Triangle cadrage composition

La technique photographique est importante à connaitre pour obtenir des images de qualité. La prise de vues, outre le cadrage est basée sur le triangle d’exposition, qui comprend trois éléments clés : l’ouverture du diaphragme, la vitesse d’obturation et les ISO.

L’ouverture du diaphragme : c’est le diamètre de l’ouverture dans l’objectif de l’appareil photo. Il détermine la quantité de lumière qui atteint le capteur de l’appareil photo. Les valeurs d’ouverture les plus courantes vont de f/1.8 à f/22. Plus l’ouverture est grande (faible nombre f/), plus il y a de lumière qui entre dans l’appareil photo. Cela permet de réaliser des photos dans des conditions de faible luminosité ou d’obtenir une faible profondeur de champ. La profondeur de champ est la zone de netteté devant et derrière le point de mise au point.

La vitesse d’obturation : c’est le temps pendant lequel le capteur de l’appareil photo (ou le film) est exposé à la lumière. Les valeurs de vitesses d’obturation varient de 1/8000ème de seconde à plusieurs secondes. Plus la vitesse d’obturation est rapide, plus l’image sera figée. Cela permet de capturer des scènes d’action rapide telles que les sports, les animaux en mouvement, etc. A l’inverse, d’une vitesse rapide qui gèlera le mouvement en figeant l’action, une vitesse d’obturation lente permettra de capter les mouvements avec du flou qui peut rendre compte d’un mouvement mais le sujet ne sera pas net et identifiable.

L’ISO : c’est la sensibilité de l’appareil photo à la lumière. Les valeurs d’ISO (anciennement ASA) commencent généralement sur les appareils numériques à partir de 100 et peuvent aller jusqu’à 6400 voire beaucoup plus sur certains appareils photo. Plus la valeur ISO est élevée, plus l’appareil photo sera sensible à la lumière. Mais cela peut aussi introduire du bruit (granularité) sur l’image. Les photos prises avec un ISO élevé ont tendance à être bruitées et de qualité inférieure.

Il est important de savoir que ces trois éléments sont interdépendants. Si on modifie l’un des paramètres, il faudra régler les deux autres de manière à maintenir une exposition équivalente (ni trop lumineuse ni trop sombre). Cela est représenté par le triangle d’exposition.

Par exemple, pour faire une photo avec une faible profondeur de champ, une grande ouverture de diaphragme sera utilisée (par exemple f/1.8). Mais cela signifie également d’avoir besoin d’une vitesse d’obturation rapide et/ou d’un faible niveau d’ISO pour éviter que la photo ne soit trop lumineuse c’est à dire surexposée. Si on modifie l’un de ces paramètres (comme le diaphragme de l’ouverture), nous devons adapter les 2 autres afin de conserver une exposition correcte soit la bonne quantité de lumière reçue par le capteur (ou la pellicule).

Exemples d’ouvertures de diaphragmes couramment utilisées : f/1.8, f/2, f/2.8, f/4, f/5.6, f/8, f11

f/1.8 : une ouverture très large qui permet à beaucoup de lumière d’entrer. Cette ouverture est idéale pour les portraits ou les photos en basse lumière où vous voulez obtenir des détails doux et des flous à l’arrière-plan.

f/2.8 : une ouverture considérée comme « grande ouverture » pour la photographie, mais pas aussi large que f/1.8. Cette ouverture est idéale pour les portraits, la photo de rue et les photos en faible lumière afin de faire ressortir un sujet net sur un fond flou.

f/4f/5.6 : une ouverture communément utilisée pour les photos de voyage. C’est un bon compromis entre l’ouverture large et la profondeur de champ pour obtenir une image claire et nette.

f8 : une ouverture idéale pour les photos de groupe, les photos en extérieur et la photographie documentaire. Cette ouverture permet de capturer une grande zone de netteté.

f/11 : une ouverture utilisée pour les photos de paysages, de groupes et d’architecture. Cette ouverture offre une zone de netteté très étendue. Le choix est en fonction de la qualité de l’objectif et du rendu recherché.

au delà de f11 il y a de la diffraction, une perte de la netteté.

En termes de réglages sur l’appareil photo Le mode A (ou Av chez Canon) photos permet de choisir l’ouverture du diaphragme, l’appareil réglant lui-même la vitesse d’obturation. Attention avec la vitesse de ne pas descendre trop bas si vous ne souhaitez pas du flou de bougé, cela se paramètre dans le menu du boitier. Idem pour les isos auto. Commencez avec cette façon de faire.

Le cadrage et la composition

Les techniques de cadrage en photographie comprennent notamment :

  • La règle des tiers: consiste à diviser l’image en trois parties égales horizontalement et verticalement, et à placer le sujet proche des intersections de ces lignes.
  • Le plan rapproché : met l’accent sur les détails ou les expressions faciales.
  • Le plan moyen : montre le sujet de la taille aux épaules ou à la taille.
  • Le plan large: montre l’environnement du sujet, souvent utilisé pour les paysages ou les photos de groupe.

La composition est l’arrangement des éléments dans une image pour créer une harmonie visuelle et un sens de l’équilibre. Le sens de lecture d’une image se réfère à la façon dont l’œil se déplace à travers l’image, généralement en suivant les lignes ou en se posant sur le point focal. En sachant que les éléments claires (blancs, très lumineux) ont tendance à attirer l’oeil. La composition consiste à attirer le regard vers le sujet que l’on souhaite mettre en avant, en utilisant le graphisme, les lignes et l’intensité de la luminosité. Il est aussi convenu de laisser de l’espace dans la direction où le regard d’une personne se dirige. Bien entendu il est possible de ne pas respecter les règles. Cela doit être un choix conscient. Lors d’un portrait on peut bloquer le regard du sujet vers proche d’un coin de la photo afin de créer une forme de malaise pour le spectateur de l’image.

