Multiples concours photo surgissent, souvent estampillés de noms prestigieux, de promesses de visibilité, d’expositions, de dotations … très anecdotiques. Derrière ces vitrines flatteuses se cachent trop souvent des mécanismes bien rodés de captation gratuite de photographies singulières pour mettre en oeuvre des opérations commerciales à faible coût. Le titre pourrait être aussi, comment faire pour récupérer des photos gratuitement pour faire sa pub. (En sous titre ce peut être encore, comment une marque arrive à te décevoir fortement. Tu te sens après comme un amoureux trahi et très attristé …). En fait le marketing souvent, n’a rien à envier à des opérations de manipulation …
Récemment, un concours lié à une marque mythique de la photographie, celle même de qui est venu l’idée d’utiliser le format cinéma 24×36 en photographie … exigeait via un prestataire chargé de « l’événementiel » que les photos soumises fassent « 1500 x 2350 px à 300 DPI » ? Une exigence qui n’a strictement aucun sens technique : le DPI n’a rien à voir avec la taille en pixels d’une image numérique, et le format demandé au rapport 1,566 est incompatible avec le format 24×36 (rapport 1,5), sauf à déformer la photo. Ironique, quand on prétend promouvoir la photographie « singulière », dans ce cas cela s’appelle alors une oeuvre photographique et il est obligatoire de respecter le cadrage choisi par l’auteur, sans recadrage autorisé … « Ce thème vise à stimuler la créativité de chacun, en invitant à porter attention à la composition, au sens, au ressenti, à l’originalité du regard. Il ne s’agit pas de viser la perfection technique, mais plutôt d’exprimer un point de vue personnel à travers l’image. » Question perfection technique en effet quand on mélange DPI et pixels avec un format qui ne correspond à rien, c’est déjà mal parti…
Comment faire entrer strictement (sous peine de ne pas être retenu) 1500 pixels de large sur 2350 pixels de haut dans une photo pourtant réelle, réalisée en plus en argentique typique format 24X36 d’origine ??? pour un concours dont le commanditaire est la marque qui a popularisé ce format 24X36 en photo et qui a construit son prestige grâce aussi à des photographes réputés. Même avec les bords du négatif, pas possible …

En plus le véritable problème se cache dans les clauses juridiques, enfouies dans le règlement.
Un cadeau empoisonné : cession des droits d’auteur à titre gracieux pour 18 mois
« En participant, vous autorisez : La reproduction, modification, adaptation, diffusion de votre photo sur tous supports (même non encore inventés), Sans aucune contrepartie, et en renonçant à toute demande d’indemnité, présente ou future. » et cela pendant … 18mois et dans le monde entier, ben voyons.
Oui oui tranquille, non seulement sa photo peut être recadrée, intégrée à une campagne marketing ou affichée sur une PLV (publicité sur lieu de vente)., mais impossible de demander son retrait si elle est déjà diffusée. Le « concours » devient alors un prétexte à une récupération massive de contenu gratuit pour alimenter un storytelling visuel marketing. Un règlement derrière un vernis de concours « artistique » qui est une machine à exploiter gratuitement des œuvres originales.
Le photographe devient fournisseur de contenu, gratuitement.
On promet de la « visibilité » (au milieu de centaines d’autres images), on garantit que son nom sera indiqué (encore heureux : c’est une obligation légale), mais il faut céder tout le reste, même des recadrages tant qu’on y est, on pourrait aussi donner sa chemise en prime de remerciement pour autant de bonté.
Le plus cynique peut-être ? « La photographie générée par intelligence artificielle est interdite. » Tant mieux. Mais pendant ce temps, l’exploitation des photos humaines, elle, est autorisée par règlement interposé.
Un concours encore une fois, qui demande de tout donner sans rien garantir en retour, ce n’est pas un tremplin, c’est un siphon. Ce n’est pas promouvoir la photographie, c’est de la servitude volontaire, puisant sur la naïveté de ceux en quête de « visibilité » qui portant ne paye pas les factures. Pour avoir une idée de ce que sont les droits d’auteur, un photographe qui a fait les photos pour une campagne Balenciaga avec cession des droits monde a reçu 180 000 € (source Legend) …
Sinon de toute façon, ce n’est pas un concours qui fait exister une photo. C’est la vision qu’elle porte, et la liberté de celui ou celle qui l’a créée dont celle de faire respecter son droit d’auteur.
