus « pêchu ». Il semble possiblement aussi augmenter la sensibilité apparente d’environ un stop par rapport à l’ECN-2.
| Étape | ECN-2 | C-41 |
|---|---|---|
| Pré-bain | Bain alcalin pour enlever le rem-jet | ❌ (Pas nécessaire) |
| Développement | Révélateur couleur ECN-2 | Révélateur couleur C-41 |
| Stop Bath | Bain d’arrêt acide | ❌ (Non utilisé) |
| Blanchiment | Blanchiment ECN-2 | Blanchiment C-41 |
| Fixage | Fixage standard | Fixage standard |
| Lavage | Rinçage complet | Rinçage complet |
| Stabilisation | Dernier bain stabilisateur | Dernier bain stabilisateur |
| Séchage | Séchage final | Séchage final |
Impact sur l’ISO
- Kodak Vision3 250D est normalement notée ISO 250 pour l’ECN-2. En C-41, elle a tendance à se comporter comme un film ISO 400, d’où l’appellation « 400D » chez Cinestill.
- Kodak Vision3 500T est à ISO 500 en ECN-2 mais réagit comme un ISO 800 en C-41, ce qui explique pourquoi Cinestill la vend sous le nom « 800T ».
Cinestill fait retirer la couche rem-jet, permettant ainsi le développement dans n’importe quel labo C-41. Cela simplifie l’utilisation pour les photographes qui ne veulent pas traiter leur film en ECN-2. Les négatifs couleur cinéma sont conçus pour ECN-2, en C-41, ils gagnent en sensibilité et en contraste avec une couche en moins, expliquant les requalifications d’ISO par Cinestill.
—-
CineStill est une entreprise basée à Los Angeles, aux États-Unis, fondée en 2012 par les frères Brian et Brandon Wright. Ils sont connus pour adapter des films cinématographiques de Kodak pour une utilisation en photographie argentique. Quant à Lomography, il s’agit d’une société autrichienne, la Lomographic Society International, fondée en 1992 à Vienne. Elle a popularisé l’utilisation de l’appareil photo soviétique Lomo LC-A, produit par l’entreprise russe LOMO. Bien que certains appareils Lomography soient aujourd’hui fabriqués en Chine, la marque elle-même est autrichienne.
BERGGER est une entreprise française spécialisée dans la production de films, de chimie et de papiers photographiques noir et blanc. Fondée en 1995 par Guy Gérald, ingénieur chimiste et ancien employé de Guilleminot, et Daniel Boucher, économiste, l’entreprise a son siège social à Vicq-sur-Breuilh (87). En 2014, Aurélien Le Duc est devenu l’actionnaire majoritaire et directeur général de BERGGER, initiant une modernisation de la production et des produits. Sous sa direction, l’entreprise a lancé en 2015 le film Pancro 400 pour les grands formats, étendu en 2017 aux formats 135 et 120, fabriqué en Allemagne, répondant aux besoins des photographes utilisant des appareils traditionnels et moyen format. BERGGER continue de soutenir la photographie argentique en développant des produits dédiés, tels que des révélateurs pour films noir et blanc, et en réintroduisant des formules traditionnelles pour le développement photographique.
ORWO, acronyme de « ORiginal WOlfen », est une marque historique de pellicules argentiques originaire d’Allemagne de l’Est. Ce fût auparavant un sous traitant fabricant les films Agfa Gevaert. Après une période de relative discrétion, la marque a récemment relancé certaines de ses pellicules, désormais disponibles en France. Toutefois la disponibilité de ces pellicules peut varier en fonction des revendeurs et des stocks. Il est donc recommandé de vérifier auprès des distributeurs spécialisés pour connaître les options actuelles. La gamme ORWO propose des pellicules aux rendus spécifiques, destinés aux photographes souhaitant explorer des esthétiques distinctives et nostalgiques.
Rollei : L’entreprise Maco (Hans O. Mahn GmbH & Co KG), basé en Allemagne, détient la licence pour commercialiser les pellicules Rollei depuis le milieu des années 2000. Ils utilisent des émulsions issues de Agfa‑Gevaert qui a une usine en Belgique à Mortsel, (destinées à la photographie aérienne et à usage industriel/scintifique, radiologie), qu’ils modifient avec ajout d’un antihalo, perforations, modifications du support, recoupent et conditionnent au format 35 mm, 120 (Rollei Retro 80S, 400S, 100 Tonal). Ils proposent aussi des pellicules noir & blanc à base triacétate (« RPX 100/400 ») provenant de Harman Technology (Ilford Photo). Il existe aussi la marque Rollei GmbH & Co. KG (anciennement RCP‑Technik GmbH), qui détient quant à elle la licence de marque à des fins marketing, mais ne produit pas de la chimie photo ou de l’émulsion.
| Nom commercial (Rollei) | Nom industriel Agfa-Gevaert | Type | Caractéristiques principales |
|---|---|---|---|
| Retro 80S | Aviphot Pan 80 | N&B Panchromatique étendu IR | Très haute résolution, sensibilité infrarouge partielle, fort contraste, Usage photo paysages, architecture |
| Retro 400S | Aviphot Pan 400 | N&B Panchromatique étendu IR | Bonne latitude d’exposition, bon rendu des gris, sensible au proche infrarouge |
| Infrared 400 | Aviphot Pan 200 (modifié) | N&B Infrarouge | Sensibilité IR plus marquée, à utiliser avec filtre rouge ou opaque pour effets IR |
| Ortho 25 Plus | Agfa-Gevaert microfilm modifié | N&B Ortho | Ultra haute définition, très faible grain, contraste élevé, recommandé avec révélateur à gamme tonale étendue |
| ATP 1.1 (discontinué ou rare) | Agfa-Gevaert microfilm haute résolution | N&B Technique | Résolution extrême, usage délicat, contraste très fort sans révélateur spécifique |
| Rollei RHS / RLC (révélateurs) | — | — | Spécialement formulés pour ces films à contraste élevé, à base Agfa |
ADOX : C’est une marque historique relancée par Fotoimpex (Berlin) à la fin des années 1990. Depuis 2003, elle est devenue un vrai fabricant, avec ses propres installations de production à Bad Saarow, en Allemagne. Elle formule et coule ses propres émulsions argentiques, produit aussi ses révélateurs, fixateurs, papiers barytés, chimies spécifiques, etc. Parfois, pour certaines bases techniques (supports polyester ou couche antihalo), ADOX achète à Agfa-Gevaert, ORWO/Filmotec et d’autres fournisseurs spécialisés, mais l’émulsion finale est maison (sauf exception).
Base de données des films existants et qui ont existé
https://industrieplus.net/dxdatabase
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