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Actus photos

Il ne s’agira pas ici de tout lister, c’est une sélections de projets en cours, les nouveautés, projets et évolutions du monde de la photographie, qui semblent intéressants.

Collaboration Leica et Gpixel

Ce qu’on sait, Leica et Gpixel ont annoncé officiellement leur partenariat le 20 avril 2026. Il s’agit d’une collaboration pour co-développer un nouveau capteur CMOS, destiné aux prochaines générations d’appareils photos Leica. Ce n’est pas simplement un capteur Gpixel existant rebadgé Leica. Leica parle explicitement d’un « bespoke image sensor », donc d’un capteur conçu sur mesure pour ses besoins. Andreas Kaufmann va même jusqu’à parler d’un « true Leica sensor ». Les domaines annoncés comme prioritaires sont reproduction des couleurs ; bruit ; dynamique ; rendu des détails ; qualité d’image générale ; performances en basse lumière. Le partenariat ne s’arrête pas à la conception électronique. Leica et Gpixel annoncent également une collaboration sur la validation, l’« image tuning » et la préparation de la production. Leica veut participer à la définition du comportement du capteur et à son rendu photographique, pas simplement choisir un composant dans un catalogue.

Ce qu’on ne sait absolument pas encore : la résolution ; la taille du capteur ; plein format ou moyen format ; BSI ou autre architecture ; empilement éventuel ; global shutter ou rolling shutter ; nombre de bits ; dynamique réelle ; plage ISO ; taille des photosites ; technologie des filtres couleur ; quel appareil Leica l’utilisera en premier ; date de commercialisation. Toutes les discussions actuelles sur un éventuel moyen format, un capteur très haute résolution, un global shutter, etc., sont pour l’instant des hypothèses. Par exemple, l’idée d’un futur moyen format Leica circule déjà, mais elle n’est pas confirmée.

Leica ne dit pas officiellement : « Nous voulons créer une signature esthétique propre au capteur. » En revanche, il est dit quelque chose de suffisamment précis pour que la question soit légitime : couleur, bruit, dynamique, rendu des détails et image tuning font partie du développement conjoint « a true Leica sensor ».

On peut raisonnablement penser que Leica cherche à retrouver une maîtrise beaucoup plus profonde de la chaîne d’image, plutôt que de dépendre entièrement de la feuille de route d’un fabricant comme Sony. Le Leica M11 utilise un capteur 60 MP provenant de Sony, alors que Leica avait déjà travaillé avec AMS/OSRAM pour le capteur du M10. Le nouveau partenariat Gpixel ressemble à un retour vers une stratégie de capteur personnalisé différenciant. Leica semble vouloir reprendre la maîtrise de la « personnalité » de son capteur, mais il est encore trop tôt pour parler d’un véritable « look Leica » du capteur : aucune caractéristique technique permettant de l’établir n’a encore été dévoilée.

Nouveautés Pentax-Ricoh

Pas facile de savoir ce qui est rumeur et réalité en développement. Ricoh/Pentax a officiellement confirmé qu’il n’abandonnait pas les reflex et que des recherches étaient menées pour de nouvelles générations d’appareils photos à visée optique. Très crédible mais pas officiel : des sources japonaises implantées dans l’écosystème Pentax affirment qu’un nouveau reflex est en développement, puis qu’il serait désormais en production. Le modèle serait un Pentax K-1 III, un successeur du K-3 III, APS-C ou plein format. Là, on commence à entrer dans la spéculation, souvent une seule source se retrouve en ligne plusieurs fois. Une information répétée par plusieurs sites ne constitue pas nécessairement plusieurs confirmations indépendantes. …

Ricoh/Pentax confirme poursuivre ses recherches sur de nouveaux reflex. Des sources japonaises affirment qu’un nouvel appareil serait désormais en production,mais si on creuse il s’agit d’une seule source, Ricoh n’a annoncé ni le modèle ni ses caractéristiques…. à suivre donc.

Rachat Original Wolfen

Photographie argentique : En juillet 2026, Optik Oldschool, entreprise allemande connue notamment pour la revente de pellicules et son activité de laboratoire, a annoncé que son cofondateur Chris Vandebroek a acquis InovisCoat et FilmoTec. InovisCoat est une usine allemande spécialisée dans la fabrication et le couchage d’émulsions photographiques, elle produit notamment des films pour différentes marques. FilmoTec est l’entreprise issue de l’ancienne activité photographique ORWO de Wolfen, et elle est associée à la fabrication des films ORWO nommés Original Wolfen. Chris Vandebroek prend le contrôle de deux infrastructures industrielles importantes du film photographique européen. Optik Oldschool avait déjà travaillé avec InovisCoat avant l’acquisition. Pour le film OptiColour 200, l’équipe d’Optik Oldschool a testé des prototypes et fait remonter des remarques sur la couleur et surtout sur le comportement au scan. Le film avait initialement une base verdâtre. Optik Oldschool a insisté pour obtenir une base orange, plus adaptée au scan avec les machines de laboratoire. Après plusieurs modifications, InovisCoat a produit cette nouvelle version. Ce qui est atypique dans cette affaire c’est qu’une entreprise relativement petite devient propriétaire d’une partie de l’outil industriel rare dont dépend tout un tas d’autres fabricants de films.

Se pose la question de la marque, les informations disponibles indiquent que la marque ORWO elle-même n’est pas comprise dans la transaction : ce sont InovisCoat et FilmoTec et leurs installations/activités qui ont été acquises. La marque ORWO était détenue par ORWO Net GmbH, basée à Wolfen. Une décision de l’OMPI indiquait explicitement qu’ORWO Net détient les droits sur la marque ORWO.