Avec ce type de concours au niveau de la légalité par rapport au Code de la propriété intellectuelle en France (et plus largement dans l’UE) hum …
| Point | Statut juridique |
|---|---|
| Droit moral (nom, intégrité de l’œuvre,ça veut dire pas de recadrage qui va changer la composition) | Inaliénable, protégé par la loi |
| Cession de droits via un règlement non signé | Très discutable juridiquement |
| Modification ou recadrage de l’image sans accord exprès au cas par cas signé pour accord | Potentiellement attaquable |
| Participation au concours = cession des droits d’auteur ? | Pas forcément, selon les conditions du photographe |

—
Un peu d’analyse car on aime bien
Ce format 1500 x 2350 px n’est certainement pas demandé par hasard, il correspond à un ratio proche du 4:3 (1,566…) mais pas tout à fait — ce qui n’est ni le 3:2 du 24×36 ni de l’APS-C natif dans sa version photo « classique », c’est très proche de :
| Format | Ratio approximatif | Notes |
|---|---|---|
| Micro 4/3 | 4:3 (1,333) | Plus carré, donc pas exactement 1500×2350 |
| Smartphone (photo par défaut) | souvent 4:3 ou 3:4 | Les capteurs sont souvent en 4:3 natif (1,333) |
| APS-C | 3:2 (1,5) | Même ratio que le 24×36 plein format |
| 1500 x 2350 | 1,566 | Ne correspond à aucun format classique natif |
Ce format n’est pas naturellement produit par un smartphone, ni un Micro 4/3, ni un APS-C. S’éloigne du format historique 3:2 de la photo « à la Leica » format cinéma 24X36 origine.
Ce concours semble cibler en réalité : le grand public, les photographes amateurs, ceux qui shootent en JPEG, qui recadrent à la volée, qui utilisent des applications sur smartphone, clairement pas des auteurs avec un cadrage précis et une démarche photographique affirmée. Le format demandé (1500 x 2350) est sans doute un compromis pensé pour les visuels Instagram/marketing PLV, facile à exploiter sur des supports verticaux numériques, qui laisse de la place pour un recadrage « à la direction artistique » commerciale.
Format instagram et smartphone
Intéressant l’analyse, quand le format du support vient influencer la conception des photos.
| Type de publication Instagram | Ratio | Dimensions recommandées | Notes |
|---|---|---|---|
| Publication classique (carrée) | 1:1 | 1080 x 1080 px | Le format historique d’Instagram |
| Publication portrait | 4:5 (= 0,8) | 1080 x 1350 px | Format vertical le plus valorisé dans le feed : occupe + d’espace |
| Publication paysage | 1.91:1 (≈ 16:9) | 1080 x 566 px | Moins utilisé car moins impactant visuellement |
| Story / Reels / Vidéo verticale | 9:16 | 1080 x 1920 px | Format plein écran mobile, très vertical |
| Photo de profil | 1:1 | 320 x 320 px (min) | Affichée en cercle |
1500 x 2350 px → Ratio ≈ 1.566, soit entre le 4:5 et le 9:16 – Ce format n’est pas un format natif Instagram, mais il est proche d’un format vertical pour affichage mobile plein écran ou print vertical (ex : kakémono, story longue…), donc pas conçu pour les photographes 24×36, probablement taillé pour la réutilisation facile en supports verticaux numériques ou print événementiel → ce qui confirme le but marketing déguisé.
La majorité des smartphones récents (Android, iPhone) utilisent des écrans très allongés verticalement. On parle de ratios d’aspect comme : 19:9 (≈ 2.11) ; 20:9 (≈ 2.22) ; parfois 21:9 (très rares, type cinéma)
Exemples :
| Smartphones | Ratio écran | Résolution typique |
|---|---|---|
| iPhone 14 | 19.5:9 | 2532 x 1170 px |
| Samsung Galaxy S23 | 19.5:9 | 2340 x 1080 px |
| Xiaomi, OnePlus, etc. | souvent 20:9 | variable |
Ce que ça change en photo / affichage : Une photo verticale, au format 4:5 ou proche (comme 1500 x 2350 px) remplit l’écran d’un smartphone quand on scrolle. C’est pourquoi Instagram pousse les gens à publier en portrait (1080 x 1350 px), et pourquoi les concours « modernes » imposent des formats verticaux pseudo-universels. Ces formats verticaux ne sont pas natifs des appareils photo, ni même cohérents avec des logiques photographiques artistiques. Ils sont pensés pour l’affichage sur écran étroit, pas pour respecter l’œuvre d’origine.
