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Photos

A la base il s’agit d’une expérience avec des appareils photos pros à capteurs ccd du début de la photo numérique (Canon 1D de 2001 principalement ! et Olympus E-1 au format 4/3 de 2004), sans s’empêcher de partir sur une série… dans l’idée que l’on peut encore utiliser actuellement ses anciens boitiers …

Canon EOS-1D avec le pancake Canon 40mm f/2.8 STM : Boitier monobloc surprenant avec son rendu franc, par la tenue des matières, par une tension juste, dans un refus de la séduction spectaculaire avec un aspect numérique assumé. Il ne protège pas, il affirme, il témoigne avec un contraste naturel bien posé, sans mollesse à 400 ISO, ce qui est remarquable pour un CCD de cette époque. Il donne ici une netteté “structurelle”, pas artificielle, ce n’est pas une netteté de micro-accentuation, les arêtes des bâtiment sont propres, sans halos, les textures sont tenues, pas croustillantes, les silhouettes restent nettes sans découpage brutal. C’est typique d’un CCD bien lu, avec une chaîne analogique interne solide. Le rouge est plein, sans baver. Les noirs sont denses, pas bouchés. Les gris intermédiaires existent vraiment (façade, ciel). Ça ne “s’effondre” pas dans les tons moyens, ça ne cherche pas à flatter. Le bruit est fin à 400 iso, plutôt luminance que chroma, sans moutonnement agressif. Il n’y a aucune bidouille logicielle, tout vient de la chaîne optique + capteur + lecture, pas d’un post-traitement agressif. Ce genre de photos explique pourquoi certains photographes ont eu du mal à quitter le 1D, beaucoup avaient été déçus par des boîtiers plus récents pourtant bien “meilleurs” sur le papier en trouvant + de pixels mais pas forcément un rendu équilibré, et pourquoi aujourd’hui encore, quand on ouvre un RAW bien exposé… on fait un « ah oui, quand même…Il est de 2001 ce tank…” . Il y a une photo faite à l’Olympus E-1 au milieu, on peut la reconnaitre avec son côté + enveloppant, crémeux dans les tons blancs/Canon 1D plus direct.

Olympus E-1 : surprenant par sa douceur, par la continuité des tons, par sa capacité à envelopper trop sans flatter, par une présence calme, velouté, crémeuse, presque tactile. Ce capteur Kodak Kaf ne cherche pas à impressionner, il enveloppe, il accompagne.