Original Wolfen ? ORWO signifie historiquement « ORiginal WOlfen ». « Original Wolfen » n’est pas simplement le nom générique de la société : il existe des droits de marque distincts autour de cette appellation. Original Wolfen est bien une marque déposée « is a registered trademark of FilmoTec GmbH, Wolfen ». il semble bien que le nouveau propriétaire reprenne aussi les droits attachés à cette marque, sous réserve des modalités exactes de la transaction.

Lorsque les entreprises autour de FilmoTec/InovisCoat avaient voulu réunir leurs activités sous la bannière ORWO, elles n’ont finalement pas pu utiliser librement le nom ORWO, parce que les droits de marque étaient détenus par ORWO Net. Elles avaient alors utilisé « Original Wolfen » comme appellation de remplacement. FilmoTec et InovisCoat ont commercialisé des films sous le nom Original Wolfen, notamment les NP100, NC500, NC400, etc. La documentation historique indique explicitement que cette appellation a remplacé ORWO en raison des droits de marque. L’annonce de juillet 2026 d’Optik Oldschool dit elle-même que Chris Vandebroek a acquis « FilmoTec / Original Wolfen » avec InovisCoat. Après l’acquisition de FilmoTec et d’InovisCoat, Chris Vandebroek reprend également l’activité commercialisée sous l’appellation Original Wolfen. En revanche, cela ne signifie pas qu’il récupère les droits sur la marque ORWO, qui restent distincts.

ORWO Net GmbH a déposé le bilan en mars 2025… Le 1er juillet 2025, The Customization Group (TCG), via Picanova GmbH, a repris les principaux actifs et l’activité d’ORWO Net dans le cadre d’un « asset deal » (rachat d’actifs). Les documents de l’opération précisent que TCG reprend également la marque ORWO et poursuit son exploitation… The Customization Group n’est pas à l’origine un acteur de l’industrie photographique argentique. C’est avant tout un groupe de personnalisation et d’impression à la demande. TCG est issu de Picanova, fondé en 2006. Leur activité consiste à fabriquer à la demande des produits personnalisés à partir de photos ou de créations des clients. TCG a acheté ORWO Net en juillet 2025, essentiellement pour récupérer son activité de production de produits photo personnalisés à Bitterfeld-Wolfen, ses équipes et ses capacités de production. Ils expliquent vouloir transformer le site en centre européen spécialisé dans les produits de laboratoire photo. TCG présente aujourd’hui ORWO comme l’une de ses marques dans son activité de personnalisation, aux côtés de ses autres marques commerciales. (https://www.orwo.de)

La marque historique ORWO est séparée de l’activité industrielle des films. ORWO Photolab / The Customization Group a repris les principaux actifs d’ORWO Net en 2025 et exploite aujourd’hui la marque ORWO dans son activité de laboratoire/photo impressions personnalisées. FilmoTec + InovisCoat : repris en 2026 par Chris Vandebroek / Optik Oldschool ; c’est là que se trouve l’outil industriel lié aux émulsions et à la fabrication des pellicules. Original Wolfen c’est la marque utilisée par FilmoTec.

Un site internet vend des pellicules nommées Original Wolfen https://www.orwo.shop, il y a possiblement des droits de douane si on commande depuis la France, selon les stocks disponibles … Le site indique explicitement que l’exploitant est ORWO Limited, 39 Long Acre, Londres. On s’y perd un peu avec ce nom de marque ORWO … Ce site annonce avoir des stocks distribués depuis l’Europe, les États-Unis et le Royaume-Uni. Le site officiel de FilmoTec et InovisCoat n’ont pas de boutique de vente en ligne : FilmoTec indique qu’il travaille avec des distributeurs et qu’ORWO Ltd. était son principal acheteur et assurait la vente mondiale.

Si on a du mal à trouver des films Original Wolfen directement en France (souvent en rupture), le + simple sera possiblement d’aller voir en Allemagne sur le site https://www.optik-oldschool.com

Petite cuve de développement imprimée 3 D

eTone propose une très petite cuve de développement de pellicules, ainsi que d’autres marques comme TPPWR, utilisables sans chambre noir et à prix contenu car fabriqués avec une imprimante 3D. Box qui peut être sympa en déplacement ou pour tester le développement de pellicules, pour de l’expérimental en recherchant des défauts de développement.

L’embout de la cartouche du film exposé est à insérer sur une bobine réceptrice. la manivelle permet de faire un va et vient en enroulant le film de la bobine réceptrice dans la cartouche d’origine. Il n’y a pas de spire, aussi il y a un risque que l’émulsion possiblement se colle, car pas de séparation. De plus les aller et retours dans la bobine d’origine avec le velours présent risque de rayer la pellicule.

Possiblement il faut y aller doucement en tournant la manivelle, au début dans le sens des aiguilles d’une montre jusqu’au blocage, puis ensuite retour dans l’autre sens. Ce sont des petites cuves qui peuvent permettre d’expérimenter le développement argentique, toutefois pas à utiliser pour des photos très importantes. ce qui est intéressant pas besoin d’une mise en spire dans le noir comme une cuve classique, un seul film à la fois pour faire des tests, utilisation de très peu de chimie. Peut être amusant pour de l’expérimental, bulles possibles et collage de l’émulsion possible aussi. C’est toutefois une bonne idée, il faudrait un autre système évitant ce va et vient continu du film qui entre et sort dans sa cartouche d’origine …