| Usages | Ratio courant | Pourquoi |
|---|---|---|
| Écran smartphone | 19:9 à 20:9 | Affichage vertical, apps |
| Photo smartphone | 4:3 par défaut | Capteur + app caméra |
| Instagram portrait | 4:5 (1080×1350) | Occupe + d’espace à l’écran |
| Concours marketing | ~1.56 (1500×2350) | Format vertical polyvalent pour affichage pub |
Coco ne t’énerve pas, c’est pas toi la cible, ce n’est pas toi le produit. 😂
Quand le format du support commence à dicter la photographie, ce n’est plus le photographe qui cadre et compose. C’est l’interface qui le fait à sa place… à réfléchir au lieu de s’acharner sur les images par IA. Je compose pour Instagram, et pour les campagnes de marketing, ok et s’il y a une nouvelle plate-forme avec un format différent …
Bien lire les règlements au sujet du droit d’auteur …
Il est très récurrent que ce type de « concours » s’approprient les droits d’auteur et tous les droits comme recadrer, exploiter etc. Par exemple pour ce concours d’une marque de logiciels photographiques, avec cette notion de « libre de droit » qui n’existe pas en France, ainsi qu’une durée dite « perpétuelle » … Eux en revanche leur marque est bien protégée © Adobe Inc. Tous droits réservés. Toutes les marques déposées appartiennent à leurs détenteurs respectifs. droits moraux existant en vertu du droit judiciaire ou statutaire de tout pays ou juridiction du monde, ou en vertu de tout traité, que ce droit soit ou non généralement appelé ou désigné comme un droit moral .…
« 6.2 Licence et consentement des participants à l’utilisation des participations par Adobe (A) Adobe ne revendique pas la propriété des participations. Toutefois, en participant à la Promotion et en soumettant une participation, (i) chaque participant consent et accorde à Adobe et à ses agents un droit mondial, perpétuel, libre de droits, non exclusif et transférable, ainsi qu’une licence entièrement libérée et entièrement sous-licenciable, en vertu de tous les droits, d’utiliser, modifier, reproduire, distribuer, représenter et afficher publiquement, publier (ou ne pas publier), en tout ou en partie, les données non personnelles ou non identifiables et les éléments créatifs composant sa participation (avec ou sans son nom, sa voix et/ou son image et sa ville natale, collectivement dénommés « Persona »), que chaque participant consent et accepte d’utiliser par Adobe conformément au présent Règlement officiel pendant une période maximale de 5 ans à compter de la date de début de la Promotion, si nécessaire aux fins du lancement et de l’administration de la Promotion, et de l’exécution des obligations. [prix/articles promotionnels/récompenses] et annonce des gagnants), sauf interdiction légale, sur tout support (connu ou connu ultérieurement) et par tout canal médiatique, y compris sur et via le Site et la galerie publique, ainsi que sur d’autres sites web et réseaux sociaux Adobe détenus ou contrôlés par Adobe, dans le cadre de la promotion et de la publicité de la Promotion, sans autre attribution, notification ou rémunération au Participant, à ses successeurs ou ayants droit, ou à toute autre personne physique ou morale. (ii) chaque Participant consent et accorde aux utilisateurs du Site une licence mondiale et libre de droits pour accéder à sa Participation, la distribuer et l’afficher sur le Site, et pour noter, évaluer, commenter ou taguer la Participation et la partager par des moyens commerciaux. (B) Dans la mesure permise par la loi, en soumettant une Participation, chaque Participant renonce inconditionnellement et irrévocablement à tous les droits moraux auxquels il pourrait prétendre en vertu de la loi applicable, et libère les Parties exonérées de toute réclamation qu’il/elle (et toute personne agissant par son intermédiaire) pourrait avoir, maintenant ou à l’avenir, dans toute juridiction, sur la base de « droits moraux » concernant l’exploitation par Adobe de sa Participation, sans autre notification ni compensation au Participant. « Droits moraux » désigne tout droit de (a) divulguer la Participation au public ; (b) retirer la Participation du public ; (c) s’opposer à toute modification de la Participation ; ou (d) tout droit similaire à 4 sur 6 © Adobe Inc. Tous droits réservés. Toutes les marques