Un cadrage académique est un cadrage qui suit les règles conventionnelles de la photographie, telles que la règle des tiers, un équilibre harmonieux et un sens de l’espace. Pour sortir des règles académiques en photographie, il est important de comprendre ces règles et de savoir pourquoi elles ont été créées (la recherche d’un équilibre et d’une harmonie visuelle). Ensuite, il est possible de les briser de manière créative pour produire des images uniques, personnelles et expressives.

Certains photographes connus ne respectent pas les règles académiques comme par exemple Diane Arbus, qui a utilisé une composition centrée pour créer des images troublantes et dérangeantes ; William Eggleston, qui a utilisé une palette de couleurs saturées pour produire des images émotionnelles ; Matin Parr qui inclut un côté ubuesque et utilise des couleurs saturées.

La composition

La composition c’est la manière dont on remplit le cadre à disposition. La composition photographique consiste en l’arrangement choisi des éléments visuels. Le but est de choisir et de disposer les éléments de façon harmonieuse (ou pas) pour communiquer des idées et susciter des émotions.

La composition c’est un peu comme prendre par la main le spectateur pour amener son regard au point d’intérêt du sujet de la photo. Le photographe décide du point d’attention. Les yeux du lecteur devraient alors se diriger vers ces points d’attention. La composition est très importante quand on souhaite donner du sens.

La composition agit  :

  • sur l’espace en fonction du format de l’image (rectangulaire, carré, horizontale, verticale),
  • la perspective, la disposition spatiale du sujet sur l’image, la profondeur de champ (zone de netteté), et les procédés qui donnent l’impression de profondeur sur une image,
  • la ligne ou la direction suivie par les yeux lorsqu’on lit une image,
  • le contraste entre les tons clairs ou sombres,
  • la ligne d’horizon selon sa disposition (au centre, en haut, droite, pas droite),
  • les différents plans. Par exemple inclure un 1er plan flou qui encadre un sujet net et dirige l’oeil vers le sujet principal.

Les règles académiques de composition d’un dessin ou d’une photographie sont des principes esthétiques utilisés pour créer des œuvres visuellement harmonieuses et équilibrées. La règle des tiers, par exemple, est une technique de composition couramment utilisée en photographie et en design graphique, qui consiste à diviser l’image en tiers verticalement et horizontalement, pour placer les éléments importants sur les intersections de lignes.

L’origine de la règle des tiers remonte à l’Antiquité, lorsque les artistes grecs et romains utilisaient déjà des règles de proportion et de symétrie pour créer des œuvres d’art équilibrées. Cependant, c’est au XVIIIe siècle que la règle des tiers est devenue plus explicitement formulée, grâce notamment aux travaux du peintre suisse Johann Heinrich Pestalozzi et du mathématicien allemand Johann Wolfgang von Goethe. Cette règle des tiers a été formalisée par le théoricien suisse Johann Heinrich Lambert. Il préconisait de diviser l’espace visuel en neuf parties égales grâce à deux lignes horizontales et verticales, plaçant ainsi les points d’intérêt sur ces lignes ou à leurs intersections. Au fil du temps, cette règle s’est répandue dans le domaine de la photographie grâce aux travaux de plusieurs photographes influents tels que Henri Cartier-Bresson. Elle est également largement enseignée dans les écoles d’art et de design.

La règle d’or, également appelée « divine proportion », est une autre technique de composition qui repose sur des proportions mathématiques précises et qui est utilisée depuis l’Antiquité par de nombreux artistes. La règle d’or consiste à diviser une ligne ou une forme en deux parties inégales, de telle manière que le rapport entre la plus grande partie et la plus petite partie corresponde au nombre d’or (environ 1,618). L’origine de la règle d’or est quelque peu mystérieuse, mais elle remonte vraisemblablement à l’Antiquité, où elle était considérée comme une forme de perfection mathématique et divine. La règle d’or a été redécouverte et popularisée à de multiples reprises au cours de l’histoire de l’art, notamment par des artistes de la Renaissance italienne comme Léonard de Vinci, qui l’ont utilisée pour créer des peintures et des sculptures harmonieuses et équilibrées. Aujourd’hui encore, la règle d’or est utilisée par de nombreux artistes et designers pour créer des compositions visuellement satisfaisantes et justes. La règle d’or est un principe esthétique qui établit un ratio de 1:1,618 (ou 0,618) comme base de la proportion idéale pour les formes et les espaces dans l’art et l’architecture. Elle est souvent utilisée pour créer un équilibre visuel et harmonieux dans une composition.

En dessin, photographie et peinture, la règle d’or peut être appliquée en plaçant les éléments clés de l’image le long de lignes de force tracées selon ce rapport de proportion. Elle peut également être utilisée pour organiser les éléments dans une composition globale, en utilisant les règles de la perspective et de la proportion pour créer un équilibre visuel. Certains exemples d’œuvres qui respectent cette règle comprennent la Joconde de Léonard de Vinci, la photographie de paysage « The Tetons and the Snake River » d’Ansel Adams, et la peinture « The Birth of Venus » de Sandro Botticelli. Dans chacune de ces œuvres, les éléments clés sont organisés selon les proportions de la règle d’or, créant un équilibre visuel harmonieux.

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