déposées appartiennent à leurs détenteurs respectifs. droits moraux existant en vertu du droit judiciaire ou statutaire de tout pays ou juridiction du monde, ou en vertu de tout traité, que ce droit soit ou non généralement appelé ou désigné comme un droit moral. Si cette renonciation aux droits moraux est inapplicable ou invalide, et afin d’éviter toute ambiguïté, chaque Participant reconnaît et accepte qu’Adobe est autorisé à exercer tous les droits moraux sur sa Participation. (C) La participation à la Promotion n’entraîne aucune obligation (expresse ou implicite) pour Adobe d’utiliser, de commercialiser ou d’exploiter de quelque manière que ce soit la Participation ou le Personnage d’un Participant, et aucun Participant ne peut prétendre à des dommages et intérêts ou à toute autre réparation du fait de l’utilisation ou de la non-utilisation par Adobe de sa Participation. Chaque Participant renonce à tout droit d’être mentionné comme auteur ou créateur de sa Participation. 6.3 Droit des Participants à se désinscrire de l’utilisation des Données Personnelles par Adobe. Chaque Participant peut refuser que ses informations personnelles soient collectées, transférées, utilisées ou divulguées par Adobe comme décrit dans le présent Règlement Officiel (« Désinscription ») en choisissant de ne pas participer à la Promotion. 6.4 Aucune inscription aux communications futures d’Adobe n’est requise pour participer. Pendant la période de promotion, les participants pourront se voir proposer l’option « Rester informés par e-mail des produits et services Adobe » (consentement « Opt-In » aux communications marketing futures). Cependant, ce consentement n’est pas requis pour participer à la promotion et n’augmentera ni n’améliorera les chances d’un participant de gagner un prix. »
Le droit d’auteur en France
En France, le droit d’auteur naît automatiquement du seul fait de la création d’une œuvre originale, sans formalité. Ce droit protège toute création de l’esprit (texte, photo, musique, etc.) à condition qu’elle soit originale et exprimée sous une forme tangible (l’œuvre doit exister de manière perceptible, c’est-à-dire matérialisée d’une façon ou d’une autre (visible, audible, lisible…), et pas seulement être comme une idée dans la tête) .. Originalité dans le sens du reflet de la personnalité de l’auteur, par des choix créatifs libres qui ne sont ni banals, ni purement techniques ou automatiques. Elle suppose simplement que l’auteur ait fait des choix personnels dans la forme, la composition, le style, l’angle ou la structure. Une œuvre qui résulte d’un simple automatisme, d’une reproduction mécanique ou d’un respect strict de consignes sans liberté créative n’est pas protégée.
En France (et dans la plupart des pays signataires de la Convention de Berne), les droits patrimoniaux durent 70 ans après la mort de l’auteur. Droit moral = paternité (nom de l’auteur mention obligatoire, respect de l’intégrité de l’œuvre, pas de recadrage par exemple).
| Aspects | Droit moral | Droit patrimonial |
|---|---|---|
| Ce qu’il permet | • Droit au nom (paternité)• Droit de divulgation• Droit au respect de l’intégrité de l’œuvre (interdiction de modifier, recadrer, tronquer, coloriser, etc.) • Droit de retrait (avec indemnisation si nécessaire) | • Reproduction • Représentation (diffusion, publication…)• Adaptation (traduction, transformation…) |
| Cession possible ? | ❌ Jamais (même par contrat) | ✅ Oui (par contrat, licence, cession) |
Le droit d’auteur confère à l’auteur deux types de droits :
- des droits moraux, perpétuels et inaliénables, qui protègent le lien personnel entre l’auteur et son œuvre (paternité, respect, divulgation, retrait),
- des droits patrimoniaux, temporaires et cessibles, qui permettent d’exploiter économiquement l’œuvre (reproduction, diffusion, adaptation).
Le droit moral (lié à la personne de l’auteur)
Le droit moral protège la personnalité de l’auteur dans son œuvre. C’est un droit inaliénable, perpétuel, et imprescriptible. Caractéristiques : Inaliénable : l’auteur ne peut pas vendre ni renoncer à son droit moral, même s’il le souhaite. Perpétuel : il continue après la mort de l’auteur, transmis à ses héritiers. Imprescriptible : il ne s’éteint jamais avec le temps.
Ce qu’il permet :
- Le droit de paternité : l’auteur peut exiger que son nom soit mentionné (ou au contraire, rester anonyme ou utiliser un pseudonyme).
- Le droit au respect de l’œuvre : personne ne peut modifier, déformer ou altérer l’œuvre sans l’accord de l’auteur.
- Le droit de divulgation : seul l’auteur décide quand et comment l’œuvre est rendue publique.
- Le droit de retrait ou de repentir : l’auteur peut décider de retirer son œuvre de la circulation, même après publication, sous conditions (avec indemnisation si nécessaire).
Le droit patrimonial (lié à l’exploitation économique) concerne l’exploitation commerciale de l’œuvre : vente, reproduction, diffusion, adaptation, etc. C’est ce qui permet à l’auteur (ou à ses ayants droit) de gagner de l’argent avec l’œuvre. Caractéristiques : Cessible, l’auteur peut vendre ou céder ses droits patrimoniaux, à titre gratuit ou onéreux, temporairement ou définitivement. Temporaire, en France, il dure 70 ans après la mort de l’auteur. Négociable : ces droits peuvent faire l’objet de contrats (édition, diffusion, adaptation, etc.).
Ce qu’il permet :
- Reproduire l’œuvre (copies, impressions, numériques…)
- Représenter l’œuvre (projection, exposition, diffusion…)
- Adapter ou traduire l’œuvre
- Percevoir des droits d’exploitation.
En résumé simple :
| Éléments | Droit moral | Droit patrimonial |
|---|---|---|
| But | Protéger la personnalité de l’auteur | Gérer l’exploitation économique de l’œuvre |
| Durée | Illimitée (même après la mort) | 70 ans après la mort de l’auteur |
| Cessible ? | ❌ Non (ni vendable, ni transmissible) | ✅ Oui (par contrat, licence, cession, etc.) |
| Qui le détient ? | L’auteur (puis ses héritiers à titre moral) | L’auteur, ou ceux à qui il a cédé ses droits |
| Exemples de droits | Paternité, respect, divulgation, retrait | Reproduction, diffusion, adaptation, rémunération |
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Vu comme ça …
Les 50 photographies les plus chères vendues
En dollars les prix.
| Rang | Œuvre | Photographe | Prix | Date | Vente |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Le Violon d’Ingres | Man Ray (1924) | 12 400 000 $ | 14 mai 2022 | Christie’s NY |
| 2 | The Flatiron | Edward Steichen (1904) | 11 800 000 $ | 10 nov 2022 | Christie’s NY |
| 3 | Rhein II | Andreas Gursky (1999) | 4 338 500 | 8 nov 2011 | Christie’s NY |
| 4 | Spiritual America | Richard Prince (1981) | 3 973 000 | 12 mai 2014 | Christie’s NY |
| 5 | Untitled #96 | Cindy Sherman (1981) | 3 890 500 | 11 mai 2011 | Christie’s NY |
| 6 | Untitled #93 | Cindy Sherman (1981) | 3 861 000 | 14 mai 2014 | Sotheby’s NY |
| 7 | To Her Majesty | Gilbert & George (1973) | 3 765 276 | 30 juin 2008 | Christie’s Londres |
| 8 | Untitled (Cowboy) | Richard Prince (1998) | 3 749 000 | 12 mai 2014 | Christie’s NY |
| 9 | Dead Troops Talk… | Jeff Wall (1992) | 3 666 500 | 8 mai 2012 | Christie’s NY |
| 10 | Untitled (Cowboy) | Richard Prince (2000) | 3 525 000 | 10 mai 2016 | Christie’s NY |
| 11 | Untitled (Cowboy) | Richard Prince (2001–02) | 3 401 000 | 14 nov 2007 | Sotheby’s NY |
| 12 | 99 Cent II Diptychon | Andreas Gursky (2001) | 3 346 456 | Fév 2007 | Sotheby’s Londres |
| 13 | Chicago Board of Trade III | Andreas Gursky (1999–2009) | 3 298 755 | 26 juin 2013 | Sotheby’s Londres |
| 14 | Noire et Blanche | Man Ray (1926) | 3 131 533 | 8 nov 2017 | Christie’s Paris |
| 15 | Untitled (Cowboy) | Richard Prince (2000) | 3 077 000 | 14 mai 2014 | Sotheby’s NY |
| 16 | Untitled (Cowboy) | Richard Prince (1997) | 3 030 000 | 9 nov 2021 | Christie’s NY |
| 17 | Untitled Film Still #48 | Cindy Sherman (1979) | 2 965 000 | 13 mai 2015 | Christie’s NY |
| 18 | The Pond—Moonlight | Edward Steichen (1904) | 2 928 000 | Fév 2006 | Sotheby’s NY |
| 19 | Los Angeles | Andreas Gursky (1998) | 2 900 000 | 27 fév 2008 | Sotheby’s Londres |
| 20 | Untitled #96 | Cindy Sherman (1981) | 2 882 500 | 8 mai 2012 | Christie’s NY |
| 21 | Untitled (Cowboy) | Richard Prince (2000) | 2 840 000 | 16 mai 2007 | Christie’s NY |
| 22 | Untitled #153 | Cindy Sherman (1985) | 2 770 500 | 8 nov 2010 | Phillips NY |
| 23 | Chicago Board of Trade | Andreas Gursky (1997) | 2 507 755 | 23 juin 2013 | Sotheby’s Londres |
| 24 | 99 Cent II Diptychon | Andreas Gursky (2001) | 2 480 000 | 16 nov 2006 | Phillips NY |
| 25 | Paris, Montparnasse | Andreas Gursky (1993) | 2 416 475 | 17 oct 2013 | Sotheby’s Londres |
| 26 | Billy the Kid (tintype) | Anonyme (1879–80) | 2 300 000 | Juin 2011 | Brian Lebel Auction |
| 27 | 99 Cent | Andreas Gursky (1999) | 2 256 000 | 6 mai 2006 | Sotheby’s NY |
| 28 | 99 Cent II Diptychon | Andreas Gursky (2001) | 2 250 000 | Mai 2006 | Sotheby’s Londres |
| 29 | Untitled Film Still #48 | Cindy Sherman (1979) | 2 225 000 | 11 nov 2014 | Christie’s NY |
| 30 | Portrait of a Tearful Woman | Man Ray (1936) | 2 167 500 | 17 mai 2017 | Christie’s NY |
Candidat controversé (vente privée non vérifiée)
| Rang estimé | Œuvre | Photographe | Prix | Date | Commentaire |
|---|---|---|---|---|---|
| – | Phantom | Peter Lik | 6 500 000 $ | déc 2014 | Revendication privée, non prouvée |
Compléments (top 50)
| Œuvre | Photographe | Prix | Date | Vente |
|---|---|---|---|---|
| Tobolsk Kremlin | Dmitry Medvedev | 1 750 000 $ | janv 2010 | Saint‑Pétersbourg |
| Nude | Edward Weston | 1 600 000 | avr 2008 | Sotheby’s NY |
| Georgia O’Keeffe (Mains) | Alfred Stieglitz | 1 470 000 | fév 2006 | Sotheby’s NY |
| Georgia O’Keeffe (Nue) | Alfred Stieglitz | 1 470 000 | nov 2005 | Sotheby’s NY |
| Dovima with elephants | Richard Avedon | ~1 151 976 | nov 2010 | Christie’s Paris |
| Potato #345 | Kevin Abosch | 1 083 450 | 2016 | vente privée |
| Nautilus | Edward Weston | 1 082 500 | avr 2010 | Christie’s NY |
| One | Peter Lik | ~1 000 000 | déc 2010 | privée |
| Démêler | Jeff Wall | 1 000 000 | 2006 | |
| Joueur d’orgue | Eugène Atget | 686 500 | avr 2010 | Christie’s NY |
| Andy Warhol | Robert Mapplethorpe | 643 200 | oct 2006 | Christie’s NY |
| Moonrise, Hernandez, NM | Ansel Adams | 609 600 $ | oct 2006 | Sotheby’s NY |
Les 30 premières ventes sont issues de sources listes Wikipedia, reproductions presse d’enchères. La vente de Phantom (Peter Lik, 6,5 M$) est contestée, non enregistrée en enchère publique. Les entrées 31 à 50 incluent des photographies historiques ou contemporaines de renommée, qui n’ont pas atteint le top 30 aux enchères. Tous les montants incluent la prime de l’acheteur.